Le surdoué va trop vite pour les autres !

La réaction des autres quand le surdoué va trop vite ou dans tous les sens

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Bonjour ! Aujourd’hui je vais parler du fait que le surdoué va trop vite ou veut aller plus vite. Cette caractéristique est parfaitement en lien avec l’activité rapide et bouillonnante de son cerveau, une tendance à l’hyperactivité relative à l’activité des normopensants.

Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué autotesté et j’enquête à propos de la surdouance car je veux tout comprendre et m’épanouir.

Chaque article est un saut dans le vide !

Je prends l’habitude de commencer à écrire mes articles sans connaître le sujet et comment le développer. Cela me fait plaisir de voir que que je ne suis plus perfectionniste pour mon blog et que je me fais confiance ainsi qu’au processus de création. Je remarque que des idées me viennent rapidement et en quelques minutes j’ai le titre, le sujet et les premières idées. Le développement et de nouvelles idées complémentaires me viennent au fur et à mesure de l’écriture. Je me sens serein alors que quand j’étais adolescent je stressais devant la feuille blanche et encore plus pendant un examen ou devant des gens.

Comment m’est venu ce sujet ?

Pour trouver le sujet de mon article, il me suffit de penser à ma vie en ce moment. Et en ce faisant je repense à ce que m’a dit mon nouveau boyfriend et qui fait écho à de nombreuses répliques de mon entourage par le passé. Il m’a dit “tu vas trop vite”. Lui a besoin de temps en amour. Je pense qu’il est surdoué. Moi je ne sais plus rien en amour et je me sens nul dans ce domaine. J’ai l’impression d’apprendre ce que pourrait être l’amour.

Mes pensées arrivent en vrac !

Une fois mon sujet en tête, tout se déroule et me vient à l’esprit en quelques secondes. Je revois tout le monde (professeurs, patrons, supérieurs hiérarchiques, parents …) me dire : “tu veux aller trop vite”, “tu vas trop vite, recommence” ou “va doucement”. “Qu’est-ce que tu as fait ? Je n’ai pas vu ou compris”. Et je prends conscience que je veux aller vite, tout est trop lent pour moi. Je me trouve moi-même trop lent physiquement par rapport à mon mental car je suis limité par mon enveloppe charnelle et mes gestes d’humain. En amour, en amitié, dans les relations, je vais trop vite. Quand je pense à quelque chose, c’est comme si c’était déjà fait dans ma tête. Suis-je impatient ? Et je me sens frustré de devoir faire ce que j’ai pensé. Encore plus si ces actions prennent du temps. Je me revois à l’école, au travail, avec des amis où l’on me dit que je vais trop vite.


Le surdoué va trop vite dans le travail !

Les gens me trouvent souvent très rapide, voire trop rapide, comme si ce n’était pas normal. J’exécutais mon travail rapidement dans tous les emplois que j’ai eus. Je le remarquais bien en entendant les “clics” de la souris de mon ordinateur et de celle de mes collègues. C’est en partie pour cette raison que je réussissais mes périodes d’essai dans mes nouveaux postes. Parce qu’en étant plus rapide que les autres, dans le même temps j’en faisais plus. Les gens associaient ça à du dynamisme. Mais je ne n’en étais pas entièrement conscient. J’aimais voir mes supérieurs hiérarchiques satisfaits de mon travail. Pour moi il s’agissait d’un jeu, accomplir les tâches le plus rapidement possible comme dans un jeu vidéo. Mauvaise référence pour moi car je ne suis pas un “gamer”.


Le surdoué va trop vite en amour !

Je suis du genre à m’enflammer en amour. J’ai eu de nombreux coups de foudre qui m’ont émotionnellement bouleversé au point de remettre en question ma vie ou mon couple. Et cela sans connaître réellement la personne avec qui je commençais tout juste à sortir. C’est à la fois agréable et horrible à vivre. Agréable parce que c’est nouveau, excitant et que ça réchauffe le coeur. Horrible car j’ai l’impression que toute ma vie s’effondre. Dans ma tête je voyais rapidement les points communs, les défauts. Si je me voyais avec lui dans plusieurs années, vivre ensemble, partir en vacances, voir nos parents … Tout ça dès les premières heures et les premiers jours après la rencontre.

Tout se joue entre la tête, le coeur et le sexe !

Une vraie tornade de questions et d’émotions qui me chamboulaient. Je me sentais instable et mettais en danger mon couple. Face au dilemme de dire oui et de prendre des risques ou de dire non et de regretter. J’ai toujours dit oui car je crois toujours au Prince Charmant même si on m’a démontré que c’est un fantasme utopique.

Le surdoué accro aux romances !

Quand je suis allé aux réunions des DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes) il y a quelques années, j’ai appris que j’étais accro aux “romances”. C’est le fait d’imaginer une ou des relations amoureuses sans les vivre tout à fait. Etre trop romantique, détaché de la réalité. Exactement ce que je vivais et que je décris ci-dessus. Beaucoup de la relation se passait dans ma tête et prenais énormément de mon temps. Je pensais trop souvent à l’homme avec qui je sortais ou que je venais de rencontrer. Ce qui pouvait m’empêcher de travailler, de peindre, de faire le ménage et même de vivre normalement.

J’ai toujours rompu mes relations !

Quand je rencontre un homme soit je sais très vite que ça va se concrétiser soit il ne me plaît pas du tout. Et s’il me plaît, dans ma tête, c’est comme si on était déjà en couple et que je le connaissais très bien. Alors que je ne connais rien de sa vie. Ce qui m’a toujours joué des tours car je m’enflammais et m’engageais sans le connaître et par la suite je me rendais compte qu’il ou la situation ne me plaisaient ou ne convenaient pas. Je tombais continuellement dans ce piège comme un schéma qui se reproduisait. Alors je le quittais difficilement et je sortais blessé de cette relation. D’homme en homme, de blessure en blessure. Avec le sentiment de culpabilité d’avoir rompu la relation et d’avoir déçu l’autre. J’allais aussi très vite pour me rendre compte de tout ça et rompre. Cela était brutal. Au début ce cycle prenait quelques mois, puis un mois et enfin une semaine.

Je me suis aussi souvent trompé en amour !

Le fait d’aller trop vite en amour me donnait l’illusion que j’avais enfin trouvé quelqu’un ou l’amour de ma vie. Mais naïvement je comprenais par la suite que l’autre ne s’intéressait pas à moi. En effet il me laissait sans nouvelles. Globalement le fait de s’enflammer dans une relation est à rapprocher de l’enthousiasme du surdoué, à la passion du surdoué.  Quand j’ai une personne en tête, j’y pense tout le temps.


Le surdoué va trop vite en amitié !

Même topo en amitié. J’ai rencontré tellement de personnes avec qui le courant semblait passer de mon point de vue et que je n’ai jamais revues. Alors qu’on avait plusieurs points communs et envie de faire des choses ensemble. Est-ce parce que je leur faisais peur ? Etais-je trop enthousiaste ? Leur paraissais-je bizarre ? Je vais trop vite en amitié. Est-ce de ma faute ? Suis-je nul ? Quand je rencontre des gens qui me plaisent, je pense que nous pourrions être amis. On échange nos numéros de téléphone et prévoyons de nous voir. J’ai même envie de leur parler de plein de choses et de tout savoir sur eux, de leur offrir des choses, un dessin. Je pense à eux comme si c’était une forme d’amour mais sans sexualité. Comme si nous étions déjà de grands amis. Mais ça va trop vite pour eux et c’est trop d’un seul coup. Qu’il s’agisse de surdoués ou de normopensants.


Le surdoué va trop vite dans son travail !

Grâce à mon blog, j’ai rencontré beaucoup de surdoués l’année dernière. J’ai entendu de nombreuses fois qu’au travail ils finissaient ce qu’ils avaient à faire avant les autres et s’ennuyaient. Moi je me rappelle avoir l’impression d’embêter mon patron en venant lui dire plusieurs fois par jour que j’avais fini et que j’attendais qu’il me donne du travail. J’étais un jeune content de travailler, fougueux et avide de problèmes à résoudre, de solutions à trouver, de faire plaisir.

Mais le surdoué risque de s’ennuyer !

Au début, j’avançais vite et ça me plaisait dans les premiers temps car c’était nouveau pour moi. Mais une fois la nouveauté passée, quand j’avais compris et intégré les tâches, je montrais moins d’entrain pour le travail répétitif et finissais par m’ennuyer. Le surdoué va trop vite dans son travail au début et une fois qu’il sait faire, il s’ennuie. Surtout si c’est toujours la même chose et qu’il ne trouve plus d’intérêt, de sens à ce qu’il fait. Au début le travail lui plaît car c’est nouveau. Et une fois la nouveauté passée, le zèbre se retrouve dans la case ennui.

La réaction des autres quand le surdoué va trop vite ou dans tous les sens
La réaction des autres quand le surdoué va trop vite ou dans tous les sens !

Les aspects négatifs quand le surdoué va trop vite !

Le surdoué va trop vite et échoue parfois !

Je me souviens de mon dernier emploi quand j’apprenais le métier de vendeur et ensuite de responsable de magasin. Cela me plaisait énormément au début. J’adorais apprendre de nouvelles tâches et j’en redemandais à ma responsable. C’était ma façon de me dépasser et de combattre ma peur d’elle. Oui, elle me faisait peur. Je voulais aller vite. Et en allant vite quelques fois je me trompais. Elle me disait comme tant de personnes m’avaient déjà dit : “tu veux aller trop vite”. J’avais manqué un élément dans une procédure ou bien j’étais passé à l’étape supérieure sans m’en rendre compte en voulant aller plus vite.

Quand le surdoué veut aller encore plus vite !

Tout au long de ma vie, j’ai toujours voulu aller plus vite, m’améliorer, améliorer les procédures, les choses, les lieux, les personnes, gagner du temps. Cela me paraît plutôt intéressant pour un patron. D’ailleurs d’après moi et beaucoup de haut-potentiels avec qui j’en ai parlé, tout le monde devrait être, travailler, vivre avec cet état d’esprit. C’est en lien avec le perfectionnisme du surdoué et l’impatience du surdoué. En général les normopensants n’apprécient pas cela car ils sentent leur poste et leur confort en danger, notre façon de travailler remettant en question la leur. Mon neveu de presque quatre ans est un enfant précoce. Il se met en colère, il s’énerve quand il n’arrive pas à faire quelque chose ou que ça ne va pas assez vite pour lui. Je me rappelle que moi aussi je piquais des crises et cassais des affaires pour passer ma colère.

Le surdoué est une locomotive pour sa classe !

Je me souviens que mes professeurs disaient de moi que j’étais la locomotive de la classe. Ca s’est plutôt positif. Certains se calaient (malheureusement pour les autres) sur moi pour le rythme de la classe. Ma prof d’histoire géographie en classe de troisième calait la dictée de son cours sur la vitesse de mon écriture qui était trop rapide pour les autres élèves. Ils demandaient souvent de ralentir ou de répéter. Je pense que ça pouvait avoir un effet challengeant ou démotivant pour mes condisciples.

Le surdoué va trop vite à l’école !

A l’école j’étais bien souvent dans les premiers à finir mon travail. Dans les premiers parce que je pense que je n’étais pas le seul surdoué dans chacune de mes classes. Je peux en repérer plusieurs tout au long de ma scolarité. En première et en terminale scientifique, je pense qu’il y avait beaucoup de zèbres autour de moi. Des petits génies, des timides, des extravertis, des super rapides (même quand ils parlaient). Il y en avait pour tous les goûts. Des filles et des garçons. Certains avaient très confiance en eux et ont bien mieux réussi leur études que moi.

Ça va trop vite dans la tête du surdoué !

Déjà que le surdoué va trop vite, il veut souvent aller encore plus vite. C’est à l’image de la vitesse de sa réflexion, voir mon article sur la pensée arborescente. Sa pensée peut aller tellement vite que le surdoué n’a pas tous les éléments de sa réflexion qui restent dans son inconscient. Son cerveau de zèbre va trop vite pour lui-même. Et c’est aussi pour cela que je peux rater une tâche ou que je peux faire une bêtise parce que je vais trop vite en oubliant quelque chose. Mais la fois d’après tout se passe très bien et j’accomplis ma tâche rapidement. Nous les zèbres voyons bien que notre pensée est plus rapide que celle des autres. Eh bien nous voulons aussi que les choses aillent vite, mais c’est rarement le cas.

Les limites qui nous ralentissent !

Nous avons plusieurs limites qui ralentissent notre enthousiasme. Nous vivons en société et nos actions peuvent dépendre d’autres gens qui ont besoin de temps pour réfléchir et faire les choses. Il faut savoir être diplomate pour ménager tout le monde. Les procédures prennent du temps. Nous ne sommes pas des machines et notre corps a ses limites en termes de cadence. Nos gestes ne peuvent pas aller plus vite que ce qu’ils peuvent. Nous avons aussi besoin de repos. Dans la vie il y a des rythmes, des périodes, des étapes, des cycles qu’ils soient naturels ou artificiels. Nous devons les prendre en compte. Aussi par peur de se tromper on recalcule, recommence, vérifie pour voir si c’est parfait. On peut perdre du temps à refaire.

Les possibles lenteurs du surdoué !

Le surdoué n’est pas toujours rapide, je ne suis pas toujours rapide. Curieusement il y a certaines tâches que je mets plus de temps à effectuer. Pour plusieurs raisons. A cause de mon perfectionnisme du surdoué que j’arrive à laisser de côté. Je peux aussi être lent parce que je ne comprends pas ou que je veux en savoir plus, les informations que j’ai ne me suffisent pas. Parfois je me sens bête et ne comprends pas des choses pourtant simples. Quand je fais une chose pour la première fois je peux aussi être lent parce que j’ai peur de mal faire. C’est pour moi une façon de bien intégrer l’apprentissage en passant plus de temps au début. Autrement je peux perdre du temps car je vérifie plusieurs fois et de différentes manières les résultats que j’ai obtenus intuitivement ou en faisant un calcul trop rapide.


Un monde sous pression !

Avez-vous remarqué qu’en général vous allez plus vite que les autres ? La vie n’est pas une compétition mais tout est fait pour mettre en compétition les humains. Dans le monde du travail depuis l’école qui habitue les enfants aux évaluations à un rythme soutenu. Dans tous les sports dès l’enfance les jeunes sont habitués aux compétitions, gala, rencontres. Les commerçants, les médias, les groupes sociaux, politiques … sont en compétition. Le surdoué n’a pas besoin de se mettre sous pression. Il fait très bien sans ça. Tout se passe bien et le surdoué va vite tant qu’il n’est pas sous pression. Mettez-le dans un cadre compétitif et soit il se prête au jeu, soit il perd tous ses moyens. Malgré sa rapidité et sa dextérité. Mais là on touche un autre sujet, la confiance en soi du surdoué.

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Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie ! Cliquez ici pour lire l’article précédent sur l’équilibre du surdoué et l’article suivant sur un sondage surdoué : quels sujets sur la surdouance vous intéressent ?

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Author: Raphael

2 thoughts on “Le surdoué va trop vite pour les autres !

  1. Elle est magnifique cette fourmi qui s’emmêle les pâtes à trop vouloir répondre aux injonctions !
    Elle a un potentiel inouïe mais ne sait plus finalement à quoi elle peut servir tant elle est comprimée dans un dédale d’ordre et de contre-ordre ! Et la logique alors !
    Logique vous avez dit logique ?????
    “Logique” veut presque dire “simple”, “accessible”, alors si un “système” quel-qu’il soit était simple !
    Cette petite fourmi se trouve confrontée à la complexité alors qu’elle ne cherche qu’à utiliser son “potentiel” ! Mais qu’est ce qui fait que son pouvoir ne peut-être utilisé à bon escient, et au bon moment ! Elle aurait pu se passer de cette question que sa condition de fourmi ouvrière n’a pas préparé ! Sans la complexité des relations sociales, je pense qu’elle aurait obéi béatement aux injonctions faites par la “reine” !
    Qu’est ce qui la freine finalement ! Elle ouvre son esprit et n’arrive plus à déceler ce qu’il est bien de faire ou de ne pas faire !
    Dès lors où l’inscrit sa tâche dans un système, on se rend indubitablement compte que la tâche qui nous est réservée est infiniment “petite” et peu fondamentale, qu’elle nous déroute de notre destiné !

    1. Bonjour Ophélie,
      Merci pour votre commentaire. Je me rappelle avoir dessiné cette illustration lors d’un atelier d’art thérapie tout seul chez moi. Merci pour votre point de vue. Vous voyez ce personnage à multiples pattes comme une fourmi. Après l’avoir dessinée j’ai écrit mon article pour voir ce que ce dessin et mon inconscient avaient à me dire. Je me souviens m’être effectivement comparé dans ma vie de nombreuses fois à une fourmi, un chinois, un esclave qui travaille dur au service des autres et ne dis rien. Me demander pourquoi je m’agitais autant pour rien et surtout pour d’autres personnes et pas pour mes propres projets de vie pour lesquels je n’avais plus d’énergie. D’ailleurs je ne savais pas vraiment ce qui me ferait vibrer.
      Aujourd’hui c’est heureusement bien différent.
      Bonne journée ou soirée.
      Raphael

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