Défi J84/100 Savoir que je suis surdoué !

A quoi sert de savoir que je suis surdoué

Temps de lecture estimé : 3 à 5 minutes.

A quoi sert de savoir que je suis surdoué, zèbre, haut-potentiel, avec une intelligence différente de la moyenne des gens ? Après quatre-vingt quatre articles à parler de surdouance et de moi, quel chemin ai-je parcouru ? Et quelle va être la suite de mon exploration de la zébritude ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

Au début, savoir que je suis surdoué a changé mon point de vue !

Au départ, je pensais que ça changerait tout dans ma vie, ça allait tout révolutionner. Je me rends compte qu’en fait, ça a dans un premier temps changé mon point de vue. Là où j’en suis je compare, je me souviens, j’observe, ce qui est surdoué et ce qui ne l’est pas. Je suis en phase d’observation et d’analyse.

Ma surdouance était la cause de tous mes problèmes !

C’était facile pour moi de mettre sur le dos de ma surdouance, tous mes problèmes, mes échecs, mes ruptures. Ça m’arrange bien de penser ça. J’ai trouvé un bouc émissaire, je me déresponsabilise en partie. Je dis ça parce que je subissais mon fonctionnement que je ne connaissais pas. Si j’avais su, j’aurais peut-être agi autrement.

Mais tout le monde a des problèmes !

En ce moment, je relativise le fait que mes problèmes proviennent de ma surdouance. Je m’aperçois que tout le monde a des problèmes de toutes sortes dans sa vie. Je ne suis pas le seul à avoir des tonnes de problèmes. Ce qu’il y a de bizarre, c’est que je ne vois plus mes problèmes comme des problèmes. J’ai l’impression qu’ils ont disparu ou que je me faisais du mauvais sang pour rien.

 

De savoir que je suis surdoué, rien n’a changé !

Concrètement, entre cet hiver où je déprimais et aujourd’hui où je me sens relativement équilibré, rien n’a changé dans ma vie. Je suis toujours en création d’entreprise, bien au chaud chez moi, j’ai la même vie sociale et le niveau de mon compte en banque est le même. J’ai peut-être construit quelques nouvelles relations, j’ai avancé dans le blogging, le soleil et le beau temps reviennent avec le printemps.

Être surdoué n’a rien de spécial !

Maintenant, je me demande ce qu’être surdoué a de spécial. A part des difficultés. Mais comme tout le monde en a, alors je me dis que les surdoués sont comme les autres. En fait, je suis comme tout le monde. Je ne vois plus les différences avec les personnes qui ne sont pas moi. A part que je n’aimerais pas avoir leur vie, que je trouve que certaines ne font rien de bien génial, d’intéressant, de motivant dans leur vie. Et que je ne vois pas pourquoi elles ne changent pas des choses.

Suis-je dans une phase de déni ?

Je me demande si je ne ferais pas une petite crise de déni. Pourquoi, ferais-je marche arrière dans ma démarche pour mieux me connaître ? Est-ce que je suis en train de baisser les bras ? Que se passe-t-il ? Pourtant je ne me sens pas en période de doute. Au contraire, je passe à l’action en ce moment et j’avance dans mes projets. En effet, j’ai repris le dessin et la peinture, je me suis défini des objectifs avec des actions à réaliser et des dates à respecter.

Savoir que je suis surdoué, je n’en fais plus tout un plat !

Voilà, je pense savoir ce qui se passe. Le coup de la nouveauté est passé, je me suis fait à l’idée d’être surdoué. J’en parle régulièrement et plutôt facilement. Et comme je me connais très bien, quand je découvre quelque chose qui capte mon attention et qui me plaît, je suis tout feu tout flamme au début. Puis après un certain temps, ça devient la routine.

Une fois la routine installée, je risque de tout oublier !

Je dois faire attention, car comme tout ce pour quoi je me passionne, mon étude sur la surdouance risque de tomber aux oubliettes. Il y a de fortes chances pour que ça passe, que je m’intéresse à autre chose. Je peux me faire happer par une autre activité, un autre sujet. Et j’aurais raison car “c’est tellement passionnant”.

C’est justement oublier ma surdouance que je ne veux pas !

Oublier que je suis surdoué, ça m’est déjà arrivé, il y a 7-8 ans. Et il y a un an ce sujet est revenu encore plus fort avec un burn-out. Si je continue à ne pas vouloir voir ma vérité en face, que je suis différent et que je dois apprendre à me connaître et à me piloter, je risque d’être à nouveau malheureux.

 

Oui, mais quoi faire après “savoir que je suis surdoué” ?

Je ne peux pas forcer les choses, mon cheminement intérieur. Mais je peux continuer volontairement sur mes études, mes recherches (non scientifiques) sur le sujet pour moi et pour mon blog. Et pour mes lecteurs par le biais de mon blog. Je dois persévérer. Est-ce que c’est ce que je veux ? Déjà, si je papillonne sans cesse d’un sujet à un autre jusqu’à ma mort, est-ce que je serai satisfait de ma vie ? En partie oui, car j’aurai appris et fait plein de choses. Et en partie non, car je n’aurai rien fait de concret, rien construit. Je n’aurai que consommé, ingéré, intégré.

L’importance de construire, de grandir, d’aller loin !

Alors qu’il est primordial pour moi de créer, de construire, d’apporter de la valeur, de partager, de donner. Et puis il faut bien vivre. A moins de vivre de boulot en boulot, mais je n’irais pas loin ainsi. Si, peut-être que je me retrouverais à l’autre bout du monde. Ou plutôt de l’autre côté de la Terre. Non plus. N’importe où dans le monde. “L’autre bout du monde” est une expression ridiculement erronée, il n’y a pas de bout sur une sphère. Bon je sais que c’est imagé. A moins qu’elle ne remonte de l’époque avant qu’on aie su que la Terre était ronde. Mais je ne comprends pas que cette expression ait perduré. Pareil pour “de l’autre côté de la Terre”. Ça voudrait dire que la Terre n’a que deux côtés et serait donc une surface avec un recto et un verso. J’aime décortiquer et savoir.

A quoi sert de savoir que je suis surdoué
A quoi sert de savoir que je suis surdoué ?

Savoir que je suis surdoué, les étapes suivantes !

J’ai la solution, je pense que je suis en accord avec elle. Je pense que la meilleure solution est de continuer à étudier la surdouance en général et ce en quoi elle impacte ma vie. Dans un premier temps, c’est déjà bien. Effectivement, je suis loin d’avoir fait le tour du sujet et il est vaste. Persévérer si je manque de motivation, d’intérêt. Si je suis passionné et que j’explore ce domaine, tout se fera tout seul. Je n’aurai même pas l’impression de faire des efforts. Je suppose que vous êtes contents de savoir que je vais continuer à m’occuper de mon blog sur les zèbres.

Toujours bon de faire un point par écrit !

Voilà, je ne le savais pas, mais j’avais besoin de faire un petit point avec moi-même pour me permettre d’avancer. Une manière de me recentrer sur ce qui est important pour moi. C’est bien de commencer un article sans avoir d’idée précise, en étant plus libre, je trouve des choses intéressantes à travailler pour moi. Et peut-être pour vous aussi. Au fait, je voudrais savoir s’il vous arrive comme moi d’écrire vos pensées pour les clarifier ? Et de vous sentir mieux après ?

Si vous voulez lire mon article sur la suite de mon blog pour les surdoués, cliquez sur le titre “Défi J80/100 Mes projets pour mon blog sur les surdoués !”

Je vous souhaite une journée resplendissante et vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

4 thoughts on “Défi J84/100 Savoir que je suis surdoué !

  1. La différence est peut-être dans le fait que certains ont une vie inintéressante et ça ne les gènes pas du tout.
    Alors que quelqu’un comme toi aura besoin d’un petit plus régulièrement dans sa vie pour être épanoui.

    -Apprendre quelque chose de nouveau
    -Se lancer des challenges
    -créer
    -vivre un changement professionnel, de ville, ou de pays…

    Se connaître, savoir comment on fonctionne pour ne plus être malheureux. C’est important.

    1. Bonjour Lucerolucerita Merci pour ton message, c’est sympa. En même temps c’est tellement difficile de faire le minimum dans sa vie, logement, travail, relations, que je comprends les personnes qui n’en font pas plus. Il faut qu’il reste de l’énergie et du temps pour les à côtés. Mais c’est peut être en faisant à la base des choses qu’on aime qui donne de l’énergie en plus. C’est ça que je veux faire, des activités qui sortent de l’ordinaire. Tu as raison, c’est important de se connaître. Merci et bonne journée. Raphael

  2. Bonjour Raphaël,
    Mêmes questionnements,mêmes doutes voire angoisses pour moi…et après? Oublierai-je ma douance alors qu’actuellement c’est la chose la plus importante qui soit? Tout feu tout flamme actuellement sur le sujet de la douance, depuis 2-3 ans déjà avec l’annonce de ma zébritude mais avec un processus : acceptation, s’informer (beaucoup!),pour soi pour aller mieux, puis maintenant se tourner vers les autres zèbres, un pic maintenant donc avec l’envie de partager, s’entr’aider avec d’autre personnes comme moi. Mais après, vais-je ´oublier’ ce sujet passionnant? Déjà ça m’apporte actuellement des rencontres et réflexions intenses et très positives, voire inédites…je pense que ça marquera durablement ma vie (en bien),et influencera la suite même si vu de l’extérieur,´rien n’a changé’, à l’intérieur, je veux croire que c’est un tournant et qu’un changement durable et positif s’est mis en place(il y aura des hauts et des bas mais ce sera un soutien, un guide).

    Qu’est-ce ça change dans la vie? Au lieu de me reprocher fortement mes faiblesses, ma différence, je sais que certaines spécificités sont intrinsèques (et non quelque chose que je peux et dois changer) et au lieu de me forcer (comme avant)à tenter d’être ce que je ne peux PAS être, j’ai à jamais les clefs pour savoir ce qui me convient ou pas, et j’agis désormais en fonction de ça, pas pour le confort mais c’est important si je veux être efficace et faire, accomplir, construire. L’objectif est le même qu’avant, accomplir des choses (un besoin chez le zèbre bien plus que chez les normopensants )mais au lieu d’être ignorante et en lutte contre moi-même, je cherche à accompagner ma nature dans le but d’exprimer mon potentiel…autant que je le pourrai. C’est un nouveau savoir-faire, comme le vélo, ou la peinture (!) je pense qu’une fois qu’on sait pratiquer ça ne s’oublie pas…on peut laisser de côté quelque temps mais un peu de pratique ça revient vite et les acquis sont bien là…et on peut même alors aller plus loin.
    Voilà…
    Et, oui j’adore écrire mes pensėes pour les clarifier et avancer ensuite ainsi encore un pas plus loin dans l’analyse…j’en remplis des cahiers, souvent la nuit au calme quand la pensèe se libère…

    1. Bonjour Christelle, merci pour ton long témoignage. Je suis heureux de voir que tu n’as pas oublié ta zébritude après trois ans. C’est bon signe pour moi qui ne désire plus oublier, mieux me connaître, accepter et me développer. J’apprécie de voir ton parcours qui fait écho au mieux, ça me rassure aussi de voir que d’autres zèbres vivent “de la même façon” la vie, les événements. Et merci aussi pour ta réponse à ma question par rapport à l’écriture. Ça a l’air de t’aider. Bonne journée. A bientôt. Raphael

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