Reprendre un rythme normal / Défi confinement J43-49 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier, quarante-neuvième jour de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier après une semaine sans avoir écrit d’article. A une semaine de la fin du confinement, je me prépare à reprendre un rythme normal. J’essaie d’évaluer l’impact qu’aura eu le confinement sur moi et de tirer des leçons de cette expérience inédite. Je pense avoir trouvé en moi des trésors, des ressources intérieures, derrière les aspects négatifs. J’avais de toute façon cet état d’esprit positif dès le début de cette période d’enfermement et je savais que des choses allaient changer en moi. Même si j’ai vécu une traversée du désert en plein milieu, une période de doute pendant deux semaines. Un effet de plateau ou de creux, où rien de spécial ne se passait. Ce qui est tout à fait normal d’après mon expérience. Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 5 à 10 minutes

Dernière semaine de confinement en France !

Cette semaine est en principe la dernière ligne droite du confinement en France pour cause de “coronavirus Covid-19 SARS-CoV-2”. On ne sait plus comment l’appeler. Le déconfinement progressif est programmé du 11 mai au 24 juillet 2020 si les chiffres de la pandémie sont concluants. Le fait de rester chez moi a modifié mon mode de vie comme pour beaucoup de gens. Je n’arrive pas encore à évaluer les changements mais je vais essayer de faire un petit bilan dans cet article d’aujourd’hui. Aussi cette semaine je me fixe comme objectif de reprendre un rythme normal. Enfin je veux dire mon rythme normal de zèbre mais en tenant compte des leçons que je vais tirer de mon expérience de confinement.

Les changements dans ma vie de zèbre !

Sortir ou ne pas sortir ?

J’étais habitué à avoir des activités sociales diverses presque chaque jour ou soir. Et du jour au lendemain, tout s’est arrêté comme pour la moitié de l’humanité. Pourtant dans le quartier populaire dans lequel je vis, la vie semblait encore être présente dans les rues et sur les places. Cela m’a amené à réfléchir au choix de ces personnes, comme à mon choix d’obéissance civile. Je n’ai vu, de mes propres yeux, aucun malade en ville ou dans les transports en commun depuis le mois de janvier. J’ai passé un mois complet chez moi à ne sortir qu’une fois par semaine pour récupérer de la nourriture freegan. Depuis un mois, je sors une heure par jour. J’ai eu le déclic quand j’ai commencé à faire des cauchemars très violents de meurtres, bagarres et monstres. Je me suis dit que rester chez moi était dangereux pour moi. 

Mon besoin de sortir chaque jour !

Je tire une leçon de cela. Travaillant chez moi ou dans un atelier dans l’immeuble voisin, j’ai l’habitude de sortir chaque jour au moins une heure. Ne sortant plus, j’ai commencé à me sentir mal et emprisonné. Privé de l’air extérieur, de soleil, de marcher librement, de rencontrer des gens et de discuter avec eux. Je me rends compte de mon besoin fondamental et vital de tout cela pour me sentir bien, nourrir mon corps, mon mental et mon esprit. Car il n’y a pas que les aliments et l’eau qui constituent ma nourriture. Il y a aussi l’air, le soleil, le paysage, la nature, la beauté, les rencontres, les contacts physiques, les discussions. Tout ce dont nous avons presque tous été privés pendant bientôt deux mois. Une vraie punition pour un peuple infantilisé et endormi par un discours soit-disant responsabilisant, au vrai culpabilisant.

Mon équilibre énergétique rompu !

Ne pouvant plus sortir, je ne me suis pas dépensé autant qu’avant. Alors que mon alimentation est restée la même avec mes conventionnels trois repas par jour. J’ai entendu dire que beaucoup de gens s’étaient réfugiés dans la nourriture pour compenser, sans pour autant équilibrer le manque d’activité avec du sport. Prendre des kilos était prévisible mais combien sont tout de même tombés dans le piège. J’ai moi aussi vu ma petite bouée autour du ventre s’épaissir malgré mes mille abdos tous les jours ou deux jours et ma séance de danse quotidienne de trente minutes. Non, vision d’horreur, ce petit bourrelet qui est le début de la fin. Plus question de me laisser aller, je me reprends en main immédiatement.

Alimentation, reprendre un rythme normal pour moi !

Je n’ai pas supporté de faire autant d’efforts sportifs non récompensés. Tout ce temps perdu à faire des abdos et voir mon bide. Il était hors de question que je retourne ainsi dans la vraie vie. Surtout avec les beaux jours qui arrivent. Puis je me suis dit que j’ingérais sûrement plus de calories qu’il n’en fallait en cette période de sous-activité physique, bien que je continue à respecter la règle de dîner le plus tôt possible avant 18h. Je viens de procéder à un petit changement dans mon alimentation pour retrouver un équilibre.

Le “fasting”, un jeûne intermittent !

Je m’inspire du “fasting”, un jeûne dit intermittent que je trouve très perfectible. Il consiste à sauter le petit déjeuner, à déjeuner entre 12 et 14h et à dîner en respectant 16h entre le dîner et le déjeuner du lendemain. Tous les jours. Je connais un coach qui le pratique et qui a des résultats intéressants pour ne plus prendre de poids. J’ai aussi eu l’occasion de le pratiquer de nombreuses fois mais sans le généraliser. A chaque tentative, je me levais le lendemain matin avec l’impression d’avoir un ventre plat. Personnellement, je ne trouve pas correct de ne pas petit déjeuner alors que tout le monde dit que c’est le repas le plus important de la journée. Pourquoi tout le monde dit ça et beaucoup n’en font rien ? Dans le milieu du sport, j’ai aussi entendu dire que le dernier repas doit être pris avant 18h.

Mon jeûne intermittent de l’indépendant !

Du coup, je viens de créer le “jeûne intermittent de l’indépendant”. Oui parce qu’il est plus facile de le pratiquer quand on travaille à son compte. Alors depuis la semaine dernière, je ne fais plus que deux gros vrais repas équilibrés par jour. Un le matin vers 10h après avoir respecté une durée de 16h entre ce repas et le dîner de la veille avant 18h. La médecine chinoise recommande aussi de manger les aliments sucrés vers 16h.

Mes résultats !

En plus de ce régime alimentaire, je pratique une nouvelle technique d’abdos bien plus efficace que les précédentes. Allongé sur le dos et me tenant au bas de mon canapé, je monte mes jambes à la verticale et les descends à l’horizontale sans toucher le sol, pour remonter ensuite et ainsi de suite. Depuis une semaine, je n’ai plus la sensation d’avoir un ventre gonflé, je me lève le matin avec l’impression d’avoir un ventre plat et je me sens plus léger. J’ai assez d’énergie pour ma journée. Surtout en cette période de confinement où mes activités sont réduites. Après le confinement, je m’autoriserai un encas supplémentaire vers 14h si j’ai besoin de plus d’énergie. Tout en continuant à respecter mon jeûne intermittent de 16h. Si je suis invité à dîner, je mangerai très léger tout en prévenant mes hôtes. J’ai vu poindre 4 abdos depuis.

En plus je gagne du temps !

Je me rends compte d’une autre chose très importante pour moi qui cours après le temps et qui me plains de ne pas en avoir assez pour faire tout ce que je veux. Je gagne une heure à une heure et demie par jour en faisant un repas de moins. C’est aussi moins de préparation et de rangement. De plus, manger moins dit logiquement avoir moins besoin 

d’éliminer. Un grand avantage pour moi qui ai tendance à avoir une digestion rapide qui me sollicite trop souvent… Là aussi, je gagne du temps. Je devrais franchement créer un blog pour avoir la ligne.

Reprendre un rythme normal mais le mien !

Je n’ai plus envie que la société me dicte mon mode de vie. J’ai envie de trouver mon propre rythme de vie adapté aux besoins de mon corps et de mon esprit. Il n’est plus question pour moi de me laisser aller, voir se dégrader mon corps, de “manger bêtement ce qu’on me sert”, façon de parler. Pour répondre aux besoins des autres et de la société qui imposent leur stress, leurs cadences, leurs horaires et urgences … Même si je vis en société et connecté à d’autres personnes, je m’autorise tout de même une certaine souplesse à condition que les autres comprennent mon point de vue et acceptent aussi une certaine souplesse. C’est 50/50.

Mon horloge biologique s’est déréglée !

Depuis cinq mois, mon horloge biologique semble déréglée. Et encore plus depuis le confinement. Mes troubles du sommeil sont de plus en plus importants. Bien que je me couche dès le passage du train du sommeil, c’est-à-dire quand je baille le soir, j’ai du mal à m’endormir. Peut-être que mes activités du soir ne sont pas assez calmes. Il est préconisé de réduire la luminosité et d’avoir une activité calme comme de la lecture pas trop sérieuse deux heures avant d’aller au lit. Et sans “écran” ce qui veut dire sans télévision, tablette ou smartphone. Je m’endors au bout d’une ou deux heures. Et je me lève plusieurs fois par nuit pour aller aux toilettes bien que je ne boive presque plus rien à partir de 18h, sinon une gorgée d’eau de temps en temps. Plus des difficultés d’endormissement en pleine nuit et plein de rêves.

Sommeil, reprendre un rythme normal !

Pendant la dernière semaine de confinement, j’ai décidé de reprendre un rythme de vie “normal”. En me couchant vers 22-23h pour me lever naturellement sans réveil entre 8 et 9h au lieu de me coucher à 1h et me lever vers 10-11h. J’ai la chance de ne pas devoir me lever tôt et à heure fixe pour aller au travail puisque je travaille chez moi. Mon voisin, qui se lève six jours sur sept à quatre heures du matin et cumule deux jobs pour le plaisir d’avoir plus d’argent, ne travaille plus depuis le confinement. Il est tellement pris par son rythme décalé qu’il fait totalement le contraire pendant ses vacances imposées. Regarder les programmes de Netflix jusqu’à 6h du matin, dormir ensuite pour se lever en fin d’après-midi. Je le plains. Je lui souhaite de reprendre rapidement un rythme normal de sommeil.

Mes résultats !

Depuis deux nuits, je me couche avant 23h et depuis deux jours, je me lève naturellement sans réveil vers 8h du matin. Ce ne sont que deux jours de test mais les résultats sont immédiats. J’aime bien sentir que j’ai une longue journée devant moi. J’aime aussi travailler tard le soir sur mes dessins. L’idéal serait pour moi de n’avoir besoin de dormir que 6h en me couchant à minuit et en me levant à 6h. Mais j’ai besoin de mes six cycles de 1h15 de sommeil. Je le sais car j’ai passé deux ans à le calculer chaque nuit. Soit 7h30 de sommeil ininterrompu. Ou un peu plus si je me lève la nuit. Autant compter 8h au lit. J’ai écrit deux articles, un sur mes troubles du sommeil et un où je donne des conseils pour un bon sommeil de zèbre.

Pouvoir consacrer plus de temps à mes projets !

J’ai bien envie de reprendre un rythme normal, retrouver ma vie d’avant mais le confinement m’a permis de découvrir quelque chose sur mes besoins. Une relation encore plus importante à moi-même, apprivoiser ma solitude. Me concentrer sur ce qui est important pour moi, focaliser mon attention sur mes projets professionnels. Et c’est une grande victoire sur ma dépendance affective. Donc oui j’ai envie de sortir à nouveau, retrouver des amis, visiter des expositions. Mais j’ai aussi envie de rester chez moi un jour sur deux pour pouvoir me consacrer plus à mes projets artistiques et zébristiques. J’espère que je vais tenir ce rythme plus calme car j’ai la fâcheuse tendance à bourrer mon agenda et à répondre positivement aux sollicitations. Une forme de procrastination.

Mon nouveau programme pour reprendre un rythme normal !

Lundi soir : chanter dans une chorale. Mardi soir : chez moi et récup freegan à 21h30. Mercredi soir : expos éventuelles. Jeudi soir : expos éventuelles et soirée entre amis. Vendredi soir : chez moi et récup freegan à 21h30. Samedi soir : soirée avec la famille ou des amis. Dimanche soir : chez moi. La journée, travail avec une petite sortie pour m’aérer l’esprit et prendre le soleil. Bah, je passe ma vie à réorganiser mon planning car au bout d’un moment il explose à force d’intercaler de nouvelles activités qui me plaisent ou des obligations qui me … vous savez quoi. Je verrai bien.

J’ai envie de chanter dans une chorale !

Je me jète à l’eau en ce qui concerne le chant que j’adore. J’ai écrit un article sur le pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit. Cela fait maintenant trois ans que je chante presque tous les jours. J’ai désormais envie de chanter dans une chorale. C’est une amie zèbre qui chante dans une chorale de gospel qui m’a incité à le faire. Connaissant mon programme chargé de zèbre, j’ai pris le temps de réfléchir et j’ai enfin trouvé une chorale à seulement deux kilomètres de chez moi. Je sais que c’est du travail mais je chante déjà plusieurs heures par jour. Du coup, j’aurai tout mon temps pour apprendre le répertoire de la chorale et me l’approprier.

Reprendre un rythme normal en chantant !

Ce n’est pas comme si j’avais un travail de salarié avec seulement le soir pour chanter tout en me rendant compte que mon job m’épuise et que finalement je ne fais rien d’autre le soir que de me vautrer dans un canapé devant les écrans. Et finalement arriver à la répétition et dire “désolé, je n’ai pas eu le temps”. Ah cette culture de la culpabilité et de la justification. J’ai été si souvent dans ce cas quand, travaillant en entreprise, je pratiquais après le travail des activités de loisir. C’était tellement frustrant.

Reprendre un rythme normal , mais comment me ressourcer ?

Le confinement m’aura aussi permis de constater mon exigence de calme, d’intériorisation, de ressourcement. Finalement sous des aspects de personne extravertie aux dires de mes connaissances, je suis tout de même pas mal introverti. Définition donnée par les RH lors de formations en entreprise : la personne introvertie se ressource mieux quand elle est seule. Je pense aussi mieux me ressourcer quand je suis seul. Car en présence d’autres gens, j’ai tendance à me mettre en scène, à dépenser de l’énergie pour être en relation. Je me sens toujours fatigué après une rencontre, un rendez-vous … et j’ai besoin de reprendre des forces en mangeant ou en me reposant seul et au calme chez moi. Même si j’aime aussi voir du monde. D’où pour moi l’avantage de vivre en centre-ville et de pouvoir rentrer rapidement chez moi pour me ressourcer.

Bilan professionnel du confinement !

Côté professionnel, je n’ai pas besoin de reprendre un rythme normal car j’ai bien travaillé pendant le confinement. J’aurai abouti plusieurs projets. Côté artistique, j’ai fini deux belles séries de petits dessins (68 et 96). J’ai même assuré la post-production (photos, travail des photos, archivage informatique et emballage). Je me sens même motivé pour enfin créer mon site web d’artiste. Côté de mon blog, j’aurai écrit 35 articles avec celui que vous lisez, et fini mon bonus gratuit pour vous. Je pense le publier bientôt sur mon blog où vous pourrez le télécharger gratuitement en échange de votre adresse mail. Ce document de 43 pages est un extrait du livre que je suis en train d’écrire. Votre adresse mail me permettra de vous prévenir quand je l’aurai fini et le mettrai en vente sur mon blog. Je précise tout cela par souci de transparence à l’égard de mes lecteurs.

Voilà un bilan plutôt positif de mon vécu du confinement. Je suis satisfait de la façon dont j’ai pris la chose. Je ne pense pas qu’auparavant j’en aurais été capable. Merci d’avoir lu cet article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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