Vaincre la dépression du surdoué !

Décider d'en finir avec la dépression du surdoué

VTemps de lecture estimé : 9 à 15 minutes.

Bonjour ! Aujourd’hui je me risque à écrire un article sur ma façon de vaincre la dépression du surdoué. J’ai toujours été sujet aux coups de déprime de façon cyclique. Depuis quelques mois je ressens beaucoup moins fort et fréquemment ces effets. Au début de l’hiver j’ai de nouveau été mis à l’épreuve par la dépression. Et j’ai tout mis en oeuvre pour ne pas sombrer dans mes ténèbres. D’ailleurs vous pouvez lire mes deux derniers sur le même sujet : “Surdoué je pleure pour un rien” et “L’instabilité émotionnelle du surdoué“. Pour voir ma progression vous pouvez aussi lire mon article écrit neuf mois plus tôt “Défi J67/100 Comment sortir de la dépression ?

Je ne suis ni psy, ni médecin mais je teste les méthodes pour pallier les problèmes liés à la surdouance et je vous fais un compte rendu. Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’enquête à propos de la surdouance car je veux tout comprendre et m’épanouir.

A- La dépression du surdoué !

Terminologie !

Désolé pour les puristes, les professionnels de la santé, les scientifiques, les lettrés. J’ai beau être pointilleux sur le choix du juste vocabulaire, dans certains domaines je n’arrive à rien mémoriser. Et comme j’ai décidé de ne plus être parfait je ne vais pas chercher les définitions et vous faire un rapport dans cet article qui serait trop long sur les termes que je vais employer. Globalement je veux parler de la même chose, du fait que le zèbre a tendance à avoir le moral dans les chaussettes régulièrement et de manière cyclique. “Déprime, dépression, baisse de moral, coup de cafard, être au plus bas, être au fond du trou, broyer du noir …” Pour moi c’est pareil.

Vaincre la dépression du surdoué, une utopie?

Je me pose juste cette question. Tout comme vivre dans le bonheur tout le temps, est-ce réaliste ? Notre société d’aujourd’hui et les médias nous vendent une image du bonheur. Personnellement je finis par penser que ce n’est pas possible. A quoi je me réfère en disant cela ? A mon expérience. Depuis presque deux ans j’ai tout mon temps pour tout faire pour être heureux. Bien sûr je crée des activités lucratives pour gagner de l’argent mais des activités qui me plaisent. Et je remarque que tout est cyclique. J’accède à des moments de bonheur mais mon état retombe dans la normalité ou plus bas.

La dépression du surdoué est cyclique comme toutes les choses de la vie !

Il y a plusieurs années j’ai eu pour passion le feng shui, l’astrologie et la numérologie chinoise. Je me suis imprégné de la théorie et philosophie du yin et du yang. Tout est cyclique et la fin est aussi le début de quelque chose d’autre. Rien ne peut réellement commencer et croître sans, à un moment donné, décroître et mourir au profit d’autre chose. Plusieurs cycles peuvent avoir lieu en même temps et pas au même rythme, à la même vitesse et à la même étape. J’ai donc noté que mes moments de dépression du surdoué correspondaient à la fin d’une phase dans ce que je vivais et au début d’une autre. Ca peut aussi être la fin et le début d’une relation, d’une profession, d’une époque, de la vie d’une personne, d’un projet, d’une action, d’une journée, d’une nuit, d’un moment …

La dépression du surdoué n’existe pas sans le bonheur !

Et le bonheur n’existe pas sans la dépression. J’ai compris que c’est parce que je me sens mal ou moyennement bien que j’ai accès à des instants de bonheur de quelques minutes ou de plusieurs jours. Et que je peux les apprécier d’autant plus. Le bonheur, les moments courants (sans joie) et les moments où l’on se sent mal sont des phases d’un cycle infini. L’un participe à la destruction ou à la construction de l’autre. Les moments courants donnent naissance à des instants heureux, brefs ou plus longs, mineurs ou intenses. Les phases difficiles font la force de notre caractère ou notre future capacité au bonheur, à la joie, à savoir apprécier les choses simples, accueillir au moment où elles arrivent.

Je ne cherche plus à nier ma dépression du surdoué !

Je pense que la dépression du surdoué fait entièrement partie de mon fonctionnement, de mon processus de création, de re-création, de re-construction intérieure. En fait je la considère comme utile. Je me demande si elle n’aiderait pas à la maturation des choses dans le cerveau du zèbre. Avant je me battais contre moi-même quand je me sentais mal, pour aller bien. Parfois je niais aller mal, je me forçais à aller bien et faisais croire aux autres que je me sentais bien. Je ne voulais pas voir ce qui me faisait souffrir.

Bien vivre ma dépression du surdoué !

Maintenant je peux regarder ma peine et me sentir heureux en même temps. Ce n’est pas du masochisme, c’est de l’authenticité, de l’honnêteté, vivre dans le moment présent, la vérité de ma vie. C’est ainsi que je suis au plus proche de moi-même. Je ne suis plus éloigné de mon âme, de mon être profond comme pour correspondre à une image que la société ou ma famille m’aurait collée.

Savoir décrypter les messages de la dépression du surdoué ?

Personnellement je pense savoir ce que signifie pour moi un moment de déprime. Si vous vous mettez à l’écoute de votre corps et si vous prenez assez de recul par rapport à ce que vous vivez, vous comprendrez le pourquoi de votre dépression du surdoué.

Quand arrive ma dépression du surdoué ?

En général je déprime à la fin d’un gros projet, d’un événement important, d’un travail conséquent, d’un effort soutenu, d’une relation. Je pense aussi que dans ce projet, cet événement, ce travail, cet effort, cette relation, j’ai énormément donné de moi-même et la pression tombe naturellement. Mon corps et mon esprit, après avoir été beaucoup sollicités, relâchent la tension afin de pouvoir récupérer moralement et énergétiquement. C’est une phase de repos essentielle qu’il ne faut pas négliger. Si je ne me permets pas de me détendre je risque de m’épuiser physiquement et moralement, d’être en surcharge mentale.

Voir la dépression du surdoué comme un signal !

Cette dépression me met en condition de me ressourcer. C’est le signal qu’il faut que je me repose, me replie légèrement sur moi-même, m’introvertisse. Cela correspond à un besoin d’intériorité, d’introspection personnelle, d’intégration de ce que j’ai vécu. Dans cette phase je reste tout de même en contact avec mon entourage proche et le tiens au courant de ce que je vis. Pas question de me couper du monde comme beaucoup font. Trop difficile de revenir dans la vie après s’être coupé de tout. C’est le risque de déprimer encore plus.

La dépression du surdoué ferait-elle partie de son rythme biologique ?

C’est vraiment une question que je me pose. Mes moments dépressifs sont peut-être vitaux. Ils pourraient m’aider à rebondir de plus belle, à trouver des solutions originales, à changer radicalement ce qui ne me convient plus. Je pense l’avoir très souvent vécu ainsi. Par trop de stress ou de soucis entraînant une phase de dépression du surdoué, j’ai pris des décisions très importantes plusieurs fois dans ma vie. Je me rends compte de l’optimisme dont je fais preuve. Je trouve ça incroyable de penser que la dépression pourrait être une bonne chose.

La dépression du surdoué, une invitation à me ressourcer ?

Ma dépression du surdoué arrive à la fin d’un cycle pour me signifier que je dois prendre soin de moi après avoir beaucoup donné de ma personne. C’est le moment de me reposer, de me câliner ou me faire cajoler. Je ressens dans ces moments-là un gros besoin de douceur, de sécurité, de calme. C’est ce qui me fait dire que je suis en partie une personne introvertie. J’accepte désormais d’avoir besoin de me reposer, de réduire mon rythme, mes activités, le nombre de personnes que je vois et d’heures de travail. Alors qu’avant par peur de déprimer j’enchainais les activités et les projets. Je précise que je suis un ambiverti. C’est-à-dire à la fois extraverti et introverti. Je me ressource dans l’introversion et dans l’extraversion. Et j’oscille entre les deux car j’ai tendance à être ennuyé par trop d’introversion ou trop d’extraversion. J’imagine cela ainsi.

C’est mon corps qui commande avec la dépression du surdoué !

Quand je suis déprimé, difficile de continuer à faire comme si de rien n’était sans aller encore plus mal et m’épuiser. Mon corps me donne un nouveau rythme auquel je préfère maintenant m’adapter. Tout comme je sais que j’irai mieux par la suite et aurai accès à plus d’énergie. Cela me fait penser à une fable de Jean de La Fontaine intitulée “Le chêne et le roseau” inspirée d’un conte chinois bien plus ancien.

Prendre les bons côtés de la dépression du surdoué !

Dans le prolongement de mon raisonnement et dans la veine de mon état d’esprit, cherchant le bon côté des choses négatives pour progresser et apprendre de la vie, j’arrive à voir positivement la dépression du surdoué. Cet article en est l’exemple.

La dépression du surdoué ne m’est plus fatale !

Je sais très bien que la déprime est une phase nécessaire que je dois traverser. Alors que je redoutais cela, je n’en fais plus tout un drame. Je ne dis pas ça pour nier ou minimiser la souffrance des autres. En fait ça allège ma souffrance, ma peine sans me résigner pour autant. Je culpabilise moins de déprimer, d’aller mal, de tomber malade. A l’image du roseau qui sait rester souple face au vent contrairement au chêne qui se croit fort en restant rigide comme moi avant et finit brisé. Comme toute chose, la dépression a elle aussi une fin. Heureusement. Et je compte bien là-dessus. C’est ça qui me réjouis, de voir la fin de ce moment moins agréable et le début de choses plus lumineuses. Cet espoir m’aide à tenir bon pendant mes chutes de tension.

Mon corps tombe malade quand je déprime !

Mon corps est aussi déprimé quand mon moral est bas. Alors je somatise et tombe malade. J’ai écrit un article sur la somatisation du surdoué. Je suis sujet à des mots (maux) de gorge (cette somatisation est en lien avec ce que je n’arrive pas à dire), de la fatigue, une digestion et un sommeil perturbés. Je n’arrive plus à faire que des choses que j’aime et c’est difficile de me forcer à faire quelque chose que je ne veux pas.

Vaincre la dépression du surdoué, quel drôle de combat !

Le verbe vaincre signifie que c’est un combat. Je n’irai pas jusque là. Par contre je ne souhaite plus me laisser aller et tomber dans une dépression sans fin et de plus en plus forte. Je veux jouer finement et stratégiquement avec elle. L’accompagner dans son rythme et travailler avec elle. En particulier pour comprendre les messages qu’elle porte. Curieux, finalement j’emploie des termes liés à l’art de la guerre. Je disais que la dépression faisait entièrement partie d’un cycle. Il faut juste que cette période se passe le mieux possible et que je puisse en tirer des leçons et régler mes problèmes.

La dépression du surdoué n’est pas toujours négative !

Cela peut tout à fait correspondre à des périodes où rien ne se passe. Des moments plats sans événements marquants, sans énergie, sans dynamique. J’écris cela car je pensais ne pas avoir eu de phase de dépression pendant plusieurs mois. Alors qu’en fait j’en ai bien eu mais elles étaient atténuées. Je vivais des traversées du désert où j’avançais mais où rien ne se passait vraiment. Ce n’est qu’ensuite que les choses se concrétisaient par des rencontres, des événements, la fin d’un projet. Il faut savoir persévérer et patienter. Vous pouvez lire mon article sur la persévérance du surdoué.

Décider d'en finir avec la dépression du surdoué
Décider d’en finir avec la dépression du surdoué !

B- Limiter la dépression du surdoué!

Compléments alimentaires pour limiter la dépression du surdoué !
A la fin de mon article intitulé “L’instabilité émotionnelle du surdoué”, j’ai parlé d’un ami. Il venait juste de me communiquer la recette d’un cocktail de compléments alimentaires pour limiter la dépression du surdoué. Cela fait un mois que je fais cette cure anti-dépression du surdoué. Des éléments essentiels au cerveau du zèbre. Et je pense que ça a fait son effet assez rapidement. Je me sens bien mieux depuis que je prends ces compléments. J’ai fait en fonction de leur prix et de leur degré de présence dans les aliments. Entre temps j’ai revu un collègue zèbre à une réunion zebra crossing sur Lyon et il m’en a un peu plus parlé. D’après lui il faut adapter les apports à ses besoins. Par mon côté excessif j’ai tout pris.


Voici la liste des éléments nutritionnels que je prends :

  • Oméga 3 pour la régulation de l’humeur. Ces pilules sont trop chères pour moi. Finalement je mange une cuillère à soupe de graines de lin, quelques noix et me fais gonfler deux cuillères à soupe de graines de chia dans un verre d’eau pour avoir ma dose journalière. On peut aussi manger du maquereau ou du saumon.
  • Magnésium, j’en utilise sous forme de chlorure de magnésium ou “nigari”. C’est un produit provenant naturellement de la mer. Il est utilisé au Japon pour faire du tofu à partir de lait de soja. Je réussis à en trouver à 8 euros le kilo sur Internet, un prix imbattable face aux pilules de magnésium vendues en pharmacie. A raison d’une cuillère à café par jour, dilué dans un verre d’eau. Cela a une action sur l’équilibre cellulaire. J’en prends toute les trois heures quand j’ai un début de rhume et ça le stoppe. J’en consomme depuis bientôt cinq ans. Ne pas en consommer si vous avez des problèmes rénaux. Et ne pas en prendre tout le temps non plus.
  • Toutes les vitamines B pour l’effet anti-stress. Pour le coup le plus simple est de les prendre en complément alimentaire. Elles sont en général accompagnées de vitamine C. Personnellement je ne me trouve pas spécialement stressé. Si, un peu, à vrai dire.
  • Vitamine C. Elle est souvent disponible dans les comprimés de complexes de vitamines B. Sinon je mange déjà beaucoup de fruits et légumes dont des kiwis, oranges, kakis, poivrons, brocolis …
  • Et du gluconate de lithium pour la régulation de l’humeur et limiter les angoisses. Je le trouve sous forme d’ampoules. C’est l’élément qui manque le plus et est le plus spécifique aux surdoués au point d’être le plus important. S’il n’y en qu’un à retenir c’est celui-ci.
  • Le L-5-HTP extrait de la plante Griffonia agissant sur la dépression et les insomnies. Il est fabriqué par notre corps à partir du tryptophane qui est un acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine, un des principaux neurotransmetteurs véhiculant l’influx nerveux entre les neurones. Il existe d’autres plantes ayant cet effet comme le millepertuis mais attention car il annule les effets de nombreux médicaments. Je me rends compte que je n’ai pas encore testé le Griffonia, je vais le faire si ce n’est pas trop cher. Trop cher finalement. J’abandonne cette piste.
  • Mon médecin m’a prescrit une dose de vitamine D que j’ai prise. Je viens d’acheter de l’huile de foie de morue contenant des vitamines A et D.

Efficacité des compléments alimentaires !

Il est vrai qu’il existe plusieurs sons de cloche concernant l’efficacité des compléments alimentaires. Je suis partisan des trois camps. Certains ne jurent que par ça et d’autres disent que ça ne sert à rien. Au milieu il y a ceux qui pensent à l’effet placebo ou que tout ne fonctionne pas pour tout le monde. Je n’arrive pas à faire le tri et à prendre parti car mon cerveau est capable d’entendre toutes les théorie et de les faire coexister en même temps.

Mises en garde !

Avant de consommer ces compléments alimentaires, prenez garde de vérifier qu’ils ne vous sont pas contre-indiqués ainsi que les effets secondaires indésirables. Interactions avec des médicaments, femmes enceintes, risque de somnolence au poste de travail ou de conduite … Ensuite si vous avez une dépression sévère, de gros problèmes à régler, une situation compliquée à gérer … ne restez pas seuls avec cela. En effet il ne servirait à rien de prendre ces compléments alimentaires sans résoudre la cause de votre dépression. J’ai écrit un article sur les “thérapies adaptées aux surdoués“. Ca vous soulagera peut-être un moment mais vous risqueriez de tomber à nouveau en dépression par la suite. D’ailleurs je répète que je ne suis ni psy, ni médecin, ni prêtre, ni sauveur, ni l’abbé Pierre et encore moins Mère Thérésa.

Décider d'en finir avec la dépression du surdoué
Décider d’en finir avec la dépression du surdoué !


C- Le reste de ma recette anti-dépression du surdoué !

Je vais abréger mon article sinon il sera encore trop long, vous ne lirez pas tout et je n’aurai pas passé mon message. Voici donc le reste de ma recette anti-dépression du surdoué. Tout ce que je fais chaque jour et qui me procure les hormones et les conditions nécessaires à mon bien-être.

Manger suffisamment et équilibré !

Personnellement je ne crois pas à tout ce que les nutritionnistes nous disent de faire. J’ai fais mes propres choix concernant mon alimentation équilibrée que j’estime être saine et souple. Je sais que ce n’est pas du goût de tout le monde et je mange à des années lumières de M et Mme tout le monde. “Il est bizarre celui-là”. J’ai écrit trois articles sur mes troubles alimentaires (1) de surdoué qui ont été le point de départ de mon apprentissage sur l’alimentation. TCA (2) et troubles du comportement alimentaire.

Dormir et me reposer suffisamment !

Au minimum 8 heures de sommeil. Pour trouver le sommeil j’ai besoin d’être satisfait ou epuisé. Si je suis excité ou préoccupé par quelque chose, que mon cerveau est en pleine ébullition, en phase de création ou de recherche de solutions, je ne pourrai pas m’endormir. Et il faudra que je trouve ces solutions ou me fatigue pour dormir. J’ai déjà écrit deux articles sur les troubles du sommeil du surdoué et le sommeil du surdoué.

Pratiquer de l’exercice physique !

Le sport permet au corps de créer sa propre source d’hormones de la bonne humeur, la sérotonine. Je me déplace à vélo presque tous les jours. Soit environ une heure de vélo quotidiennement. En plus je fais tous les deux jours trente minutes de musculation chez moi. Voilà ma pratique sportive en ce moment jusqu’à ce que je change d’envie et d’avis car je suis aussi changeant. Je garde à l’esprit que pour être en bonne santé et en belle forme, le corps doit être en mouvement de façon dynamique. Sinon mon corps devient informe et je ne me sens pas en forme. En plus de me dévaloriser en me trouvant flasque. Donc bouge toi Raphaël ! J’ai écrit un article sur l’activité sportive du surdoué. Globalement les zèbres ont énormément d’énergie et se dépensent sans compter jusqu’au jour où une grosse fatigue arrive.

Ecouter de la musique, chanter et danser !

Moi qui avais banni la musique de ma vie pendant plusieurs années j’ai découvert le pouvoir dynamisant de la musique sur mon état d’esprit et ma forme. A condition d’écouter des titres joyeux. Donc j’ai fait mes adieux aux mélodies tristes, lentes, aux paroles déprimantes. C’est encore mieux en chantant et/ou en dansant. Je pratique au moins une heure de chant par jour, jusqu’à trois heures. Pendant que je dessine, mange, me douche, marche … Chanter fait vibrer et harmonise mon corps. Danser le dynamise et le dérouille tout comme le sport. J’en profite pour dire que je ne comprends absolument pas les personnes qui ne chantent pas, ne dansent pas et ne font pas de sport. D’après moi, se priver de tout ça accélère le vieillissement du corps. J’ai un ami en pleine dépression depuis presque un an qui ne fait rien de tout ça. Pourtant bouger c’est vivre. J’ai écrit un article sur le pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit.

Faire une diète médiatique !

Je dois donner à mon cerveau de quoi manger et de quoi s’occuper. Pas n’importe quoi non plus. Pas de télévision, radio, journaux, magazines, tout type d’information, tout type de publicité d’où une grande partie d’Internet. Sur Internet je me limite à faire uniquement les recherches dont j’ai besoin pour mes projets. Je ne me laisse plus embobiner par les recherches sans but et sans fin. Je suis présent sur les réseaux sociaux pour donner des nouvelles et pour mes activités professionnelles. Malheureusement pour les autres je ne regarde plus le fil d’actualité non plus. Je gagne un temps énorme et une paix intérieure inestimable. Je suis toujours surpris par la réaction violente de certaines personnes à qui je dis cela.

Toujours apprendre !

Après (ou avant) avoir fait le vide, j’occupe mon temps à apprendre, créer et explorer. Peut-être que c’est le rôle des surdoués. Je me suis mis en tête de parler anglais aisément. J’ai commencé à travailler cette langue il y a un an. Je passe plusieurs heures par jour afin de littéralement baigner dedans. Globalement j’apprends au fur et à mesure à faire de nouvelles choses. Par exemple étant droitier je fais avec ma main gauche ce que je faisais avec la main droite. J’apprends par coeur de nouvelles chansons en anglais en plus de travailler ma prononciation.

Bon pour la santé et le développement du cerveau !

Je fais tout ça car je sais que c’est bon pour mon cerveau et je fais tout pour sa santé et son développement. En plus d’éprouver du plaisir et de la satisfaction. Savoir que ça me sera utile dans les années à venir me motive beaucoup. J’ai l’impression de me préparer à une compétition ou à un concours comme un athlète ou un étudiant.

Avoir de vraies passions !

Évidemment la passion qui est une super motivation m’est primordiale. C’est ce qui participe au sens de ma vie, autrement dit c’est vital. Sans cela la vie ne vaut pas la peine d’être vécue et rien ne peut la remplacer. Après avoir passé tant d’années à m’intéresser à de trop nombreuses activités et ensuite les laisser tomber les unes après les autres au détriment de nouvelles, je suis heureux d’avoir enfin trouvé l’art. La création artistique par le dessin et la peinture. Éventuellement l’écriture par le biais de mes deux blogs. J’avais pourtant déjà trouvé l’art à l’adolescence, pendant mes études d’architecture, vers mes 30 ans et à mes 38 ans. Cette dernière fut la bonne car les fois précédentes j’ai tout jeté pour chercher ailleurs.

Me définir et vivre comme un créateur et non plus comme un consommateur !

Pendant mes 35 premières années j’ai plutôt été un consommateur. Les années suivantes j’ai cherché à me détacher de ce rôle passif dans la société en explorant des pistes professionnelles “passion”. Depuis environ cinq ans je me considère et vis plutôt comme un créateur. J’ai réduit ma consommation au point de ne plus consommer dans plusieurs domaines. Parallèlement j’ai augmenté mon pouvoir de création. Je vois parallèlement que mon pouvoir d’achat assez bas n’a presque plus d’impact sur mon moral puisque je n’achète presque plus rien. Même ce que je consomme je me le procure d’une autre manière (récupération, recyclage, achats d’occasion). Avant j’étais obnubilé par l’augmentation de mes revenus et de mon pouvoir d’achat. Maintenant si je n’ai pas de voiture, de télévision … je n’ai pas besoin de travailler pour les obtenir. Et j’utilise ce temps gagné pour faire des choses que j’aime comme peindre.

Savoir m’écouter mais avec justesse et recul !

J’ai un super outil : mon journal intime dans lequel j’écris chaque jour. C’est à la portée de tous. Même 5 ou 10 minutes par jour. Mais j’ai encore mieux, mon blog “surdoué ou pas surdoué”. Ecrire me permet de ne plus avoir toutes mes pensées qui tournent dans ma tête sans cesse. Je peux penser à autre chose une fois que c’est sur le papier. Pour en savoir plus sur comment utiliser l’écriture, je vous invite à lire mon article sur l’outil “mes pages du matin“.

En plus en ce moment je me mets à l’écoute de mes émotions, de mes réactions intérieures, de ma petite voix intérieure. Tout en prenant du recul et en ne passant pas trop de temps. J’apprends beaucoup sur moi et je me connais plus. Avoir une vie intérieure, la prendre en main, la canaliser et la mettre à mon service est très important pour moi.

Aller à son rythme, respecter les cycles !

Je parle des cycles de la vie, des saisons, des semaines, des jours, de la digestion, du sommeil … Des étapes aussi et des temps de maturation. Du silence, du repos, des pauses, telles des respirations permettant d’apporter de l’énergie. Je pense aussi aux cycles des autres car nous vivons en société. Respecter autant le rythme des autres que son propre rythme, savoir qu’on en a un.

Prendre soin de soi !

En résumé, prendre soin de moi, être la première personne à qui je dois faire particulièrement attention. Comme un enfant. D’abord faire en sorte que mes besoins soient comblés, soit tout ce que j’ai écrit ci-dessus. Voilà ce que je fais en ce moment, je le fais de mon mieux sans pour autant être un extrémiste, ni perfectionniste. Je sais rester souple et m’adapter aux situations et aux autres.

Luminothérapie par les lampes !

Dernier point que j’aborde. Suite à un de mes précédents articles sur mes états émotionnels aléatoires, une jeune femme m’a laissé un commentaire. Elle m’a parlé de lampe pour faire de la luminothérapie. Il s’agit d’un appareil que l’on pose sur la table devant son visage ou à côté. Il éclaire avec une ampoule spéciale et puissante reproduisant les effets de la lumière naturelle du jour. J’ai fait rapidement mes recherches et en ai parlé à un ami qui m’a dit de faire attention. Peut-être un jour nous dira-t-on que ces lampes sont mauvaises pour la vision. Il peut avoir raison. En effet nos yeux sont déjà sous l’effet de la lumière de nos téléphone portable et écran d’ordinateur plusieurs heures par jour.

Luminothérapie naturelle !

Je n’abandonne pas pour autant l’idée de pratiquer la luminothérapie. Et j’ai de la chance de travailler pour mon propre compte. Ainsi et particulièrement en hiver je vais prendre le soleil dès qu’il y en a. En été il est important pour moi d’avoir ma dose quotidienne de lumière du soleil. Pour cela je porte rarement des lunettes de soleil. Mes récepteurs de soleil sont mes yeux et ma peau. Par contre je ne fais pas le lézard à la terrasse des cafés car j’ai horreur de ne rien faire et d’attendre en “champ d’ail” ou rang d’oignons. Ni sur la plage.

Réflexions sur la dépression du surdoué !

Comme à mon habitude, j’en ai dit plus dans cet article que je ne pensais au départ. Dans la première partie j’ai écrit sous forme de questionnement. Je ne détiens pas la vérité. Au contraire je suis en quête de vérité, la mienne. C’est ainsi que je prends les choses de la vie pour m’aider à les traverser dans les meilleurs conditions possibles. Ca à l’air de me convenir, non que je m’en satisfasse passivement mais j’en tire parti et suis acteur de ma vie. Au lieu de la subir comme autrefois. Comment ce que j’ai écrit vous parle ? Je suis curieux de savoir ce que vous pensez de la dépression du surdoué.

Un petit mot mot sur mon illustration !

Depuis que je fais mes illustrations sur les pages d’un livre pour mon blog surdoué, j’utilise le même livre. “Dans ma tête, je m’appelle Alice” de Julien Dufresne-Lamy. J’ai la chance de trouver des textes et des titres qui illustrent parfaitement les sujets que je traite. Pour cet article sur comment en finir avec la dépression je suis tombé sur la page idéale avec le titre “ouste, du balai !” et les premiers mots du paragraphe “mes idées noires“.

Cet article fait suite aux deux derniers sur le même sujet : “Surdoué je pleure pour un rien” et “L’instabilité émotionnelle du surdoué“. Pour voir ma progression vous pouvez aussi lire mon article écrit neuf mois plus tôt “Défi J67/100 Comment sortir de la dépression ?

Si cet article vous a plu, merci de le liker et de le partager pour aider d’autres personnes et faire connaître mon blog. Et si vous ne voulez manquer aucun article, abonnez-vous à mon blog.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Je vous invite à lire mon article précédent “Surdoué je pleure pour un rien” !

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Author: Raphael

6 thoughts on “Vaincre la dépression du surdoué !

    1. Hello, c’est très sympa de prendre des nouvelles. Je te rassure je vais formidablement bien et raconterai tout dans le prochain article épisode dans une semaine ou deux. Le temps de finir mon exposition de dessins dans une galerie à Lyon. J’ai été très pris. C’était génial.
      Plein de bises et brillante année.
      Raphael

  1. Article qui me concerne en ce moment………….
    Effectivement je fais tout pour combattre cette dépression et j’emploie aussi beaucoup de mot de combat, c’est étrange. J’ai du mal à accepter ces dépressions car j’ai peur de couler pour de bon. Je suis pourtant suivie par une psychologue, un médecin mais je ne sais sans doute pas m’écouter suffisamment……..
    Heureuse par le commentaire précédent d’avoir de vos nouvelles, je vous ai envoyé un mail aussi.
    Bises (si je puis me permettre moi la super affectueuse !)
    A bientôt

    1. Bonjour Anne, il n’est pas facile de tenir debout dans des situations compliquées et difficiles. A cause de cela on ne peut pas forcément être heureux. Mais ces situations peuvent nous permettre de nous reconnecter à nous mêmes et aux autres avec amour, sincérité, complicité, authenticité. Et pleurer, montrer ses émotions, traverser les difficultés en étant acteur et non en subissant aidera à être vraiment soi même. Le soleil sera encore plus éclatant ensuite. C’est la vraie vie, à travers les expériences qu’elle offre. Loin de l’apparence, de la possession matérielle, du contrôle qui ne font que cacher qui on est.
      Bonne journée.
      Raphael

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