Defi J15/100 Pourquoi accepter ma surdouance ?

Accepter ma surdouance

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Bonjour, aujourd’hui, j’ai jugé bon de dire à quoi ça m’avance de savoir que je suis surdoué. Pourquoi accepter ma surdouance ? Pourquoi la tester ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël, j’ai découvert que je suis peut-être surdoué et je pars à la rencontre de ma surdouance..

Parler des surdoués dérange !

En effet, j’ai commencé à en parler autour de moi et j’ai remarqué que des personnes me posent la question du genre. “Mais, ça t’avance à quoi de savoir que tu es surdoué ?” Sur un ton que je ressens comme excédé, agacé ou sûr de soi. Genre, “est-ce si important que ça ?” “Pour qui tu te prends ?” Et la question qui suit naturellement est, “et tu le sais comment, d’abord ?” Cela m’est arrivé plusieurs fois. La conversation tourne en rond, j’ai beau expliquer mes raisons, la personne ne comprend pas, ne m’écoute pas. Elle reste sur son opinion et met en doute mes paroles. Et elle n’arrive pas à se mettre à ma place comme moi je le fais sans arrêt pour les autres.

Il faut du courage pour parler de sa surdouance !

Au point où j’en suis arrivé dans ma vie, je ne peux plus me permettre d’occulter ce pan entier de ma personnalité. Ça prend une telle place dans mon existence et j’ai bien trop de problèmes à cause de ma supposée surdouance. Alors, je reste aussi ferme sur ma position que l’autre qui, comme j’en ai l’habitude, essaie de me démonter, de me faire douter en me posant des questions. Sans doute des personnes qui n’ont pas vécu ce que je vis au quotidien. J’ai l’impression que ce qui était pour moi une faiblesse est en train de devenir une force. J’étais tête de cochon, maintenant je suis indéboulonnable.

Comment le sentiment de rejet se matérialise ?

Avant de parler de ma surdouance, rien qu’en voulant être moi même (joyeux, dynamique, pleins d’idées nouvelles, enthousiaste), je sentais que je dérangeais. J’avais des reproches, des tentatives d’intimidation, une mise à part. Ça se fait, de dire à un adulte de s’asseoir (en dehors des invitations) ? Ce n’est pas rare qu’on me le demande. Mais maintenant que je parle de ma surdouance, c’est plus flagrant. Cela crée un fossé avec certains et un rapprochement avec les personnes qui me ressemblent. C’est vrai que ce n’est pas un sujet commun.

La surdouance, source de mes ennuis passés et de mes futurs succès !

Je comprends que c’était la source de mes difficultés et que ça pourrait aussi être la source de mes succès. Je vois facilement, j’en ai l’intuition, que je peux m’en sortir et me sentir heureux, gagner en sagesse. J’ai déjà eu quelques expériences heureuses et réussies.

La permission d’être surdoué !

Mais finalement, la situation n’en est que plus claire et plus simple, quand je parle ouvertement de ma surdouance. Nous ne sommes pas faits pour nous entendre et ce n’est plus la peine que je cherche à faire plaisir, rentrer dans le moule et m’adapter. Puisque de toute façon ça ne marchait pas avant de l’annoncer. Comme ça, c’est d’autant plus facile pour moi d’être vraiment comme je suis. Je le prends comme une permission à vivre ma vie de surdoué et de m’épanouir. Du coup, je peux aussi sans me servir de ce prétexte, ne plus fréquenter les personnes avec qui le courant ne passe pas.

Accepter ma surdouance, je vis mieux ma solitude !

Depuis que je parle de surdouance autour de moi et que je suis en mode introspectif, j’ai l’impression que, petit à petit, je vis mieux ma solitude. Sans doute, parce que je m’accepte et me supporte mieux. Autrefois, je me prenais pour un boulet, je m’estimais heureux que des personnes s’intéressent à moi. Désormais, je m’affranchis des autres, du pouvoir que je leur ai donné, de leur emprise sur moi. Je sens comme une libération, une ouverture, un épanouissement possible. C’est encore nouveau comme sentiment, j’ai peur de m’en lasser et de passer à autre chose. Ou encore d’oublier, comme j’ai l’habitude de le faire avec ce qui est bon pour moi. Je vis mieux le sentiment de solitude que je ressens, parce que je vis mieux avec moi-même !

Les critiques ou les conseils que je recevais avant ?

C’est hallucinant comme les gens autour de moi passaient leur temps à me donner des conseils. C’était une façon de me protéger pour certains et pour d’autres une manière de me dire quoi faire pour qu’on reste en relation, je le vois ainsi. Il faut dire aussi que j’écoute beaucoup les gens, je les laisse parler sans leur couper la parole. Alors même que j’étais adulte, on me disait “tu m’épuises”, “tu es un vrai gamin”, “prends un boulot comme tout le monde”. Pourquoi tu ne veux pas t’acheter une voiture ?” “Pourquoi tu ne prends pas le bus et que tu fais du vélo en ville ?” …

Accepter ma surdouance, que se passera-t-il ?

En acceptant ma surdouance, je changerai, c’est sûr. A commencer par ma confiance en moi que les autres percevront. Évidemment, si je ne suis plus la personne que j’étais, y a-t-il encore intérêt à m’avoir comme ami ou employé ? Qu’allais-je finalement leur apporter, si je change, au point de ne plus répondre à leurs attentes, ne plus leur porter toute l’attention dont ils ont besoin, ne plus leur faire plaisir ? Au bout du compte, qui était le manipulateur dans la relation ? Eux, en voulant que je sois de la sorte ? Ou moi, en obéissant pour obtenir de leur part une relation ? Je me trouvais manipulateur, alors que je m’adaptais !

L’impression de manipuler les gens !

Quand je pense que je me trouvais manipulateur, à force de vouloir m’adapter aux gens. Simplement parce qu’au fond de moi, j’avais envie d’avoir leur amitié, leur amour, leur reconnaissance sincère. En refaisant mes comptes, c’était cher payé de ma part. Oui, j’ai beaucoup donné de moi, de mon temps, à les écouter, à les occuper. Mais je n’ai pas eu beaucoup de retours. Je ne cherchais pas à obtenir des choses en retour, en donnant. Mais vu la quantité que j’ai donné, je n’ai reçu que très peu. J’ai quand même la sale impression de manipuler les gens pour obtenir quelque chose d’eux. Le fait  d’être en relation par intérêt est très courant dans notre société, mais rarement affirmé.

L’investissement du surdoué dans les relations !

Si on considère les relations comme un échange, un partage, comme tout le monde le conçoit, je ne vois pas bien ce que les autres ont partagé avec moi. En fait, je m’investis énormément dans les relations. Les autres n’étant pas tous surdoués et ne fonctionnant donc pas de la même façon, ne s’investissaient pas autant et aussi rapidement que moi. J’ai souvent été déçu. Ça doit arriver à beaucoup de gens d’essuyer des refus. Mais pourquoi suis-je autant touché à chaque fois ?

Mes qualités qui sont pour moi des défauts !

Trop généreux, ne pas refuser une demande, vouloir spontanément aider les gens, même des inconnus, rendre service à mon entourage, ne pas compter le temps que je donne, l’intérêt que je porte aux personnes, l’écoute que je leur apporte … Je suis sûr qu’un jour, je trouverai mon équilibre, sans renier ces belles valeurs humaines.

Je donnais toute mon énergie et mon temps aux autres !

Comme tout le monde, j’ai eu ou j’ai un travail, des passions, des envies, des projets personnels. Mais à aider tout plein de gens chaque jour, il ne me restait que peu de temps et d’énergie pour moi. A une époque, je passais des journées entières où je ne faisais pas ce que je voulais, ne m’occupais pas de moi. Je ne pouvais pas avoir de vie intérieure riche, alors que ma vie extérieure s’appauvrissait en rendant des services à des personnes pas reconnaissantes. Plus cela se passait ainsi et plus mon mal-être augmentait, à cause d’un déséquilibre.

Un besoin grandissant d’être moi !

Comme un appel au secours de l’intérieur, je ressentais un besoin de plus en plus fort de vivre pour moi, d’avoir des activités qui me font vibrer et qui me ressemblent. Je ne peux pas me contenter de vivre comme tout le monde, avoir un boulot dans une entreprise, des collègues, des amis, sortir, acheter, dépenser, me laisser vivre, avoir des distractions. En gros, travailler sur le rêve de quelqu’un d’autre et consommer ne me plaît pas.

J’ai un grand besoin de construire !

Pour moi, vivre ma vie en étant un consommateur n’est pas du tout satisfaisant. Quand je le fais, j’ai l’impression de dilapider mon trésor intérieur, mon énergie, ma vitalité. Je ressens l’envie de construire, pas des bâtiments, car je suis architecte et qu’une construction se dégrade. Mais l’envie de construire des choses qui vont au-delà, qui ont une portée plus grande et lointaine que moi. Mon art à travers mes peintures et mes dessins y concourt sûrement un peu. Cela peut paraître ambitieux, audacieux, prétentieux aux yeux des autres. Mais c’est ce que je ressens profondément en moi. Que si je ne le fais pas, j’aurai vécu pour rien. Suis-je trop exigeant avec moi-même ? Est-ce normal ou anormal ? Du perfectionnisme ?

Accepter ma surdouance, c’est mon moteur, mon énergie, mon feu intérieur !

Je comprends que c’est mon feu intérieur, ma raison profonde de vivre pleinement ma vie en utilisant toutes mes capacités de surdoué. Je ne sais pas où je vais aboutir, ni quel sera mon chemin. En tout cas, cela passe entre autres, en ce moment, par mon blog surdoué ou pas surdoué. Est-ce que ça va durer ? Je pense que oui, car je me stabilise. Depuis deux ans, je fais du sport presque chaque jour et depuis cinq je dessine et peins plus qu’un peintre du dimanche. Deux activités que j’aime.

Ma source d’inspiration pour mes articles !

Voilà, j’arrive au coeur de mon sujet d’aujourd’hui. Quand j’écris, j’ai mon sujet de départ, et je me lance dans l’écriture, sans faire de plan. Au fur et à mesure de l’écriture, ça se déroule. Et à la fin, je sens que j’ai atteint mon objectif. Je me fais confiance dans la rédaction des articles. Ce matin, mon sujet m’est venu tout seul, quand j’étais aux toilettes. Il me semblait évident et important, que c’était le bon moment pour parler de ce qui me pousse à parler de ma surdouance, à faire ce blog et à témoigner. Et comme j’apprends à suivre mes intuitions, je le fais.

Je passe à côté de ma vie si je n’accepte pas ma surdouance !

Donc, voilà où je voulais en venir. Tout est dit dans ce titre. Si je ne le fais pas, ce sera comme un suicide lent de ma part, de la négligence, un désamour. Alors peut-être que je me trompe et que dans quelques semaines, je serai passé à d’autres centres d’intérêt que je trouverai vitaux. Comme cela m’est déjà arrivé. Mais ce sujet me porte depuis plusieurs mois déjà. Et apprendre et progresser pour devenir un meilleur moi-même, je le fais depuis l’an 2000, donc 17 ans de quête.

Accepter ma surdouance
Accepter ma surdouance

Je touche le cœur, accepter ma surdouance !

Plus le temps passe et plus j’ai l’intuition de toucher le coeur de ma vie. Ce que certains appellent ma mission de vie, ce pourquoi je suis sur terre. Et je pense que ce n’est pas pour rien que je suis surdoué. Je compte bien explorer mes capacités que je trouve fascinantes et  cette voie remplie d’espoir.

De quoi est constitué mon coeur profond ?

Il y a donc mes recherches sur ma surdouance et le haut potentiel en général. Je découvre que j’aime écrire, avec mon expérience de blogueur. J’ai aussi touché mon coeur, avec mon activité d’artiste peintre, la création dans la peinture et le dessin. J’en ai pris conscience, l’année dernière, après avoir enfin trouvé mon propre style de peinture et non un style emprunté à d’autres artistes. Aussi, j’aime vraiment aider d’autres personnes à découvrir leur surdouance comme je l’ai fait. J’ai pu le remarquer lors de rencontres au cours des dernières années. C’est comme leur révéler leur trésor, la clé de leur vie.

Si je ne prends pas en compte ma surdouance ?

Ne pas reconnaître ma surdouance m’entraînerait à naviguer à l’aveuglette sur le chemin de ma vie. A continuer à subir. Certes, avec le temps, j’aurais tiré des leçons de mes échecs et succès, mais au prix d’efforts et d’énergie. Je me serais senti incompris, battu par des moulins à vent.

Les avantages à prendre à accepter ma surdouance ?

A partir du moment où je le sais, je ne vois pas pourquoi je n’irais pas plus loin en passant le test de QI pour les adultes. Grâce à ce test, je saurais si oui ou non je suis surdoué. Le test de personnalité qui l’accompagne devrait me donner plus de détails sur mon fonctionnement, mes forces et mes faiblesses. Ce qui me guiderait pour savoir comment avancer dans la vie. En fait, je le vois comme un mode d’emploi sur moi. Sympa ! Je n’en suis pas encore là. Je dois me renseigner, le financer et me préparer psychologiquement. Bref, si j’ai des capacités, pourquoi ne pas les utiliser au mieux et avoir la vie de mes rêves. Moi aussi, je veux être heureux et ma part du gâteau. Je n’ai plus de raisons de me dévaloriser et de me restreindre.

Je ne suis pas obligé de le crier sur tous les toits !

Une fois que je le sais et que je me connais mieux, je ne suis pas obligé de le dire à tout le monde entier. Zut, c’est pourtant ce que je fais avec ce blog et dans mes futures vidéos. Mais pourquoi pas finalement. Certaines choses doivent changer dans nos sociétés. A commencer par le test, la reconnaissance et la prise en charge des enfants surdoués ayant des difficultés, mais ceux n’en ayant pas aussi. Pourquoi ? Si notre monde est tourné vers les progrès technologiques, scientifiques, médicaux et les valeurs d’écologie, d’humanité comme on veut nous le faire croire, nos pays ont tout intérêt à reconnaître les capacités des surdoués à la compréhension, la créativité et l’innovation. Sinon quel gâchis ! Ces malheurs, ces guerres, ces inégalités, ces négligences …

Etudier ou ne pas étudier votre surdouance ?

Bon, j’ai donné mon point de vue, pas sûr que vous y adhériez, que vous sortiez du placard. Mais moi, je n’en peux plus, j’étouffe. J’ai envie de parcourir le monde. Et vous ? Que comptez-vous faire ? Investir dans votre potentiel ou le laisser en friche, sommeiller ? Je suis sûr qu’une belle vie attend le surdoué qui accepte et apprend sur sa surdouance. Votre vie est peut-être déjà sympa. Dans ce cas, ça vous tenterait de mettre la barre plus haut, de vous challenger, de vous cadrer un peu, de clarifier vos objectifs et persévérer pour réaliser vos rêves ? C’était Raphaël du blog surdoué ou pas surdoué, je vous souhaite une journée brillantissime, comme tout surdoué !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, révélez-vous !

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Author: Raphael

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