Défi J31/100 Ma dépendance affective !

La dépendance affective du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 3 et 5 minutes.

Je ressens une instabilité en ce moment où je ne me sens pas bien, une grande dépendance affective. A l’opposé, quand je me sens bien, je me sens indépendant et plein d’énergie. Alors je vais profiter de ce que je vis en ce moment pour témoigner de la grande dépendance de mon état émotionnel au monde extérieur. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je sens que je suis surdoué et j’essaie de m’en convaincre avant de passer le test.

Suite de ma journée d’hier !

Hier, j’ai écrit un article sur la tristesse de surdoué que je ressentais. Et j’ai remarqué que j’étais beaucoup plus sensible au regard des autres autour de moi et à mon environnement. Donc hier, j’avais prévu de faire du sport au soleil. Mais il n’était pas au rendez-vous, alors j’ai fait ma séance de musculation au poids du corps chez moi. Je me sentais comme un enfant, très déçu de ne pas me faire caresser par les doux rayons lumineux de mon astre favori. Comme d’habitude, j’ai pris mon dernier repas à 17h.

Un moment de répit émotionnel !

En début de soirée, j’ai retrouvé deux amis dans une galerie d’Art à Lyon pour le vernissage d’une exposition de tableaux d’un peintre lyonnais. Je suis arrivé en avance et j’ai pu m’installer dans un siège en face des tableaux. Au début je trouvais la peinture classique, déjà vue et sans intérêt. Mais mon esprit s’est calmé, je me suis senti hors du temps et de mes soucis. J’étais dans un état méditatif, je me sentais riche et rempli. Je commençais à apprécier les œuvres que j’ai ensuite trouvées très sensibles et réussies. Issues d’une véritable recherche. J’ai pu expérimenter l’effet de l’Art sur mon état émotionnel. Je regrette de ne plus dessiner et peindre depuis un mois et demi. Ça me manque. Et je suis retourné chez moi.

Je cherche le regard des personnes !

Sur mon trajet aller et retour à vélo, je cherchais du regard les gens dans la rue. Peut-être pour voir qui pourrait m’aider à sortir de ma solitude. Certains avaient l’air de me demander du regard pourquoi je les regardais. Quand je ne me sens pas bien, mon visage paraît soucieux. Et je ne peux pas cacher ma gravité de ce que je vis dans ma tête. Je le sais depuis qu’on me l’a dit. Et je le sens, il y a comme une contraction entre mes deux yeux. Je suis en train d’attraper une méga ride du lion, entre les deux yeux et au dessus du nez.

Un gros désir, besoin de fusionner avec autrui !

Ça marche avec les personnes inconnues qui me plaisent physiquement. J’ai l’impression que j’ai envie de plonger dans la personne, tellement je me sens en détresse. De fusionner avec la première personne venue qui m’accepterait, me dirait bonjour, voudrait me parler. Je ressens comme un empressement, un gros besoin d’avoir des amis, d’être toujours avec eux, de parler, de les écouter, à propos de nos vies, nos expériences, nos vécus. Entendre et raconter nos malheurs et nous consoler, de nous accepter tels que nous sommes, nous encourager mutuellement, nous faire des câlins. De pleurer et de lâcher prise, me laisser aller, comme un bébé dans les bras de ses parents.

Ça peut faire peur aux autres !

Cela ne se passe bien évidemment jamais ainsi. Mais les personnes doivent peut-être un peu ressentir mon intérêt, visible par mon investissement dans la relation, trop tout, tout de suite. Et penser que ça va trop vite pour eux. Je sais en me mettant à la place des autres que ça peut faire peur. Surtout au début de la rencontre. J’ai vu des vidéos de psy au sujet des personnes fuyantes et j’ai compris comment mon avidité d’amitié et d’amour, de relationnel, pouvait faire fuire certaines personnes qui ont tendance à avoir plutôt peur des relations trop intimes.

 

Un besoin de relations profondes !

J’ai besoin d’avoir des relations profondes, intimes et parfois très intimes. Je ne peux pas me contenter de voir des gens de façon superficielle sans parler de choses importantes pour chacun. Ou de les voir tous les 36 du mois. C’est pour ça que quand je rencontre quelqu’un pour la première fois, je pose des tonnes de questions en tout genre. Maintenant, quand ça m’arrive, je me dis que je suis quand même culotté. En général, la plupart des gens ne sont pas comme ça dans la vraie vie. Ils ne s’intéressent pas aux autres et parlent d’eux-mêmes. Je suis très content mais un peu dérouté quand on me pose des questions.

Finalement, serais-je trop sociable ?

Je suis capable dès la première rencontre, s’il y a des points communs, d’être très amical, de savoir déjà pas mal de choses sur la vie de la personne pour la situer dans son contexte. Je donne mon numéro de téléphone très facilement. Et j’ai déjà envie de la revoir, de proposer mon aide, de venir chez moi. J’essaie de trouver des points communs pour discuter. Je pose des questions précises sur son vécu, son ressenti.

Ma dépendance affective !

Ça fait du bien de parler ! Plus j’écris et plus je sens s’évanouir mon besoin de m’accrocher à quelqu’un. Je sais que je suis dépendant affectif. Et je me demande si ce n’est pas ça qui s’est déclenché après ma journée d’hier où je me sentais triste, qui a eu lieu après ma courte nuit. Vous allez prendre peur en me lisant. Vous devez vous dire, lui, faut pas le croiser. Je pense en parallèle être une personne très attachante et à laquelle on s’attache beaucoup aussi en retour. En même temps aussi, est-ce que ça ne ferait pas partie du fonctionnement du surdoué, d’être en relation de la sorte avec les autres ? Je l’ai beaucoup entendu dire dans les vidéos des psy spécialisés dans la surdouance, Raymonde Hazan et une psy à la maison.

 

J’ai ressenti une grosse émotion !

A un moment de la soirée, sur mon trajet du retour, une personne totalement inconnue s’est postée à côté de moi. Je ne l’ai pas regardée et d’un seul coup j’ai senti mon cœur s’emballer, mon corps trembler. Sûrement une décharge d’hormones. J’aime ressentir cela, c’est comme une drogue pour moi. Je pense que comme j’attendais que quelqu’un vienne me sauver de mon état dépressif, le fait de sentir venir vers moi une personne a déclenché cette vague d’émotions. Tel un soulagement d’avoir attiré l’attention, d’avoir touché une autre humain qui a remarqué ma détresse. Mais il n’en était rien. Tout cela s’est passé dans ma tête et mon corps. Rien chez l’autre. Et j’ai fui.

La drogue du coup de foudre !

Dans ce cas-là, je suis capable de tomber dans les bras de la personne. Mais c’était tellement fort que ça me faisait peur. Peur de faire une bêtise, de la regarder, de lui parler. Peur que ça m’arrive n’importe quand, comme ça s’est déjà passé. J’étais paralysé. Alors je suis parti. Et en même temps, je n’aime pas ça parce que je perds tout contrôle de moi. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une émotion aussi intense. Je pense que c’est parce que je suis abstinent sexuellement et affectivement depuis bientôt deux mois. Ça doit me conditionner et fait que je suis encore plus réceptif à ce niveau-là, où j’ai créé un déficit en étant abstinent.

Je ne sais pas quoi en penser !

Bon, c’est un peu fouillis comme article. Je n’ai rien approfondi, mais j’ai pu m’exprimer. Je ne sais pas quoi en penser. Est-ce bon signe ou pas ? En tout cas, j’arrive à prendre du recul et à calmer les choses. Je me rends compte que je suis encore capable d’éprouver de fortes émotions. Moi qui croyais ne plus pouvoir ressentir quelque chose. En fait, je pense à plusieurs choses à la fois.

Trop de nouvelles questions !

Vais-je réussir à tenir mon pari d’être abstinent pendant un an ? Je crois que je le fais pour me libérer de ce genre d’événement incontrôlable. Est-ce que faire abstinence sexuelle et affective est une bonne chose ? Je m’aperçois que finalement je fais aussi abstinence affective. Et je n’avais pas du tout pensé à ça.  Je vais devoir penser au pourquoi de mon challenge à chaque fois. Mais je vais aussi vouloir prendre plaisir à ressentir mes émotions, ce qui est nouveau pour moi. En quelque sorte, car j’ai tendance à tout vouloir contrôler dans ma vie et en moi. Je vais pouvoir peut-être découvrir des secrets de la vie ! Est-ce que je m’autorise quand même des petits plaisirs ?

La dépendance affective du surdoué
La dépendance affective du surdoué !

Et pour vous ?

Je n’arrive pas vraiment à mettre de mots sur ce que j’ai éprouvé. C’est encore vague, je suis sous le choc. Je ne peux pas bien l’analyser. Mais je ne peux pas tout comprendre dans ma vie, tout analyser, tout contrôler. Est-ce que ça vous arrive souvent d’être envahi d’une émotion subite, n’importe quand, n’importe où ? J’arrête là mon article avec l’impression de ne pas l’avoir fini. Je reviendrai peut-être sur cet événement un jour, si j’ai compris.

Je vous dis à demain dans un nouvel article et vous souhaite une journée en autonomie !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main ! Et apprenons à cultiver notre joie de vivre !

Cliquez ici pour voir l’article précédent sur mon défi de 100 jours de témoignages de surdoué !

Cliquez là pour lire l’article suivant.

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Author: Raphael

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