Défi J93/100 La réserve de volonté du surdoué !

La réserve de volonté du surdoué

Temps de lecture estimé : 10 à 15 minutes.

Compte à rebours de la fin de mon défi : Plus que 8 articles. Vais-je tenir ?

Fort de ce que j’ai vécu dans ma journée d’hier, je prends conscience que ma réserve de volonté n’est pas inépuisable. Chaque matin après avoir bien dormi, je la retrouve remplie à 100%. Et au fil de ma journée, elle se vide au fur et à mesure de mes activités et mes questionnements. Qu’est-ce que le concept de la réserve de volonté ? Comment ça fonctionne ? Et comment bien savoir l’utiliser ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

De quelle volonté est-ce que je parle ?

Je voudrais préciser une différence. Dans le langage courant, la volonté signifie plutôt avoir une intention de passer à l’action qui valide la volonté. On dit qu’une personne manque de volonté, n’a pas beaucoup de volonté, quand elle ne veut pas vraiment, qu’elle n’a pas le courage et ne passe pas à l’action. “Elle ne fait pas tout son possible”. Comme s’il suffisait de le vouloir pour faire quelque chose. On ne peut pas obliger bien longtemps quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas, n’aime pas. Par contre, quand je parle de réserve de volonté, je parle d’une énergie naturelle et épuisable, que chacun a en soi en quantité limitée. Cette réserve peut heureusement se recharger. Et on peut la gérer comme l’argent sur un compte bancaire. Aussi, quand on n’a plus de volonté dans sa réserve, ce n’est pas facile de passer à l’action.

La réserve de volonté !

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parlé de la réserve de volonté. Il paraîtrait que chaque personne aurait une réserve de volonté quotidienne. Pour chaque jour, après une bonne nuit de sommeil à recharger ses batteries, notre réserve de volonté serait à son maximum de la journée, le matin. Bien entendu, la quantité de volonté de départ serait proportionnelle à son état d’esprit du moment, son moral, la qualité de la nuit, les problèmes ou les réussites d’alors. Si le mindset est positif (mentalité en anglais, terme fréquemment utilisé en développement personnel), la réserve de volonté pourra être à son maximum. S’il est négatif, le réservoir sera bas, dès le début de la journée, ce qui laisse présager une journée difficile.

La réserve de volonté du surdoué !

En ce qui concerne le surdoué, c’est plus compliqué, car il est sujet à l’ennui et le niveau d’intérêt dans ce qu’il fait influence grandement sa volonté à faire les choses. Plus il s’intéresse à ce qu’il fait, voire se passionne, plus il se sent porté par une énergie en grande quantité. Jusqu’à atteindre le flow, un état mental de concentration. Il peut alors se passer de réserve de volonté. S’il fait des choses qui sont contre ses valeurs, en lesquelles il ne croit pas ou n’aime pas, cela le coupera de toute énergie et volonté.

Comment se quantifie et se qualifie la réserve de volonté ?

Tout d’abord, je pense que c’est la quantité de volonté qui est primordiale. J’entends par là qu’il faut en premier avoir une quantité maximale de volonté avant de pouvoir parler de qualité de la volonté. Par exemple, si je me réveille après une mauvaise nuit ou que j’ai des problèmes en ce moment qui me plombent le moral, ma réserve de volonté ne sera remplie qu’à 50%. Je ne me sentirai pas en forme et je n’aurai pas envie de faire ce que j’ai à faire aujourd’hui. Non seulement je n’aurai pas beaucoup de volonté, mais en plus elle sera de mauvaise qualité. Ce que je ferai pourra être médiocre.

On profite plus longtemps d’une réserve de volonté de qualité !

Au contraire, si hier j’ai eu des bonnes nouvelles, si j’ai bien dormi pendant 9h et si je sais que je vais retrouver aujourd’hui des personnes que j’aime, non seulement ma réserve de volonté sera remplie à 100%, mais en plus, elle sera de très bonne qualité. Et ma réserve restera chargée à 100% pendant plusieurs jours, en dehors des besoins en sommeil. Certaines personnes semblent avoir comme ça une réserve de volonté inépuisable.

D’où me vient l’idée d’un article sur la réserve de volonté du surdoué ?

Ce que j’ai vécu hier m’a fait prendre conscience d’une chose importante pour mon organisation. Et je décide de passer à l’action en écrivant un article. Pour tout ce que j’ai à vivre et faire chaque jour, j’ai une certaine réserve de départ, d’énergie. Et cette énergie me donne la volonté de faire les choses que j’ai à faire. Énergie et volonté sont étroitement liées. Hier soir, après ma journée décousue, je me suis dit qu’il serait important que je prenne en compte dans mon organisation du surdoué, ma réserve de volonté. La première fois que j’en ai entendu parler, c’était dans des vidéos d’Olivier Roland, blogueur et influenceur sur Internet. Autre chose m’a inspiré cet article, le meet-up sur le thème de la maîtrise de son temps. Car nous n’y avons pas du tout parlé de la réserve de volonté que je pense être essentielle et en lien avec la gestion de son temps.

 

Utilisation de ma réserve de volonté sur une journée, mauvais exemple !

Comment j’ai utilisé ma réserve de volonté hier matin ?

Matin, réveil à 7h, toilette, petit déjeuner, trajet vélo sur Lyon. Question, ai-je le temps de faire du sport ? Puis petite séance de quinze minutes de sport sur les quais du Rhône. Pour arriver à l’heure à mon meet-up sur le thème de l’organisation du temps des freelances, un atelier collaboratif de 3h30. En rentrant chez moi, question, passant devant le lieu où je pratique mon sport, est-ce que je m’offre un petite séance ? Non, je n’ai pas le temps. Jusque là, je me sens en pleine forme. Je rentre, je mange, je vais acheter des fruits et légumes bio. Je dois faire mon article du jour, mais je repousse le moment de m’y mettre alors que je n’ai que 2h30 devant moi. Mon énergie commence à baisser.

Comment j’ai utilisé ma réserve de volonté hier après-midi et soir ?

J’écris mon article sur la stigmatisation du surdoué. J’ai fait l’essentiel de ce que j’avais à faire dans ma journée, mais il me reste à finaliser mon article, ce qui n’est pas rien. Je mange et je pars pour retrouver des amis au vernissage d’un salon d’Art. Je suis en forme au début, puis je sens que je fatigue, je décide de quitter mes amis. Je rentre, je me sens un peu lourd, pas très envie de travailler sur mon article, j’ai peu d’énergie. Bien besoin de faire le plein d’énergie. Comme je parque mon vélo dans mon atelier, au passage je m’offre une séance de créativité, pour me faire plaisir. En espérant retrouver un peu de volonté. Je suis content de mes quatre petites oeuvres réalisées. Je me sens un peu mieux. Chez moi, je prends une petite collation pour prendre des forces.

Je pioche mes dernières forces dans ma réserve de volonté !

Je prends conscience de ma réserve de volonté et je réalise un schéma dans mon bullet journal, pour ne pas oublier cette prise de conscience. Il me reste tout juste de quoi finir mon article, j’ai juste le temps et la force de le relire, le corriger, le mettre en page et le publier. Je finis à 23h45 alors que je me suis levé à 7h. Je fais ma toilette et je me couche. Ouf, je m’endors tout de suite, me lève une fois dans la nuit pour aller aux toilettes et me lève sans réveil à 7h30 ce matin. Je fais ma toilette, prends mon petit déjeuner. Et surtout je commence par le plus important tout de suite, écrire mon article. Profitant de ma réserve de volonté remplie à 100%.

 

Feed-back sur l’utilisation de ma réserve de volonté sur une journée !

J’ai eu la chance de bien dormir et de pouvoir bien remplir ma réserve de volonté. Mais si chaque jour est aussi tendu et que j’épuise jusqu’au soir à zéro ma réserve, je risque de frôler le burn-out. Je devrais peut-être m’économiser un peu. En effet, je me souviens de périodes où je me couchais tard, tombant dans mon lit littéralement épuisé. Je pense être workaholic, une personne dont la drogue est le travail. Et être aussi hyperactif, j’ai besoin de bouger beaucoup, d’avoir de nombreuses activités dynamiques, de toujours être en mouvement.

 

Je veux tirer des leçons de mon vécu !

Tirer des leçons ne se fait pas tout seul. Le vécu ne devient expérience qu’après en avoir fait une analyse, tiré des leçons. Mais les leçons et les prises de conscience ne servent que si l’on passe à l’action. Pour ne plus recommencer les mêmes erreurs et pour bien se rappeler ce qui fonctionne bien. J’espère retenir cette leçon et pour cela j’écris cet article sur ce sujet. Voilà donc comment j’ai utilisé hier d’une façon inappropriée ma réserve de volonté. J’espère bien ne pas revivre des journées comme hier à courir dans tous les sens et à gaspiller mon énergie et ma volonté. Comment est-ce que je peux m’organiser autrement afin d’optimiser l’utilisation de ma réserve de volonté ?

 

Comment optimiser l’utilisation de ma réserve de volonté ?

Je dois d’abord tirer des leçons de mes journées difficiles. Et je commencerai par parler de tout ce qui épuise ma réserve de volonté et qui ne m’apporte rien de constructif. Je cherche à utiliser au mieux la quantité de volonté que j’ai. Je ne veux plus la gaspiller car c’est à mon détriment, celui des autres, contreproductif, ne m’aide pas à avancer dans mes projets.

 

Les choses qui épuisent la réserve de volonté !

Faire des choix puise dans ma réserve de volonté !

Le surdoué se pose beaucoup de questions et cela puise dans sa réserve de volonté. A chaque choix, question, hésitation que j’ai, je paie en prenant dans ma réserve de volonté. Je me souviens des périodes où j’étais en grand doute existentiel, ma réserve de volonté était complètement vide dès le début de ma journée. Et c’est horrible de vivre des journées ainsi, sachant que je devais aller travailler, atteindre des objectifs. Mais où allais-je prendre l’énergie, le dynamisme qu’il me fallait pour faire cela ? Dans mes dernières forces, mes forces vitales. Je comprends comment je suis arrivé au burn-out plusieurs fois. Dans le burn-out en phase avancée, on n’a même plus de forces vitales pour se lever le matin, faire les choses simples de la vie. On est un zombie, faisant des choses sans joie et sans dynamisme, par automatisme, avec dégoût et désintérêt.

Me poser des questions puise dans ma réserve de volonté !

Combien de questions nous posons-nous chaque jour ? Est-ce que je vais faire ceci ou cela ? Comment vais-je le faire, avec qui ? Pourquoi … ? Des questions pour de simples choix, chemise bleue ou rouge ? Comme des questions plus impactantes, sur d’autres personnes et dans la durée, comme “dois-je travailler pour ce client ?” Chaque questionnement a sa charge émotionnelle et coûte une certaine quantité de volonté. De plus une question en soulève plusieurs autres et la réflexion induite puise aussi dans la réserve.

La cogitation, le ressassement épuise ma réserve de volonté !

C’est ce qu’il y a de plus consommateur en énergie et volonté. Là, je me trouve dans la partie des questionnements qui n’ont jamais trouvé de réponses. Quand je ressasse des histoires anciennes, des unfinished business. Comme les appelle Jean-Jacques Crèvecoeur qui l’a repris à d’autres, j’ouvre les vannes en grand de ma réserve de volonté. Et c’est le grand gaspillage, comme un robinet d’eau chaude oublié ouvert à fond. Le cumulus d’eau chaude se vide et quand j’en aurai besoin, l’eau sera froide. En même temps, le fait de ressasser signifie quelque chose, une partie de moi recherche des solutions. C’est alors le moment pour soi de faire une auto-analyse en écrivant à ce propos et percer l’abcès, le purger. Et ensuite retrouver de l’énergie, de la volonté et se libérer d’un poids.

Être en résistance épuise ma réserve de volonté !

Je me rappelle des situations dans lesquelles je n’étais pas d’accord avec des personnes ou des événements qui m’étaient arrivés. Je me sentais en résistance, fermé et énervé. Ce genre de réaction brûle beaucoup de volonté, d’énergie. Là, je vois encore le lien étroit entre volonté et énergie. Et je pouvais rester avec ma colère pendant des heures voire des jours. Je vois comment tout cela me volait toute ma volonté et pourquoi je ne faisais pas grand chose de mes journées. Sans volonté, impossible d’avancer. C’est pourtant moi qui me mettais dans cet état et voulais y rester. J’en était responsable, de ma réaction.

Fatigué rien que d’y penser !

Toutes ces questions, choix à faire, relations, demandes des autres vont puiser au fur et à mesure de la journée dans ma réserve de volonté. Les zèbres cogitant beaucoup plus que les autres, leur réserve peut se vider plus rapidement. Je comprends pourquoi je sens qu’au fil de ma journée, j’ai de moins en moins envie de faire les choses. Matin, midi, après-midi, début de soirée et soir. Si à la fin de ma journée, il me reste des choses importantes à faire qui nécessitent du temps, de la concentration, je serai d’autant plus épuisé à l’avance en y pensant.

Faire des choses par obligation puise dans ma réserve de volonté ou l’augmente !

Je m’aperçois que le simple fait de penser à des choses, comme effectuer une tâche que je n’ai pas envie de faire, me coupe de ma volonté, me paralyse, m’épuise, me démoralise. Et paradoxalement, une fois que j’ai effectué une tâche pénible, voyant que je l’ai réalisée avec succès, je me félicite et gagne en augmentant ma réserve de volonté.

 

Ne pas confondre réserve de volonté et réserve d’énergie !

La volonté dont je parle est en effet une forme d‘énergie, mais n’est pas non plus de l’énergie. Pour illustrer, je peux très bien avoir une grande réserve de volonté, mais je peux très bien ne pas avoir envie de faire certaines choses, comme travailler.  Et je préférerais plutôt me détendre, m’amuser ou être avec des amis. Ce qui me fait dire que la réserve de volonté à laquelle je pense a son importance pour le travail, la production, le passage à l’action, les choses obligatoires. Mais en effet, il peut aussi être difficile de savoir où se trouve la limite entre le travail et le plaisir, les loisirs. Par exemple quand une personne a un travail qui la passionne, elle n’aura pas l’impression de travailler. Elle aura une grande réserve de volonté de qualité à condition d’observer quelques règles comme bien recharger ses batteries.

La réserve de volonté du surdoué
La réserve de volonté du surdoué !

Comment maintenir à un niveau élevé sa réserve de volonté ?

Après avoir vu ce qui épuise la réserve de volonté, je vais aborder les aspects plus positifs pour remplir sa réserve de volonté, la maintenir à un niveau suffisant pour avancer dans ses projets. Soit en faisant ou en évitant des choses pour en avoir en plus grande quantité, soit pour en avoir de meilleure qualité.

Régler vos problèmes, vos unfinished business !

Autant commencer par le plus gros dossier. Réglez vos problèmes, vos histoires qui ne sont pas finies, vos unfinished business. Auxquelles vous pensez encore longtemps après, des semaines, des mois et des années. Personnellement, j’ai rompu en amour, en amitié et au travail avec des personnes d’une façon tellement dramatique, que j’y ai repensé des dizaines d’années après. En regrettant la manière dont je m’y étais pris. Je gardais tout pour moi. Jusqu’au jour où je cassais la relation violemment sans explications. Tout me semblait compliqué, j’étais confus et je ne savais pas expliquer les choses que je ressentais. J’ai revu quelques personnes et je me suis expliqué pour finir mes histoires. Pour les autres, je l’ai fait dans ma tête, comme si elles avaient été devant moi. Et si je les croise un jour, je saurai quoi dire et comment, les écouter aussi.

 

Savoir prendre des décisions rapidement pour épargner ma réserve de volonté !

Des difficultés à prendre de simples décisions !

Exercice très difficile pour les zèbres avec leur pensée en arborescence qui ne leur facilite pas la prise de décision. Trop de choix, trop de critères, tuent le choix. Quand j’étais enfant et jeune adulte, j’étais trop souvent dans l’incapacité de choisir, perdu dans ma réflexion. A vouloir faire le meilleur choix, par peur de faire le mauvais choix. Pour choisir le parfum de ma glace, un T-shirt, si je dois lire ce livre ou un autre, aller à la piscine ou pas. Je restais bloqué. Seul, ça ne posait pas trop de soucis, je perdais juste du temps. Mais en groupe, j’étais celui qui retardait les autres, ce qui me mettait encore à part. Ça énerve les autres de voir une personne qui ne sait pas ce qu’elle veut. Je perdais beaucoup de temps et de volonté pour de simples choses qui n’en valaient finalement pas la peine.

Des difficultés à prendre de grandes décisions !

Alors imaginez de grandes décisions, comme une relation amoureuse ou démissionner. Trop de questions soulevées. Avec une personne j’ai mis le temps de la relation avec de la quitter, soit quatre ans. Car je le savais depuis le début. D’autres grandes décisions difficiles à prendre, faire des réparations sur une voiture. Choisir un matériau pour mon appartement. Changer de machine à laver le linge. Il y a des situations plus urgentes que d’autres et j’ai horreur d’être stressé par les autres. Je suis le seul dont je supporte la pression. Le plus simple pour moi était de laisser aller la situation ou de ne rien faire du tout. Après, vous me direz que ça arrive à tout le monde de ne pas savoir quoi choisir.

Aiguiser sa prise de décision !

La pouvoir de décision est comme un muscle, il faut s’en servir beaucoup pour apprendre à bien décider et rapidement. J’ai appris cela dans les livres d’Anthony Robbins, coach en développement personnel. Et cela fait plus de huit ans que je travaille ce muscle au quotidien. Pas toujours facile, il m’arrive encore de bugger pour choisir une boisson dans un bar. A tout moment nous avons des choix à faire, des décisions à prendre. L’idéal est de trancher le plus rapidement possible, le faire souvent aide à s’améliorer. Pour perdre le moins de temps, d’énergie et de volonté possible. Surtout sur des choses simples. Autant garder de l’énergie pour les choix plus importants.

Ne pas regretter son choix pour conserver les bénéfices d’une prise de décision rapide !

Après avoir choisi rapidement et pour que cela fonctionne, il ne faut pas regretter son choix. Sinon, tout est à recommencer. Donc par exemple, au restaurant, je regarde rapidement les menus, je choisis vite sans revenir sur mon choix. De toute façon si je regrette, je ferai mieux la prochaine fois. Choisir le plus vite possible devient même un jeu avec moi-même, un défi. Est-ce que je veux aller à la piscine puisque j’ai le temps ? Réponse oui en une seconde, l’instant d’après je prépare mes affaires et je programme le départ. En fait, se relier à son ressenti, ses émotions, se faire confiance à soi et à son intuition aide beaucoup à la prise de décision. D’après les derniers résultats des recherches en neuroscience, ce ne serait pas le cerveau qui décide mais le coeur. Le rôle du cerveau est d’analyser.

 

Des routines pour économiser notre réserve de volonté !

Les routines aident à se poser les questions une bonne fois pour toutes, au lieu de se les poser sans arrêt. Nous faisons régulièrement les mêmes choses, actions et activités, quotidiennement ou hebdomadairement. Pour les faire, nous nous posons des tonnes de questions et cela puise dans notre réserve de volonté. Pourtant nous pourrions faire des économies de volonté. Comment ? En mettant en place des routines journalières ou hebdomadaires, comme un rituel. A la même heure. Par exemple le matin ou le soir. Le matin, se lever, petit déjeuner et faire sa toilette sont des routines qui fonctionnent très bien. Les avantages ? Moins de questions, gain de temps en organisation et aussi en réalisation. Car avec l’habitude, nous irons plus vite. Par contre cela demande une certaine régularité, pour obtenir les bénéfices.

La réserve d’énergie alimente la réserve de volonté !

Comment faire le plein d’énergie, comment augmenter sa réserve de volonté ? Faire des choses que j’aime, qui me passionnent, prendre de vrais pauses qualitatives, bien dormir, faire de la méditation. M’amuser, découvrir de nouvelles choses, rencontrer d’autres personnes, rire. Me nourrir suffisamment et sainement, supprimer les aliments gras (fritures), raffinés (à base de farine de blé blanche) et sucrés sauf les fruits. Chacun a des préférences. Tout cela contribue à augmenter mon niveau d’énergie. Et quand je me sens bien et en forme, ma réserve de volonté se recharge. C’est pourtant tout ce que l’on néglige par manque de temps, surcharge de travail et d’activité. On dort moins, on mange mal, on s’oublie, on ne s’amuse plus.

Travailler son état d’esprit !

Ça peut être en étant dans le flow, la fluidité, la souplesse, l’ouverture d’esprit, des états d’esprit positifs qui consomment peu de volonté. Le flow est un état mental vibratoire qui permet une grande concentration sur ce qu’on fait. J’ai d’ailleurs écrit un article intitulé le flow du surdoué. Mais c’est surtout avoir un état d’esprit positif qui aidera à avoir une réserve de volonté importante et de qualité.

 

Le travail des priorités !

Qu’y a-t-il de plus important à faire dans ma journée ? Si je le fais le matin et que j’ai fini, serai-je satisfait ? Et si je passe ma journée à faire plein de petites actions et que je traite mon dossier en fin de journée, comment vais-je me sentir ? D’attaque ou pas ? Je pense que je serai plus en forme le matin bien sûr. Et je me sens découragé le soir avant même de travailler. Quand je commence un travail à 18h qui va me prendre 5h pour le réaliser, ça commence mal. Je me génère moi-même mon stress en ne m’organisant pas de la façon optimale.

Découper les projets en petites actions actionnables !

Je me base sur le livre “Priorité aux priorités” de Stephen Covey, que j’ai lu deux fois en huit ans, un gros pavé. L’idée est de placer dans mon emploi du temps mes plus gros et plus importants dossiers, donc ceux qui me rapportent de l’argent dans ma journée de travail. Sur des grandes plages horaires. Et de placer entre, les grosses tâches (pistache). Et ensuite de placer des petites actions entre tout ça, si j’ai le temps. Pour cela, il faut faire une liste des petites actions à faire et y attribuer une durée pour les faire. Actions tirée des sous-objectifs, obtenus à partir des moyens et des grands objectifs, eux-mêmes provenant des projets. Découper les projets en objectifs, les objectifs en actions et les actions en petites actions. Facile à dire, facile à faire.

Relier mes priorités à ma réserve de volonté !

Si je mets en lien ce travail sur mes priorités avec la réserve de volonté, j’obtiens le résultat suivant. Au moment où ma réserve de volonté est la plus importante, le matin, je travaille sur mes projets les plus importants tout de suite. Si vous n’y arrivez pas et que vous avez un problème de procrastination, allez lire mon article sur la procrastination du surdoué. Si vous n’êtes pas motivé, demandez-vous si vous faites le métier de vos rêves ou si vous travaillez dans de bonnes conditions ou avec les bonnes personnes. Bref ici, c’est un article qui parle de la réserve de volonté, je ne peux pas aborder tous les sujets non plus. Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce que vous attendez ? Votre prochaine vie ? Désolé, vous n’aurez pas de seconde chance. Mais de quoi je me mêle ? Je croise les doigts pour que ça marche pour moi.

Concrètement, comment vais-je faire ?

Je vais tout programmer dans mon agenda papier (pas électronique pour moi). Je procède par plages horaires, tout comme un rendez-vous, mais avec moi-même. Quand je travaille, je ne suis pas disponible pour les autres qui me laisseront leur message. Donc mon idéal est d’écrire mon article, travailler sur les grosses tâches dès le matin, sur deux à six heures. Et si je le finis en fin de matinée ou au milieu de l’après-midi, bingo. J’ai le temps ensuite de traiter mes mails, de faire ma veille, mon administratif. Travailler sur mes comptes de réseaux sociaux. Vous comprenez que pour les petites actions, j’ai besoin de moins de volonté. Ce qui peut très bien correspondre au niveau de ma réserve de volonté après avoir travaillé six heures sur un article et fait une pause déjeuner.

 

Quoi faire avec une petite réserve de volonté ?

Moins j’ai de volonté dans ma réserve, plus je dois faire des choses qui me plaisent ou des actions qui ne demandent pas trop de concentration, de temps, de volonté. Donc en fin d’après-midi je ferai plutôt des activités sportives ou artistiques pour me détendre. Je peux aussi très bien rencontrer des amis ou des professionnels dans des meet-up. Et là, je sens que j’ai trouvé mon équilibre. Par contre si j’ai un meetup super intéressant le matin, ça met le bazar dans mon organisation. En effet, je dois penser à mettre mes rendez-vous en fin d’après-midi, pour que j’aie bien le temps de travailler sur ce qui est prioritaire le matin.

Lien entre stress et réserve de volonté !

Il y a un lien entre ma réserve de volonté et la pression que je me mets dans une activité. Par exemple si je peins pour le plaisir, ça ne va pas consommer beaucoup de ma volonté. Le moment idéal est en fin de journée ou en soirée. Une bonne manière de me préparer à un sommeil calme. Si je dois peindre pour une exposition dans un mois, cela va me mettre de la pression, du stress. Et je devrai avoir besoin de plus de volonté pour m’y consacrer et peut-être peindre le matin. Le bon stress peut dynamiser ma réserve de volonté. Et le mauvais stress complètement l’anéantir.

Que faire si je n’ai pas une grande réserve de volonté le matin ?

Si je n’ai pas assez ou bien dormi, je préfère dormir une ou deux heures de plus pour être en forme et faire le plein de réserve de volonté. Heureusement que je n’ai pas un job avec des horaires en ce moment, je crée mon entreprise. Mais normalement, je me couche suffisamment tôt pour avoir entre sept à huit heures de sommeil par nuit en me réveillant entre sept et huit heures. D’où le deuxième intérêt à ne pas mettre de rendez-vous le matin, je peux me lever plus tard sans avoir à décommander le rendez-vous. Si ce n’est pas une question de sommeil mais seulement d’envie, alors je peux faire d’une demi-heure à deux heures, une activité ludique créative et plaisante.

Recharger ma réserve de volonté !

Comment recharger ma réserve de volonté de façon dynamique et positive ? Pour moi, c’est chanter en anglais sur des vidéos de YouTube avec les paroles, peindre, dessiner ou coudre des tableaux ou dessins. Danser dans mon salon de 50 m2 presque sans meubles, pratiquer du sport de façon dynamisante. Je peux aussi mixer ces activités. Je vous laisse faire une liste de ce qui vous met en joie. En plus ça aide à l’ouverture d’esprit, à l’intuition, à la créativité. Mais peut-être que je peux aussi faire chaque matin une demi-heure seulement d’une activité créative pour me mettre dans le bon mindset ? En général, après ça, j’ai fait le plein de bonheur et de volonté. Je passe plus facilement à l’action professionnellement.

 

Me restera-t-il assez de volonté dans ma réserve de volonté pour ce soir ?

Tiens ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit un long article comme celui-ci. 16h30, presque 4900 mots en cinq heures, tout de tête et sans me plonger dans d’autres articles, livres ou vidéos. Les derniers articles avoisinaient les 2000 mots. Je vous raconte la suite de ma journée ? Chouette, j’ai fini de rédiger mon article à l’heure prévue, mon alarme vient juste de sonner. Je vais dîner, oui je dîne avant 17-18h. J’ai écrit un article sur mon alimentation du surdoué. Puis trajet en vélo, séance de sport au soleil au bord du Rhône avec des potes. Trajet vélo et meet-up à Villeurbanne avec le groupe Facebook “apéro vidéo lyonnais”. Retour chez moi à 22h30, correction, mise en page et programmation de mon article pour sa publication demain matin. Je vous dirai si j’ai assez de volonté dans ma réserve de volonté pour faire tout ça.

Ce que j’ai finalement fait le soir !

Paragraphe ajouté le lendemain. Le meet-up sur la création audiovisuelle était super, j’ai rencontré et parlé avec des professionnels géniaux. Du coup je me suis couché sans avoir finalisé mon article, fait le lendemain. J’ai voulu prendre mon temps et ne pas me mettre trop de pression, car je trouve cet article important. Au lieu de le publier le matin, je le publie l’après-midi, donc je tiens bon mon défi. Je me sens tout de même un peu fatigué le lendemain, j’estime ma réserve de volonté à 70%, ce qui me suffit pour finir cet article, créer une illustration. Mais je ne sais pas si j’aurai assez de volonté dans ma réserve pour écrire un article pour demain. Il se peut que je le fasse pour le jour-même. M’accorder une certaine souplesse m’aide à ne pas trop dépenser de volonté, surtout à un moment où elle n’est pas au top. C’est moins d’exigence envers moi-même, de perfectionnisme, exactement ce dont j’ai besoin.

Voici les réalisateurs qui ont présenté leur travail audiovisuel, au meet-up et avec qui j’ai discuté : Lorenzo Papace, Vincent Verzat de “partager c’est sympa”, Thomas Blanchard. En bonus un quatrième : Alex de la chaîne YouTube Nexus VI. J’en ai aussi rencontré d’autres mais sans échanger de liens.

 

Des questions pour vous !

J’espère que cet article vous aidera autant qu’il m’a aidé à analyser, synthétiser ma pensée et à m’organiser. Saviez-vous que nous avons tous une réserve de volonté ? Qu’elle s’amenuise au fil de la journée et de nos activités ? Je vous ai donné mes astuces pour la maintenir à flot. Je pense que cet article est important pour moi, je connais la puissance de l’oubli de mon inconscient lors de mes prises de conscience comme celle-là. C’est pour bien garder cela en tête que j’ai voulu mettre à plat toutes mes idées à ce sujet. Ça pourrait être bien de relire cet article et de l’améliorer régulièrement, chaque semaine pendant un mois puis une fois par mois. A travailler comme un outil à mon service.

 

Si cet article vous a plu, merci de le liker, de le partager ou de mettre un commentaire ci-dessous.

Je vous souhaite une journée avec une réserve de volonté vitaminée et ensoleillée ! Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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