Défi J89/100 La somatisation du surdoué !

La somatisation du surdoué, maladies psychosomatiques

Temps de lecture estimé : 4 à 6 minutes.

En lien avec l’article d’hier sur mon comportement par rapport au regard des autres, je vais vous parler aujourd’hui de la somatisation du surdoué. Du fait que le surdoué a plus tendance que les autres à développer des maladies à cause de sa mauvaise gestion psychique et physique de sa vie, ses relations, ses émotions. Je vous expliquerai le concept de somatisation et vous partagerai comment j’ai somatisé tout au long de ma vie. Pour arriver maintenant à ne plus somatiser, en gérant mieux ma vie et mes émotions. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

La somatisation du surdoué ou les maladies psychosomatiques du surdoué !

Pour expliquer la somatisation en général, je prendrai un exemple. Le fait de somatiser n’est pas exclusif aux surdoués, ça arrive à quiconque n’ayant pas un comportement adapté pour soi dans la vie. Il s’agit de “troubles physiques occasionnés ou aggravés par des facteurs psychiques”, d’après Wikipédia. Cependant, parce que le surdoué a tendance à cacher sa vraie nature, à se limiter et à se sur-adapter à son entourage, il sera beaucoup plus concerné par la somatisation. C’est pour cela que j’écris un article sur la somatisation du surdoué. Je peux d’autant  plus le faire que j’ai somatisé pendant plus de quarante ans. Depuis quelques années, je ne somatise presque plus. En fait, je suis capable d’arrêter un début de maladie psychosomatique dès les premiers symptômes. Je suis aussi capable de sentir la maladie arriver.

 

Ma collection de maladies !

Pendant une longue période de ma vie, les quarante premières années de ma vie et j’en ai 43 passées aujourd’hui, j’ai souvent été malade. J’étais sujet à des maux de tête, des maux de ventre, des maux de gorge (pharyngites, angines), des rhumes, des douleurs articulaires et des tendinites. Et le plus gênant et chronique des maux, une rhinite allergique, le rhume des foins, avec des éternuements, les yeux qui piquent et coulent, la gorge qui gratte. Aussi, des petits bobos comme des aphtes dans la bouche, des gerçures, des bouchons d’oreille, des vomissements, des diarrhées, des caries. Et bien sûr toutes les maladies infantiles. J’avais quelque chose tous les quinze jours ou tous les mois. Sans oublier des mst et ist, mais ça je ne devrais pas le dire, ce n’est pas politiquement et socialement correct.

Mon état d’esprit maladif !

Quand j’étais petit, j’avais peur de tomber malade, peur des docteurs, des dentistes, des hôpitaux. J’étais hypocondriaque. Je tombais dans les pommes très facilement à la vue du sang et de tout ce qui touche au corps. En fait, je croyais que j’allais mourir bientôt d’une maladie grave. Je voyais l’avenir en rouge (sang) et noir (sombre). Quand j’allais bien, je me demandais ce qui allait bien pouvoir me tomber dessus comme maladie, quel pessimisme. Je pensais que j’attirais les maladies, j’attrapais toutes celles qui passaient dans mon entourage. En fait, je me sentais fragile et j’étais fragile. C’était très logique. Chaque fois que je tombais malade, je me demandais ce que j’avais fait pour mériter ça, je culpabilisais et j’avais honte. Je voyais mes maladies comme des punitions, pour des choses que je n’aurais pas bien faites. Et je cherchais là où j’avais fauté vis-à-vis d’un Dieu.

Nous vivions en Nouvelle-Calédonie au moment de mes ennuis de santé les plus marquants de mon enfance :

  • Vers l’âge de huit mois quand j’étais tout bébé, j’ai fait un séjour à l’hôpital à cause d’une dysenterie. J’ai été séparé de ma mère car l’hôpital n’acceptait pas les parents la nuit, où je restais seul. J’ai probablement vécu un moment d’abandon intense, car le lien entre un bébé et sa mère est fusionnel à cet âge.
  • Vers 4 ans, j’ai été opéré sous anesthésie générale, pour arracher toutes mes dents de lait qui étaient cariées. Sûrement à cause du fait que je m’endormais avec mon biberon en plus de l’avoir toute la journée. Je devais déjà être un goinfre à cette époque. J’ai beau avoir une corpulence mince, j’ai toujours mangé en grande quantité. Je dois avoir de la chance de ne pas grossir, heureusement je me dépense beaucoup, autant physiquement que mentalement. Vous pouvez lire mes articles sur mes TCA Troubles du Comportement Alimentaire.
  • Vers 5-6 ans, je me suis fait enlever les amygdales. Parce que j’étais trop souvent malade, les médecins ont jugé bon de le faire. Cela ne se fait plus de nos jours. J’ai de la chance car une amygdale a repoussé, c’est d’autant plus important que les amygdales jouent un rôle dans la défense immunitaire contre les maladies extérieures. Elles servent de barrière à certaines d’entre elles.

 

Un bel exemple de somatisation du surdoué !

Le rhume des foins !

Cette rhinite allergique est une histoire de famille. Ma mère, ma sœur et moi sommes sujets à cette maladie chronique. Mon père ne l’a pas. Bizarrement, nous avons développé cette maladie, tous les trois en même temps. Si mes souvenirs sont bons, cela date de la période pécédant notre retour de Nouvelle-Calédonie pour venir vivre en France. Le rhume des foins est une allergie, une maladie auto-immune. Ce qui veut dire simplement que notre corps se défend contre lui-même à cause d’intrus dans ce cas là inoffensifs (les pollens, les acariens, des enzymes d’animaux présents sur leurs poils, les moisissures). Les cellules immunitaires s’attaquent à l’organisme de façon inappropriée et exagérée.

Mon rhume des foins, ma somatisation du surdoué !

Personnellement, j’avais cette rhinite allergique toute l’année. Le vent, les pollens, le soleil, la poussière, le ménage, les animaux provoquaient chez moi des réactions excessives et très gênantes au quotidien. Tout ce que je savais à l’époque, c’est qu’il fallait que je me protège de tout ça, en évitant de sortir les jours de vent, et en évitant la campagne, les animaux, les périodes de pollinisation. C’était invivable. J’étais obligé de prendre une pilule par jour, de me mettre des gouttes dans les yeux et dans le nez tous les jours. Prendre des médicaments n’est pas difficile. Ce qui l’est c’est éternuer, renifler, me moucher, larmoyer, les yeux qui piquent et qui coulent, toute la journée, tous les jours, toute l’année. J’avais l’impression d’être malade toute l’année. Je consommais deux paquets de mouchoirs par jour en moyenne. En plus des maladies saisonnières. C’est très fatigant, ça prend beaucoup d’énergie.

Je suis guéri du rhume des foins !

Depuis 2-3 ans, je n’ai plus de rhume des foins, excepté quelques jours par an, en été et par grand vent, je dois me protéger le visage et je peux avoir quelques irritations. Je n’ai plus de mouchoirs sur moi et je ne prends plus aucun médicament, sauf cas exceptionnel de vent et de pollinisation où je préfère prévenir que guérir. Je me considère comme un miraculé, je suis guéri, je n’ai plus ce rhume des foins qui faisait partie de mon identité de personne maladive. Je me sentais très diminué socialement et je pensais que je dérangeais. Actuellement, ma vie est beaucoup plus agréable, ça me simplifie la vie de ne plus avoir le rhume des foins.

Mon rhume des foins venait de ma somatisation du surdoué !

Voilà ce que j’ai découvert à propos de ce rhume des foins. C’est en quelque sorte mon secret que je vous partage. C’est sûr que je fais beaucoup de choses qui sont censées m’apporter une meilleure santé. Comme une alimentation différente des autres. Une activité sportive quasi quotidienne qualifiée d’intense par mon médecin. Mais je crois que la plus importante découverte que j’ai faite est la suivante. Mon rhume des foins est en lien direct avec mon niveau de stress. Comme un indicateur interne. J’ai remarqué que plus je m’énervais, plus je me sentais stressé et plus mon rhume des foins était intense. Plus je me détendais, je me calmais, je lâchais prise sur les choses, je décidais de ne plus vouloir contrôler, et plus mon rhume des foins disparaissait.

 

Toutes mes maladies dues à ma somatisation du surdoué !

Globalement et me concernant, je n’ai eu que des maladies psychosomatiques. Même mes caries je les attribue à des difficultés relationnelles. Comme pour le rhume des foins, depuis quelques années, je suis beaucoup moins sujet aux maladies. J’ai dernièrement pu déplorer un mal de dos qui a débuté en septembre 2017 et qui est en train d’être guéri huit mois après.

Toujours malade au mauvais moment !

Etudiant ou travailleur, je tombais malade pendant les week-ends, les vacances, les jours fériés et les ponts. Aussi quand je devais assister à quelque chose de sympathique, comme un voyage à Paris en classe de 3ème, une fête. Il paraît que le corps tombe malade quand on relâche la pression dans des moments de détente. Quel gâchis quand j’y repense. Ça m’est rarement arrivé de tomber malade en pleine semaine de travail ou pendant les cours. Mais quand c’était le cas, je ne m’arrêtais pas, je continuais à travailler, infatigable. Mon corps, cet idiot, le faisait toujours dans mes temps de loisir, il voulait que je sois au repos complet pour récupérer. Alors je profitais de mes vacances au lit plutôt qu’à m’amuser, ce qui m’aurait été bénéfique.

Les raisons pour lesquelles je somatisais !

Maintenant, je vois pourquoi je tombais malade. Disputes avec ma soeur, pression de mes parents par rapport à une éducation sévère, pression scolaire. Désaccord avec un patron, difficulté à dire aux autres ce que je pensais, je gardais tout pour moi et au bout d’un moment, j’éclatais. Susceptibilité, comportement des autres, vécu comme de la violence, une attaque, une dévalorisation. Sans pouvoir en parler, m’exprimer, me défendre, donner mon avis. Je n’étais pas à l’aise dans mes relations aux autres, tensions, malentendus, jalousies. Mon corps s’exprimait à ma place en sortant mes “poubelles”.

La somatisation du surdoué, maladies psychosomatiques
La somatisation du surdoué !

Je suis moins sujet à la somatisation du surdoué !

J’arrête la maladie en moi !

C’est l’impression que j’ai, je peux arrêter le processus des maladies dès les premiers symptômes. J’ai traversé ce dernier hiver sans maladies complètes. Je dis complètes, car j’ai eu trois fois un début de rhume hivernal, que j’ai stoppé en quelques heures. Ca paraît incroyable. Bon il y a peut-être des maladies non psychosomatiques dont je ne pourrais pas me protéger, mais je ne les connais pas.

Je connais mon mécanisme de somatisation du surdoué !

La bonne gestion de mon stress, de mes émotions et de mes relations est désormais primordiale dans ma vie quotidienne. Dans le sens où je dois être attentif à ce que je ressens en moi. Je dois exprimer ce que je ressens et pense. Car il s’agit en fait d’un indicateur dans mon corps qui m’envoie des messages pour me dire que quelque chose ne convient pas et qu’il faut y remédier. Et si je n’écoute pas ces messages d’alerte et que je ne change pas la situation, je prends le risque de tomber malade.

Je sens les maladies venir !

Maintenant, je suis capable de sentir la maladie arriver, de plusieurs heures à plusieurs jours avant. Je sens en moi une sorte de vibration, un niveau de stress trop élevé qui me fait dire : si je continue, je vais tomber malade. Et je sens comme un déséquilibre interne, une tension entre ce que je fais et ce que je veux vraiment faire au fond de moi. L’idéal pour ne pas tomber malade est que ce que je fasse soit en accord avec mes besoins et mes envies intérieures, ce pour quoi je sens que je suis fait.

Trouver un autre équilibre pour ne pas tomber malade !

Je dois aussi prendre soin de moi au quotidien, trouver un nouvel équilibre qui n’est pas celui que je maintenais auparavant, sous pression, de force. Avant je travaillais bien trop, je ne parle pas forcément du travail qui rapporte un salaire, j’entends par là avoir des activités. J’en avais trop dans mes journées. Donc réduire le nombre et l’intensité de mes activités. En second, je dois bien dormir, au minimum huit heures, d’un sommeil de qualité que je prépare le soir. Dans ma journée, je dois avoir des moments de récréation, sport, dessin, peinture, rencontrer des gens, méditation. Me mettre moins de pression en diminuant mes attentes vis-à-vis de moi-même.

 

Des questions pour vous !

Où en êtes-vous par rapport aux maladies et petits bobos que vous attrapez ? Beaucoup, un peu ou jamais malade ? Pensez-vous que vous somatisez ? Si c’est votre cas, arrivez-vous à gérer votre état émotionnel pour ne plus tomber malade ? Je suis curieux de savoir si la somatisation des maladies est courante chez les zèbres.

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Je vous souhaite une journée en pleine forme et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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