La phobie des voyages chez le surdoué ! 1/2

La phobie des voyages chez le surdoué

Temps de lecture estimé : 5 à 7 minutes.

Bonjour ! Aujourd’hui je vais parler de ma phobie des voyages. Suite à quelques jours de vacances à Paris pour travailler mon réseau artistique en visitant des expositions. Sur le trajet je prends conscience de ma phobie des voyages et j’ai écrit en direct mon ressenti. Et à mon retour j’ai mis deux trois jours à me remettre de mon séjour qui s’est plutôt révélé être du travail. J’en parlerai dans mon prochain article.

Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’enquête à propos de la surdouance car je veux tout comprendre et m’épanouir.

Prise de conscience de ma phobie des voyages !

Le stress me rend malade !

Je suis dans le car pour faire un séjour de six jours à Paris et je sens que je stresse. Et quand je stresse je dors mal et surtout je tombe malade. En l’occurrence j’éternue et je renifle car mon nez coule. Alors que je ne pense pas avoir attrapé de rhume. J’ai déjà écrit un article sur la somatisation du surdoué.

Trop d’organisation, je me trouve lent !

J’ai mis deux jours pour m’organiser avant de partir. Choisir les dessins à présenter aux galeristes que je vais rencontrer. Mes vêtements, ma trousse de toilette, de la nourriture, de quoi dessiner, mes autres affaires personnelles. Penser à tout plusieurs fois pour ne rien oublier. Entretemps j’ai heureusement travaillé de ci de là. J’ai dessiné, travaillé pour mon blog, vu mon copain, fait du rangement. Mais j’ai l’impression de ne rien avoir fait.

Je suis chanceux !

J’ai eu de la chance j’ai eu un billet aller retour Lyon Paris pour 2,72 euros en car. Départ à 5h le matin. Par contre ce départ aux aurores me posait un problème de transport jusqu’à la gare. En effet aucun métro et bus aussi matinaux. Et mon cher ami et conseiller artistique avec qui je pars à Paris et qui habite près de la gare, m’a proposé de venir dormir dans sa chambre d’ami.

Je fais des mauvais choix quand je réfléchis trop !

Je me déplace habituellement à vélo en ville. Et je rencontre des difficultés chaque fois que je prends les transports en commun lyonnais. Déjà j’hésite entre marcher deux kilomètres pour me rendre chez mon ami, prendre le bus ou prendre le métro. Quand j’hésite je choisis toujours la solution la plus difficile et la moins chère et je le regrette toujours car j’en bave. Je suis donc parti de chez moi à pied. Sur le trajet je suis passé devant les poubelles d’un magasin bio. Je n’ai rien trouvé à manger dedans. Ce n’était de toute façon pas le moment. Je parle du freeganisme / gratuivorisme dans mon article sur l’essoufflement du surdoué. En plus j’étais chargé comme une bourrique avec deux sacs à dos. Mais pourquoi n’avais-je pas pris mon sac à roulettes ?

Je suis un râleur quand je suis fatigué !

Je commençais à râler, je ne me sentais pas bien mais j’avançais. Enfin je décidai de prendre le bus. J’ai fait cent mètres de trop avec mes deux gros sacs parce que le plan indiquant les emplacements des bus m’a fait revenir sur mes pas. A l’arrêt de bus une jeune fille assise sur le banc fumait une cigarette. Je me serais bien assis mais je crains l’odeur et la fumée. Comme beaucoup de surdoué.es je suis atteint d’hyperesthésie j’ai écrit deux articles sur l’hyperesthésie du surdoué. J’ai peu dormi la veille et je me sentais fatigué. J’ai souvent des troubles du sommeil. Finalement je me suis assis par terre un peu plus loin. Je râlais intérieurement. J’essayais de me détendre en écoutant des chansons de dessins animés en anglais.

J’ai toujours des problèmes avec les transports en commun !

Le bus arrive et je monte à bord. J’ai beau faire attention à mon trajet avec l’application sur mon téléphone, je me trompe d’arrêt car deux arrêts portent le même nom à une différence près. Je ne le savais pas et j’ai choisi la mauvaise en allant trop vite. Il y a un autre bus à prendre mais l’arrêt est 160 mètres plus loin au croisement de cinq rues, sans indication où trouver cet autre arrêt. Je rouspète à voix haute à cause du manque d’information. Je me trompe de rue. Puis une fois la bonne rue trouvée je vois le bus passer à toute vitesse devant moi et partir au loin. J’ai manqué mon bus.

A l’arrêt je vois que le prochain passe dans un demi-heure. Je ne vais pas l’attendre alors que je suis à 500 mètres du but, donc je continue en marchant. Que vois-je me doubler ? Le fameux bus que je devais prendre que j’ai cru manquer mais qui était un autre et qui était en retard. Et que j’aurais eu si j’avais attendu bêtement. Je fulmine contre les transports en commun lyonnais. Chaque fois que je les utilise j’ai un problème sur mon trajet.

Ça commence mal !

Je me dis que mon séjour commence mal, normal j’ai une phobie des voyages. D’abord le galeriste que je devais rencontrer vient en vacances à Lyon alors que j’en pars pour aller le voir à Paris. Il a changé son emploi du temps. Si j’avais su. Puis je me trompe de sac de voyage, je vais devoir porter sur le dos un gros sac sans roulettes. J’ai mal au dos. Puis je mets une heure pour faire deux kilomètres, un trajet qui normalement aurait dû me prendre grand maximum trente minutes.

Changer mes pensées change mon état d’esprit !

Puis je me dis que ce n’est pas possible, je ne veux plus y aller. J’ai envie de casser quelque chose mais je risque de le regretter. Et d’un seul coup, revirement de situation dans mon esprit. Je me dis qu’en fait j’ai de la chance. Je ne vais pas râler pour deux euros de ticket de bus pour n’avoir fait qu’un kilomètre alors que je vais à Paris A/R en ne payant que 2,72 euros, prime de participation CO2 comprise. Et que je mange gratuitement et en abondance de très bons produits bio depuis trois mois et que ce n’est que le début. Du coup, je me sens bien mieux et j’ai plus d’entrain pour marcher. Je n’ai plus mal au dos.

Je déchiffre le billet de car !

Arrivé chez mon ami, grosse envie de dormir. Je dors bien mais pas assez, levé à quatre heures. Je pars de chez lui à pied en direction de la gare une demi-heure avant le départ. Le pôle multimodal est tellement compliqué et je ne comprends pas les indications inscrites sur mon billet de car. Je relis plusieurs fois et je me dirige à l’intuition du surdoué. J’ai l’impression de déchiffrer un message secret. Je ne sais pas comment les gens font pour trouver l’arrêt, d’ailleurs plusieurs personnes sont arrivées en retard. J’arrive juste à l’heure du départ. J’ai de la chance, le car n’est pas encore arrivé. Nous partons finalement avec vingt minutes de retard.

Mon corps me parle de ma phobie des voyages !

Je mange dans le car sinon je risque de m’évanouir. J’ai toujours de quoi manger sur moi. Je m’agite à ma place et j’ai chaud. Au moment d’essayer de dormir, j’ai très chaud et j’éternue et renifle. Je pense à plein de choses et je m’énerve. Que m’arrive-t-il ? Je ne vais tout de même pas tomber malade le premier jour de mes vacances à Paris ? Je ne pense pas avoir attrapé froid. J’ai tendance à somatiser quand je stresse et mon seuil de tolérance est faible. D’ailleurs j’ai attrapé le rhume des foins qui est une maladie psychosomatique depuis que j’ai quitté la Nouvelle-Calédonie de mon enfance pour venir vivre en France à l’âge de dix ans.

Je suis malade quand je stresse !

Puis je comprends que je suis en train de stresser. La rhinite est le signe que je stresse. D’ailleurs je me rends compte que je stresse depuis deux jours que je prépare mes affaires. Tout le monde me demandait si j’étais enrhumé. Mais non, en fait je stresse. Pourtant je n’ai pas vraiment de quoi être dans un état de stress.

Les voyages me stressent !

Les changements et l’inconnu me font stresser. Quand je me pose plein de questions pour savoir ce que je dois faire, emporter et comment ça va se passer. J’avais prévu de me reposer pendant le trajet en car et depuis deux heures je n’ai pas fermé l’oeil. Il est sept heures du matin. Le jour se lève, je vois le long de l’autoroute des champs givrés. Dommage car la pluie est prévue alors que nous venons d’avoir un temps printanier depuis plus de quinze jours. Avec toutes ces choses nouvelles et inintéressantes à gérer lors d’un déplacement je comprends pourquoi j’ai développé une phobie des voyages. Pourtant je suis surdoué et très organisé, je devrais être capable de m’en sortir mais parfois c’est plus fort que moi et cela me fait enrager. En fait je préfère quand une autre personne gère ces choses, comme un organisateur ou un ami.

Je doute beaucoup mais je crois !

Je me demande toujours si j’ai de la chance ou pas. Chaque soir avant de m’endormir je prie et remercie l’univers, Dieu ou les dieux, les anges, les maîtres et guides si tout cela existe. Pour tout ce qu’ils me donnent et me permettent de vivre, nourriture gratuite et à volonté, vacances pas chères à Paris, rencontres, amitiés, amour, santé, créativité … Je pense aussi aux personnes de mon entourage. Je me remercie par la même occasion.

Penser me fatigue souvent !

Je me sens mieux, mon nez s’est calmé, je pense pouvoir dormir un peu. Je stresse comme j’aurais pu être excité, je ne le suis pas. En fait je suis déjà fatigué au début du voyage.

La phobie des voyages chez le surdoué
La phobie des voyages chez le surdoué !

J’ai une phobie des voyages !

En y repensant je me rappelle que j’ai toujours redouté les départs en vacances, voyage, week-end. Je suis stressé et je stresse les autres. La peur d’oublier quelque chose chez moi. Je vérifie ma valise, ma trousse de toilette, les fenêtres, les volets, les lumières, les robinets d’eau, et le gaz quand j’en avais. J’ai des TOC de comptage pour me rassurer. Je prends toujours trop d’affaires avec moi et me retrouve chargé. J’ai peur de ne pas avoir assez d’argent, peur de perdre mon bagage, mon portefeuille, ma carte bleue, mon téléphone, mes clés. Je dois tout contrôler et savoir où sont mes affaires tout au long de mes trajets et de mes vacances. Je ne me sens pas détendu et excité comme d’autres personnes ou comme quand j’étais enfant. Avec le temps j’ai développé une phobie des voyages. Pourtant l’expérience des voyages aurait dû m’aguérir.

Fantasme ou coup de ma pensée arborescente !

J’aimerais tant être comme ces femmes rayonnantes, grandes, minces et blondes, souriantes et détendues en tenue Chanel avec un chapeau et une voilette des années 1960 ou 1980. Avec aussi un vanity comme bagage à main, des lunettes de soleil noires. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette image en tête. Image sûrement vue plusieurs fois dans des films et publicités. C’est le côté féminin de mon cerveau.

J’essaie de relativiser ma phobie des voyages !

Grrr ! Je suis assis dans le car à côté des toilettes et la porte vient de s’ouvrir dans un virage. C’est la troisième fois que je me lève pour la fermer. Bon je vais essayer de dormir cette fois-ci. Mais pourquoi fait-il aussi beau temps alors que la pluie est attendue aujourd’hui à Paris. Non je vais plutôt relire ce que je viens d’écrire, le corriger. Histoire de ne pas perdre de temps. Il faut toujours que j’optimise mon temps. Quand même six heures de trajet en car entre Lyon et Paris. C’est paradoxal car j’ai très envie de voyager comme beaucoup de gens. Je prévois même de pouvoir le faire aussi souvent que je le souhaite en travaillant sur Internet peu importe où je serai.

Serais-je atteint de phobie des voyages ?

Et au moment où je me dis cela, j’éternue plusieurs fois, mon nez se remet à couler et j’ai envie de me gratter les yeux. Je n’ai pas de raison de stresser, je pars en vacances. Ce sont des vacances, je vais visiter des expositions dans des musées et galeries et nous allons aller au restaurant avec des amis. Je devrais plutôt être content de faire ce que j’aime et passer des moments agréables. Il se peut bien que le monde extérieur m’angoisse. Je crois que je préfère ma routine quotidienne, mon chez moi, travailler, dessiner … autant m’enterrer. Pourtant un surdoué est supposé être curieux et en général je suis ouvert et aventureux. Je dois me tromper alors. Je vois l’heure avancer et je ne me décide pas à dormir.

Cet article en réponse à une lectrice !

Je me rappelle qu’une lectrice m’avait demandé d’écrire un article sur la phobie des voyages car elle n’avait rien trouvé sur Internet ou dans la littérature sur les surdoués à ce sujet. Voilà, c’est fait. Le prochain article portera aussi sur ma phobie des voyages, le séjour et surtout le retour chez moi où j’ai eu besoin de deux trois jours pour récupérer. Je me rends compte que le séjour se passe beaucoup mieux qu’avant et après.

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Cliquez ici pour lire l’article précédent Quels sujets sur la surdouance vous intéressent ? Je suis à votre écoute pour trouver un prochain sujet d’article. Ca vous tente de participer ? Merci d’avance.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

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Author: Raphael

2 thoughts on “La phobie des voyages chez le surdoué ! 1/2

  1. Je souris en te lisant, moi la phobique qui ne quitte pas sa maison………………….. j’ai réglé le problème avec mes attaques de panique tout en me privant de tant de bonheurs ! Je sais que ça reviendra, j’y travaille mais je suis une super organisée-maniaque du contrôle alors j’ai souvent l’impression de partir avec ma maison dans mon sac, enfin quand je partais encore en vacances !
    Profite de ton séjour, ça va être cool j’en suis sûre !

    1. Bonjour Anne, merci pour ton commentaire. Tu dis quelque chose de très important et que j’ai aussi fait. Se priver ou éviter pour se sentir plus à l’aise n’est qu’une fuite. Je crois que j’angoisse à cause de mon côté pense à tout et veut tout contrôler comme tu le dis.
      Bonne journée !
      Raphael

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