Défi J42/100 Le surdoué ne va pas jusqu’au bout !

Commence pleins de choses et ne finis rien

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Ce matin je m’aperçois que j’ai commencé beaucoup de choses et que je les ai abandonnées, mises de côté ou complètement oubliées. Parallèlement, je pense au peu de choses que j’ai réellement menées jusqu’au bout. Cet article est la suite de mon article d’hier sur l’éparpillement du surdoué. Comment et pourquoi le surdoué ne va pas jusqu’au bout de ce qu’il entreprend ? Doit-il le faire ? Bonjour et bienvenue, sur mon blog surdoué ou pas surdoué. J’ai découvert que je suis surdoué et cela est un vrai casse-tête pour aller au bout de ce que j’aime et de mes projets.

 

L’idée de cet article “le surdoué ne va pas jusqu’au bout” !

Ce matin, pendant mon petit déjeuner, j’ai pensé au programme de ma journée. Aller voir une amie artiste cet après-midi. J’avais donc du temps pour rédiger mon article du jour, soit le matin, soit le soir. Etant donné que j’ai passé mes derniers jours à me coucher après minuit, en faisant mon article au dernier moment, je ressentais le besoin d’avoir une soirée à ne rien faire. J’ai décidé de commencer à écrire mon article ce matin. Je pensais continuer à résumer le “Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués” de Béatrice Millêtre. J’ai quand même écrit neuf articles en m’y référençant. Et je n’en suis qu’à la moitié du livre. Cela m’a tout de suite donné l’idée du sujet “le surdoué ne va pas jusqu’au bout”.

Le surdoué fait tellement plus de choses !

Je tiens tout de suite à relativiser l’idée que le surdoué ne va pas jusqu’au bout. Tout d’abord parce qu’il fait vraiment beaucoup de choses par rapport à une personne lambda. Il a une telle curiosité, soif de savoir, comprendre, d’être en relation, qu’il en est boulimique. Donc forcément, dans tout ce qu’il fait, il y aura pas mal de déchets. Le surdoué reste un humain, il vit quand même un peu comme tout le monde. Il doit dormir, manger, s’occuper des enfants, travailler. Ce n’est pas parce qu’il est surdoué qu’il fait ses commissions, fait le ménage, fait ses trajets dix fois plus vite.

Le surdoué va au bout de plus de choses que les autres ?

Proportionnellement par rapport à tout ce qu’il fait, oui, le surdoué ne va pas jusqu’au bout de plein de choses. Mais au final, en comparant à une personne normale, il a statistiquement plus de chances d’aboutir plus de projets et réalisations. A condition de se connaître et de ne pas être coincé dans la spirale descendante de la procrastination et de la dévalorisation.

L’impression que le surdoué ne va pas jusqu’au bout !

J’en viens donc à comprendre que penser que le surdoué ne va pas jusqu’au bout, est soit une impression, soit une réalité dans sa vie. Il arrive à finir ce qu’il commence et a quand même l’impression de ne pas finir grand-chose parce qu’il en fait beaucoup trop et qu’il y a du déchet. Mais le résultat est qu’il avance sans qu’il le voit. Il se focalise trop sur ce qui ne va pas, ce qu’il n’arrive pas à finir, sur tout ce qu’il n’a pas pu faire.

 

Comment la phrase “le surdoué ne va pas jusqu’au bout” est valable pour moi ?

Autrefois la phrase “le surdoué ne va pas jusqu’au bout” était concrète pour moi !

Entre 17 et 35 ans, je manquais d’estime de moi. Je me dévalorisais beaucoup et je ne m’aimais pas. Du coup, on voyait que je n’avais pas confiance en moi. D’ailleurs, je me suis toujours demandé, comment j’avais fait pour trouver du travail dans une agence d’architecture, avoir des amis et des relations amoureuses. Donc je commençais beaucoup de choses et ne finissais rien. C’était ma réalité. Sauf au travail bien sûr, je finissais tout car j’étais cadré par un patron. Je pense aussi que je n’étais pas assez mûr pour être autonome, même si je faisais preuve de débrouillardise et d’ingéniosité. C’est peut-être finalement pour cela que j’ai été embauché. Mais dans ma vie personnelle, j’accumulais des expériences, des savoirs, des livres, des documents, que j’abandonnais au profit de nouveaux, sans arrêt.

Par exemple, moi et l’étude du feng shui !

J’ai acheté une trentaine de livres de feng shui que j’ai tous lus. J’avais le projet de me former seul à cette méthode d’aménagement et à ce mode de vie chinois, venant de mes ancêtres. Cette lubie m’a occupé pendant plus de dix ans. Chaque fois, je m’y mettais sérieusement en prenant des notes, me faisant des fiches, créant des dossiers. Et quelque temps après, ça tombait complètement aux oubliettes. Un beau jour je me disais, “tiens j’ai des livres de feng shui” et je me replongeais dedans à fond, motivé. Et je me suis passionné pour des tonnes de sujets que je n’ai pas approfondis à ce moment-là de ma vie. Je me décevais moi-même de plus en plus. J’avais l’impression de ne pas savoir vraiment ce que je voulais. Je me laissais facilement tenter pas plein de choses et de personnes.

Le surdoué est capable d’abandonner après s’être passionné !

J’étais passionné par le feng shui. Il fallait me voir en parler aux gens. Je vivais, respirais, mangeais feng shui. J’ai laissé tombé quand j’ai vu la masse de travail considérable à accomplir pour arriver à un résultat qui ne me convenait pas. Jamais je ne pourrais en arriver à bout. Je trouve bien de savoir des choses. Mais pas des règles empiriques basées sur ce que j’appelle désormais de la superstition. C’est trop ésotérique. Je me contrôle déjà beaucoup trop (alimentation, mode de vie, sport, transports), et je n’ai pas besoin de m’imposer de règles supplémentaires. En tout cas celles-là me semblent superflues. Je mets une priorité sur ma santé, ma forme et mon développement personnel de surdoué. J’ai bien compris que je ne pouvais pas tout faire.

Aujourd’hui la phrase “le surdoué ne va pas jusqu’au bout” est juste une impression pour moi !

En ce moment c’est bien différent. J’ai gagné en estime de moi, en confiance en moi. Je m’aime au point de penser que je suis un surdoué narcissique. Pour faire un parallèle avec les pervers narcissiques. Certes je fais beaucoup trop de choses, je pars dans toutes les directions. Mais maintenant, j’arrive à me limiter, concentrer mes choix et actions aux domaines et aux sujets de ma vie que je veux voir développer et aboutir. Donc, je finalise tout de même de nombreux dossiers et actions, pas à pas. Je vois que j’avance petit à petit, sûrement, j’atteins mes objectifs et je me rapproche de mes buts. Donc “le surdoué ne va pas jusqu’au bout” n’est plus qu’une impression pour moi, ça ne représente plus ma réalité. Car je fais plein de choses, j’en arrête beaucoup, mais j’en finalise tout de même pas mal.

 

Le surdoué en quête de sens de la vie !

Avant, je cherchais un sens à ma vie !

Avant je n’avais pas vraiment de buts, je ne savais pas ce que je voulais. J’explorais pour chercher ce qui pouvait me tenir intéressé assez longtemps pour m’investir et créer quelque chose dans ma vie. Après avoir exploré à fond plusieurs sujets dans des domaines différents, je m’apercevais que je trouvais d’autres sujets encore plus passionnants, motivants. C’est ainsi que j’ai acquis un certaine culture générale qui me sert aujourd’hui à réaliser mes projets passions. Je suis étonné de voir tout ce que je peux recycler de mes vies d’avant et des leçons de vie que je peux en tirer. Je ne savais pas cela à l’époque. Du coup, je me sentais extrêmement déçu, chaque fois que je me rendais compte que ce n’était pas la bonne. Et qu’il allait falloir explorer d’autres pistes. Mais je m’en remettais et me remotivais assez vite.

La drogue de la nouveauté !

Peut-être que j’étais accro à la drogue de la nouveauté. Au début d’une activité, c’est normal d’être ultra motivé. Mon attention est retenue par tout ce que découvre et qui me reste à explorer. Je veux tellement tout comprendre. A partir d’un moment, je commence à comprendre, j’en sais assez pour savoir si je veux continuer, si ça m’intéresse toujours autant. C’est ensuite comme une traversée du désert. Puis je n’apprends plus grand chose. Je tombe dans une certaine routine et je finis par m’ennuyer. Je comprends alors avec le recul pourquoi je me mettais à nouveau en quête d’un nouveau sujet stimulant pour mon cerveau, mes capacités.

Aurais-je trouvé un sens à ma vie ?

Ce qui a changé, c’est que je crois avoir trouvé un sens à ma vie, avec des passions qui sont reliées à mes dons naturels. Il y a une piste pour chacun, à explorer ses dons naturels. Je pense avoir trouvé ce pourquoi je suis fait. Dans ma vie, j’ai une mission. A partir de cela, je me suis défini des buts et des objectifs. A long, moyen et court terme. Tout en ne me mettant pas de pression et en restant souple, ouvert aux autres, aux opportunités, aux coïncidences. Je reste le seul à pouvoir me challenger. Grâce à cela, j’arrive à voir que je vais au bout de ce j’entreprends. “Le surdoué ne va pas jusqu’au bout”, c’est fini pour moi. Sinon cela peut demeurer une impression. Et je dois régulièrement avoir une vision objective de ce que je fais pour admettre que je fais des choses qui ont de la valeur, pour moi et pour les autres.

Commence pleins de choses et ne finis rien
Commence pleins de choses et ne finis rien !

Le surdoué va jusqu’au bout !

En fait, vous pouvez peut-être vous rendre compte, si vous avez suffisamment d’expérience, que tout ce que vous avez exploré sans vraiment aller jusqu’au bout, vous a servi ou va vous servir. Donc, vous pouvez vous rassurer sur le fait que vous n’avez pas perdu de temps et d’énergie. Au pire si ce que vous avez fait ne vous sert pas, en ayant eu ces expériences, vous aurez compris en essayant que vous n’êtes pas fait pour ça ou que ça ne vous convient tout simplement pas. Et vous pourrez passer à autre chose sans regret. Cela vous aidera aussi à savoir ce que vous ne voulez plus. L’expérience m’a permis de savoir ce que je voulais et surtout ce que je ne voulais pas.

 

Changer son regard sur soi !

Regarder votre parcours du combattant avec recul et bienveillance, vous permettra de vous accepter et de rebondir à nouveau avec énergie. Contemplez tout ce que vous avez fait, découvert, exploré, expérimenté. Ce n’est pas obligatoire d’avoir fini, d’être allé jusqu’au bout. C’est ce que les autres veulent nous faire croire. Voyez le chemin parcouru, l’expérience que vous avez eue, les compétences que vous avez acquises, plutôt que le résultat, la finalité. Ça n’a pas été facile, mais admettez que cela vous a rendu plus fort et vous a permis de savoir ce que vous voulez aujourd’hui. C’est ainsi que je vois mon parcours jusqu’ici.

Une orientation optimiste et positive de ce sujet !

D’ailleurs j’ai volontairement orienté cet article et mon esprit vers une vision optimiste et positive, plutôt que vers une situation problématique ou handicapante. J’espère que l’aurez apprécié. Merci de nous (aux autres lecteurs et à moi) indiquer dans les commentaires vos réussites, petites ou grandes, celles qui vous aident aujourd’hui de près ou de loin.

Je vous dis à demain pour un nouvel article et vous souhaite une journée tout simplement extraordinaire !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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