Défi J66/100 Les souvenirs du surdoué !

Les souvenirs du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Aujourd’hui je vais écrire mon article sur les souvenirs du surdoué. Ce matin, un événement m’a fait penser que j’ai beaucoup de souvenirs en mémoire à propos de plein de personnes, de lieux, d’événements et d’objets. Ça pourrait être sympa mais ça me pose plutôt problème. Et je crois que pour me protéger, j’ai mis en place la fuite. Mais quoi faire maintenant pour avancer dans ma vie ? Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je m’accepte un peu plus. Si vous trouvez mes articles trop longs, vous pouvez survoler le texte en lisant les titres et les mots en gras.

 

Mes trois points positifs pour aujourd’hui :

  1. J’ai la nostalgie de ma chatte Sylia décédée il y a cinq mois, à l’âge de 16 ans et demi.
  2. Le chantier de rénovation dans l’immeuble où j’habite sont bientôt fini.
  3. J’aime beaucoup mon appartement que j’ai rénové en loft moi-même. Je suis fier de savoir bricoler.

 

Ce matin, j’ai eu une bouffée d’émotion !

Ce matin en rangeant des affaires, je suis tombé sur le dossier de ma chatte siamoise Sylia qui est décédée il y a cinq mois. Et j’ai contenu mon émotion qui est montée rapidement. Ma petite chatte que j’aimais, comme un enfant s’attache à un animal de compagnie. J’ai dû contenir mes larmes, mon émotion. Peut-être que j’aurais mieux fait de vivre cette tristesse passagère en accueillant cette émotion.

Je suis hypersensible !

Les larmes me viennent vite à l’œil quand je repense à mon passé. Que ce soit en pensant à des personnes, des lieux, des événements ou des objets. Si je ne me protège pas, si je ne me retiens pas, si je plonge dans l’histoire, les malheurs des autres, ou dans un film, une chanson, je ne m’en sors plus et je ressens toutes les émotions et les pensées des autres. Je suis une vraie éponge émotionnelle. Alors je me sens dans le même état d’âme et je pleure. C’est encore plus fort quand je pense à moi ou à une personne de mon entourage. Mon passé est teinté de regrets, de souffrances, de drames, de ruptures, d’échecs, de non-dits, de malentendus … C’est inépuisable et épuisant. Et quand j’y repense c’est encore plus fort, je ressens encore tout intensément.

Je ressasse mes souvenirs de surdoué !

Je ne sais pas pourquoi mais je ressasse tout ça quand je ne me sens pas bien. Ça me revient naturellement. Et je n’ai pas la force de penser à autre chose. J’ai une excellente mémoire émotive, visuelle, auditive et pour les autres sens aussi. Je me souviens de ce que je ressentais, ainsi que du cadre, des personnes, des sujets de conversation, des parfums, parfois des goûts, s’il y avait un repas. Et bien sûr de mes sensations physiques. Je me souviens de tout.

Les émotions, la clé de mes souvenirs de surdoué !

Et je crois que le point commun à tous mes souvenirs est l’émotion. Toutes mes mémoires sont liées à des émotions. J’ai l’impression que je me souviens de choses parce que je me sentais super bien ou que j’étais en dépression, en colère, amoureux ou mal à l’aise. En fait, je m’aperçois que tous mes souvenirs sont empreints d’émotions, de ressentis, d’impressions.

La mémoire d’éléphant et en arborescence du surdoué !

D’un côté le surdoué a une mémoire d’éléphant. Je pense qu’elle est d’autant plus puissante qu’elle est en arborescence. Dans un souvenir de surdoué, tout est lié. Le surdoué ne peut pas se souvenir seulement d’un chose d’un moment M. Il se souvient de tonnes de détails, du cadre, du contexte, de l’époque, de la saison et je peux aller loin à énumérer. A partir d’un souvenir, il serait même possible d’écrire un livre.

Le surdoué entretient ses souvenirs !

Et d’un autre côté pour avoir une aussi bonne mémoire, le surdoué entretient sa mémoire, ses souvenirs, rien que par le fonctionnement de sa pensée, avec ses pensées automatiques venant du passé. Effectivement, par exemple dans la vie quotidienne, quand le zèbre va être en contact avec un objet qu’il soit neuf ou ancien, qu’il lui appartienne ou pas, cela va lui faire penser à tout plein de choses. Il aura des pensées sur ce qu’il connait dans son présent et son passé. Ça ressemble parfois à un comportement autistique.

Le surdoué perdu dans son monde !

Le zèbre est souvent dans la lune, perdu dans ses pensées, dans son monde. Des pensées en entraînent d’autres et ainsi de suite. C’est interminable, le phénomène peut se reproduire à l’infini. Je me souviens de journées entières à rêvasser pendant mes vacances ou quand j’étais malade et à ne rien faire de concret.

Le surdoué est toujours relié à son passé !

De ce fait, le zèbre est continuellement relié à son passé, il y pense sans cesse. Tout le ramène à son passé. Et ça peut en devenir obsédant. Personnellement, j’appelle mes souvenirs, mes fantômes du passé qui viennent me hanter dans ma vie d’aujourd’hui, pour me rappeler que je suis nul, que je ne vaux rien, que je ne fais rien de bien. Certains jour, c’est atroce, insupportable, ce qui fait que j’ai envie de déconnecter mon cerveau.

Difficile de vivre dans le moment présent !

En repensant aussi souvent que ça à mon passé, comment voulez-vous que je sois présent avec mon entourage, que je profite du moment présent ? Ce n’est pas possible. Et en plus si la discussion est barbante et que je m’ennuie, je décroche et pars dans mes pensées.

Cela me paralyse !

Je comprends pourquoi je me sens très souvent paralysé, incapable de prendre une décision et de passer à l’action. Tout en ressentant en moi une énergie qui voudrait bien jaillir, sortir de moi, être vivant, joyeux.

 

Le surdoué et le deuil !

Je me demande si le surdoué est capable d’oublier, de faire son deuil. J’ai l’impression que ça m’est impossible. Quand je repense au décès de mon grand-père il y a quatre ou cinq ans, à la maison de mon enfance en Nouvelle-Calédonie, à des collègues de classe, je ne suis pas certain d’avoir fait mon deuil de tout cela. J’ai l’impression de n’avoir fait aucun deuil. Je peux encore pleurer à propos d’événements qui se sont déroulés il y a des décennies.

Des souvenirs du surdoué très vivaces !

Quand je repense à n’importe quel souvenir, c’est comme si les personnes étaient encore près de moi, je les entends, les sens, les vois, je peux les toucher. Tous mes souvenirs sont très vivaces et je me sens très ému par cette sensation, cette présence, ces souvenirs encore si concrets, ils semblent encore réels.

Mais je ne vis plus dans le passé !

Aujourd’hui, j’ai réussi à faire la part des choses, je ne vis plus dans mon passé avec mes souvenirs. J’arrive à avoir des projets dans ma vie et à passer à l’action en suivant mes objectifs. Mais ce n’est pas facile et je dois faire des efforts sans relâche. Ce n’est pas naturel pour moi. Et penser à mon passé peut encore me paralyser, me bloquer.

 

La peur du passé entache mon avenir !

J’ai peur que mon passé se reproduise dans mon présent et mon avenir. Le problème est que si je reste bloqué sur ce que j’ai vécu, je ne ferai rien de nouveau et alors je risque de reproduire ce que j’ai toujours fait, avec les mêmes résultats.La peur de l’échec me freine à faire de nouvelles choses, à avoir d’autres stratégies. Quand je ressens ça, je procrastine à fond. Je fais plein d’autres choses mais je ne vois pas que je suis réellement bloqué et que je ne fais pas avancer ce qui est le plus important. C’est ma stratégie de fuite que j’ai mise en place inconsciemment pour me protéger.

Et ça m’empêche d’avancer dans ma vie !

Me protéger m’a sûrement été très utile à une époque de ma vie mais aujourd’hui cela me bloque. Je pense avoir besoin de revoir tout cela pour débloquer certaines situations. Maintenant que je me sens plus à l’aise avec moi-même et les autres, que j’ai du temps pour moi en étant au chômage et en création d’entreprise, toutes les conditions idéales sont réunies pour changer. C’est pour ça que je travaille à mon développement personnel avec mon témoignage de surdoué sur ce blog.

L’impression de tourner en rond !

Bien souvent et suivant les périodes, je repense aux mêmes souvenirs en boucle. Pourquoi ? Peut-être parce que je n’ai pas résolu un problème. Oui en effet, je repense surtout à des situations problématiques du passé pour lesquelles je n’ai pas trouvé de solution. Comme si mon cerveau voulait trouver des idées pour débloquer les situations.

Ça me faisait mal de penser au passé !

Je me torturais en repensant que j’avais mal agi, que j’avais fait du mal à des gens, que je n’étais pas sympa au final, malgré toute ma gentillesse et en voulant faire plaisir et de mon mieux. C’était devenu systématique chez moi de penser ainsi et je regrettais le moindre de mes gestes et paroles. Pas facile de construire des choses dans sa vie avec cet état d’esprit. Je me souviens de moments où j’étais en profond désarroi à implorer Dieu, à rager contre le destin et moi-même, dans des crises de larmes. Comme les gros chagrins des enfants mais à 30 ans. Je cherchais des solutions à l’extérieur de moi et en d’autres personnes et méthodes, livres pour m’en sortir à tout prix.

Je ne voulais plus souffrir en pensant au passé !

Suite à un problème dans une de mes relations amoureuses où j’ai plongé dans une profonde dépression, j’ai fermé les portes à mes émotions. Je ne voulais plus souffrir autant, à notre époque moderne où tout le monde a la chance de vivre et surtout en France, je n’avais pas de raison d’être dans un tel état. Je sais que ce n’est pas une bonne solution, mais je me suis protégé de moi et de l’extérieur pendant un bon moment. J’ai pu paraître dur et froid à plusieurs personnes.

En général, les autres ne se souviennent plus !

J’ai remarqué que quand je parle à une personne de tel souvenir, elle ne s’en souvient plus ou se souvient d’autre chose. Ça me paraît choquant de ne pas se souvenir, mais je trouve que le problème est que ces personnes ne se souviennent pas de beaucoup de choses par rapport à moi. Alors je me sens un peu seul avec mes souvenirs ou encore je mesure alors le peu d’importance que la personne donne à notre relation, si elle ne se souvient pas de tout ça. Je crois qu’elle ne le fait pas exprès, car les normo-pensants ont moins de mémoire.

Je me souviens des paroles des autres !

Ça me fait surtout le coup avec ce que les gens ont dit. Je me souviens de leurs paroles et elles ne s’en souviennent plus. C’est horrible car ils me font passer pour un menteur ou un pinailleur. “Tu te souviens, tu avais dit ça”. “Non je n’ai jamais dit ça” ou “”je ne m’en souviens pas”. Et ça finit toujours en dispute parce que l’autre n’admet pas avoir dit ce que je lui rappelle qu’il a dit. Ce sont des discussions qui tournent en rond. Et cela m’arrive bien trop souvent pour ne pas en parler.

Les normo-pensants ont peu de mémoire !

J’ai souvent l’impression de vivre parmi des gens qui n’ont aucune mémoire et d’être dans un film de science fiction ou dans la quatrième dimension. Je me sens avec un gros cerveau qui ne sert à rien, dans un monde qui ne tourne pas rond parce que les gens s’en foutent que ça se passe bien et qu’ils ne pensent qu’à eux.

Les souvenirs du surdoué
Les souvenirs du surdoué !

Une piste de réflexion !

Il y a sûrement une bonne raison de penser à des situations problématiques. J’entrevois le fait de vouloir avec persévérance trouver des solutions et faire en sorte que les problèmes ne se reproduisent plus. C’est déjà pas mal. En effet je me rends compte finalement que les situations à problème ne se reproduisent plus. Je comprends que j’ai grandi d’une certaine manière, que je réagis différemment, que quelque chose a changé en moi. C’est peut-être une bonne piste de réflexion.

Point positif des souvenirs du surdoué !

La mémoire du surdoué peut être un formidable outil et atout pour sa résilience, son travail, son développement personnel, son expertise. On peut la comparer à une encyclopédie tellement le zèbre peut emmagasiner d’informations de toute sorte jusqu’à un degré élevé de détails. Il est à la fois généraliste et peut aussi être beaucoup plus expert que de très nombreuses personnes dans de nombreux domaines.

J’ai envie de changer !

Si je continue comme avant, autant mourir, j’ai l’impression que si je ne fais rien, je vais mourir à petit feu de l’intérieur, m’étioler, me flétrir. J’ai une énergie en moi qui ne demande qu’à servir de façon utile et créative. Je ne veux pas que ça serve à rien, à perte ou pour des profiteurs. Encore une fois, je dois trouver un équilibre. Je voudrais désormais que mes souvenirs me servent à construire mon avenir positivement et concrètement. Ce que j’arrive à faire petit à petit depuis plusieurs années. Mais tout est lent pour moi, je voudrais aller très vite et je butte contre mes propres freins et ceux des autres.

Comment préparer mon avenir ?

Quoi faire ? Comment faire ? Pour l’instant j’ai exploré et je teste encore pas mal de méthodes de façon empirique, je rame et je commence à obtenir quelques résultats. Je pense que je vais faire prochainement un bilan de ma vie pour y voir un peu plus clair, de manière positive, un peu comme mes trois points positifs quotidiens. J’ai le projet de tenir un Bullet Journal, un Bujo si vous connaissez. C’est une sorte d’agenda créatif sur mesure pour m’aider à voir et tenir mes objectifs. J’ai hâte de commencer.

Je vous souhaite une journée chaleureuse et conviviale. Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main et en rencontrant d’autres surdoué-e-s !

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Author: Raphael

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