Défi J82/100 Le rapport au temps du surdoué !

Le rapport au temps du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 à 6 minutes.

Aujourd’hui, je vous parlerai du rapport au temps du surdoué, sous forme d’un témoignage. C’est en voulant aborder mon troisième gros projet professionnel que je me rends compte que mon organisation n’est pas adaptée. Quels sont mes erreurs, mon état d’esprit, ma gestion du temps ? Auto-sabotage, je suis dans le cercle vicieux de la performance à tout prix. Après ce bilan, comment vais-je organiser mon emploi du temps ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

Mon constat et mon rapport au temps du surdoué !

Bilan à une semaine de mon défi artistique de 30 jours !

Voilà d’où part ma réflexion. Pourquoi je remets en question mon organisation ? Le 1er avril 2018, je me suis lancé dans un défi de 30 jours, aller et peindre ou dessiner à mon atelier chaque jour, pendant une heure minimum. Une semaine après, je fais le bilan. Il y a des jours où ce n’est mathématiquement pas possible. A force de rajouter des activités à mes journées, je n’arrive pas à tout faire.

Je veux faire trop de choses en une journée !

Dans mon rapport au temps du surdoué, voici le point qui me gêne le plus au quotidien. Je me rends compte que j’ai envie de faire beaucoup trop de choses dans mes journées. Désirant tellement que chacun de mes jours soit équilibré, comprenant toutes les composantes de ma vie, je fait rentrer de force dans (24-8 de sommeil =) 16 heures toutes mes activités. Impossible, pas le temps et le soir je me sens frustré.

Je me sens frustré et insatisfait !

Alors comme dit dans ce titre, je me sens déçu et je me déçois de ne pas arriver à faire tout ce que j’ai prévu de faire. A la fois parce que je ne suis pas assez réaliste, mais aussi par trop d’optimisme et d’envies. J’auto-sabote mes progrès, mon développement. Si je continue à agir ainsi, à ne pas vouloir voir le fait que je veux trop en faire et ne pas considérer le temps que toute chose prend, je ne cesserai pas d’être frustré.

J’auto-sabote mes projets !

C’est en me décevant moi-même que je perds confiance en moi. En me fixant des objectifs inatteignables, parce que trop hauts ou par manque de temps, à l’opposé de la méthode SMART, je suis non-SMART avec moi, je joue contre moi. D’un seul coup, je me sens dans une spirale ascendante, en forçant dans mes activités. Et dans une spirale descendante d’auto-sabotage en tout genre. Une double spirale, deux énergies opposées, un cercle vicieux. En fait, je me lance, puis je retombe, je reviens au point de départ, je ne décolle pas. Du coup, je vois bien comment cela m’épuise car je suis à la fois mon moteur et mes propres freins. J’accélère et en même temps je freine. Je suis ma double source de motivation et de démotivation.

Mon rapport au temps est en décalage avec mes désirs !

Autant je suis rapide à exécuter certaines tâches, autant je peux être très lent. En tout cas, je me rends compte que tout ce que j’ai prévu prend plus de temps. Quand je fais mon planning, je veux être efficace et je le bourre d’activités. Mais en réalité, je passe plus de temps et j’ai des imprévus.

 

La vision quotidienne et hebdomadaire du temps !

Voici comment est découpé le temps pour la plupart des gens. Dans notre société et depuis des centaines d’années, deux des unités organisationnelles du temps sont la journée de 24 heures et la semaine, contenant sept jours. Cela inscrit la vie des humains dans un rythme, dans la scolarité, le travail, les activités extra-scolaires et en dehors du travail. Mais aussi au niveau des relations humaines, dans la vie de famille, les relations sociales, amicales et commerciales. Toute la vie des humains est réglée sur le quotidien et l’hebdomadaire. Chacun à ses activités quotidiennes et hebdomadaires, des rituels, des rendez-vous, des récurrences, une régularité, un train-train, la routine.

Mon rapport au temps de surdoué, difficile !

Je n’arrive pas à m’inscrire dans ces rythmes. Je prends conscience que je ne me suis jamais fait à ces rythmes de la journée et de la semaine. La journée est toujours trop courte pour moi, car je n’ai pas le temps de faire tout ce que j’ai prévu en une journée. Les journées pourraient être plus longues et cela me conviendrait tout à fait. Parallèlement, j’ai toujours trouvé les semaines trop longues. A l’école et au travail je m’ennuyais ou me fatiguais en milieu de semaine, je ressentais le besoin de faire une pause. Cela est valable dans le cas où j’ai un emploi à temps complet bien sûr. En effet, en ce moment je suis en création d’entreprise et gérant donc mon emploi du temps à ma guise, je ne ressens plus tellement les effets négatifs de la semaine dans le cadre du travail en entreprise.

Le jour et la semaine comme convention et repère social !

Pourtant il faut bien avoir des repères communs avec les autres personnes vivant dans la société, travaillant en entreprise, avec les enfants scolarisés. Je dépends des horaires d’ouverture des commerces, des administrations, des équipements publics. Je ne peux le nier. C’est un code pour les humains pour vivre en société, en communauté. Je ne peux pas attendre la fin de semaine pour sortir, me détendre, faire du sport, j’en ai besoin plus souvent qu’une fois par semaine.

 

Mon nouveau rapport au temps du surdoué !

Réduire mes activités ou dilater le temps ?

Puisque qu’une journée de 24 heures n’est pas suffisante pour moi pour tout faire et qu’une semaine est trop longue, j’ai deux solutions. Soit je lâche prise sur ma quête de performance et je fais avec en temporisant, en espaçant mes activités, en faisant moins de choses dans mes journées. Soit je dilate le temps pour faire rentrer toutes mes activités. Bienvenue dans la quatrième dimension car je choisi de dilater le temps pour y faire tout ce qui me plaît. Ce serait quand même génial si chaque jour pouvait contenir 48 heures par exemple. C’est exactement ce que je compte faire mais tout en restant dans le système de défilement du temps existant. Comment vais-je faire ?

Le choix intermédiaire !

En fait, il s’agit d’une solution intermédiaire. Je vais à la fois réduire mon niveau d’exigence envers moi-même et considérer des cycles de deux jours, ce qui correspond à dilater le temps.

Diminuer mon niveau d’exigence envers moi-même !

Concernant la diminution de mon niveau d’exigence, je vais prendre des exemples pour l’illustrer, ce sera plus parlant. Avant je voulais avoir une activité sportive chaque jour, mais souvent mon corps réclamait du repos. Sur un cycle de deux jours, je ferai du sport le jour 1 et je me reposerai le jour 2. De même, j’irai peindre un jour sur deux dans mon atelier, idéalement mon jour de repos sportif. Et si je me lance dans un défi quelconque, ce ne sera pas pour tous les jours, mais pour un jour sur deux aussi. Pour bien me repérer, je pourrai faire ceci ou cela les jours pairs ou impairs. Donc, tous les deux jours, j’aurais eu le temps de m’occuper de chacune de mes activités professionnelles et de détente. L’idée maîtresse, un jour sur deux.

Considérer des cycles de deux jours !

Au lieu de prendre comme unité de temps le jour (qui n’est pas suffisant) ou la semaine (qui es trop grande), je vais découper le temps en unités de deux jours. Mais pour rester en lien avec le système de la semaine de sept jours, je vais découper la semaine ainsi. Faire trois cycles de deux jours et conserver le dimanche seul et ainsi de suite.

Lundi + Mardi   |   Mercredi + Jeudi   |   Vendredi + Samedi   |   Dimanche

C’est vraiment un jeu de l’esprit, mais rien qu’en y pensant, je me sens soulagé. Effet placebo.

Le rapport au temps du surdoué
Le rapport au temps du surdoué !

Premier essai d’organisation de ma semaine prochaine !

Bon, je viens de passer une heure à organiser ma semaine prochaine. Je n’ai pas pu le faire entièrement car j’ai des données inconnues, comme le temps qu’il fera pour le sport en plein air. Pas facile, j’ai du mal à programmer à l’avance. Voilà ce que je fais concrètement dans mon agenda. Je crée un premier bloc de deux jours avec lundi et mardi, un deuxième bloc avec mercredi et jeudi, un troisième bloc avec vendredi et samedi. Dimanche reste seul formant le quatrième bloc d’un jour. Au lieu d’avoir une semaine découpée en sept jours, ce qui est trop morcelé pour moi, j’ai donc quatre blocs (d’un ou deux jours) par semaine.

Je répartis mes activités tous les deux jours !

Dans chacun des trois blocs de deux jours, j’ai des rendez-vous ou des meet-up. Et entre, je programme par plages de plusieurs heures mes principales activités. Blog surdoué, blog architecture, peinture à l’atelier, séance de sport, programme “vaincre dépression et burn-out” (ça je me demande si je ne vais pas le virer). Chaque deux jours, j’ai tout fait. Au fait, en ce moment je me sens très bien, je dors bien, je suis dynamique, communicant, j’ai de l’énergie.

Que faire le dimanche ?

Dans ma nouvelle organisation, le dimanche correspond au quatrième bloc de la semaine mais il n’est constitué que d’un seul jour. Donc, je me pose la question que faire le dimanche ? Personnellement, je ne suis pas à l’aise avec les week-ends, les jours fériés, les ponts et les vacances. J’ai plutôt tendance à travailler tous les jours et à répartir mes loisirs tout au long de la semaine. Comment traiter le dimanche ? Je pourrais être plus souple et composer ma journée à la carte. Zut, c’est déjà ce que je fais avec tous les autres jours de la semaine. Être plus détendu ? Ou alors le dimanche pourrait être réservé à une activité hebdomadaire, que je n’ai pas besoin de faire tous les deux jours. Une fois par semaine comme le ménage ? Non. Quelque chose de plus sympathique, comme lire un livre dans un parc.

 

Ce que je pense à la fin de mon article sur le rapport au temps du surdoué !

J’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais, rien ne va, je me sens rarement satisfait des choses et de ce que je fais. Je tourne en rond. Ça vous arrive à vous aussi de vous énerver à cause de tout cela ? Voilà, c’était un article sur le rapport au temps du surdoué, mon témoignage pour mon défi de 100 jours, la fin de mon challenge approche à grands pas. Chouette, je vais enfin pouvoir passer à autre chose. J’aurai appris plein de choses en tout cas.

Si vous voulez lire mon autre article similaire écrit au jour 12/100 “Surdoué son rapport au temps !”

Je vous souhaite une journée bien organisée et vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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