La spontanéité du zèbre / Défi confinement J15 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier quinzième jour de confinement en France face au coronavirus Covid-19. Je publie aujourd’hui mon article écrit hier. En ce moment, je me rends compte que ma spontanéité du zèbre me fait souffrir. Face à ma spontanéité, je découvre des personnes qui ne sont pas sincères et qui ne me respectent pas. Peut-être que j’apprends à me respecter. Bonne lecture pour cet article coup de gueule.

Temps de lecture estimé : 6 à 12 minutes.

Ma spontanéité du zèbre me fait souffrir !

Comme à mon habitude, je propose de façon spontanée à mon entourage soit mon aide soit de se voir ou s’appeler rapidement. Celui qui ne peut pas, je lui propose un rendez-vous. Mais je me rends compte que ma spontanéité de zèbre me fait souffrir. En quoi ? Je trouve que les gens ne sont pas réactifs. Ils ne réagissent pas tout de suite, ou plutôt ils ne sont pas aussi spontanés que moi. Certains ne répondent même jamais et pourtant reviennent vers moi comme s’ils n’avaient pas eu mon message. Que ce soit des zèbres ou pas. Par exemple, ils ne répondent pas à mes messages par sms ou alors tardivement. La moindre des choses est de répondre même pour dire qu’ils ne peuvent pas.

Il existe des personnes spontanées !

Heureusement que je connais des personnes sur qui je peux compter pour avoir une réponse dans la journée. Même pour dire que ce n’est pas possible mais que c’est ok pour une autre fois. Ou qu’elles réfléchissent. En général, je m’entends bien avec elles. Peut-être parce qu’on est sur la même longueur d’onde et qu’on a un fonctionnement similaire sur ce point.

Je suis très spontané !

Personnellement, je me décris comme très spontané. Je peux aussi être plus réfléchi. Mais ma tendance est à la spontanéité. En général, j’agis spontanément et ensuite je réfléchis. Mais il m’arrive de me tromper et de ne plus avoir envie d’agir. Je devrais plutôt réfléchir en premier et ensuite proposer ou agir.

Ma spontanéité du zèbre me joue des tours !

A mon avis je suis trop spontané pour moi et pour les gens.  Je me rends compte fréquemment que j’ai pris une décision vis-à-vis de quelqu’un, décision que je regrette ensuite. Alors, j’espère que la personne va se désister puisque j’ai du mal à dire non ou revenir sur ma réponse. Mon comportement est évidemment contradictoire. Oui, c’est pénible pour moi de dire oui et ensuite de penser non. Ça parce que le zèbre est tellement enthousiaste qu’il dit oui mais qu’après, il réfléchit beaucoup et revient sur sa décision. Cela m’arrive la moitié du temps. J’apprends à me retenir de dire oui pour prendre le temps de réfléchir à ce que je veux vraiment. Et j’apprends aussi à revenir sur ma décision et à dire non si je me suis prononcé trop rapidement. Deux très bons exercices pour moi.

Les gens trouvent bizarre la spontanéité du zèbre !

En effet, la spontanéité peut surprendre les gens. Ils peuvent trouver bizarre que je leur propose aussi facilement et rapidement quelque chose. Comme mon aide, se voir, se téléphoner. Je suis comme ça, même avec des inconnus. Cela donne l’impression que je suis naïf et inconscient. Par exemple, en ce moment, j’utilise une application de rencontre. Et lors de discussions, je propose de se voir ou de s’appeler dans la foulée. C’est plus rapide en direct ou par téléphone pour tester que le courant passe ou pas. Bien que la personne soit motivée dans ses messages, elle ne donne plus de nouvelles. Que fait-elle ? Réfléchit-elle ou a-t-elle peur ? Est-ce qu’elle me trouve déjà bizarre ? Franchement, je ne comprends pas. Moi, quand quelqu’un me contacte, je réponds très rapidement que je sois ou non intéressé. C’est la moindre des choses. Plutôt que laisser la personne en attente d’une réponse.

La franchise du zèbre fait peur !

Ce qui me fait aussi penser et dire que la franchise du zèbre peut faire peur. Mais je préfère que les choses et les relations soient claires. J’ai déjà assez de mal avec mes fantasmes de zèbre et tout le reste comme vous pouvez le lire dans mon blog. Heureusement que je cherche et trouve des solutions.

Pas si franc !

Toutes les publications sur les zèbres parlent de la franchise du zèbre. Pourtant, je ne me trouve pas si franc que ça. Et “contre-pourtant”, mes amis me trouvent très franc et apprécient cette franchise. Je pense que jusqu’à mes 42 ans, j’ai eu beaucoup de mal à être franc. Je gardais en moi des choses que je pensais et qui me pesaient. Qui me pesaient tellement qu’au bout d’un moment j’explosais. Soit de colère, soit en rompant brutalement avec la personne. C’est dire combien je n’arrivais pas à être franc.

J’apprends à être franc !

Depuis trois ans, j’apprends à être franc en disant ce qui est difficile pour moi par rapport à une personne. Et parallèlement, j’apprends aussi à accepter les personnes telles qu’elles sont, comme elles le font avec moi. J’essaie d’être franc avec diplomatie, douceur pour ne pas blesser. Plus j’attends et moins je suis délicat. Alors autant dire rapidement ce que je pense. Mais je prends le temps d’observer avant pour ne pas me tromper. Je ne veux faire perdre de temps à personne.

Le ghosting !

J’ai appris que le fait de ne pas répondre et d’ignorer une personne s’appelle le “ghosting”. Quelqu’un qui fait ça “ghoste” la personne en question. Cela vient de l’anglais “ghost” qui signifie fantôme. Il suffit de ne pas ou plus répondre aux messages et appels de la personne “ghostée”. Une façon de la punir, de l’ignorer, de lui dire qu’on ne veut plus la voir, qu’elle est indésirable … Il y a tellement de raisons possibles. Un manque de politesse, de civilité, de respect, de savoir vivre …

Relations déséquilibrées !

J’ai un ami qui dit beaucoup m’apprécier mais qui ignore complètement mes messages. Par contre, quand il m’appelle ou m’envoie un SMS, je lui réponds sans délai. Au téléphone il parle pendant une heure de lui et à un moment il me dit “et toi, ça va ?” puis raccroche quelques minutes après. Je ne veux plus jouer le rôle du psy. J’ai décidé de lui dire que je ne comprends pas son comportement et que je ne l’accepte plus. Par respect pour moi-même. Je ne suis à disposition de personne. J’ai déjà beaucoup à faire pour moi. Je trouve maintenant ce genre de relation totalement déséquilibrée, voire toxique. Autrefois, je tombais souvent sur ce genre de personne égocentrée et peu ouverte aux autres. Cela a un rapport avec mon attitude de sauveur et ma propension à penser que les gens ont besoin de moi. Une façon égocentrée de penser.

Respecter mes besoins !

J’ai besoin de relations équilibrées pour m’épanouir. A moins de faire payer la consultation. La prochaine fois que cet individu me sollicitera, je ne répondrai pas et verrai sa réaction. J’aborderai le problème s’il me fait une remarque. Je le lui dirai de toute façon. Pour me sentir bien, j’ai besoin de respecter mes besoins. Je ne peux passer tout mon temps à subvenir aux besoins des autres qui n’arrivent pas à être autonomes. Cela touche mon grand besoin de liberté et d’autonomie du zèbre. Je pense que je vais bientôt écrire des articles sur ces sujets. Et je supporte de moins en moins les gens qui ne sont pas autonomes. En parallèle, je sais aussi que j’ai du mal à demander de l’aide. Je préfère me débrouiller seul et ne pas avoir de dette relationnelle. C’est pourtant ainsi que fonctionne le monde.

Je me sens blessé !

Au moment où j’écris cet article coup de gueule, j’ai mal au ventre et ne me sens pas bien. C’est dire combien ça me pèse et me fait souffrir, même si je veux rester optimiste par rapport à ce comportement qui me gêne. Je vais m’allonger un peu et respirer profondément … Je me sentais angoissé et triste, ne me sentant pas respecté par certaines personnes soit-disant amies. Il vaut mieux le leur dire. J’ai besoin d’être franc. Ou alors, je vais changer de comportement avec elles. D’ailleurs, je suis en train de supprimer les numéros de téléphone des personnes ne me convenant plus et que je ne vois plus.

J’imagine plein de choses !

Pour disculper les gens qui ne répondent pas à mes messages, j’essaie de leur trouver un bon prétexte. Il y a tout de même des raisons légitimes comme les heures de travail, une soirée occupée, le sommeil, la douche, le repos, un moment pour soi. On a le droit de ne pas répondre tout de suite. Je le comprends tout-à-fait puisque je le fais aussi. Mais de là à laisser traîner une réponse attendue pour un rendez-vous. Car des gens préviennent au dernier moment qu’ils ne peuvent pas honorer un rendez-vous et même après, voire pas du tout ! Zut à la fin.

La spontanéité du zèbre versus la méfiance des autres !

J’ai imaginé, en me mettant à la place des autres qui n’ont pas autant de répondant que moi, qu’ils pouvaient éprouver de la méfiance face à ma spontanéité de zèbre. Trouver bizarre le fait que je propose quelque chose alors que je ne connais pas suffisamment la personne. Je vais peut-être trop vite dans les relations. 

La spontanéité du zèbre en amour !

Je sais que je vais vite en amour dans ma tête et que je m’engage trop vite. J’ai toujours regretté mes décisions trop rapides. Je pouvais m’engager dans une relation au bout de quelques heures, tellement j’étais sous l’effet du coup de foudre. Et une fois qu’il était passé au bout de quelques semaines, ne ressentant plus rien de fort, je quittais la personne qui ne comprenait pas pourquoi. Maintenant, je me méfie beaucoup de cette attitude qui m’a mis dans trop de situations embarrassantes. Surtout pour moi qui ai toujours eu du mal à dire non et toujours voulu faire plaisir. Mais c’est peut-être aussi pour ces raisons que je m’engageais précipitamment. C’est bien de pouvoir en parler. Ainsi, j’analyse le mécanisme de mes comportements. Et je pourrai un jour ne plus tomber dans les mêmes pièges.

La spontanéité du zèbre en amitié !

De même lorsque je rencontre une personne sympathique, j’ai tendance à lui dire “on peut être ami si tu veux ?” C’est le genre de phrase qui fait fuir les gens. Je suis aussi très spontané en amitié. Je vois tout de suite que la personne est intéressante et qu’une relation pourrait être possible. Mais je ne devrais pas le dire aussi naïvement. Ensuite, je vois bien quand un ami me parle d’un problème, je ressens un élan intérieur. J’ai envie de proposer mon aide, de prêter ou de donner des choses. Quitte à me défausser de ce dont j’ai besoin, à donner priorité aux affaires des autres plutôt qu’aux miennes. J’apprends à me réfréner car sinon je n’aurais plus de temps pour moi, pour dessiner, écrire, avoir ma propre vie.

Pourquoi ma spontanéité du zèbre ?

En fait, quand quelqu’un parle d’un problème, dans ma tête je vérifie si je peux l’aider, si je sais quelque chose ou si j’ai ce qu’il faut. Si oui, je propose mon aide. Et si je ne peux pas, je me sens coupable de ne pas pouvoir. J’ai horreur de ressentir de la culpabilité du zèbre. J’ai aussi besoin de me sentir utile. Au final, en réfléchissant bien, je me sens souvent utilisé plutôt que d’avoir été utile. Du coup, cela me vaccine contre le fait de trop proposer mon aide spontanément. Quand je pense que les gens paient pour les services que j’ai rendus et que j’ai rarement eu un retour de leur part. Je dois vraiment apprendre à penser à moi d’abord. Par contre, je peux continuer à aider un peu les personnes qui se comportent correctement avec moi et qui sont reconnaissantes.

Ma spontanéité du zèbre ces derniers temps !

  • Un ami ne va pas bien. Je l’appelle rapidement, il parle de lui et je ne parle pas de moi. Évidemment, puisque je vais bien et pas lui. Il n’a pas fini de parler et doit me rappeler dans la soirée. Dan la soirée, je lui dis que je suis disponible comme prévu mais il ne donne pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Il fait ça très souvent avec moi.
  • Un ami m’envoie un sms et je lui propose spontanément qu’on s’appelle maintenant ou plus tard. OK, on prend rendez-vous pour le lendemain soir. On finit par s’appeler comme prévu. C’est pourtant quelqu’un qui a tendance à remettre à plus tard 80% de nos rendez-vous.
  • L’ordinateur d’un ami a rendu l’âme. Je l’appelle et essaie de voir avec ma soeur pour l’aider à trouver un nouvel ordinateur car il n’y connaît rien en informatique. Il en a trouvé un grâce à nous malgré le confinement que nous vivons tous en ce moment.
  • Un homme me contacte sur un site de rencontre. Il semble emballé et je lui propose de faire un appel vidéo. Il est d’accord mais depuis je le trouve distant.
  • De même, un voisin me contacte sur cette application de rencontre et je lui propose de nous saluer spontanément par la fenêtre car ce serait sympa. Il ne semble pas décidé.
  • Un ami n’arrive pas à connecter son enceinte portable sur son ordinateur et je le rappelle spontanément pour lui donner des conseils.
  • Ma mère m’appelle pendant que j’écris un article. Je décroche tout de même le téléphone et lui réponds que je ne peux pas maintenant mais que je vais la rappeller. 
  • C’est la moindre des choses de tenir informés les gens. J’aurais pu aussi attendre que mon répondeur se déclenche, écouter les messages et y répondre un peu plus tard. Mais pas une semaine après.
  • Ce matin ma voisine qui se met à la peinture m’a demandé de lui prêter des petits pinceaux qu’elle n’a pas. En plus, les magasins sont fermés. Mais elle pourrait en commander sur Internet. Je lui réponds spontanément que je peux lui en prêter. J’irai les chercher et les lui donnerai dans l’après-midi.

C’est de ma faute, à moi de changer !

J’ai l’impression d’être au garde-à-vous, comme si c’était normal que je sois disponible sous prétexte que je suis à mon compte et que j’organise mon emploi du temps comme je veux. J’ai plutôt le sentiment que j’organise mon emploi du temps en fonction des autres. Ce qui est en effet trop souvent le cas. Du coup, je me retrouve  parfois submergé de rendez-vous, épuisé et n’ayant pas pu travailler comme je le voulais sur mes propres projets. Alors, je prends du retard et puis j’angoisse. Je déprime et tombe malade. Je n’arrive pas à dire non, à temporiser. Si, je commence seulement à le faire. J’ai besoin de temps pour moi. Cette période de confinement me permet de me rendre compte encore plus de mes difficultés. C’est salvateur pour moi. J’espère en conserver tous les bénéfices après le confinement.

Un article coup de gueule !

J’ai abordé beaucoup de thèmes dans cet article autour de la spontanéité du zèbre. Je vais essayer de les récapituler. La méfiance des autres, le besoin de liberté du zèbre, le besoin d’autonomie du zèbre, les dettes relationnelles. Relations déséquilibrées et toxiques. La franchise et la sincérité. Le manque de franchise et de spontanéité. J’ai tellement à dire, ce serait sans fin. Écrire me libère et m’aide à analyser. Je vante souvent le pouvoir de l’écriture. Mais au bout d’un moment, j’ai envie de penser à autre chose de plus léger et créatif. D’ailleurs, je suis content car je suis en train de commencer une nouvelle série de dessins très graphiques et méditatifs sur le thème du confinement. En tout cas, j’y vois plus clair maintenant et je sais quoi faire pour trouver mon équilibre dans mes relations. J’ai déjà commencé et je dois persévérer.

Merci d’avoir lu mon article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé, j’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 16 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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