Défi J70/100 Ma séance d’art-thérapie !

Dessin de ma séance d'art-thérapie

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Une petite séance d’art-thérapie pour mon 70ème article !

Aujourd’hui j’écris mon 70ème article, le compte à rebours commence, il ne reste plus qu’un mois avant la fin de mon défi de 100 jours, à écrire un article témoignage par jour. Pour fêter ça, j’ai commencé par faire un dessin spontané sans y avoir réfléchi avant et je vais tenter d’en décrypter les messages de mon inconscient. Une véritable séance d’art-thérapie, trop bien, j’adore ça, travailler sur moi. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je découvre des trésors. Si vous trouvez mes articles trop longs, vous pouvez survoler le texte en lisant les titres et les mots en gras.

 

Mes trois points positifs :

  1. Je n’ai pas de rendez-vous ce jour, je peux entièrement programmer ma journée comme je veux, à condition d’écrire mon article de blog.
  2. Il ne me reste plus qu’un mois avant d’atteindre mon objectif d’avoir écrit 100 articles de témoignage d’un surdoué.
  3. Je me fais plaisir avec cet article différent, car je pars d’un dessin que j’ai fait et qui va me donner le sujet de mon article. Je m’offre un séance d’art-thérapie.

 

Mes trois victoires auxquelles je pense maintenant :

  1. Je me rends compte que j’ai plus d’amis qu’avant. A quoi je le vois ? J’ai le sentiment que je peux compter sur eux et que notre relation est profonde, authentique et non superficielle.
  2. Cela fait deux ans que je fais de la musculation. Un an en salle de fitness sur des machines, plus un an en mode street workout, sans machines, en plein air ou chez moi, et avec des agrès (barres fixes et parallèles).
  3. Mes derniers travaux d’artiste peintre et dessinateur plaisent. Je me sens encouragé à continuer dans cette voie.

 

Pour mes articles précédents, je procédais de la manière suivante :

  1. Je choisissais mon sujet d’article en commençant à le rédiger.
  2. J’écrivais mon article.
  3. Puis je cherchais une illustration qui correspondait, parmi mes tableaux et si je n’en trouvais pas et que j’avais le temps, j’en dessinais une, la scannais et l’intégrais dans mon article.

Aujourd’hui, je fais l’inverse :

  1. J’ai dessiné spontanément une illustration sans l’avoir conçue avant, en laissant remonter des images de mon inconscient au moment de dessiner.
  2. Et j’écris tout ce à quoi mon dessin me fait penser, je décrypte les messages de mon inconscient, une véritable séance d’art-thérapie.
  3. Enfin le sujet se dégagera naturellement de ce que j’aurai écrit.

 

Le commencement de ma séance d’art-thérapie !

Ce matin tout de suite après mon petit déjeuner et après avoir brossé mes dents, je me suis mis à dessiner. Le matin mon esprit n’est pas encore trop embrouillé et encombré pour faire ce genre d’exercice. Je me sens encore frais, mes rêves nocturnes encore présents et vivants dans ma tête. J’ai pris le livre dans lequel je fais mes illustrations pour mon blog sur les surdoués et j’ai tourné les pages neuves et celles déjà dessinées. Très vite, j’ai choisi une page avec peu de texte. Je l’ai lu et le contenu m’a paru tellement onirique que la page m’a semblé idéale. Et j’ai dessiné au stylo d’un trait sûr les contours, pour enfin colorier.

Dessin de ma séance d'art-thérapie
Dessin de ma séance d’art-thérapie !

Description générale de mon dessin !

Sur mon dessin, il y a trois personnages, un petit en entier au centre, et deux dont on voit la tête en gros plan, sur la droite et en haut. Il y a une zone de texte dans une bulle de pensées.

Description du petit personnage central !

Le petit personnage a des bras et des jambes qui vont dans tous les sens. Et des flèches partent aussi dans tous les sens. Il semble avoir la bougeotte, ne pas savoir quoi faire et aller dans quelle direction. Il fait du sur place, il brasse du vent. Sa tête, ses mains et ses pieds sont rouges, comme s’ils s’échauffaient à force de penser et de bouger. La forme de la tête me fait penser à un grelot ou plutôt à un gland de sexe d’homme. Je me dis que le personnage doit se trouver un peu gland, un peu bête. D’ailleurs son visage est un peu hébété, indécis, en réflexion. Il ne sait pas quoi faire tout en étant en pleine activité. Des bras et des jambes qui se croisent comme s’il se mélangeait les pinceaux, je veux dire qu’il ne sais plus où il en est. Il est petit, se sent petit.

Description des deux personnages !

Il y a en gros plan les têtes de deux personnages, un à droite et un au dessus du personnage central. Leurs yeux sont dirigés vers le petit personnage au centre. Tous les regards sont tournés vers lui, à croire qu’il le fait exprès pour se faire remarquer, pour attirer l’attention. En voyant les petits traits autour de leurs têtes, leurs yeux et la bouche ouverte de celui de droite, je pense qu’ils sont étonnés voire éberlués de voir ce spectacle. Ils ne comprennent rien au pourquoi du comment.

Le petit personnage se donne en spectacle !

On dirait que le personnage central danse le Charleston qui est une danse où le corps bouge assez peu et les bras et les jambes bougent de façon rythmée et coordonnée dans tous les sens. Oui, le corps semble statique car la tête et les membres ont des petits traits pour montrer qu’ils sont en mouvement. Mais peut-être qu’il est en train de glisser et de tomber. Qu’il essaie de se rattraper, de retrouver son équilibre. Ce personnage a la bouche de côté comme pour montrer qu’il s’applique ou qu’il est déstabilisé.

 

Du texte dans ma séance d’art-thérapie !

Le petit personnage central pense à quelque chose. Une bulle de pensées sort de sa tête sur la gauche et un nuage de pensées entoure le texte écrit dans le livre sur lequel je dessine.

Je cite les quelques phrases de la page précédente :

“Lorsque le bruit s’estompe, je retrouve mon lit. Je ne fantasme plus de façon bucolique, je …”

Et je cite le texte de la page dessinée :

“… m’imagine contrer la Reine vénéneuse, mordre sa bouche Javel. Mais pendant que la Reine continue de vociférer contre moi sous mes pieds, je m’endors, pour la première fois, fâchée contre Papa.”

Comment me parle ce texte ?

J’aborde le monde des rêves, des “fantasmes”. Ça me fait penser à mon illusion de toute puissancema vie rêvée, fantasmée, si lointaine de ma vie réelle. Je pense sans cesse à ma vie, quoi faire, où aller, alors que je fais du sur place, je n’avance pas. Il y a une “Reine vénéneuse” qui pourrait représenter une figure maternelle toxique, colérique, tyrannique. Elle a l’air d’être sous le contrôle du personnage qui parle, “sous mes pieds”. Il y a aussi la présence paternelle “Papa”. Donc il y a deux parents et un enfant qui finit par s’endormir, “je m’endors”, malgré les vociférations de la Reine. Et le sentiment d’être “fâchée contre Papa”. Elle arrive quand même à trouver le sommeil. Ce texte parle de moi.

 

Le lien entre le texte et le dessin !

Je comprends maintenant pourquoi ce petit personnage semble aussi perdu. Avec une mère “Reine” au comportement toxique pour lui et un “Papa” contre qui il est fâché. Pourquoi est-il fâché contre son père ? D’ailleurs le personnage du texte est plutôt féminin, fille, jeune fille ou femme, je ne sais pas. Serait-ce une histoire entre la part féminine de ce personnage qui est plutôt un garçon ? Serait-il perdu entre sa part féminine et sa part masculine, au point de ne plus savoir quoi faire ?

Des références à “Alice au Pays des Merveilles” !

Je me demande si ce texte ne fait pas référence à la “Reine de Cœur” dans l’histoire “d’Alice au Pays des Merveilles” de Lewis Carroll, Reine dont la couleur préférée est le rouge. Tiens la couleur exacte de la coiffe du personnage central dans mon dessin. Encore mieux, vous rappelez-vous les soldats de la “Reine de Cœur” dans la version en dessin-animé de Walt Disney ? Ils ressemblaient à des cartes d’un jeu de cartes classique, avec des coiffes, des bras et des jambes filiformes. Un corps tout plat de carte et des pieds et des mains, un peu en forme de boule, tout comme mon petit personnage.

Un petit soldat !

Ces personnages en forme de cartes à jouer étaient des soldats qui avaient très peur de leur Reine, ils obéissaient à tous ses caprices et voulaient lui faire plaisir. Sinon ils avaient la tête coupée. Même si les ordres sont contradictoires, il faut obéir au doigt et à l’oeil à la Reine. Et ça me fait penser aux bras et aux jambes dans tous les sens de mon petit personnage qui se fait manipuler. D’après le texte sur la page, il se révolte contre le Reine en l’écrasant sous ses pieds et contre son Papa contre qui il est fâché.

Dessin de ma séance d'art-thérapie
Dessin de ma séance d’art-thérapie !

Quel est le lien entre ce dessin et moi ?

Il n’y a pas de hasard. Mes choix spontanés de dessin et de page avec ce texte ne sont pas anodins. Mon cerveau a fait un choix rapide venant du plus profond de moi. Plus je suis rapide à choisir, plus mon choix est naturel et relié à mon inconscient qui m’envoie des messages. Si j’avais hésité et cherché la perfection, la page parfaite, et construit pendant quelques minutes mon dessin dans ma tête et sur ma feuille avec un crayon, puis en gommant. Le résultat aurait été plus éloigné de mon inconscient. En tout cas, je trouve le choix du texte et le dessin très parlant. Tout ça résonne très fort en moi. Cela parle entièrement de moi.

En quoi tout cela parle de moi, texte et dessin ?

Ce petit personnage me représente je peux m’identifier à lui. Tout ce que j’ai dit à propos de lui, je peux le dire en employant la première personne du singulier, en disant “Je”. Il me ressemble. Je suis indécis, je me trouve nul comme un gland. Et puis je vais dans tous les sens et je brasse beaucoup de vent pour rien finalement faire du sur place. Au grand étonnement des personnes autour de moi qui ne comprennent pas ma vie, pourquoi je n’arrive à rien. Et je fantasme, je rêve beaucoup ma vie mais je ne la vis pas. Je me sens perdu et je dépends du regard des autres dont j’écoute les conseils et même parfois les ordres contradictoires que j’applique bêtement comme un petit soldat. Je suis sévère avec moi-même.

Le texte parle de moi !

Tout est lié à ma surdouance et à mon éducation par une mère à l’époque très sévère et un père qui ne m’a jamais reconnu pour moi-même. Je veux mettre fin à cette tyrannie, me révolter, en fait je le pense (texte dans la bulle) mais je ne le fais pas encore. J’agis comme avant, à aller dans tous les sens et à me faire manipuler, mais je pense à changer, c’est très important. Mais ce qui est dans le texte n’est que dans mes pensées, car mes parents ont changé et ne sont plus vraiment ainsi. Ma mère est douce avec moi, mais dure avec son mari. Mon père est toujours un peu moralisateur mais moins qu’avant, comme s’il savait tout et plus que moi de la vie. Ça ne m’empêche pas de les aimer car je me suis un peu détaché d’eux psychologiquement.

J’ai tout intégré en moi !

Mais comme tout surdoué et comme je l’ai écrit dans l’article d’hier sur le souci de performance du surdoué, j’ai tout intégré en moi. La haute exigence des parents et professeurs, la sévérité de mes parents. Jusqu’à mes 42 ans, j’ai été un bon petit soldat auprès de mes parents, de mes employeurs, de l’autorité en général. Mais aussi des policiers, gendarmes, médecins, des personnes âgées, des hommes, des personnes charismatiques, sûres d’elles.

La peur de l’autorité !

Devant eux je me fais tout petit, petit comme dans le dessin. Il y a peu de temps encore, j’en avais peur et à chaque fois que j’en voyais un et que je sentais quelque chose de négatif envers moi émanant d’eux avec mon intuition, je ressentais un pic au cœur. Une décharge électrique dans mon corps, comme des électrochocs. Me déstabilisant et me faisant faire n’importe quoi, perdre les pédales, le contrôle de moi, je tremblais.

Et ces deux personnages qui me regardent !

Ce sont aussi des parties de moi, peut-être mon père et ma mère dont j’aurais intégré les caractéristiques d’exigence, de sévérité, me poussant toujours plus loin et plus haut dans la quête de performance. Le regard des autres.

 

Bilan de ma séance d’art-thérapie !

Quel exercice périlleux, car des choses dont je ne veux pas parler peuvent ressortir. D’ailleurs il y en a, mais je ne les ai pas développées. Entre autres cela parle aussi de ma sexualité, de mon rapport aux autres au travers de ma sexualité. Très riche d’enseignements. Cela me permet de voir où j’en suis. Donc là où j’en suis, je suis encore en train de faire comme avant à faire plaisir aux autres et à faire plein de choses dans tous les sens. Et je ressens une envie de me révolter par rapport à tout ça et faire autrement. En fait tout cela se passe dans ma tête car je l’ai intégré dans mon enfance. Si je voulais, je pourrais être instantanément être libre.

Mon plan d’action suite à ma séance d’art-thérapie !

Aujourd’hui en tant qu’adulte et pour pouvoir avancer dans ma vie, j’ai besoin de remettre en question ce comportement car il ne me convient plus. C’est ce que je fais depuis bientôt un an, ça prend du temps, car j’ai passé tellement d’années avec ces mauvaises habitudes. Je vous tiens au courant de tout ce que je fais dans ce sens là, dans mon blog que j’utilise pour ma croissance individuelle, terme que je préfère au développement personnel. Je vois que je suis allé pas mal loin dans ma réflexion dans cette séance d’art-thérapie qui aura été très révélatrice. Je remercie mon inconscient d’avoir bien voulu participer et jouer le jeu.

 

Et vous, à quand une séance d’art-thérapie ?

Si ça vous tente de faire comme moi, lancez-vous. Mettez-vous au calme, faites un petit dessin rapide et spontané sans réfléchir et écrivez tout ce à quoi cela vous fait penser. Pas besoin de savoir dessiner, ce qui compte c’est le symbole que cela représente. Si vous n’arrivez pas à dessiner, je vous propose de découper des images dans des magazines et de les assembler et les coller sur une feuille. Vous pouvez aussi écrire les mots qui vous passent par la tête. Surtout soyez spontanés car c’est la clé de la réussite de cet exercice. Si vous passez trop de temps, vous serez dans le mental à construire, dans l’intellect, alors qu’il faut travailler avec le ressenti, les émotions.

 

Référence de livre :

J’ai fait cette auto-séance d’art-thérapie en m’inspirant du livre “le nouveau journal créatif, à la rencontre de soi par l’écriture” d’Anne-Marie Jobin, édition Le Jour, 2012, ISBN 9782890447899

 

Je vous souhaite une journée créative et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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