Défi J68/100 Le pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit !

Le pouvoir de la musique pour changer d'état d'esprit

Temps de lecture estimé : entre 6 et 8 minutes.

Chose promise, chose due. Je vais vous parler du pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit. Cela est d’autant plus important pour les surdoués qui sont fréquemment sujets aux états dépressifs. Je vois la musique comme un outil pour passer d’un état dépressif à un état de bien-être. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je m’accepte un peu plus. Si vous trouvez mes articles trop longs, vous pouvez survoler le texte en lisant les titres et les mots en gras.

 

Mes trois points positifs pour aujourd’hui :

  1. Ce matin j’ai fait ma séance de sport au soleil de 9 à 10h pour bien commencer ma journée.
  2. Je m’intéresse au Bullet Journal, le Bujo, en ce moment. C’est un planning augmenté sur lequel je fais des écritures, des dessins et des schémas colorés pour bien visualiser mes projets et mes objectifs. Pour m’aider à me coacher moi-même.
  3. J’ai eu une excellente nouvelle ce soir, je la garde pour moi afin de me tester et savoir combien de temps je suis capable de garder un secret. Mêmes si comme à mon habitude j’ai très envie de le dire à la Terre entière.

 

Pourquoi cet article sur le pouvoir de la musique ?

A la fin d’un précédent article j’avais dit que j’allais écrire un article à propos du pouvoir de la musique pour changer mon état d’esprit. Mais je ne l’ai pas fait car comme d’habitude, je change souvent d’avis. Puis une personne sur Twitter m’a laissé un commentaire pour me dire qu’elle était intéressée par cet article. Alors pour gagner en confiance en moi et pour me prouver que je suis capable de tenir des promesses, je vais l’écrire aujourd’hui. Et cela est très important et constructif pour moi de pouvoir m’améliorer en apprenant à tenir des engagements.

Tenté par deux thérapies opposées !

J’ai écrit hier un article pour répondre à la question, comment sortir de la dépression, chez les surdoués. J’ai parlé de deux approches opposées. L’une est de se laisser aller dans la dépression tout en l’étudiant et en questionnant son état pour percevoir le message de cet état négatif. L’autre est de considérer qu’un état dépressif n’est existant qu’à cause de la mauvaise habitude de penser qu’il est possible de changer pour ne plus jamais déprimer. Très ambitieux.

Ma méthode pour sortir des états dépressifs, pour moi !

Je me suis dit qu’il y avait sûrement du bon dans les deux méthodes, alors j’ai décidé d’explorer mes parties sombres. Et de travailler sur mon cerveau pour lui donner de nouvelles bonnes habitudes de pensée et me donner de nouvelles bonnes habitudes de vie. Pour changer littéralement mon point de vue au sens littéral. Je considère donc que la musique est un outil pouvant entrer dans la deuxième catégorie de thérapie dont je viens de parler, les comportementalistes, les positives.

 

Moi et la musique, une histoire d’amour et de haine !

Quand j’avais 16 ans vers 1990, mes parents ont acheté une chaîne Hifi et pour la première fois nous avions un lecteur de CD. Quand j’ai eu mes premiers disques, je les ai écoutés en boucle pendant des heures et des heures. L’appareil était installé dans le salon sous la télévision. Et pour écouter de la musique, je m’allongeais par terre au pied de la télé et j’écoutais ma musique avec un casque pendant que tout le monde regardait un film. Je connaissais par cœur mes quelques CD. Ma sœur et moi devions nous partager le temps, nous avons dû nous disputer souvent pour avoir le privilège d’être là. Finalement nous avons eu chacun un poste avec lecteur CD pour écouter dans nos chambres respectives.

La musique pour s’identifier !

Comme beaucoup de jeunes, j’écoutais beaucoup de musique. C’était pour moi une façon de m’évader de ma vie, de me détendre et de m’identifier. J’étais fan de Michaël Jackson, pour son originalité qui inconsciemment me faisait penser à la mienne mais que je refoulais. Mais j’avais parfois honte de mon choix car très peu de personnes dans mon entourage aimaient ce chanteur. Je sais maintenant que je n’étais pas dans le bon milieu et j’ai découvert par la suite d’autres fans. Depuis quelques années, je ne suis plus fan. Je pense que je m’identifiais à lui parce qu’il ne s’aimait pas et qu’il a toujours cherché à changer et contrôler son image. Comme moi.

Je comprenais ce chanteur !

Il avait une souffrance en lui depuis son enfance à cause de son éducation par son père et une fragilité alors qu’il voulait se montrer fort. Et tout cela je le ressentais dans son être, son image, son visage, j’avais beaucoup d’empathie pour lui. Je me voyais à travers lui, je trouvais incroyable d’avoir pu transformer une souffrance en joie, beauté et créativité dans ses chansons et clips vidéos. MJ est connu pour ses opérations de chirurgie esthétique. Et moi comme lui je ne m’aimais pas du tout. Taille, corpulence, visage plus particulièrement mon nez et mon menton, je voulais tout changer une fois adulte. Cela révélait déjà un profond mal-être de ma part et de la part du chanteur qui me servait de modèle.

Mes autres goûts musicaux !

J’aimais aussi les musiques du monde, classique, religieuse, new age, des années 1920-1930, 1940 américaine, 1950, 1960 américaine et française, 1970 avec le disco, des années 1980. Le rock, le hard-rock, le métal, le rap, la pop … eh bien je crois que j’aime tout. Je ne peux pas énumérer tous les styles que j’aime. J’ai des goûts très très très éclectiques. Comme tout surdoué en fait.

Je n’ai plus écouté de musique pendant des années !

A la suite d’une déception sentimentale cataclysmique, j’ai décidé de ne plus vivre comme tout le monde, de me couper des distractions, de me punir. Je me suis débarrassé de presque toutes mes affaires et j’ai viré tous mes CD et DVD. Ecouter la radio, de la musique  métait devenu insupportable et je voulais rester dans un calme ascétique, sans bruits sans mélodies. Je crois que je m’étais fermé à la joie, à la vie, à l’amour et j’étais devenu froid, triste et d’une lucidité pessimiste. Je m’aimais encore moins qu’avant.

J’ai imposé mes choix tyranniques dans mon nouveau couple !

Je me suis remis en couple entre temps mais j’ai transposé mes problèmes dans mon couple en imposant mon fonctionnement. Pourtant j’avais de bonnes raisons, ce que je me racontais était crédible. Je pense que nous nous sommes heureusement bien trouvés car ça ne posait pas de soucis. Cette période imposée de non joie musicale a duré de 2005 à 2017. Vous imaginez-vous sans musique pendant une douzaine d’années ? Tiens ça me fait penser au dessin animé “Coco” des Studio Disney-Pixar, l’histoire d’un petit garçon qui vit dans une famille où la musique est interdite suite à un drame familial.

La musique comme une ascèse !

Pendant cette parenthèse dans ma vie, je n’ai plus supporté que les musiques religieuse, grégorienne, méditative, asiatique traditionnelle et les bruits de la nature. Je cherchais à calmer et à soigner mon esprit, mon âme. J’étais devenu addict au calme et à ses musiques relaxantes. Je trouvais tout le reste profane, nul, futile et que ça me détournait de mon être. Mon comportement était excessif d’autant plus que je l’imposais à mon entourage. Penser à tout ça me rend triste car je me dis que je me suis empêché d’être heureux et que j’ai aussi empêché d’autres personnes de vivre heureuses. J’étais devenu un extrémiste des méditations. Je comprends que je cherchais des solutions pour me sentir mieux et que je pensais m’en sortir ainsi. J’ai même marché de Lyon jusqu’au nord de Pau sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle pour trouver la paix intérieure.

Obligé de m’adapter aux goûts musicaux des autres !

De 2013 à 2017 j’ai été obligé de reprendre un emploi normal dans une chaîne de magasin pour remettre à flot mes finances. Et comme vous le savez, il y a toujours de la musique dans les magasins. Je dois dire que j’ai dû beaucoup prendre sur moi et m’adapter car à l’époque tout ce que j’écoutais était religieux ou classique. Certains jours j’arrivais à me fermer à cette invasion musicale commerciale non choisie, bas de gamme, représentative de la sous-culture. Et d’autres jours je pétais les plombs, quand ma responsable n’était pas là je coupais tout, j’appréciais ce calme.

L’absurdité de la programmation des chaînes de radio !

Dans les grandes enseignes, la chaîne de radio est imposée par la direction, plus le fait que les radios ne diffusent que quelques titres en boucle, du coup toutes les demi-heures ou heures, on entend les mêmes chansons. Saisissez l’absurdité, j’entendais donc chacun des morceaux dix fois par jour, multiplié par le nombre de jours travaillés dans le mois et chaque mois ainsi. Sachant que chaque titre peut être programmé sur plusieurs mois. Du coup c’est toujours les mêmes choses, parfois j’avais envie d’exploser la chaîne Hifi du magasin. De quoi devenir débile, lobotomisé, un robot, un esclave. Mais je crois bien que c’est exactement ce qui est demandé dans le monde du travail aujourd’hui. Pressés comme un citron.

 

Le retour progressif à la vie, à la joie, à la musique !

Vers 2015 j’ai commencé sérieusement à travailler sur moi avec des outils psycho-thérapeutiques et non plus avec des livres de religion ou de méditation. J’ai suivi pendant deux ans et demi une thérapie en Psychanalyse Rêve Éveillé ce qui m’a permis petit à petit de me reconnecter à moi-même, de me mettre en sécurité. Et de changer des petites choses au début et à avancer dans des projets plus grands ensuite. Je ne sais plus comment ça s’est fait, je me suis remis à écouter de la musique. Je crois que c’est après mon burn-out et mon licenciement en 2017. L’année dernière, j’ai changé de forfait de téléphone portable et Internet mobile. Et j’ai découvert le potentiel de YouTube pour tout voir et tout écouter en toute liberté.

J’ai découvert que la musique m’aidait à changer d’état d’esprit !

Quand je me sentais mal, angoissé, je ressentais le besoin d’écouter de la musique joyeuse. Alors j’ai commencé à en écouter, chacun ses standards, mais les miens sont Claude François pour son énergie, les musiques de dessins animés de mon enfance pour leur fraîcheur, Annie Cordy pour sa bonne humeur par exemple. C’est époustouflant comment je peux changer mon humeur triste en bonne humeur rien qu’en écoutant de la musique dynamique et encore plus en dansant dessus.

C’est encore plus puissant de danser sur de la musique dynamique !

J’adorais danser de mes 20 ans à mes 30 ans. Puis après j’ai renié la danse, pendant ma période sombre. J’ai donc repris goût à bouger mon corps au rythme de la musique, non pas comme les autres dansent mais comme je le sens, en communion avec la musique. Un corps est fait pour être en mouvement et la musique le met agréablement en mouvement.

Le pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit !

J’avais remarqué qu’en écoutant de la musique triste je restais dans un état de profonde tristesse. Je sais aujourd’hui que je ne suis pas de ces personnes qui font cela, à me complaire dans un état dépressif en écoutant en boucle de la musique sombre. Ou à me détruire avec de la musique destructrice. C’est peut-être parce que mon état intérieur réclame maintenant joie et énergie. Certains jours, l’effet est instantané et d’autres fois j’ai besoin de plus de temps. Puis mon état de joie dure quelques heures et retombe, alors je reprends une dose de musique joyeuse. Suis-je devenu music-addict ? Non je ne le pense pas, je peux passer plusieurs heures voire une journée sans musique. Mais dans ce cas-là, je vis ma journée dans un état neutre ou bof.

La musique m’insuffle son énergie !

Je me demande si la musique ne serait pas à considérer comme de la nourriture. Si je ne mange pas, je suis fatigué. Et si je n’écoute pas de musique, je suis triste. C’est peut-être une des nourritures de l’âme, comme la littérature est une nourriture de l’esprit.

 

Je retrouve mon énergie dans les relations humaines !

Mais alors je peux dire la même chose pour les relations humaines. Si dans ma journée je ne vois personne, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. Avec des personnes bonnes et équilibrées, je trouve un équilibre.

Le soleil me donne son énergie !

Du coup je pense aussi au soleil dont j’ai découvert le pouvoir sur moi depuis un an. Je l’ai fortement ressenti cet hiver où j’ai été en manque. Je réclamais le soleil et dès qu’il sortait de sa couette grise et moelleuse hivernale, je sortais moi aussi de mon nid douillet pour partir à sa rencontre.

J’ai l’impression de revivre !

Même si ces derniers mois j’étais dans une dépression hivernale, depuis un an, après mon burn-out et mon licenciement, j’ai l’impression de revivre, de m’autoriser à vivre ma vie. Je m’ouvre sur le monde et les autres personnes. Je ressens une joie, une excitation enfantine à le faire alors qu’auparavant j’avais peur de rencontrer des gens. Je ne me sentais pas légitime, je me sentais faux à me cacher à moi et aux autres qui j’étais vraiment. Je ne savais plus qui j’étais tellement j’avais joué au caméléon pour ne pas me faire remarquer et me faire accepter comme tout le monde.

J’écoute de la musique en langue étrangère !

Dans ma nouvelle période d’ouverture sur le monde j’avais recommencé à apprendre l’anglais, l’espagnol, et commencé l’italien et l’allemand. Mais ça faisait beaucoup et je finissais par tout mélanger, alors je me suis restreint à apprendre correctement une seule langue à la fois, l’anglais. Donc j’écoute de la musique en anglais, je lis les paroles sur YouTube où des personnes mettent en ligne toutes les paroles de toutes les chansons. Merci à elles et à YouTube, gratitude. J’ai très vite progressé dans ma dextérité, mon accent, mon vocabulaire, mon aisance en anglais. J’ai encore des progrès à faire avant de pouvoir tenir une conversation fluide. Je suis d’ailleurs en ce moment même en train d’écouter des chansons en anglais.

Le pouvoir de la musique pour changer d'état d'esprit
Le pouvoir de la musique pour changer d’état d’esprit !

La musique comme une thérapie !

Je vois de plus en plus la musique comme une thérapie pour moi. Elle m’aide à me soigner, à me mettre en mouvement d’une manière vivante. Avec la musique que j’ai choisie et que j’écoute, je me tourne vers la vie, vers mon futur, vers mon mieux-être. Pourquoi m’en priver. Maintenant que je l’ai retrouvée, je ne la quitterai plus. Mon point de vue sur la musique a complètement changé. J’ai connu des personnes qui ne pouvaient pas se passer de musique, elle était tout pour elles. Je trouvais ça débiles mais je n’en avais pas compris la profondeur, l’intérêt. Ce n’est qu’après tout ce que j’ai vécu et mon expérience que je saisis l’importance de la musique pour l’humanité. Je ne peux plus m’en passer et la vie serait trop triste sans elle.

Un type de musique pour chaque état d’esprit !

Je me suis essentiellement focalisé sur la musique pour me détendre et celle pour me dynamiser, mais il existe toutes sortes de musiques pour tous les états d’esprits possibles. Je n’ai pas étudié cela scientifiquement, je pense qu’il doit sûrement y avoir des études très sérieuses sur ce sujet. Les effets des notes de musique et des paroles des chansons pourraient porter sur le cerveau, le corps, le coeur, les cellules. Car la musique est constituée d’ondes, de vibrations qui traversent l’air et la matière. Et nos oreilles et notre cerveau en sont le décodeur. Il n’y a pas que nos oreilles qui entendent, on peut aussi ressentir les vibrations de la musique avec le corps.

 

Quel est votre rapport à la musique ?

Pensez-vous que la musique est votre médicament, votre calmant ou bien votre euphorisant ? Ou qu’elle ne vous apporte rien dans votre vie ? Ressentez-vous un changement dans votre être après avoir écouté de la musique ? Peut-être n’en êtes-vous pas conscient ? Ou encore vous-êtes-vous coupé de la musique tout comme je l’ai fait, pour vous couper de vos émotions ? Si vous voulez partager vos pensées dans les commentaires ci-dessous, je vous encourage à le faire. L’expression de soi est aussi vitale.

Je vous souhaite une belle journée en musique et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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