L’instabilité émotionnelle du surdoué !

L'instabilité émotionnelle du surdoué, des hauts et des bas

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Bonjour ! En ce moment je suis dans un état d’instabilité émotionnelle. Je me sens bizarre, tantôt bien, enthousiaste, tantôt trop lucide et déprimé. Du coup cela me paralyse légèrement et mon rythme de travail ralentit. Peut-être que j’ai besoin de me reposer tout simplement. Ou serais-je bipolaire, maniaco-dépressif, cyclothymique ? Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’ai décidé d’enquêter à propos de la surdouance car je veux tout comprendre et m’épanouir.

Pourquoi parler d’instabilité émotionnelle ?

La semaine dernière je n’ai pas écrit mon article hebdomadaire. J’avais pourtant commencé à en rédiger un à propos de l’hypersensibilité du surdoué, un thème central. Mais le sujet s’est révélé complexe, long et surtout je n’étais pas dans cette énergie. Je me suis aussi dit que je n’en savais pas assez. En fait je réussis à écrire un article à propos de ce que je suis en train de vivre. Et en ce moment je me sens bizarre, parfois bien et d’autres fois mal. Je suis dans une instabilité émotionnelle. Avec une envie de pleurer je me sens grave. C’est donc sur ce sujet que je veux travailler maintenant. Vais-je pouvoir me sentir mieux après avoir écrit cet article ?

L’objectif personnel de mon blog !

Je ne dois pas l’oublier. L’objet de mon blog est de me permettre une réflexion pour progresser vers mon mieux-être. Cela paraît égoïste surtout dans un blog sur Internet à la vue de tout le monde. Mais je pense que le faire devant des témoins comme vous va me permettre d’aller de l’avant et de ne plus reculer. C’est comme me lancer un défi devant des témoins. Cela me mets en situation de devoir aller jusqu’au bout si je ne veux pas devoir dire que j’ai échoué.

C’est le bazar dans ma tête !

Je ne sais pas par où commencer tellement j’ai de choses à dire. C’est un vrai sac de noeuds dans ma tête. Je vais dénouer petit à petit et tout mettre noir sur blanc ce qui tourne en bruit de fond dans mon esprit et me paralyse. Des fois je ne me trouve pas doué mais plutôt bête.

A quoi vois-je que je suis dans une instabilité émotionnelle ?

Tout d’abord je le sens dans mon corps et dans ma tête. Mon état émotionnel change plusieurs fois dans une même journée. Je peux me sentir super bien, bof, dans une profonde solitude, joyeux, dépendant affectif, en colère, complètement absorbé par une activité créative … Je ne sais plus quoi penser de ce que je vis, si c’est positif ou négatif tellement je passe par des états positifs et négatifs en quelques minutes. J’espère seulement que la dépression ne me guette pas. Depuis quelques semaines où le temps est gris, froid et pluvieux après avoir eu six mois d’un temps magnifique malgré la sècheresse. Je pense que je suis victime de la dépression hivernale, je suis trop influençable par mon environnement.

Une instabilité émotionnelle malgré de bonnes choses dans ma vie !

Pourtant beaucoup de choses positives m’arrivent dans ma nouvelle vie. Je rencontre des personnes intéressantes, des artistes, des zèbres, des blogueurs, des créateurs d’entreprise. Mes activités sont variées et équilibrées. J’ai des projets qui me tiennent à coeur. J’arrive à allier professionnel et personnel. Je vais même commencer à gagner un peu d’argent avec ma première exposition dans une galerie d’art à Lyon. L’audience de mon blog sur la surdouance a doublé depuis cet été. Mon blog d’architecture commence à être un peu fourni avec sa petite quinzaine d’articles. Je vois que j’ai bien travaillé mais je vis une traversée du désert. C’est trop tôt pour avoir des revenus avec mon blog d’architecture.

L'instabilité émotionnelle du surdoué, des hauts et des bas
L’instabilité émotionnelle du surdoué, des hauts et des bas !

Ma vie sentimentale est instable !

J’aimerais bien être en couple mais j’ai peur de m’ennuyer, de ne pas tomber sur la bonne personne, de m’engager trop vite. Avant cela il faudrait au moins qu’il y ait un début de relation mais c’est impossible car dans cette société les gens ne donnent pas suite et passent à autre chose. Alors je fais des rencontres mais sans lendemain. J’ai l’impression de faire peur et d’être nul en relation. Pourtant au premier abord mon physique et ma personnalité plaisent et le premier rendez-vous se passe bien. Quoique je sente de l’étonnement chez l’autre en discutant. Mais je ne comprends pas pourquoi je n’ai plus de nouvelles par la suite. Je ne sais pas sur quel pied danser et je commence à douter de moi-même. Ce n’est pas la solution. Je dois absolument rester moi-même, authentique, je ne dois plus porter de masque pour plaire aux autres.

Instabilité dans ma vie professionnelle !

En ce moment je change en profondeur de vie personnelle et professionnelle. Depuis plusieurs mois je travaille sur trois projets professionnels en parallèle. Un blog d’architecture d’intérieur “L’appartement optimal” avec lequel je reviens à mon premier métier passion. Un blog sur les surdoués pour mieux me connaître, m’accepter et aider d’autres zèbres. Mais je n’aime pas l’idée de gagner de l’argent avec ce blog. Et une activité d’artiste plasticien, je travaille d’ailleurs sur une exposition dans une galerie lyonnaise en décembre 2018. Globalement je tends vers la stabilité professionnelle.

Instabilité dans ma vie personnelle !

Côté personnel je suis célibataire depuis bientôt un an et recommence à faire des rencontres depuis quelques mois mais sans résultats. C’est compliqué car j’ai un gros besoin d’affection, de tendresse, de complicité, de partage que seule une relation suivie et sérieuse procure. Par contre je ne sais pas si j’ai envie de m’engager car cela a des conséquences sur tout le reste de ma vie. Je ne voudrais pas recommencer certaines erreurs de mon passé c’est-à-dire à m’engager trop rapidement dans une relation avec un personne qui ne me correspond pas. Quant à ma sexualité j’ai l’impression que j’en ai besoin pour gérer une tension intérieure. Ce n’est pas une bonne façon de vivre la sexualité pourtant beaucoup de personnes la vivent ainsi. En plus j’héberge et nourrit encore mon ex sans travail un an après notre rupture.

Je pense à trop de choses en même temps !

Il y a trop de dossiers ouverts dans ma tête. Je pense trop. Des personnes de mon entourage me demandent un service et je dis oui. Je me lance un défi avec mes deux blogs, je suis sollicité par les personnes que je rencontre, je trouve une solution financière temporaire pour soulager mes fins de mois. Depuis trois mois j’attends une rentrée d’argent qui ne vient pas. J’ai une exposition en préparation. Ma vie est trop complexe, j’ai trop de choses à gérer. Je devrais dire non à toutes les demandes extérieures et m’occuper de mes affaires, me concentrer sur mes propres activités. J’ai peur d’éclater, qu’une goutte d’eau fasse déborder le vase. Pour des personnes ça peut paraître peu mais pour moi c’est déjà trop. Ça peut être n’importe quoi, n’importe quand, pour une broutille.

Et encore je ne vous dis pas tout !

Il y a des choses que je garde secrètes car me montrant à visage découvert sur Internet je ne veux pas que cela se retourne et soit utilisé contre moi. Je voudrais être encore plus authentique et je regrette de ne pas pouvoir l’être à 100%. Des personnes m’ont conseillé de ne pas tout dire, de me protéger mais aussi pour les protéger. Tout dire dérangerait. En même temps j’en ai de moins en moins honte de ce que je fais ou ai fait car j’en parle à des amis et même à des inconnus. Je préfère être honnête avec vous. Je ne réussis pas tout ce que je fais, je ne suis pas toujours au top, agréable, en forme, à fond dans mes projets. J’ai aussi des moments de doute, au creux de la vague, à me prendre la tête pour des détails. Je progresse car tout cela m’arrive beaucoup moins souvent et ma vie est plus facile maintenant.

Ok je vous dis tout !

Voilà tout ce que je ne peux pas dire, que j’ai envie de dire. Remplissez les trous dans les phrases suivantes. Je me demande si je n’ai pas été … dans mon enfance. En fait depuis l’âge de 19 ans je suis … Je l’ai su quelques années avant. En 2003 j’ai eu … et en 2014 j’ai aussi eu … Deux catastrophes, difficile de m’en remettre. J’ai toujours rompu mes relations amoureuses et je le vivais comme un drame. Par manque d’argent car je n’en gagnais pas assez avec mon activité d’architecte à mon compte j’ai été … mais ça n’a pas fonctionné. Ça a posé des problèmes dans mon couple. C’est idiot car j’avais du potentiel. En même temps heureusement car sinon je vivrais un enfer et ne pourrais plus en sortir aujourd’hui. Je me suis ressaisi en 2013 sinon je serais devenu SDF.

Même encore aujourd’hui …

En ce moment par manque d’argent et aussi par détermination à continuer ma création d’entreprise je suis obligé de … Je vais pouvoir faire des économies et ne pas emprunter de l’argent pour vivre. Je compte le faire encore pendant six mois minimum. En 2019 j’espère me sortir de tout mon fatras.

Une force intérieure !

Malgré toutes mes casseroles je me demande comment je fais pour tenir debout, me sentir bien et ne pas angoisser. En général je ne ressasse plus mon passé comme je le faisais auparavant. Mais en ce moment cela recommence en bruit de fond. J’ai l’impression que c’est pour me rabattre ma joie, le succès de ma première exposition. Je pense que d’autres personnes à ma place seraient tombées dans l’alcool et la drogue. Je vois bien à l’extérieur quand je rencontre des personnes ou que j’entends des histoires de personnes ayant vécu des situations similaires. Elles y pallient avec des subterfuges. Qu’elles soient surdouées ou pas. J’ai la chance d’avoir une énergie en moi qui m’empêche de tomber trop bas. Et pourtant rien qu’avec ce que j’ai vécu je suis sûr que je vous choquerai. Pas besoin de tomber plus bas pour le faire.

J’ai quand même de la chance !

Je trouve horrible de me dire ça, “j’ai quand même de la chance”. J’ai un toit, je mange à ma faim, j’ai des projets qui ont de l’avenir et je suis en bonne santé. C’est exactement ce que me dirait une personne qui en a marre de m’entendre me plaindre. J’ai intégré ce discours en moi tellement je l’ai entendu. Ça m’aide à avancer mais ça m’empêche aussi d’être à mon écoute. Oui j’ai de la chance par rapport à d’autres mais parfois je me sens très malheureux et seul. Et si je fais plein de choses pour oublier tout ça, ça reste là en moi. Qui est là pour m’écouter ? Sinon moi-même.

Victime de la dépression hivernale !

J’ai beau être positif, optimiste, résilient, j’ai beau rebondir à chaque coup de théâtre, je commence à être fatigué. Je me demande si ce ne serait pas la fameuse dépression hivernale. Où est-ce un prétexte pour tout laisser aller. En effet depuis que le froid, la pluie sont arrivés et que le soleil a disparu, je me sens tout déboussolé. Des fois je me dis qu’étant né en Nouvelle-Calédonie j’ai un rapport vital avec le soleil. Me priver de soleil en hiver correspond à me priver d’énergie, de bien-être.

Je ne veux plus retomber dans la dépression !

Après les premiers signes d’une dépression à l’horizon, je ne veux plus retomber dedans, je me l’interdis. Je veux tout faire pour ne pas qu’elle s’installe. Pratiquer du sport, de la danse, du chant, aller au soleil synthétiser des vitamines, avoir une activité artistique, parler, m’exprimer … Je n’ai pas construit tout ce que j’ai fait pour tout laisser tomber à nouveau. Pas si prêt du but. Je vais aussi écouter ce que me dit ma voix intérieure.

L'instabilité émotionnelle du surdoué, des hauts et des bas
L’instabilité émotionnelle du surdoué, des hauts et des bas !

Serais-je bipolaire, maniaco-dépressif, cyclothymique ?

Quels termes rigolos et barbares ! Je viens de passer quelques heures avec un surdoué qui est traité pour bipolarité. Et du coup je me demande si je ne serais pas sujet à ça. Grâce à une pilule par jour tout serait plus facile. Une vie sans moment dépressif mais aussi privée de joie et d’enthousiasme. Et si cette pilule pouvait régler tous mes problèmes ? Je vais demander l’avis à mon médecin. Bon le soleil brille dehors je vais plutôt en profiter pour m’y exposer. Non, j’ai du travail, déjà que je n’arrive plus à écrire d’articles sur mes blogs depuis dix jours. Quel mauvais exemple je donne ! Je change d’avis comme une girouette. Je ne sais pas ce que je veux.

Une descente aux enfers !

J’ai envie de pleurer de tristesse et en même temps j’ai une vie profonde et qui a du sens. Cela me donne aussi envie de pleurer de bonheur. J’ai trouvée émouvante l’histoire de ce surdoué. J’ai tellement eu envie de l’aider, je le lui ai dit. Il m’a répondu qu’il était conscient qu’il devait être bien par lui-même et doit s’en sortir seul. En une semaine c’est le troisième zèbre que je rencontre qui a une vie qui a explosé il y a quelques années suite à un burn-out ou une rupture. Et j’en connais plein d’autres, une vraie hécatombe. La descente aux enfers semble inéluctable impossible à redresser. Ils déploient de toutes leurs forces le peu d’énergie qui leur reste pour avoir si peu de résultats d’après eux. Ils semblent déterminés à se sortir tout seul de leur situation problématique mais ils pataugent.

Mon instabilité émotionnelle me fait douter !

Où il se peut que ce soit les premiers signes d’un burn-out ? Je ne sais rien de tout ça. C’est impalpable, je sens que quelque chose est en train de poindre, de germer. J’en suis conscient. Une sorte de gravité, de lourdeur, de lucidité sans joie, sans rayon de soleil. Je doute de ce que je fais et vis, de tout et j’ai envie de tout arrêter. Mais quoi faire d’autre ? J’étais pourtant convaincu d’avoir enfin trouvé mes voies.

Vais-je me sortir de cette situation d’instabilité émotionnelle ?

Dans quel état serais-je la semaine prochaine, le mois prochain, au milieu et à la fin de l’hiver ? Où en serais-je de mes projets professionnels et artistiques ? J’ai l’impression d’être incapable de me tenir à un plan de progression et d’action sur plusieurs mois. Suis-je en manque d’inspiration ? Ma réserve de volonté serait-elle à un niveau très bas ? J’ai envie de calme, de câlins, de flotter dans les airs, les nuages. Je ne veux plus de pression. Ma situation ne va pas changer toute seule. A moins que mon état d’esprit change de lui-même. Mais en attendant je ne veux pas pédaler dans le vide et m’épuiser en faisant plein de choses sans but. J’ai envie de me reposer. Mais peut-être que cet article va me mener à continuer à écrire mon article sur l’hypersensibilité du surdoué !

Cocktail anti instabilité émotionnelle !

Info de dernière minute. Juste avant de cliquer sur le bouton “PUBLIER” de mon article, un ami m’appelle. A la question “comment ça va ?” je réponds “bien” puis je me ravise et dis finalement “bof, moyen”. Il me dit “cyclothymique ? Tu connais le cocktail ?” D’après une fameuse psy spécialisée en surdouance les bas émotionnels seraient dûs à un manque de sérotonine … Bref le plus intéressant est la recette du cocktail :

  • Oméga 3,
  • magnésium,
  • vitamine C,
  • toutes les vitamines B,
  • et du gluconate de lithium.

Bon je vais tester et vous dire si ça fonctionne pour combattre mon instabilité émotionnelle. Laissez-moi quelques semaines pour tester et vous en reparler avant d’essayer.

Voilà un article qui a ni queue ni tête mais qui est le reflet de mon instabilité émotionnelle du moment. Il faut bien que ça m’arrive de temps en temps après avoir passé de nombreux mois à être bien. Merci de liker et de partager pour aider d’autres personnes et faire connaître mon blog. Et si vous ne voulez manquer aucun article, abonnez-vous à mon blog.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Je vous invite à lire mon article précédent Où rencontrer des surdoués ? et mon article suivant Surdoué je pleure pour un rien !

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    7
    Partages
  • 7
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

11 thoughts on “L’instabilité émotionnelle du surdoué !

  1. Ha cher Rapahaël !
    Encore tant de choses qui me parlent dans cet article-ci…………..
    Hier ma psy chez qui je suis allée pleine d’angoisse à l’idée ….de je ne sais pas quoi, de m’entendre dire que j’avais tort d’avoir agi comme j’ai agi la semaine dernière sur des problèmes graves, que j’étais aveugle et non super-lucide, bref ma psy me disait que j’étais une femme formidable, intelligente, que ma lucidité était une réalité, que je ne me trompais pas sur les autres, que je voyais parfaitement clair, que j’étais une des femmes les plus fortes qu’elle ait rencontrée, que j’étais exceptionnelle, que je devais me faire confiance et faire confiance en ma capacité de surefficiente mais que je devais absolument me reposer !
    Oui je suis comme toi en pleine instabilité émotionnelle car en plus mon mari ne va pas bien moralement et peut-être physiquement (on attend un rdv important pour savoir si cancer ou juste infection) et il fait rejaillir sur moi tout son mal-être. Je passe dans une journée de super bien à super angoissée, je vis des hauts et des bas émotionnels permanents et je n’arrive pas à déconnecter et à me reposer ! Comment laisser de côté ses questions, ses doutes, ses angoisses ? La relaxation et la méditation ne fonctionnent plus sur moi en ce moment, mon cerveau mouline encore et encore !
    J’ai trop de choses sur le dos, trop de choses que je m’impose sans doute, pourtant j’apprends à dire non mais j’ai ce grand sens des responsabilités moi la femme parfaite !
    Tu sais l’amour est quelques chose de si compliqué ! Je n’ai que 8 ans de plus que toi, 25 ans de mariage pas toujours sans nuages avec des hauts très hauts et des bas très bas. Je ne crois pas que vivre avec un(e) surdoué(e) soit quelque chose de simple pour les autres surtout dans notre société. Par exemple je devine tout, je ressens tout, mon mari a du mal à me cacher quoique ce soit et c’est angoissant pour lui comme pour moi. Parfois les gens ont besoin de leurs petits secrets et avec moi c’est impossible. Alors j’essaye de comprendre l’autre, le pourquoi de ses actes parfois si irréfléchis, je souffre mais j’essaye de comprendre et au bout du compte je sauve ce qui pour les autres auraient été une catastrophe.
    Bref, je ne sais pas si un blog est le lieu idéal pour exposer tout ceci, j’aurai aimé te répondre sur chaque point de ton article, moi aussi je me sens souvent au bord du burn out, à bout de forces, j’ai eu la chance de jamais basculer dans la drogue ou l’alcool (ne jamais perdre le contrôle !) mais je fume comme un pompier…..
    Alors si le coeur t’en dis, tu as mon mail, nous pourrons échanger plus librement peut être !
    Bon dimanche à toi

    1. Bonjour Anne, j’ai lu avec attention ton message. Comme je te comprends en tout point. Dans de tels moments nous avons nous aussi besoin d’être entendus, soutenus, de nous exprimer. Nous qui prenons trop en charge les autres, nous pouvons nous sentir encore plus responsables de ce qui se passe autour de nous. Faire en sorte que tout aille bien. Mais au point parfois de nous oublier nous-mêmes, que les autres ne pensent plus à nous non plus pour nous aider, car ils nous voient si forts. Pourtant si fragiles à l’intérieur, au bord du gouffre. Combien de fois j’ai eu l’impression d’être sur une lame de rasoir en équilibre alors que je voulais aider quelqu’un ou que je portais à bout de bras un projet. Oui nous pouvons avoir une force intérieure incroyable mais pensons que nous avons nous aussi besoin d’amour, de reconnaissance, de soutien et de nous reposer, nous ressourcer. Sinon nous risquons de craquer, de tout lâcher au moment où les autres comptent le plus sur nous. Personnellement je me suis aperçu de nombreuses fois que tout ce que je faisais pour les autres ne servait à rien. Pas de remerciement, de reconnaissance, et c’était devenu normal que je les aide, donne de mon temps, de mon énergie. Finalement n’importe qui d’autre pouvait les aider et moi me reposer et penser à moi et travailler sur mes projet. En fait je ne comptais pas pour eux, je n’étais que quelqu’un qui étais assez bête et bon pour faire quelque chose qu’ils ne voulaient pas faire. Car en effet j’aidais les autres à avancer ou à ne pas chuter, mais moi je stagnais dans ma vie. Lâchant mon rôle de sauveur j’ai pu prendre soin de moi comme je voulais que l’autre prenne soin de moi. J’ai pu m’aimer comme je voulais que l’autre m’aime. Et avancer dans ma vie en construisant mon moi et mon univers, ma vie. Ainsi je m’aperçois que je peux aider 1000 fois plus de personnes en m’occupant d’abord de moi-même. Aujourd’hui j’aide et soutiens les gens qui agissent de la même façon que moi. Ainsi je me sens aussi soutenu et important pour elles.
      Désolé je ne sais pas pourquoi je dis tout ça. C’est sans jugement sur ce que tu vis et tes choix.
      La question est : comment soutenir une personne que l’on aime sans plonger avec elle ? Peut-être en n’ayant aucune attente sur le résultat ? En l’écoutant, en étant présent ? Le résultat appartient à cette personne et aux médecins.
      Bon dimanche aussi.

  2. Tout ce que tu dis est parfaitement exact mais je dois préciser que mon mari a toujours été là quand moi j’allais mal aussi, dans mes angoisses, mes attaques de panique, il a travaillé à la maison pour moi mais il est vrai que nous sommes, nous surefficients, en constant besoin de sécurité, d’amour et que cela peut être lassant aussi……nous donnons tout, trop et je crois que nous pouvons vampiriser l’autre aussi.
    La cinquantaine, la découverte de ma surefficience, son mal être, sa peur d’être malade font que nous sommes épuisés je crois mais que nous croyons en notre couple à une époque où l’on change de partenaire à chaque fois que quelque chose cloche………
    Je me dis juste que cette faculté de deviner l’autre, de se mettre à sa place, de comprendre est sans doute une de nos caractéristiques que je ne retrouve pas chez les normo-pensants et que j’ai du mal à en faire un atout.
    En fait j’ai encore du mal à faire un atout de ma différence qui m’isole forcément du reste du monde.
    Merci de ta réponse, j’aime nos échanges, ils me font du bien.

    1. Je me demande si le fait de se savoir surdoué, de mieux se connaître, de s’accepter surdoué n’aiderait pas à ne plus vampiriser les autres. Personnellement je me trouve beaucoup plus autonome, moins demandeur d’attention et moins dépendant affectif des autres et de leur regard. J’arrive à me détacher de mon moi d’avant souffrant et naviguant à l’aveugle dans la vie. Maintenant que je me connais mieux, je suis plus souple et moins exigeant, plus sociable et moins solitaire, plus du tout colérique ou dépressif et plus joyeux et vivant, j’arrive à lacher prise facilement sur des comportements désagréables pour moi et tout le monde que j’avais avant, en me disant juste que je ne veux plus vivre ça mais vivre en harmonie et passer des moments authentiques et/ou agréables. J’ai le droit de choisir le meilleur, de ne plus subir et de ne plus culpabiliser de faire ce choix.

  3. Voilà de quoi réfléchir pour moi………….
    Je n’en suis pas encore là, avant je pensais être juste différente et agoraphobe, je me disais que je trouverai la thérapie qui me soignerait, aujourd’hui je sais que ça n’arrivera pas que je suis surreficiente, il faut que j’apprenne à faire avec et j’espère arriver à en faire une force et à plus lâcher prise.
    Il faut déjà que je sois fixée sur la santé de mon mari, situation trop angoissante pour moi.
    En tout cas je pars me reposer ce soir avec tes mots en tête auxquels je vais réfléchir, merci pour ça !
    Bonne soirée et bonne nuit Raphaël !

  4. Bonjour Raphaël,

    J’ai découvert ton blog passionnant par le biais de ton Instagram auquel je me suis abonnée.
    Je souhaite avant tout te remercier pour ce partage qui m’éclaire et certainement bien d’autres que moi.

    Il y aurait tant a dire et à échanger mais je me permets de te répondre uniquement au sujet de « En plus j’héberge et nourrit encore mon ex sans travail un an après notre rupture ».
    Je ne t’apprends rien en te disant que tant que cette situation durera, une heureuse rencontre sera compliquée car tu n’es pas disponible énergétiquement. Comme on dit « range ta maison, range ta tête ». Feng Shuiment parlant tu dois comprendre 😉. Et souviens-toi, tu le disais dans un autre article, tu n’es pas Mère Thérésa. Cela fonctionne pour les inconnus et d’autant plus ton entourage proche…
    Le ménage de vie (relations, maison, hygiène, etc) est vital pour nous les HPI. C’est une des clés.
    J’espère que tu accueilleras ceci comme de la bienveillance et non un jugement 🙏🏽.

    2019 sera une belle année après un cycle de changements ultra intenses épuisants depuis quelques années, peut-être l’occasion de faire ce qui est bon pour toi et uniquement pour toi…

    Bien amicalement,
    Marlène (MGPC Healing)

    1. Bonjour Marlène et merci pour ton commentaire que je comprends et prends du côté positif. Début janvier nous pensons en parler. Mais cela dépend d’un nouvel emploi pas encore trouvé. C’est dingue quand je pense qu’il y a 10 ans j’ai commandé une étude feng shui pour chacun dans notre couple et notre futur appartement qui est celui d’aujourd’hui et la consultante et architecte d’intérieur nous a parlé de 10 années galère. Ce que nous avons effectivement traversé. Elle a dit qu’après la situation se débloquerait ce qui est en train de se passer. Je suis acteur de ce changement. Je sais que le meilleur de ma vie est à venir, de belles surprises m’attendent. A condition de ne plus avoir de personnes négatives, destructrices et pessimistes dans mon entourage. Mais plutôt des gens positifs, optimistes, acteurs et constructeurs de leur vie.
      Bonne journée et bonne lecture.
      Raphael

      1. Bien heureuse que tu ailles bien ! car c’est chaud pour nous parfois/souvent/tout le temps 😅 ?
        En me relisant, j’espérais ne pas avoir été trop directe. Comme tu sais, nous pouvons être assez brutaux dans nos propos.
        En tout cas, je te souhaite le plein de bonheur et si tu es curieux (genre hihihi) va jeter un œil à Éric Kotsiras sur YouTube pour le bien-être et le reste. Ça te parlera sûrement…
        Bel après-midi à toi 🙏🏽
        Marlou

        1. Merci Marlou, je suis aussi direct et brutal comme un électrochoc pour les autres souvent. Sans m’en rendre compte ou en voulant les faire bouger.
          Bonne journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.