Les angoisses du surdoué !

Les angoisses du surdoué

Les angoisses du surdoué !

Temps de lecture estimé : 6 à 10 minutes.

Bonjour ! Cette semaine je vais parler des angoisses du surdoué parce que j’en ai eu ces derniers temps. Je vais donner quelques exemples d’angoisses du surdoué issues de mon expérience. J’ai pu voir au cours de ma vie une évolution de mon comportement par rapport à ces angoisses. A la fin vous trouverez des exercices que je pratique pour désintégrer mes angoisses.

Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog surdoué.e ou pas surdoué.e. Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé. J’ai décidé d’enquêter sur la surdouance car je veux comprendre et me sentir bien.

A- Un exemple relationnel d’angoisses du surdoué !

Des règles de vie pour me stabiliser et me rassurer !

Ma vie est en perpétuel changement, rencontres, relations, travail, loisirs, passions. Je dois faire des efforts pour construire ma vie professionnelle, relationnelle et artistique. Là où je rencontre des difficultés ces derniers temps, c’est dans ma sphère privée, plus particulièrement en amour. Je vous avais dit que j’étais célibataire depuis le début de l’année et je fais des rencontres. Je ne veux plus reproduire les schémas d’avant qui me faisaient souffrir en partie par ma faute. Alors je me suis fixé des règles. Entre autres je cherche une personne zèbre pleine d’énergie et de projets comme moi.

Une rencontre peut tout faire basculer !

Il y a quelques temps j’ai rencontré quelqu’un et eu une relation avec cette personne pendant trois semaines. Mais j’ai décidé d’arrêter la relation car je ne me sentais pas à l’aise et n’étais pas vraiment moi-même. Ce qui est maintenant très important pour moi. Je crois que c’est depuis cette expérience que mes angoisses de surdoué sont revenues. Suite à cette rupture, je remarque que j’ai été pris d’angoisses soudaines. Pendant et après cette relation je pensais beaucoup à cette personne et parfois, d’un seul coup des idées noires me traversaient l’esprit.

Mes dernières angoisses de surdoué !

Concernant cette personne que j’ai laissée, je me suis dit qu’elle pouvait être perverse narcissique. En ayant conscience de cela, ce n’est pas cela qui m’angoissait. J’angoissais des conséquences de la relation ou de la rupture avec elle, des représailles. Alors je ne sais pas si elle est vraiment perverse narcissique, je lui accorde le bénéfice du doute, mais j’ai énormément d’indices que je vois mais je ne veux pas l’admettre. Cette personne a très vite tissé sa toile autour de moi ce que j’ai traduit au début comme de l’intérêt et de l’amour pour moi. Alors que ça pouvait très bien être un piège pour me garder pour elle. D’ailleurs elle n’avait aucun geste de tendresse et d’amour envers moi.

Des angoisses de surdoué soudaines et inexpliquées !

Ou des peurs soudaines. Vous savez que le surdoué a parfois des idées qui lui semblent tomber du ciel car son cerveau a tendance à penser pour lui en mode furtif. Et d’un seul coup il a des solutions sans raisonnement (comme pendant un examen ou à l’école) ou des idées géniales sans savoir comment cela lui est venu. Il existe la même chose en version négative, ce que j’appelle les angoisses du surdoué. Soudainement je ressens une angoisse sans pouvoir déterminer la cause. Alors je suis obligé de faire une liste de tout ce qui ne va pas dans ma vie et d’évaluer le niveau d’importance, c’est-à-dire d’embêtement.

Des angoisses de surdoué qui vont trop loin !

Ce sont des idées négatives qui vont trop loin dans le raisonnement. D’idées en idées on arrive très vite à des conclusions catastrophiques, des situations inextricables. Donc par rapport à cette personne que j’ai laissée, j’ai eu peur des représailles suite à la toile qu’elle avait tissée autour de moi. Nous avions déjà conclu un accord semi-professionnel ; nous savions tous les gros problèmes de nos vies ; les relations étaient faites avec mon entourage. Je me sentais cerné. Peut-être que je me trompe.

Les angoisses de surdoué ressemblent à de la paranoïa !

Comme nous étions en lien sur Facebook et que je lui avait parlé d’un lourd secret, j’ai eu soudainement peur qu’elle en parle à mes parents. Je m’étais résolu au pire. J’ai voulu vérifier cela en appelant mes parents qui d’ailleurs n’avaient pas répondu à mon dernier message de la veille. Ce qui ne leur ressemble pas. Tout concours malheureusement au fait que je pense au pire. J’envoie un nouveau message à mes parents qui ne me répondent toujours pas. Mon angoisse augmente, je me sens paralysé et tout ce que je fais est nul. Je tente de me calmer en respirant profondément en me tentant de me raisonner.

Des angoisses de surdoué totalement imaginaires !

Si ça se trouve je me trompe complètement sur la personne et tout ce à quoi j’ai pensé n’aura pas lieu. Mais je n’ai plus du tout confiance et j’ai peur qu’elle me pourrisse la vie dans plusieurs endroits où nous risquons de nous retrouver en contact. “Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous”. Immédiatement je me demande pourquoi je me suis autant révélé, surtout mes faiblesses. Ça ne sert à rien, mais je ne veux surtout pas tromper l’autre sur la marchandise, je veux dire sur moi.

D’interminables “Et si …” !

Et si c’était un PN, et si le toit s’écroulait parce que j’ai oublié de vérifier une pièce, et si mon patron changeait d’avis. Et si mon salaire n’avait pu être versé à la bonne date, et si je n’avais pas fait le bon choix” …

Dans notre tête notre monde s’écroule !

Chaque fois que je me fais un film comme ça, tout ce que j’ai construit semble s’écrouler intérieurement. Je me rappelle dans mon enfance que je finissais par casser mes jouets. En effet dans ces cas d’intense angoisse s’ensuivait une colère. Celle de ressentir autant d’impuissance par rapport aux remous intérieurs de façon inexpliquée. Je me subissait moi-même à l’époque, aussi violent que de la torture physique, une torture psychique. Et j’étais tout seul avec ça. Mes parents ne le savaient pas, ils disaient seulement que j’étais têtu et colérique. Ils ne me voyaient pas du tout comme un enfant hypersensible et fragile.

Accorder trop d’importance aux indices !

A force de croire à quelque chose de négatif, je peux voir le mal partout. Chaque fait et geste peut être traduit dans le sens de la pire crainte. J’ai une excellente mémoire visuelle, chronologique, auditive (des conversations), de ce que les gens pensent, font, disent, aiment et n’aiment pas. Du coup je redéroule toute la relation déjà passée avec cette personne à l’éclairage de la perversion narcissique et je vois des indices de partout.

Décidément, je pense trop !

C’est bête à dire mais je connais beaucoup de personnes, surtout de par mon passé, qui m’auraient dit : “tu penses trop, tu te prends la tête pour rien”.

Avant j’aurais été aveugle face aux indices !

Je sais qu’avant je ne savais pas ce qu’était un pervers narcissique. J’aurais pu me laisser piéger par de telles personnes en leur donnant toutes les excuses du monde face à leur comportement. Voulant être fort, trop positif et optimiste je ne considérais pas du tout les messages négatifs de mon environnement. Je forçais les choses en moi, je me faisais violence, j’étais idiot et me laissais faire par les autres. Il était ainsi très facile de me manipuler comme on voulait. Encore un peu aujourd’hui mais je m’en rends vite compte et je dis finalement non merci. Je me disais : “mais non, tu te fais des idées Raphaël” parce que je ne me faisais pas confiance.

Savoir écouter les messages de mes angoisses du surdoué !

Je suis quand même quelqu’un de sain d’esprit et de corps, intelligent, sensé et équilibré d’après moi. A vous d’en juger à partir de ce que je vous donne à voir dans mon blog. Que s’est-il passé pour que mon être entier se soit mis en alerte en ressentant un telle angoisse? Il y a sûrement une bonne raison à tout cela. Je peux quand même écouter et tirer parti des messages délivrés par mon corps.

Savoir prendre du recul face aux angoisses du surdoué !

Si je prends assez de recul je serai capable d’analyser ce qui s’est passé. Sachant qu’un surdoué attire naturellement les pervers narcissiques, tous mes sens étaient en éveil pour ne pas que cela arrive. J’ai vu dans cette relation les indices d’une perversion narcissique. Au début je voyais une personne blessée par la vie depuis son enfance et qui avait réussi à se construire malgré tout avec courage. Je l’ai finalement traduit par une tentative d’apitoiement de sa part. J’ai tout à fait le droit de penser que je ne dois pas être en relation avec cette personne juste parce que je me sens mal avec elle. C’est déjà une bonne raison. Ensuite qu’elle soit PN (Pervers Narcissique) ou pas, en fait ça n’a plus d’importance. Si je suis en couple je veux me sentir bien.

Les angoisses du surdoué peuvent prévenir d’un danger !

Le zèbre est hypersensible et fragile sous des apparences de force. Je pense qu’à mon niveau d’angoisse général très bas en ce moment, si je me sens angoissé par quelqu’un ou quelque chose, c’est que ça ne me convient pas. Et si je ne veux pas que cela empire, je dois stopper ce qui m’angoisse. Les angoisses du surdoué peuvent le prévenir d’un danger, d’une situation problématique. C’est sûr que si vous angoissez pour un rien, ça fait beaucoup à gérer. Mais dans mon cas, je peux me permettre d’être à l’écoute d’une angoisse de temps en temps.

B- Un exemple matériel d’angoisses du surdoué !

Hier j’ai travaillé comme chaque jour sur mes blogs. Etant en formation de blogging je procède régulièrement à des réglages. Juste après avoir fait des manipulations sur mes blogs à changer des paramètres, d’un seul coup je n’avais plus accès à mes blogs en ligne ni à mes plateformes d’administration. J’ai cru que j’avais fait une mauvaise manipulation. Je me voyais déjà devoir appeler l’hébergeur de mes blogs ou payer les services d’un spécialiste des sites Internet.

La culpabilisation du surdoué !

“Qu’ai-je fait comme bêtise ?” Quand une catastrophe de ce genre me tombait dessus quand j’étais plus jeune c’est exactement cette question que je me posais. Forcément j’avais fait quelque chose de mal, qu’il ne fallait pas faire. C’était de ma faute. Je culpabilisais, je regrettais d’avoir voulu bien faire, changer quelque chose ou améliorer la situation. Comme on dit “le mieux est l’ennemi du bien”. Pourquoi avais-je voulu faire les choses parfaitement ? Je ressentais un profond sentiment de culpabilité du surdoué.

Finalement tout est rentré dans l’ordre tout seul !

Heureusement que cela ne dure plus bien longtemps, seulement quelques minutes. Le temps de retrouver mon sang froid, je sais désormais me raisonner. J’ai laissé mon ordinateur de côté, je suis allé manger et je me suis parlé positivement. “C’est sûrement temporaire. Cela m’est déjà arrivé il me semble et tout était rentré dans l’ordre. Je n’ai qu’à attendre patiemment en faisant autre chose et me détendre un peu. Tout rentrera dans l’ordre. J’imagine que l’hébergeur fait des mises à jour.” Et j’ai eu raison car au bout d’une heure tout était rentré dans l’ordre.

Alors pourquoi angoisser ? Un équilibre à trouver !

Après avoir traversé toutes ces angoisses pour rien, je me demande pourquoi je me les inflige. Bon je tire chaque fois une leçon donc cela n’est pas si inutile. C’est juste une question de réglage de mon cerveau et de mes réactions. Je dois me mettre à l’écoute des messages intérieurs sans pour autant me laisser embarquer dans le train de ma pensée arborescente et rapide. Tout est dans la connaissance de soi et dans l’équilibre. Paradoxalement je ne veux pas m’empêcher d’être moi-même et je ne dois pas tomber dans les inconvénients de la surdouance.

C- Mes angoisses de surdoué par le passé !

Encore une fois je remarque que j’ai bien changé. Je suis devenu un surdoué sage (sagesse) étant plus prêt des avantages que des inconvénients du surdoué. Avant je me mettais dans tous mes états pendant plusieurs jours, mes angoisses du surdoué pouvaient me ronger au point de me rendre malade. Maux de gorge après avoir ressenti une boule dans la gorge, maux de ventre, maux de tête. Jusqu’à avoir l’impression de mourir, d’avoir des problèmes cardiaques. Je sais maintenant que tous mes maux sont psychosomatiques.

Je vivais dans une angoisse du surdoué permanente !

Tout me faisait peur quand j’étais plus jeune. Je pense que cela était dû à une certaine immaturité. Ce qu’on appelle de la dyssynchronie sociale. La vie me faisait peur et je ne vivais pas autant d’expériences que les autres de mon âge. La peur de l’expérience entraînant un manque d’expérience et inversement un manque d’expérience entraînant une peur de me lancer. Un vrai cercle vicieux dont il est difficile de s’échapper. Je comprends mieux pourquoi je vivais dans une angoisse permanente, je ressentais un poids continuel dans ma poitrine, mon corps. Ne me sentant pas léger cela ne me donnait pas confiance en moi.

Tout m’angoissait !

Tout était source d’angoisse pour moi, mon emploi de salarié, mon entreprise, mes relations avec les gens, mes voisins, mes parents, ma famille. Ma voiture, mon appartement, mon compte en banque, ma santé, l’électroménager. Mon couple, un événement, un anniversaire, un rendez-vous, une dispute. Le regard des autres, ce qu’ils pourraient penser de moi … Je baignais dans l’angoisse. Finalement je comprends mieux pourquoi j’étais si souvent malade. Voir mon article sur la somatisation du surdoué.

Ma solution radicale !

J’ai trouvé une solution radicale à toutes mes angoisses du surdoué. En fait j’ai supprimé tout ce qui m’embêtait. Du coup j’ai cessé mon activité libérale d’architecte, je n’ai plus de voiture, peu d’électroménager et d’affaires en général. Et j’ai résilié tous mes abonnements, options, comptes superflus. Je n’ai pas remplacé mon matériel informatique tombé en panne et j’utilise l’ordinateur d’un ami. Je sais que ce n’est pas une solution mais ça fait tellement de bien de ne plus avoir à s’occuper de choses diverses et variées “tout le tour du ventre”. J’ai considérablement réduit mon train de vie, mes loisirs, mes plaisirs, ma vie. En parallèle mes besoins et mes revenus financiers se sont aussi réduits. Tout ça pour ne plus angoisser, ne plus me sentir responsable de choses matérielles qui me donnaient des angoisses. Mon objectif était de me sentir libre, libéré de toute source d’angoisse. Ça a fonctionné.

Ce n’est pas une solution !

Au bout d’un moment j’en ai eu assez de devoir restreindre ma vie. Je me sentais encore plus en décalage avec les autres et je ne pouvais plus me faire plaisir en faisant les choses qui me paraissaient désormais essentielles pour moi après avoir trouvé mes passions (peinture, dessin, blogging, architecture).

J’ai pourtant assaini ma vie ainsi !

Je pense que j’ai réellement eu besoin de passer par cette phase dans ma vie. Elle aura duré une douzaine d’années, le prix à payer pour savoir qui je suis et ce qui compte vraiment pour moi. Je suis loin d’être parfait et j’ai plein de défauts. J’ai enfin trouvé mes passions, tout ce pourquoi je suis fait. Peu importe mon avenir, je ne lâcherai pas l’art, le blogging et l’architecture. Aujourd’hui je sais aller à l’essentiel en prenant mon temps de réflexion et tout en fonçant au bon moment. Je ne suis plus efficace, je suis efficient. Certains emploient le terme de surefficient (voir d’autres termes sur les surdoués).

Les angoisses du surdoué
Les angoisses du surdoué !

D- La fin des angoisses du surdoué !

Comment arriver à bout de nos angoisses de surdoués ? Je ne vous conseille pas forcément de faire comme moi, je ne pense pas être un bon exemple. En effet je suis trop radical dans mes décisions et cela demande beaucoup d’abnégation, de travail et surtout de persévérance ou entêtement. Et pour quels résultats ? Les miens. Comme chaque personne est différente, c’est à chacun de faire ses expériences et de se faire une idée de ce qui lui convient ou pas. Il y a autant de réponses que de personnes. Comme tout surdoué j’ai envie de tous vous aider. Mais j’ai appris qu’en m’aidant d’abord moi-même je pourrais en aider encore plus par la suite. Et peut-être sans rien faire. Je veux dire par là que simplement en vous parlant de ma vie et de mes progrès dans mon parcours cela vous aidera. Je l’imagine ainsi.

Vers la sagesse et non vers la résignation !

Quand j’étais plus jeune je voulais déjà être arrivé au bout du parcours. Aujourd’hui je me rends compte combien mon parcours aussi difficile qu’il a été, fut nécessaire à la personne que je suis devenu. Sans mon cheminement et mes questionnements je crois bien que jamais je n’aurais grandi intérieurement. Je continuerais encore à subir les inconvénients d’être un surdoué qui ne se connaît pas. Et je m’en prendrais toujours aux autres en rejetant la faute sur eux. Je n’ai pas perdu de plumes pendant cette période, j’ai toujours autant d’énergie et de neurones qu’avant il me semble. Non je ne les ai pas comptés mais je sens la même vivacité dans mon esprit et dans mon corps. La preuve, pendant l’écriture de cet article j’ai fait 26 séries de 20 pompes, soit 520 pompes.

Quelques petits conseils en cas d’angoisses du surdoué !

Je ne suis pas psy ou coach mais je vous dis comment je fais quand je ressens une angoisse aussi légère soit-elle. Elle se traduit généralement par un poids dans ma poitrine. L’angoisse du surdoué est un indice que quelque chose ne va pas. C’est un émotion dont la raison est souvent impalpable. Il faut pouvoir en détecter la cause, soit seul en jouant au psycho-détective soit avec une tierce personne psy.

Voilà ce que je fais dès la moindre petite angoisse :

    • Je respire profondément et naturellement. Le ressenti d’angoisse peut s’évanouir étant dûe à un blocage de la respiration et à une crispation des muscles.
    • Prendre un temps de recul et de réflexion.
    • Je me dis les premières choses qui me viennent à l’esprit quand je ressens une angoisse. Mon inconscient est fort pour me donner les bonnes réponses, je lui fais confiance.
    • Pour approfondir je fais une liste de tout ce qui ne va pas pour trouver exactement ce qui me pèse le plus. Je peux classer par niveaux d’angoisse les différents points. Attention je vous déconseille de faire cet exercice si trop de choses ne vont pas car cela risquerait d’être contre-productif et de vous démoraliser encore plus.
    • Savoir décrypter le message porté par l’angoisse. A quoi est-ce que je réagis ? Qu’y a-t-il derrière ce ressenti pesant ? Qu’est-ce qui me pèse ?
  • Prendre du temps pour soi, se changer les idées et penser à autre chose.

Si vous avez apprécié cet article, merci de le liker et de le partager pour aider d’autres personnes et faire connaître mon blog. Et si vous ne voulez manquer aucun article, abonnez-vous à mon blog. Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Lire mon article précédent La juste confiance en soi du surdoué et mon article suivant L’inspiration du surdoué !

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

5 thoughts on “Les angoisses du surdoué !

  1. Mon rapport à l’angoisse est compliqué.
    Je souffre depuis l’âge de 19 ans (et certainement avant) d’attaques de panique sévère, de crises d’angoisse assez fortes.
    Les psys vus durant des années ont détecté une agoraphobie sévère. Bien sûr aucune thérapie n’a fonctionné sur moi, ni comportementale, ni analytique. Au fil des ans mon champs d’autonomie s’est considérablement réduit jusqu’à ce que mon mari travaille de la maison et que nous fassions semblant d’avoir une vie normale….sauf que je faisais tout avec lui !
    Oui mais voilà il doit évoluer professionnellement et a besoin de retrouver un peu d’autonomie, c’est à ce moment là que j’ai découvert ma surdouance et la psychologue qui va avec vu que les psychiatres n’ont jamais réussi la détecter !
    Tant que je me pensais agoraphobe je pensais que j’arriverai à trouver une méthode pour calmer mes attaques de panique, j’ai bien sûr tout essayé, méditation, relaxation, EMDR et j’en passe !
    Aujourd’hui je sais que tout ceci vient du syndrome de l’abandon inné chez les surdoués et à des traumatismes d’enfance, traumatismes de mort bien sûr.
    Du coup je comprends que je dois apprendre à gérer mes angoisses et mes attaques de panique seule et du coup………….je panique encore plus car bien sûr je trouve mes peurs ridicules et disproportionnées.
    Je pense que si je n’étais pas surdouée je m’en sortirais beaucoup plus facilement.
    Voici mon expérience à l’heure actuelle, j’espère toujours trouvé le déclic, la solution qui me permettrait de vivre à peu près normalement même si j’ai conscience que je serai toujours un être anxieux et angoissée…………..

    1. Je fais aussi des fautes. Heureusement que j’ai un ami qui relit et corrige mes articles. Des fois je n’ai vraiment envie de me relire tellement je suis pressé et veut passer à autre chose. Des fois je prends le temps et en profite pour mieux formuler mes phrases. Bonne lecture

  2. Bonjour Raphael…

    Comment te dire… (je me permets de te tutoyer, nous avons à peu près le même age et une vie sur plusieurs points qui me semble proche). Architecture, plusieurs entreprises, ne jamais aller au bout des choses, remise en question professionnelle, remise en cause permanente, rapport aux animaux, angoisses… et j’en passe!)
    Des phrases que tu utilises dans tes articles, me troublent bcp, bcp, parce que ce sont celles que je dis depuis tjs et que personne ne comprend:
    « Qu’ai je fais comme bétise? j’ai forcément fait une bétise.. » en parlant des angoisses et tout ce que ça entraîne comme paralysie et retrait.
    Je suis comme toi semble t il, j’ai tjs eu peur d’absolument tout, tellement tout le temps et à tel point que je ne le savais pas que j’avais peur constamment. Je ne le comprends que maintenant que je goûte à quelques instants de sérénité trouvée après des années de travail personnel.
    Dans ton article sur la paralysie, je suis troublée par cette expression  » mon état de léthargie végétative! » encore une expression que personne ne comprend et que pourtant tu décris parfaitement! Ce retrait dans le sommeil, cette paralysie dont on est conscient et pourtant qui laisse impuissant.
    J’avais décidé d’arrêter de me questionner sur tout ça.. la surdouance éventuelle… mais se reconnaitre ici a de l’importance.

    1. Bonjour,
      Merci pour ton message. En effet tout surdoué est abasourdi de voir tant de similitudes. C’est affolant. A croire que nous sommes faits du même moule, que nous sommes tous pareils. Et si différents des autres, les non surdoués.
      A partir de cette connaissance de soi, quoi faire ? On se sent mieux, on s’accepte et on ne cherche plus à se changer, on s’affirme, on s’épanouit. On prend conscience de tout, tout a enfin du sens. Et on accède à la sérénité, l’assurance, la confiance en soi.
      Tout cela se fait malheureusement pour beaucoup dans la souffrance, à errer, à chercher ce qui cloche et comment se sentir mieux. Et on découvre tout seul qui l’on est. Se chemin se fait souvent dans la solitude. Oui il faut continuer à se poser des questions et se reconnaître, s’accepter. C’est ce qui s’appelle vivre et je promets une vie riche. Abandonner serait mourir à petit feu.
      Bonne journée.
      Raphaël

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.