Surdoué je pleure pour un rien !

Surdoué, je pleure pour un rien

Surdoué je pleure pour un rien !

Temps de lecture estimé : 4 à 7 minutes.

Bonjour ! En ce moment je me sens hypersensible. Je pleure pour un rien de joie, de tristesse ou je ne sais quoi. C’est une bonne chose car je me reconnecte à mes émotions et ça me fait du bien. Je suis en train d’accepter le fait que je suis sensible, que je suis un homme et que j’ai le droit de pleurer. Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’ai décidé d’enquêter à propos de la surdouance car je veux tout comprendre et m’épanouir.

“Jean qui rit Jean qui pleure” !

J’ai rencontré et parlé avec un surdoué testé avec un QI de 165 d’après lui. Hypersensible, très susceptible, ses émotions démarrent au quart de tour et le malmènent. Il m’a raconté que quand il était enfant son entourage l’appelait “Jean qui rit Jean qui pleure”. Et je me suis aussi rappelé que mon grand-père m’appelait aussi de cette façon. Pourquoi ? Parce que je pleurais pour un rien d’après lui et que je riais ensuite.

Et des “larmes de crocodile” !

Mon grand-père me disait aussi que je versais des larmes de crocodile. Savez-vous ce que cela signifie ? Il voulais dire par là que je pleurais pour de faux, que ce n’était pas vrai. Que je jouais la comédie. Peut-être pensait-il cela à cause de ma facilité à passer d’un état émotionnel à un autre.

En ce moment je pleure pour un rien !

Ces derniers temps je me sens tantôt bien tantôt mal. J’en parle dans mon précédent article sur l’instabilité émotionnelle du surdoué. Je vous rassure je vais mieux et j’arrive à nouveau à travailler. Mais j’ai toujours envie de pleurer pour un rien comme les autres disent.

Je pleure pour un rien plusieurs fois par jour !

Heureusement que je ne travaille pas avec des personnes autour de moi sinon elles se diraient que je ne vais pas bien. Je me sens tellement à fleur de peau que j’ai les larmes qui me montent aux yeux plusieurs fois par jour ou par heure. Je ne risque pas de dire que je souffre d’une sécheresse des yeux au moins.

Mais qu’est-ce que ce “rien” ?

Ce “rien” vient des normo-pensants. Ils ne comprennent pas forcément pourquoi je pleure pour ce rien. “Ça n’en vaut pas la peine” ou “ce n’est pas si beau ou triste pour pleurer”. Je me rends compte que ce rien est ce que je perçois et que les autres ne voient pas. C’est subtil, infime, minuscule. Tout comme ça peut être énorme, si grand que les autres ne le voient pas non plus. Ce “rien” est aussi quelque chose d’invisible que mes sens détectent et que mon cerveau traduit. Peut-être le reflet de moi-même chez une autre personne en croyant percevoir une faiblesse, ce que j’appelle parfois l’humanité de la personne. Des prises de conscience m’émeuvent aussi.

Je pleure pour un rien positif !

Quand je regarde un film au cinéma avec un ami, je pleure une dizaine de fois. Je vois quelque chose de beau autour de moi alors je pleure. Quand je perçois une chose touchante chez une personne, je pleure. Le ciel bleu ou le froid, du vent dans les feuillages et une feuille qui tombe. Un souvenir, une mélodie, penser à Noël qui arrive, un cadeau, un sourire, une parole sympathique. Une attention, quelque chose de délicat, de fragile, une poussière, regarder la vie autour de moi. Voir la vie en un animal, savoir qu’à tout moment un être vivant peut mourir, qu’un équilibre peut être rompu. Je suis ému par tout cela et plus encore.

Je veux ressentir des choses !

C’est ça que je trouve beau. En ce moment un rien m’émerveille et alors j’ai des larmes qui me montent aux yeux puis je les verse le long de mes joues. Je ressens une émotion monter depuis mon coeur vers ma tête puis mes yeux. Et les larmes à l’extérieur de moi descendent le long de mon visage et viennent sécher sur mon coeur. Je ne veux plus empêcher ce processus. J’ai envie de ressentir ces choses, c’est du bonheur à l’état pur, une immense richesse.

Je pleure pour un rien négatif !

Si je pleure pour quelque chose de négatif à propos de moi c’est parce que je suis à la fois hypersensible et très susceptible. Je comprends et je ressens maintenant que j’ai appris à ne plus être et à ne plus ressentir tout ça pour paraître comme tout le monde et me faire accepter. Particulièrement à l’école et au travail. Mais voilà qu’aujourd’hui je pleure très facilement à propos de choses négatives. Il suffit de paroles non blessantes de quelqu’un mais derrière lesquelles je comprends tout ce qu’il y a. Parce que je me sens parfois rejeté ou ne faisant pas partie de la vie des gens, je me sens à part. Il n’y rien de clairement dit par ces gens mais je ne sais pas pourquoi j’ai l’impression de lire dans leurs pensées, dans leur coeur, dans leurs gestes. Ainsi que dans leurs silences, leurs non-actions.

Surdoué, je pleure pour un rien
Surdoué, je pleure pour un rien !

Je veux me protéger !

Autrefois je pleurais à cause de la misère, des malheurs, des maladies, des drames, de la violence, de la guerre. Tout me paraissait injuste. Mais non je ne voulais plus rien voir de tout ça car ma vie devenait insupportable. Je ne pouvais plus vivre et je m’autodétruisais. Je voulais me protéger du monde extérieur pour me sentir bien. En fait je ne comprenais pas pourquoi toutes ces choses négatives existaient et personne ne faisait rien. En plus malgré les efforts de plein de gens ces drames continuaient d’exister.

Je fais la diète médiatique !

Pour me protéger je fais une diète médiatique depuis le 11 septembre 2001 le jour où les tours du World Trade Center ont été détruites par des terroristes. Je ne regarde plus la télévision, n’écoute plus la radio, ne lis plus les journaux, ne regarde plus les informations sur les sites Internet. J’ai voulu me protéger et ça a porté ses fruits. Mon entourage m’a beaucoup critiqué à ce sujet. Heureusement je tiens toujours bon. Le premier bénéfice est le calme, une paix relative car à l’intérieur d’un surdoué c’est tout sauf la paix. Au moins la cruauté du monde extérieur ne vient plus me perturber. Il y a tout de même des fuites, je veux parler de mon entourage qui continue à parler d’actualité. Ils ne se rendent pas compte qu’ils répètent depuis des décennies la même chose.

Je me suis désensibilisé !

En parallèle je me suis endurci au point que rien ne me touchait plus. Ou du moins je ne voulais plus être touché par tous ces malheurs. Mais du coup des gens me trouvaient insensibles avec un coeur de pierre car je ne réagissais plus. Finalement j’arrivais à ne plus pleurer en voyant des choses difficiles ou en écoutant des histoires tristes. Le plus important était que je me sentisse bien. C’était pour mon bien-être. Et les autres m’ont beaucoup jugé pour cela.

J’étais froid !

Mais au fond de moi une petite voix me disait que j’avais un peu tort et que je ne devrais pas être aussi froid, détaché des choses, des gens, des événements. D’ailleurs des personnes me décrivaient comme froid au premier abord. Pourtant je pensais et voulais être chaleureux, optimiste et amical.

Je ne voulais plus rien ressentir !

J’avais décidé de ne plus réagir à la misère, aux malheurs, aux maladies, aux drames, à la violence, à la guerre, aux injustices. Et j’y arrivais. Je passais devant des sans abri en regardant droit devant moi. Je ne posais pas de question pour savoir comment une personne allait alors qu’elle semblait triste ou préoccupée. Avant je tombais dans un gouffre avec les gens. Après les avoir laissés je ressassais leur histoire pour trouver des solutions et j’en souffrais. Pendant ce temps je ne m’occupais pas de ma vie et de me problèmes.

Pourtant je voyais tout !

Je me retenais pour ne pas intervenir et ne pas ressentir d’émotions en moi. Je me tenais éloigné des gens et des événements. Alors je paraissais lointain pour certaines personnes. Pourtant je voyais tout ce dont je voulais m’éloigner et mon comportement m’attristait, me décevait parfois. C’était mon choix et je souffrais moins ainsi.

Les avantages de se protéger !

Cela m’a permis d’avancer dans ma vie, de construire des choses donc ce n’était pas si mauvais que ça. Parfois j’avais clairement l’impression d’être un bulldozer, à écraser tout ce qui était sur mon passage pour pouvoir avancer. On me l’a d’ailleurs reproché. En même temps qu’ai-je aujourd’hui ? Je ne suis pas richissime, pas à la tête d’une multinationale, je suis un demandeur d’emploi en création d’entreprise. Tout ce que j’ai c’est mon appartement que j’ai rénové de mes mains et qui appartient encore en partie à la banque. Bref je me justifie et j’ai des larmes qui me montent aux yeux quand j’écris ces mots.

Renouer avec mes émotions !

Serais-je en train de changer de l’intérieur ? Je pense que je renoue avec mes émotions en ce moment, je le prends ainsi. Je m’humanise. Chaque fois que je pleure pour un rien je me dis que ce n’est pas pour rien. Que ce que je ressens est vrai. Je pleure parce que je suis touché profondément. Et c’est normal car je suis hypersensible.

C’est beau de pleurer pour un rien !

Oui j’ose le dire, ça me fait du bien de pleurer pour un rien. Parce que je vois que je ne suis pas mort et que la vie est belle malgré toutes les difficultés. Ma vie n’est pas fini à l’aube de mes 44 ans, mon avenir est devant moi. Je peux encore construire plein de nouvelles choses.

Renouer avec les gens !

Je me reconnecte aux personnes autour de moi quand je pleure pour un rien. En effet je pleure parce que je suis sensible à la personne en face de moi, je l’écoute et je ressens ce qu’elle me dit. J’éprouve de l’empathie. Certains diront que ce n’est pas de l’empathie. Ça va, je sais où est la limite, je ne risque pas de chuter avec la personne qui me raconte ses malheurs. Je crée des liens forts avec les personnes de mon entourage. Bon je ne pleure pas à chaudes larmes devant elles, je me retiens toujours un peu. Mais je dis que je suis ému et mes yeux sont mouillés. Je l’accepte.

J’affirme que je pleure pour un rien !

J’ai l’impression d’être sur un chemin de vie intéressant, passionnant. Je m’attends au meilleur, à la beauté. Est-ce que je rêve ? Ai-je le droit de rêver ? Un adulte a-t-il le droit de rêver ? Un homme a-t-il le droit de rêver ? Un homme a-t-il le droit de pleurer ? Je décide de prendre tous ces droits. Je suis un homme sensible qui pleure pour un rien et qui a des rêves. J’ai envie de vivre et peu importe les larmes que je verserai parce que c’est trop dur pour moi. Et je pleurerai aussi de joie, de bien-être, en voyant la beauté et l’espoir où les autres ne les voient pas. Je veux être, rester moi-même et ne changer pour rien ni personne. Je vous aime toutes et tous !

Pleurez-vous pour un rien ?

Ça vous arrive aussi de pleurer pour un rien, comme les autres disent ? Comment vous sentez-vous par rapport à ça ? Exclu, à part, différent, trop sensible, inadapté ? Ou chanceux, amoureux de la vie, de la beauté, riche intérieurement ?

Comment mettre à profit le fait de pleurer pour un rien ?

Comment en faire un atout ? Excellente question mes amis les zèbres surdoués (pléonasme). Je décide de le voir comme un atout. Si je suis ainsi ce n’est sûrement pas pour rien et comme on dit que “la nature fait bien les choses”. Je dis que la nature m’a bien fait et que je suis bien tel que je suis. Donc à partir de là quoi et comment faire ?

Voir l’hypersensibilité comme un indicateur !

Si la nature m’a doté d’une hypersensibilité c’est qu’il y a une bonne raison. Je vais d’abord le voir comme un indicateur, un radar, un tableau de bord, une alarme, un signal. Peu importe le terme mais je dois considérer cette information et ne plus la cacher. Ensuite je ne vais pas non plus me torturer l’esprit avec des “si”. Je vais juste commencer par accueillir mes émotions, les ressentir, les laisser vivre. Et je verrai ensuite quoi faire avec plus tard. Une chose à la fois et pas trop vite. C’est déjà énorme pour moi. Je pense à une ouverture de mon coeur sur le monde à ce moment-même.

Voilà c’est tout pour cet article, j’ai du pain sur la planche. Si cet article vous a plu, merci de le liker et de le partager pour aider d’autres personnes et faire connaître mon blog. Et si vous ne voulez manquer aucun article, abonnez-vous à mon blog.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Lire mon article précédent sur l’instabilité émotionnelle du surdoué et mon article suivant sur comment vaincre la dépression du surdoué !

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Author: Raphael

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