Défi J36/100 Les oscillations émotionnelles du surdoué !

Les oscillations émotionnelles du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Depuis plusieurs jours, mon moral fait du saut à l’élastique. C’est des oscillations émotionnelles du surdoué dont je vais parler aujourd’hui. Une des caractéristiques problématiques que rencontrent les personnes surdouées. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. J’ai trouvé la source de tous mes problèmes. C’est parce que je suis surdoué. Mais j’ai aussi trouvé la source de mon épanouissement. Paradoxalement en étant surdoué. J’espère que ça va marcher.

 

Pourquoi je consultais des psy ?

Hier, je vous ai parlé de mon parcours avec différentes thérapies. C’était toujours essentiellement parce que je me sentais seul, malheureux. Je me posais des questions existentielles. Quel est le sens de la vie ? Et de ma vie ? Comment font les autres pour continuer à vivre alors que ….? Je n’avais pas trouvé ce qui aurait pu me mettre en mouvement. Alors je m’accrochais aux choses et aux personnes, relations amoureuses. Je me sentais à ma place nulle part. Et j’étais en continuelle recherche de nouveauté et de bien-être, de nouveaux lieux accueillants, de nouvelles activités et passions. De nouvelles personnes, de nouvelles relations sentimentales. Mais tout cela prenait toujours fin. Car au final, j’étais déçu, triste, fatigué, à part, exploité, encore plus seul. Et je ne savais plus comment faire.

Mes oscillations émotionnelles du surdoué !

J’ai toujours eu des périodes d’euphorie et de déprime se répétant alternativement, de façon cyclique. A la fois liées à mon mode de fonctionnement cérébral, à mon environnement physique et mon entourage relationnel. J’ai l’impression que tout va bien même si des tonnes de petites choses me chiffonnent. Je prends beaucoup sur moi pour ne pas réagir, intervenir en me disant que ça n’a aucune importance. Que tous les autres s’en foutent ne réagissant pas, alors pourquoi pas moi aussi. Mais je ne sais pas comment, au bout d’un moment, un petit événement de rien du tout, fait tout chavirer à l’intérieur de moi. Et j’explose, je détruis tout mon travail, mes relations. Je fais table rase et je recommence tout à zéro. Cela me rappelle qu’étant enfant j’étais colérique et boudeur.

De façon imagée !

La petite goutte d’eau qui fait déborder le vase comme on dit. Je me sens continuellement comme un funambule, marchant en équilibre sur la lame de rasoir qui représente le fil de ma vie. Soit je tombe d’un côté ou de l’autre, soit au centre et je me fais trancher net. J’ai souvent entendu parlé dans les vidéos de Raymonde Hazan et Une psy à la maison, le terme de montagnes russes émotionnelles, d’ascenseur émotionnel, de saut à l’élastique émotionnel. Ça va vite, très bas et très haut, c’est incontrôlable. Cela peut arriver n’importe quand.

Serait-ce de la bipolarité ?

Certaines personnes pas encore détectées comme surdouées, se font traiter par les médecins et psychiatres pour de la bipolarité. Ça peut y ressembler et ça peut ne pas en être. Il paraît que pour les surdoués, ce n’est pas de la bipolarité. Mais que c’est dû à son fonctionnement. Et que ce serait presque normal, comme une caractéristique du surdoué. D’après les psy Raymonde Hazan et une psy à la maison. Là, je suis tout de même étonné que mes médecins et psys ne m’aient pas dit que j’étais bipolaire ou surdoué ou encore autre chose, posé un diagnostic. Peut-être devrais-je prendre des médicaments pour éviter mes chutes de moral.

Pourtant des bas très enrichissants !

Ce que je trouve incroyable, c’est de voir combien je retire de leçons pendant et après chaque période de chute de moral. Comme si mon état négatif était une chose normale et qu’il avait une raison d’être. Que ça faisait partie intégrante de moi et de mon fonctionnement. Aussi, je me demande si je ne retire pas des bénéfices secondaires à traverser des moments pareils dans les profondeurs de mon âme. Ou si pour avancer, je dois parcourir tout ce chemin intérieur. Que se trame t il dans mon inconscient pour en arriver là et pendant que je suis au plus bas ? Que se passerait-il si je n’avais plus mes coups de blues ? Si je me sentais toujours entre un état moyen et un état génial ?

 

L’humour du surdoué même au fond du précipice !

Je ne me sens pas bien aujourd’hui. Et lors du déjeuner en famille, l’un dit “tu as bien skié avec la ribambelle ?” J’ai tout de suite rebondi en souriant et en disant “Hey tu as parlé de Larry Bambel, tu le connais ?” Un peu plus tard la même personne a dit, en montrant le pain tout déchiqueté, “ça c’est l’oeuvre d’un diablotin !”. Je suis à nouveau sorti de ma torpeur en disant “tu veux plutôt dire l’oeuvre d’un diable hautain !”, sachant de qui il s’agissait. Personne n’a rigolé à mes deux jeux de mots et j’ai ressenti à la fois de la déception et une petite joie de voir que j’ai encore de l’humour dans des moments pareils de mal être.

 

Le surdoué dans les extrêmes !

Pas de musique aujourd’hui ! Pourquoi ?

Je vous rabâche sans cesse que je fais plein de choses en même temps. Genre je me la pète, je veux prouver que je suis bien un surdoué. Mais aujourd’hui, je n’ai pas encore écouté de contenus vidéo et audio sur YouTube. En fait je me suis fait la réflexion suivante. Je me demande si mon hyperactivité, parfois, ne serait pas une façon de faire taire en moi mon flot incessant de questions métaphysiques. En écoutant des cours et des chansons en anglais, des vidéos sur les sujets qui m’intéressent. Pendant mon sport, l’écriture de certains articles, le dessin ou la peinture. Surtout d’un point de vue auditif (sympa le jeu de mot “point de vue auditif”, associer la vision et l’auditif, je devrais donc dire “vidéo”). Car je pense que ma pensée est comme un flot de paroles dans ma tête. Alors pour la recouvrir, j’écoute autre chose.

Autre prétexte utilisé pour justifier le fait de faire plusieurs choses en même temps !

Ma première et principale importante raison est de gagner du temps. De ne surtout pas perdre la moindre minute. Qu’est-ce qui me pousse à penser et à agir ainsi ? L’ennui, la peur de la mort qui se rapproche chaque jour ? Oui mais si je dois mourir, pourquoi faire tout ça ? Car ce que j’ai en tête et ce que je vis comme expériences, va partir avec moi dans ma tombe. Je cours après quels objectifs inatteignables ? Pourquoi toujours faire ça, me différencier ? Profiter ? Dépenser mon trop plein d’énergie, alors qu’ensuite je me plains d’être épuisé ? Alors pourquoi encore ne pas m’économiser, pour garder de l’énergie pour les jours où je déprime ?

Laisser une trace, ne pas vivre une vie vainement !

Et est-ce que ce que j’aurai créé et construit matériellement autour de moi ou virtuellement sur Internet, restera ? Cette question est la preuve que je fais instinctivement compliqué alors que je peux faire simple. Voici la version simple de la question. Que restera-t-il de ce que j’ai créé et construit matériellement autour de moi ou virtuellement sur Internet ? Peut-être, mais pas sûr ? Qui sait ? Il se peut que mes œuvres artistiques finissent autant à la poubelle, dans un salon que dans un musée. Et s’il y a une guerre ou que la Terre explose ou que l’Homme disparaît, tout ce que j’aurai fait n’aura servi à rien. Sinon à mon petit plaisir personnel pour me sentir mieux entre deux épisodes dépressifs.

Un surdoué prolifique !

Je suis très prolifique dans tout ce que je fais que ça me plaise ou pas. Tableaux, dessins, articles pour mon blog, je sur-crée, j’inonde le monde de ma créativité. J’en fais trop. Je suis trop ceci et cela, trop tout. Trop fort aux yeux des autres qui pensent que je veux les écraser, alors que je vis pleinement, à fond dans ce que je fais. De toute façon, même si je produis beaucoup, qui dit que ça a de la valeur, alors pourquoi s’en prendre à moi ? Je suis comme ça et ne peux pas faire les choses un peu ou à moitié. Quand j’ai peur, je fais. Si ça me plaît, je fonce même si je peux me casser la figure. Et si je découvre que j’adore, alors je plonge en entier dedans jusqu’à la noyade, l’overdose à éclater. D’ailleurs hier soir, j’ai acheté sur Internet six livres d’occasion sur les surdoués, alors que j’en ai déjà trois et qu’on trouve de tout sur Internet gratuitement. Et j’en veux encore plus.

Un surdoué boulimique !

Je suis boulimique de tout. De savoir, de vidéos, de bonnes choses pour moi, de sexe, d’amour, d’amitié, de relations, de contrôle, de nourritures saines … Jusqu’à l’overdose, à en être écœuré, dégoûté, à ne plus pouvoir manger. Je me remplis, je veux être plein, je veux fusionner, ne faire qu’un. Jusqu’à l’explosion qui signifierait à la fois la mort certaine, mais l’accomplissement, l’extase. Où je retournerai dans mon paradis perdu, l’état fusionnel du fœtus dans le ventre de ma mère. Mais là, je ne m’en souviens pas. J’imagine tout ça.

Les oscillations émotionnelles du surdoué
Les oscillations émotionnelles du surdoué !

Les fortes amplitudes de mes oscillations émotionnelles du surdoué !

Donc évidemment, je comprends bien pourquoi je vais si haut et si bas. Avec cette soif intense de tout. Là je viens de sortir dans le parc à côté de chez moi, pour profiter du soleil. J’en ai un besoin vital. Je m’accroche à ça, des choses simples de la vie. Et je regarde le monde tourner autour de moi.

Jusqu’à supporter et m’infliger une douleur physique !

Pareil avec la douleur physique que je m’inflige, pour redescendre sur terre avec les sensations fortes que la torture d’une partie de mon corps me procure. C’est nouveau pour moi, ce masochisme conscient et infligé. Ce n’est pas mon habitude. Cette semaine passée, j’y ai eu recours, comme une expérience, un besoin inconscient. Un message de mon inconscient ? Et aussi pour le plaisir et le souffrance, les sensations éprouvées sur une partie de mon corps, comme jamais avant. Mais c’est de la violence que je retourne contre moi. Symbole de souffrance intérieure. Avant j’utilisais ma sexualité comme un exutoire. Etant dans une période d’abstinence sexuelle, que je me suis imposée par choix conscient ou infligée comme une punition.

Avant c’était inconscient !

Je pense qu’autrefois, c’était inconscient de ma part et pas volontaire. Le fait de ne pas aller chez le médecin pour qu’il me donne des médicaments, des calmants, des anti-inflammatoires et anti-douleurs. Je suis capable de supporter de grandes douleurs psychiques et physiques de façon durable. Je n’en dis pas plus. Sinon que je viens d’arrêter de le faire car j’ai un début d’infection. Et que je ne veux pas avoir de conséquences sur ma santé. Il ne faut pas oublier que certaines personnes peuvent aller jusqu’à se faire vraiment du mal et mettre fin à leurs jours, à cause de cette souffrance intérieure.

J’ai peur de vous perdre !

J’ai peur que vous ne m’aimiez plus ou que vous arrêtiez de lire mes articles, si j’y écris des sujets tabous. Que je montre tout mon côté obscur. Avant, je ne voulais pas égratigner mon image. A quoi ça sert d’avoir une belle image à l’extérieur, si je souffre à l’intérieur ? Mais je crois que je me suis fixé comme objectif de ne rien cacher, ne rien occulter. Pour que vous me croyiez. Je veux vraiment montrer combien je suis tombé bas et d’où je suis parti, avant de remonter et m’en sortir. Mais encore une fois pourquoi vouloir montrer tout ça ? Qu’ai-je à prouver ? Je pense que c’est pour arrêter de souffrir. Comme un dernier appel au secours ou bien un dernier espoir.

Je n’ai plus rien à perdre !

Si je ne le fais pas, j’aurai raté le plus important de mon blog. J’espère que je vais arriver dans plusieurs mois ou années à me sortir de mes ornières. A ne plus me sentir mal, c’est le minimum que je cherche à avoir comme résultat. Je suis sur un plongeoir et je dois décider si oui ou non je veux plonger, vivre cette expérience inconnue, excitante et qui me fait peur. Ou si je veux reculer et redescendre par la petite échelle. Et une fois en bas, regretter de ne pas l’avoir fait, en regardant le plongeoir.

Pourquoi je me suis consciemment fait du mal ?

Au début, je ne m’en rendais pas compte. C’était certes plutôt pervers, mais je ne le voyais pas ainsi, plus comme une expérience. Et c’était plaisant, à la limite du plaisir et de la douleur. Puis c’est en faisant que j’ai perçu cet aspect. Est-ce par esprit masochiste, esprit mal tourné, que j’ai continué ? Ou parce que j’y ai été acculé, suite à toute mon histoire et ma souffrance psychique, liée à mes difficultés d’être surdoué ? Était-ce une tentative pour détourner mon esprit de la souffrance psychique en me focalisant sur une partie de mon corps. Une douleur forte puis intense et prolongée, mêlée de plaisir et de désir. Ramenant mes pensées en un point physique 24h/24.

Pour arrêter de trop penser !

Pour m’empêcher de penser. M’anesthésier mon cerveau, pour le déconnecter dans un moment où il a des idées sombres ? Peut-être aussi pour être conscient, présent, ici sur Terre et non plus dans mes pensées lointaines à des années lumières de ma réalité physique. Et puis, étant trop dans mes pensées, je voulais ressentir mon corps plus fort. Sûrement tout cela à la fois ! J’arrive à en parler maintenant, mais quand j’étais en plein dedans, je ne savais pas si je devais vous le dire, le cacher ou mentir. Ça n’aurait pas été juste, vis-à-vis de vous. Et j’aurais plus dégradé mon estime de moi en vous le cachant qu’en le disant. Je me dois d’être authentique autant avec vous qu’avec moi. Puisque je ressens un grand besoin d’authenticité.

Puis, dans une fuite en avant !

Je comprends mieux maintenant pourquoi après avoir ressenti tant de lourdeur, de noirceur, je ressens autant d’optimisme, de positivisme, de bonheur, de joie, pleinement les choses simples de la vie. Pourquoi je suis boulimique de tout ce qui me plaît. Une véritable fuite en avant dans mes excès de bonnes choses, tout en contrôlant, avant de retomber dans l’excès inverse de réalisme, de pessimisme, de lucidité, de tristesse … C’est tout ou rien, Toujours dans les excès. Pas de demi-mesure. Toujours à fond autant dans les aspects positifs que dans les aspects négatifs.

 

Une alternative aux oscillations émotionnelles du surdoué !

Je reviens un peu plus dans ce que je traverse en ce moment. Hier j’ai écrit un article et croyais aller mieux. L’instant après l’avoir publié, je me sentais angoissé et j’avais mal dans mon corps. Et ce midi pendant le repas, j’ai ressenti une lueur enfantine pointer le bout de son nez, quand j’ai fait de l’humour. C’était comme un rayon de soleil, une éclaircie dans la grisaille de ma tête. Justement, dans ma tête, c’est comme le Cloud sur Internet. Un nuage informe, impalpable, fourre-tout, constitué de pensées, idées, concepts. Questions, problèmes, solutions, hypothèses, souvenirs, regrets, envies, désirs, fantasmes, rêves, amour, haine, émotions, sentiments … tout mélangé.

Comparaison synchronistique !

Oui, j’ai vu le soleil dehors, une éclaircie et je suis sorti prendre le soleil. Pourquoi ne pourrais je pas en faire autant avec mes pensées ? Par l’action, sortir de ma grisaille et trouver mes rayons de soleil un par un et enfin découvrir mon soleil. Y rester, au chaud, dans la lumière de mon être.

Après les oscillations émotionnelles du surdoué !

Je suis étonné de ma grande lucidité par rapport à ce que je vis et mon relatif détachement, dans un moment aussi bas et intense. Pourtant une autre partie de moi relativise voire nie ce que je vis. Ce qui me permet de vous écrire, peut-être un message d’espoir. J’espère aussi arriver à utiliser cette force qui est là en moi, pour simplement me mettre au soleil autant dans mes pensée que physiquement. Ma pensée va toujours loin. En effet j’espère apporter un rayon de soleil à chacun, montrer que c’est possible. Mais ce genre de choses ne se dit pas dans ce monde, car c’est mal perçu. Mais c’est ce que je ressens, l’envie de partager ce que j’ai gagné.

Je vous dis à demain et vous souhaite une journée à la lumière de ce qui vous porte et donne sens à votre vie !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

4 thoughts on “Défi J36/100 Les oscillations émotionnelles du surdoué !

  1. Bonjour,
    Mon conjoint est dans le même cas …. serait-il possible de discuter en privé des oscillations émotionnelles difficiles à gérer ? Merci.

    1. Bonjour Delphine,
      Oui vous pouvez me contacter en m’envoyant un message via la page de contact de mon blog, dans un premier temps.
      Auparavant je vous invite aussi à lire un article plus récent apportant des élément d’aide pour limiter les oscillations émotionnelles du surdoué. Je l’ai testé sur moi cet hiver et j’ai eu des améliorations. Vous trouverez en particulier dans la partie B une liste d’éléments nutritionnels recommandés par une psy spécialisée en surdouance.
      https://surdoue-ou-pas-surdoue.com/vaincre-depression-du-surdoue/
      Bonne lecture et à bientôt.
      Cordialement.
      Raphaël

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