Défi J43/100 Quel type de travail pour le surdoué ?

Le travail et le surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 7 minutes.

Aujourd’hui, je me pose la question : quel type de travail pour le surdoué ? Vaut-il mieux pour lui travailler en entreprise, dans une administration ou à son compte ? En fait je me suis longtemps posé cette question pour moi. Bonjour et bienvenue, je m’appelle Raphaël et vous êtes sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Pourquoi ce blog ? Parce que je suis sûrement surdoué et qu’avant de passer le test, je cherche à en savoir plus sur moi. Et parce que ça me passionne.

 

Pourquoi le sujet quel type de travail pour le surdoué ?

Personnellement, je suis actuellement dans un parcours de création d’entreprise et je compte devenir blogueur professionnel. J’ai un blog personnel sur les surdoués, et un blog sur l’architecture en gestation pour gagner ma vie. Dans ce contexte, je me rends à des rencontres pour les créateurs d’entreprise et les professionnels dans les métiers du web. J’y rencontre entre autres des surdoués le sachant et d’autres ne le sachant pas encore. Et ce matin, j’ai pu discuter avec une jeune femme, qui se reconnaîtra peut-être. Son parcours et sa vision de sa place dans le monde du travail m’ont surpris et intéressé.

 

Mon parcours professionnel !

Après le bac, j’ai fait des études d’architecture pendant 7 ans et j’ai eu mon diplôme d’architecte DPLG. J’ai travaillé pendant 10 ans dans trois agences, dont une pendant 8 ans. J’ai été dessinateur, dessinateur-projeteur puis architecte. Après, architecte à mon compte pendant 5 ans. Et ensuite, j’ai travaillé dans la distribution d’aliments bio pendant 4 ans, du poste de vendeur à celui de responsable de magasin. Aujourd’hui depuis plus de six mois, je suis sans travail et en création d’entreprise sur le web. J’ai donc été salarié dans des bureaux, concepteur entrepreneur dans le bâtiment, vendeur dans le commerce et maintenant à nouveau entrepreneur, mais d’une entreprise dématérialisée. C’est-à-dire sans consistance physique.

Je ne trouvais ma place nulle part !

Globalement, je n’arrivais pas à trouver vraiment ma place nulle part. Ni dans la société, ni au travail au bureau ou en magasin, ni dans ma famille, ni en couple, ni dans un réseau amical, social ou associatif. Il faut dire que je ne me sentais pas bien dans mes baskets, dans ma peau. J’étais toujours en crise existentielle à rechercher un sens aux choses, à la vie et à ma vie. Malgré tous mes efforts pour apprendre à me connaître, par les thérapies, le développement personnel et même l’ésotérisme, je ne trouvais que pansements à mes maux. Excepté avec ma dernière thérapie rêve éveillé et mon travail d’introspection sur ma surdouance.

 

Quel type de travail pour le surdoué ? Créer sa propre activité ?

D’après des vidéos de psy sur Internet, la meilleure et la seule solution pour travailler pour le surdoué, serait d’être à son compte. Car ainsi, il peut faire comme bon lui semble, laisser libre cours à sa créativité, ses idées, son intuition. S’organiser et diriger comme il le souhaite, suivant ses valeurs. Et il ne serait pas contraint de rentrer dans un moule que l’entreprise aurait créé. Je peux dire que j’ai testé pendant 5 ans et que je n’étais pas prêt, je n’avais pas assez de maturité. Donc ça a été pour moi une mauvaise expérience, voire un traumatisme. Cependant, je peux dire que j’ai essayé au moins, que j’ai appris énormément de choses sur l’entrepreneuriat et que j’ai tiré des leçons de ce que j’ai considéré comme un échec. Grâce à un bilan de compétences avec l’APEC, Agence Pour l’Emploi des Cadres, j’ai heureusement pu voir les aspects positifs de ma première aventure entrepreneuriale.

 

Quel type de travail pour le surdoué ? Dans le cadre d’une entreprise ?

J’ai aussi eu plusieurs expériences en entreprise. Dans des bureaux d’ingénierie et dans le commerce alimentaire, deux domaines complètement différents. Le travail et l’ambiance sont aussi très différents. A chaque fois, au début, j’étais très motivé, excité, intéressé. Mais je me rendais compte que j’étais sous-employé, que je débordais souvent et ne restais pas à la place que mon poste me donnait.

Sous-employé et toujours faire la même chose, je m’ennuyais !

Et je m’ennuyais sans m’en rendre compte. C’était devenu la routine. J’allais sur Internet ou je faisais autre chose que mon travail que j’avais fini ou que je n’avais pas envie de faire. En fait, je rêvais ma vie, je la fantasmais. Je pensais le travail idéal, l’entreprise idéale, le patron idéal, le bureau idéal, le salaire idéal. Je tenais aussi grâce au salaire qui augmentait chaque année, parce que je demandais un entretien annuel pour quémander une augmentation en argumentant. Mais l’année où je n’ai pas eu d’augmentation, je n’ai pas pu tenir plus. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rester 8 ans dans la même agence à travailler avec la même et seule personne, mon patron. Finalement, j’ai pété un câble et j’ai démissionné en me fâchant avec lui. Problème que j’ai bien traîné dans ma tête pendant 8 ans.

Je reviens à l’entrepreneuriat !

Donc en ce moment, je crée à nouveau une entreprise. Le bilan de compétences que j’ai fait avec l’APEC et d’autres tests avec des organismes aidant les créateurs d’entreprise ont montré que j’avais désormais toutes les capacités pour me lancer. Quelques années auparavant, mon bilan n’aurait pas révélé mon potentiel entrepreneurial. J’ai quand même été réticent au début, car j’étais resté sur ma mauvaise première expérience. Mais depuis, en étant repassé par la case salarié dans le commerce, j’ai pu me confronter à la vraie vie, sur le terrain avec un public, une équipe à manager et le cadre d’une entreprise. Ça a été à nouveau une rude expérience, j’ai dû encore plus me sur-adapter et prendre sur moi. Me couper de mes émotions. Mais au final, j’ai craqué et j’ai fait un burn-out.

Quel type de travail pour le surdoué ? Passez par un bilan de compétences !

Encore une fois, le bilan de compétences avec l’APEC m’a aidé à voir tous les aspects positifs de cette expérience, que je considérais encore comme un autre échec. Depuis, grâce à mon parcours avec ma conseillère APEC, j’ai pu changer ma vision, mon point de vue. J’ai transformé tout ce que je voyais comme des échecs en expérience, compétences et capacités que je peux aujourd’hui mettre à mon service pour ma création d’entreprise. Je ne sais pas si ça aurait fonctionné avec tous les conseillers et organismes suivant des personnes en bilan de compétences. Mais ma conseillère a su lire en moi, me révéler. C’est d’ailleurs elle qui m’a remis sous les yeux mon dossier sur ma surdouance, en me parlant d’un livre sur les surdoués. C’est aussi en partie grâce à elle que j’écris en ce moment même dans mon blog surdoué ou pas surdoué. Je vous recommande de passer un bilan de compétences. Bizarre, avant je ne croyais pas à ce genre d’outil.

 

Quel type de travail pour le surdoué ? Finalement mon avis n’est plus aussi tranché !

Eh oui, donc j’en arrive enfin à ce que je voulais vous dire dès le début de mon article. Ce matin à une rencontre dans les métiers du web, j’ai croisé une jeune femme qui m’a révélé un autre point de vue sur la question “Quel type de travail pour le surdoué ?”

Quel type de travail pour le surdoué ? Il s’agit plus d’un parcours !

La réponse est complexe. Je peux dire maintenant qu’il appartient à chacun de trouver sa place et d’être le mieux possible, au moment de sa vie où il est aujourd’hui. Pour être plus clair, il n’y a sûrement pas de solution idéale et on ne peut pas dire qu’un surdoué sera mieux dans une entreprise ou en étant entrepreneur. Car je pense qu’il est plutôt question de maturité, de cheminement, de parcours professionnel. En effet, comme dans toute carrière, à mon avis, il y a des étapes par lesquelles passer. Si l’on veut aller plus vite, on risque de faire des erreurs. Le surdoué est assez intelligent pour s’adapter en entreprise, pour apprendre tout ce dont il aura besoin et ensuite s’en détacher pour créer sa propre activité.

Planifier un parcours professionnel !

Donc généralement, il est toujours intéressant de commencer à travailler dans plusieurs entreprises dans les domaines recherchés pour acquérir de l’expérience, connaître les rouages et se faire des contacts. Avoir une stratégie à long, moyen et court terme. Tout ce que je n’ai jamais voulu faire, parce que j’avais trop peur de me retrouver sans travail. Ne pas se laisser prendre par la spirale du gain, des primes, de la compétition. Et bien garder en tête ses propres projets professionnels, peut-être secrètement. Rester ouvert aux opportunités. En parallèle, aménager son travail afin de monter un business et le faire monter en puissance. Jusqu’au moment où il est viable sans travailler à côté. Attention aux clauses d’exclusivité et de non concurrence. C’est ce que je ferais si je devais recommencer ma vie. Et en parallèle à tout ça, le surdoué devrait se faire coacher pour se découvrir, se connaître, s’accepter et utiliser tout son potentiel. Sans cela, il navigue dans la vie, en étant aveugle.

Lien très étroit et important entre parcours professionnel et personnel chez le surdoué !

Finalement, son parcours professionnel semble être assez lié à son parcours personnel. C’est-à-dire en lien avec sa maturité, son estime de soi, sa confiance en lui, son relationnel, sa connaissance de lui-même, son fonctionnement, ses compétences, ses capacités. Vous pourriez me dire alors que c’est comme ça pour tout le monde. Sauf que là c’est d’autant plus important que tout cela est lié à sa surdouance, qui le mettrait en décalage et dans des situations problématiques s’il n’en a pas connaissance. Sauf s’il est capable de suffisamment d’auto analyse.

Tous les cas de figures sont possibles chez les surdoués !

Etant donné que chacun est différent, encore plus chez les surdoués, les contrastes sont très grands. Entre ceux qui se connaissent bien et savent employer leurs capacités : ils s’en sortent bien dans la vie, sont ou ne sont pas au courant de leur surdouance. Et ceux qui ont une vision négative d’eux-mêmes tellement ils ont des problèmes dans leur vie, causés par les conséquences d’un décalage par rapport à la société dû à leur surdouance. J’ai rencontré des jeunes adultes sortant des écoles, n’ayant jamais travaillé dans le monde de l’entreprise, créant la leur et y arrivant très bien. D’autres comme moi n’ont jamais trouvé leur place en entreprise et montent leur boîte. Certains ont trouvé une niche (administration ou enseignement) pour dormir ou s’épanouir et vont y rester toute une vie à s’ennuyer ou à s’éclater. Et encore, des personnes qui passent de l’entrepreneuriat à l’entreprise … Chacun a un parcours atypique, loin d’être une ligne droite.

Le travail et le surdoué
Le travail et le surdoué !

Quel type de travail pour le surdoué ? Le surdoué peut trouver sa place en entreprise !

La jeune femme m’a partagé sa vision sur ce sujet. Elle est persuadée et elle l’a vécu. Il est tout à fait possible pour le surdoué de trouver sa place dans une entreprise, tout en étant lui-même et en utilisant ses capacités et caractéristiques de surdoués. Pour cela, il faut avoir connaissance de sa surdouance, de son fonctionnement. Puis s’accepter et connaître et expérimenter ses capacités de surdoué. Ne rien cacher à son entourage sur son fonctionnement atypique et faire en sorte d’en faire un atout pour son entreprise et ses collègues. Sûrement dans un poste sur mesure, plutôt créatif et ne répondant pas aux critères habituels, afin de toujours stimuler le surdoué et d’éviter l’ennui. Cela requiert peut-être d’avoir réglé ses problèmes personnels et relationnels. Le surdoué pourrait avoir un rôle de consultant ou d’expert pouvant apporter des points de vue originaux sur une problématique ou un projet.

 

Quel type de travail pour le surdoué ? Un mix entre salariat et entrepreneur !

Cela me fait penser que j’ai été l’architecte d’un couple pour l’extension de leur maison. La femme que je pense clairement être surdouée a su tirer parti de tout. Femme au foyer élevant ses deux enfants sûrement surdoués, rentière car ayant acheté des logements dès sa jeunesse. Travaillant à mi-temps chez elle comme ingénieure, pour le compte d’une entreprise dans une autre région. Elle gérait à sa façon son portefeuille de clients, comme une patronne. J’ai par ailleurs découvert dans un meetup, une jeune start-up créant une plateforme de mise en relation entre entreprises et ingénieurs en free-lance pour des missions ponctuelles. Bon je m’aperçois que je n’ai pas abordé les métiers manuels, relationnels, de santé, du commerce, ou plus intellectuels ou artistiques. Une autre fois.

Pour finir !

Voilà, je voulais vous partager ce nouveau point de vue qui enrichit ma vision sur la place du surdoué au travail. Ce pivot que j’ai fait ce matin en étant à l’écoute d’une autre personne surdouée qui semble être épanouie et à l’aise avec le monde du travail en entreprise et en free-lance. Elle aussi a connu les deux modes de travail. Et vous concernant. Où en êtes-vous de votre parcours professionnel ? Vous sentez-vous à votre place, salarié ou entrepreneur ? Pas évident ou trop facile, les doigts dans le nez ? Merci de nous en faire part, dans les commentaires, si cela vous fait réagir aussi.

Je vous dis à demain pour un nouvel article et vous souhaite une journée bien dans vos baskets au bureau ou dans vos pantoufles chez vous !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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