Défi J4/100 La dépendance chez le surdoué

Surdoué et dépendances

Temps de lecture estimé : 6 à 10 minutes.

Bonjour. Bienvenue sur mon blog surdoué ou pas sur surdoué. Aujourd’hui, quatrième jour de mon défi de 100 jours de témoignage d’un surdoué, je voudrais vous parler de la dépendance chez le surdoué. De toutes les dépendances dont j’étais esclave, pour compenser inconsciemment mes difficultés dans ma vie.

Je vous parlerai de mon habitude à collectionner toutes sortes de choses, de mes achats compulsifs et de ma tendance à la récupération compulsive. J’aborderai mon besoin de tout contrôler, en particulier mon régime alimentaire, une autre dépendance. Et le plus gros dossier de ma vie, ma dépendance affective et sexuelle. Sachant que tout cela est très fortement lié chez moi.

Un enfant collectionneur, déjà une certaine forme de dépendance !

Je me rappelle que dans mon enfance, je me sentais assez angoissé et je me réfugiais dans mes collections, mon univers, mon imaginaire. Je collectionnais les timbres, les LEGO, les capsules de bouteilles, les pièces de monnaies, les étiquettes de camembert, les petits cailloux, les petits bijoux … Des choses que je trouvais, car mes parents n’avaient pas les moyens de m’acheter tout ce que je voulais. A l’école, en étant sage et en répondant juste à leurs questions, nos professeurs nous apprennent vite à collectionner et à accumuler les bons points et les images, en guise de récompense pour ensuite avoir des petits cadeaux. Ce qui rend jaloux nos petits camarades et nous place dans un esprit de compétition. J’aurais pu collectionner beaucoup d’autres choses si mes parents avaient eu plus d’argent, ce que je ne leur reproche plus. J’étais un enfant très curieux et envieux.

Achats compulsifs à l’âge adulte !

Jeune adulte, quand j’ai pu être indépendant, en ayant un emploi, un salaire, mon appartement et ma voiture, je me suis mis à collectionner des vêtements que l’on me donnait ou que j’achetais dans une recyclerie. J’achetais des bibelots, des éléments de décoration. Il était important que je me sente bien chez moi. D’autant plus que j’étais architecte. Je me devais de contrôler mon aménagement intérieur. J’avais beaucoup de livres, vidéos et CD. Avec mon petit salaire, je n’achetais pas forcément neuf, mais surtout d’occasion. Tout ce que j’ai toujours voulu avoir que mes parents ne m’ont pas acheté. Mon appartement de 80 mètres carrés s’est rapidement rempli de meubles et d’objets en tout genre. J’ai l’impression que c’est pour tout le monde pareil.

Ma dépendance affective !

En 2005 j’ai eu un coup de foudre. C’était la personne que j’attendais depuis des années en rêve. Et lors d’une conversation, j’ai eu un choc émotionnel. Je me suis senti comme un enfant qui avait fait une bêtise en face de son parent. Je voulais absolument faire de mon mieux, pour réparer et garder son amour. J’ai vécu un cataclysme intérieur, un vrai raz-de-marée. J’ai tout remis en question dans ma vie et dans mon habitat. Si je perdais cet amour que j’avais enfin trouvé, la vie n’avait plus aucun sens pour moi. Je me sentais perdu. N’avait de sens que l’amour que je ressentais. Et tout ce qu’il y avait autour de moi n’avait aucun sens. Alors, j’ai décidé de me séparer de la plupart de mes affaires, tout le superflu. Je ne voulais garder que l’essentiel. Je comprenais que la vie n’était rien, plus rien ne comptait pour moi. Je voulais devenir léger, m’alléger pour partir loin, déménager facilement et rapidement. Quitter tout le monde sans rien dire à personne, me retrouver seul. Je voulais mourir, en me repliant sur moi-même, un suicide lent.

Prise de conscience, lucidité et profonde tristesse !

Je m’accrochais aux objets pour combler un immense vide affectif ou peut-être le besoin affectif démesuré du surdoué, tellement il est trop tout. J’avais un rituel, acquis durant ma vie chez mes parents. Dès le vendredi soir, le week-end était le moment de faire des commissions. De remplir le frigo et les placards. Adulte, j’ai gardé cette habitude. Après une semaine de travail ennuyeuse, je passais le samedi dans les magasins, pour acheter de la nourriture, mais aussi des objets en promotion. Je me rendais dans les magasins de décoration et d’ameublement, pour redécorer mon appartement à chaque période de soldes. Malheureusement, quand on a tout fait et qu’il n’y a plus rien à faire, on s’ennuie. J’essayais de faire comme tout le monde et je n’y arrivais pas. Ça ne me comblait pas, je n’étais toujours pas heureux. Avoir une vie normale, un emploi, des amis, une vie amoureuse, un appartement et tous les objets qui vont avec, tout le matériel électroménager et multimédia, la voiture, l’animal de compagnie. J’étais devenu accro aux promotions, cela me permettait d’acquérir pas cher, ce que la société me faisait miroiter, pour faire semblant, paraître comme tout le monde.

Ce que fait faire l’amour, quand on a peur de le perdre !

Suite à ce malentendu, ce dilemme, qui aurait pu se transformer en rupture, car j’ai tout fait pour garder la personne. Je me suis aplati et dévalorisé. J’acceptais tout ce qu’elle me demandait. Je me rends compte au moment où j’écris, que j’étais à sa merci et qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait de moi. Quelle horreur d’avoir vécu ça ! Pourtant elle semblait si gentille, attentionnée. Mais elle avait retourné la situation contre moi, j’étais devenu le méchant, celui qui voulait du mal. Je me suis flagellé. J’ai accepté la situation et la personne. Détruit, j’ai décidé de faire ce grand vide dans ma vie, chez moi dans mon appartement, à l’intérieur de moi-même et dans mon entourage, mes relations. J’ai donné presque toutes mes affaires à une recyclerie, des amis, ma famille et des inconnus. Tout le monde était étonné, personne ne comprenait ce qui m’arrivait, ni pourquoi je faisais cela. Je le cachais bien. Je me sentais épuisé.

Une grande libération !

Je me suis senti plus léger, plus légitime. Je me rends compte que mes collections, mes accumulations étaient dues à ma dépendance à ces objets, un lien puissant et invisible, vers autre chose qui m’était caché. Le week-end venu, je donnais libre cours à cette compulsion d’achats. Depuis, je n’ai plus de DVD, de CD, de bibelots. Je n’ai que des choses utiles. J’ai pris l’habitude de faire un tri drastique dans mes affaires, plusieurs fois par an. Particulièrement, pendant les fêtes de fin d’année. Le dernier tri a eu lieu au réveillon du jour de l’an pour finir deux jours après en 2018. Je n’ai pas réveillonné comme tout le monde. Je ressentais ce besoin de faire le vide autour de moi et en moi.

Créer une entreprise dématérialisée !

Aujourd’hui, je comprends mon désir de créer mon entreprise dématérialisée sur Internet pour voyager léger, vivre léger, travailler léger. 0 produit physique, 0 stock, 0 matériel, 0 archive. Seulement un smartphone, un ordinateur portable, une connexion Internet et moi.

Accro aux coups de foudre, aux contes de fées !

En 2003 j’ai rencontré une personne avec qui j’ai eu un coup de foudre énorme. Cette personne s’est révélée être perverse narcissique. Je l’ai compris longtemps après la rupture. Cette année-là, j’ai eu un très gros problème de santé qui devait impacter tout le reste de ma vie. Quand cela arrive à quelqu’un, toute sa vie s’effondre, ce qui a été construit et les projets.. Cette personne a été présente et m’a soutenu, je lui en était redevable. Je pense qu’elle a utilisé ce point faible pour me glisser dans mes pensées des problèmes et questionnements liés à ma santé.

Les surdoués et l’alimentation !

Sous prétexte que pour avoir une bonne santé, on doit avoir une bonne alimentation, ce qui est vrai. Elle m’a mis entre les mains toutes sortes de régime alimentaire et d’étude sur les ingrédients, les produits bio. J’ai donc tout étudié et testé en détail. Les régimes sans oeuf, sans produit laitier, sans sucre, sans produit raffiné, sans viande, sans gluten, sans OGM, sans additif alimentaire chimique … 15 ans après, je comprends que cette personne a voulu jouer avec moi. Elle connaissait mon fonctionnement. Elle savait que je réagissais au quart de tour et que j’étais passionné, j’allais à fond dans tout ce qui m’intéressait, qui pouvait m’aider, que je trouvais intéressant. Aujourd’hui, j’ai pris du recul par rapport à ces régimes alimentaires. Pour mon bien-être, je dois suivre quelques règles alimentaires que j’ai choisies parmi toutes celles que j’ai expérimentées. Je ferai sûrement un article sur l’alimentation. Voilà, je viens de vous parler de ma dépendance à contrôler mon alimentation, ce que je fais rentrer dans mon corps comme nourriture.

Vouloir tout contrôler et maîtriser !

Le contrôle est une notion importante dans ma vie. Insidieux, omniprésent, obligatoire et pourtant, je ne m’en rendais pas compte. C’est pour moi une façon de compenser mes angoisses, mon stress, mes difficultés à faire, agir et être comme tout le monde. Je veux contrôler absolument tous les aspects de ma vie. J’ai malheureusement tendance à vouloir aussi contrôler les personnes de mon entourage. Leurs comportements, leurs choix. Dans l’ordre décroissant : couple, collègues, famille, amis, inconnus. C’est dans le couple, que je suis le plus exigeant et curieusement avec les inconnus que je suis le plus gentil. Ça devrait être l’inverse. Je ne peux pas m’empêcher de vouloir contrôler.

Ma dépendance sexuelle !

Je ne veux plus le cacher, je n’ai pas à en avoir honte. Au contraire, je peux être fier de pouvoir en parler ouvertement aujourd’hui. Et cela peut aussi m’aider à ne pas rechuter, à faire attention à mes pièges. Je suis dépendant affectif et sexuel depuis l’adolescence. Ma dépendance affective et ma dépendance sexuelle sont interdépendantes. Pendant très longtemps, j’étais en plein dedans. Je les ressentais et les vivais. Je passais à l’action. Aujourd’hui, je les ressens à l’intérieur de moi, mais je les gère. Je ne passe plus à l’acte. Que ce soit du point de vue amoureux ou sexuel, je fais autre chose à la place. Je pense être dépendant affectif depuis l’enfance. Je le ressens encore dans mon corps à cette époque comme un déchirement intérieur.

A la découverte de la sexualité !

Quand j’ai découvert que je pouvais avoir une sexualité solitaire à l’adolescence, j’ai trouvé un moyen de compenser, de décompresser. Je n’accédais pas à la sexualité pour elle-même, mais pour une autre raison. Voulant atteindre un meilleur état d’être. Je faisais chuter la pression que je ressentais, jusqu’à la prochaine fois où la pression aurait été trop élevée. J’attendais le moindre moment d’être seul avec ma sexualité, pour me soulager (d’où l’expression), aller mieux, comme une échappatoire, un moment de liberté, une bouée de secours.

À la rencontre de l’autre !

A 19 ans (oui c’est tard), j’ai pu avoir des relations sexuelles et amoureuses avec des personnes. D’abord sexuellement, car je ne savais pas comment être dans une relation amoureuse. Cela m’a fait passer à la vitesse supérieure dans ma dépendance affective et sexuelle. Je crois que j’ai toujours utilisé le sexe comme un appât pour obtenir de l’affection, de l’amour, de l’attention, de la reconnaissance. Je fais partie des personnes qui dissocient le sexe et l’amour. Je me rappelle très rarement avoir été en communion pendant une relation sexuelle ce qui s’appelle faire l’amour. En général, cela m’arrivait au début de quelques rares de mes relations amoureuses. J’ai un regard assez critique sur ma sexualité. J’adorais ressentir tout mon corps en émoi, cette décharge, ce flux intense. Je recherchais à reproduire cette expérience. C’était devenu une dépendance.

La sexualité pas pour les bonnes raisons !

La raison pour laquelle je faisais du sexe m’était inconsciente. Ce n’est qu’il y a peu de temps que j’ai compris mes mécanismes. Et encore, il se peut très bien que je me trompe. Avec du recul, je me rends compte que j’utilisais le sexe comme une récompense pour moi-même ou pour autrui. Je m’offrais une relation sexuelle ou je m’offrais à l’autre. Donc, comme un moyen de manipuler l’autre. J’utilisais aussi le sexe comme une auto-punition, une façon de me faire du mal. Par contre, je n’ai jamais penser à faire du mal à l’autre avec la sexualité. Je me suis beaucoup laissé faire. Non pas violer. Mais, j’étais curieux et dégoûté à la fois. Et je laissais quand même faire l’autre. Je me suis laissé salir, je me sentais sali par l’autre. Ce n’est pas ce que je voulais. J’ai souvent été déçu des rencontres.

Je cherchais un équilibre !

J’utilisais aussi le sexe pour trouver un équilibre, un bien-être. Il est clair que je pensais qu’après, j’irais mieux. Il y avait une part consciente et une part inconsciente à tout ça. Pour déstresser, pour réguler mes angoisses. Bien au contraire au début cela m’apaisait, mais en fait me créait par la suite plus d’angoisse et de dévalorisation de moi-même. Je ne résolvais aucun problème avec la sexualité. Je m’estimais de moins en moins. Tout était bon prétexte pour accéder à une sexualité facile. Comme tout le monde le faisait, alors pourquoi pas moi. En faisant cela, je niais une partie de moi, qui voulait être intègre, entière, authentique et bonne. Je m’en éloignais et ne voulais pas forcément de sexe, je voulais juste être aimé, aimer, être bien avec quelqu’un.

Je cherchais à me faire consoler !

J’utilisais le sexe comme une consolation. Peut-être le sexe était-il la dernière chose qui me restait, alors que je ne m’aimais pas et que je me trouvais nul en tout. Je me sentais comme un imposteur. Lorsque quelque chose de négatif m’arrivait, je cherchais à me consoler ou à me faire consoler.

Ma définition de la dépendance !

Pour moi, la dépendance est un phénomène où je suis accro à une substance ou à un comportement, qui se traduit par des actions similaires répétitives. Et qui a un impact négatif sur ma vie, au point de me gêner dans mon quotidien. Dont je ne peux me passer et qui me pose problème. Cela ne m’apporte pas grand-chose de constructif, sinon du plaisir sur le moment. N’arrange pas mon avenir, bien au contraire, le compromet. En me rendant encore plus dépendant. Ne me permet pas de grandir, me contraint à rester un niveau inférieur. Du coup, je me suis toujours plaint de ne pas y arriver, dans tous les domaines de ma vie.

Inverser la vapeur, les bonnes habitudes !

Je me dis que je pourrais avoir le même comportement compulsif, addictif ou passionné avec de bonnes choses, de bonnes habitudes, de bonnes pratiques. Ce serait constructif et me permettrait d’avancer dans mes projets. Je ne parlerai pas de dépendance sinon de bonne dépendance. Pour finir sur une note optimiste, positive. Je peux en effet parler de bonnes pratiques, de nouvelles habitudes constructives, que j’ai pu mettre en place. Elles m’apportent un équilibre. Pour que la magie du changement opère, je dois remplacer chaque aspect négatif, chaque ancienne habitude destructrice et aux bénéfices secondaires, par une autre qui m’apporte encore plus de retour.

Les bénéfices que j’en retire !

En les pratiquant, je m’aperçois que je grandis, je deviens adulte. Que j’évolue et progresse, vers la sagesse. Je crée quelque chose qui m’appartient, je construis mon univers. Par exemple, dans mon activité d’artiste peintre. Depuis cinq ans que je me suis remis à peindre, j’ai créé environ 600 tableaux et plus de 1000 dessins. J’ai rattrapé le temps perdu, après toutes ces années passées dans mes compulsions alimentaires, sexuelles et affectives … et à fantasmer ma vie idéale.

Surdoué et dépendances
“Les dépendances du surdoué”.

Je suis toujours compulsif, je m’investis passionnément dans mes nouveaux projets !

Aujourd’hui encore, je suis compulsif, accro au sport depuis deux ans. Je contrôle toujours mon alimentation depuis quinze ans. Car j’ai très peur de vieillir et de grossir, de voir mon corps et mon visage changer. Je suis entre le sport, l’alimentation, la créativité, l’architecture et le création d’entreprise. J’ai l’impression que je resterai toujours jeune, je ne changerai jamais physiquement. Tout comme mon état d’esprit conservera toujours cette fraîcheur, cette vitalité, ce dynamisme, cette créativité, cet enthousiasme, cette joie. Ainsi que j’aurai toujours des moments de solitude, de tristesse, de désarroi …

Accepter les cycles de la vie et les tourner à mon avantage !

Je commence à accepter mes cycles et à intégrer dans mon fonctionnement. Je sais que je pourrai toujours rebondir, quelle que soit la situation. J’ai parfois l’impression d’être indestructible. Cela paraît prétentieux aux yeux de certaines personnes, comme étant de la toute-puissance. Je crois à chaque fois avoir trouvé un équilibre. Chaque fois, je suis à nouveau déstabilisé et après, je retrouve mon équilibre …

Accro aux relations humaines !

Accro aux relations humaines, j’adore rencontrer et découvrir de nouvelles personnes, leur poser plein de questions. Je m’intéresse à elles, à ce qu’elles font, ce qu’elles sont, ce qu’elles ont vécu, ressenti. Pour tout connaître d’elles et de façon ultime, leurs secrets de réussite. J’ai donc trouvé un nouvel équilibre, en étant accro à de nouvelles choses, aux défis que je me lance. Accro à tout ce qui est bon pour moi, me rendra meilleur. Développer mes compétences, en acquérir de nouvelles. Je suis insatiable. Tiens, je me fais une réflexion, j’ai l’impression que je suis encore plus exigeant avec moi-même qu’auparavant. Alors que par le passé, j’étais accro au sexe, à l’amour, à l’argent, aux achats compulsifs … J’imagine que je suis sur la bonne voie …

A venir !

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’à la fin. Vous devez me trouver dur avec moi-même. J’espère que mon témoignage vous aura parlé. Je ne compte pas en rester au simple constat dans mes témoignages. Je me connais, je suis assez focalisé sur l’amélioration de moi-même. J’espère bientôt pouvoir vous parler de méthodes, que j’ai testées, expérimentées et mises en place, depuis un certain nombre de mois ou d’années. Avec, paraît-il, la persévérance du surdoué. Je vous retrouve demain pour un nouvel article. Je vous souhaite une bonne journée.

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main.

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Author: Raphael

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