Défi J88/100 Le surdoué et le regard des autres !

Importance du regard des autres chez le surdoué

Temps de lecture estimé : 5 à 7 minutes.

L’article du jour portera sur l’importance du regard des autres pour les surdoués. Comment il intègre cela dans sa vie au point de ne plus savoir quoi faire et de ne plus être lui-même. Quel est mon point de vue en vous partageant mon expérience ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

L’idée d’un article sur le regard des autres chez le surdoué !

J’écris cet article sur l’importance du regard des autres chez les zèbres humains surdoués, car l’article d’hier sur l’anticonformisme du surdoué m’a inspiré. Comme étant en lien avec le thème de l’identité de soi, être ou ne pas être soi-même. Central chez les personnes à haut-potentiel qui veulent vivre une vie heureuse, créative et épanouie.

L’omniprésence du regard des autres chez moi !

Quand je pense aujourd’hui que je suis surdoué, à toutes mes capacités, mes compétences, mon potentiel, je me demande comment j’ai pu accorder autant d’importance au regard des autres. Je revois tous les moments de ma vie et les différents domaines dans lesquels j’ai accordé trop d’importance au regard des autres. J’ai l’impression d’avoir été dans une prison. Absolument toutes mes relations étaient empreintes du regard de l’autre. Les moindres de mes gestes et paroles étaient soumis au regard des autres.

Je donnais du pouvoir aux autres sur moi !

Je comprends maintenant que j’attendais de la part des autres une autorisation, une validation, une acceptation. Si je n’avais pas leur assentiment, leur accord, je faisais une croix sur mes désirs, mes projets, mes besoins. En fait, pour tout ce que je voulais faire, je demandais d’une façon inconsciente l’autorisation, comme un enfant à un parent.

En plus, je voulais faire plaisir !

L’effet était encore plus fort car je cherchais sans arrêt à faire plaisir aux autres dans tous les domaines de ma vie. Parfois, quand les autres me donnaient ce que j’attendais, cela me faisait tellement plaisir que je redoublais d’attention auprès d’eux. Je me soumettais encore plus à leurs attentes. J’étais dans une forme d’esclavagisme, aulequel je m’étais moi-même asservi, car je ne savais pas comment faire autrement. J’avais toujours fait ainsi. Ça vient peut-être de mon éducation et de mon expérience des relations humaines. J’ai sûrement mis en place ce schéma relationnel à la suite de mon analyse de mes relations. Mais je pense aussi que je suis tombé sur des personnes bien contentes d’avoir trouvé quelqu’un de serviable, d’attentionné, à l’écoute. Qui m’ont appris à agir ainsi.

En relation d’une façon malsaine !

Je vois désormais le côté malsain de mes relations dans le sens où je n’étais pas en relation avec les autres d’une façon saine, équilibrée, juste. En même temps, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Nos schémas relationnels ont pu être complémentaires. Je vois cela comme une servitude. C’est pour ça que je me sentais pris au piège, je ne me sentais plus libre. J’étais obligé de faire des choses que je ne voulais pas faire et qui ne m’intéressaient pas. Tout ça pour faire plaisir aux autres, pour me faire bien voir, sous le regard des autres.

Je ne savais pas dire non ou que je ne voulais plus !

J’avais spontanément très envie d’aider les personnes en volant à leur secours. Mais d’autres fois, je sentais bien que je ne pouvais pas les aider, par manque d’énergie et de temps pour moi-même. Ça ne m’empêchait pas de rendre service gratuitement. Je me sentais incapable de dire non. L’image que l’autre avait de moi en dépendait. Si je disais non, je croyais que j’allais détériorer mon image et notre relation, décevoir l’autre. Et décevoir était à l’opposé du résultat que je voulais. Alors je disais oui en pensant non. Puis je priais pour que ça ne se fasse plus, comme ça je n’étais pas obligé de revenir sur ma décision et c’était finalement de la faute de l’autre. Et une fois engagé, je me sentais empêtré dans les histoires des autres, j’étais très embêté car au fond de moi, je ne voulais pas.

L’effet cumulatif des comportements problématiques !

Décidément je n’étais pas gâté, pourquoi un comportement à problèmes est accompagné d’autres comportements problématiques ? C’est invivable, un cercle vicieux d’où il est difficile de sortir. Ce qu’il y a de drôle, c’est que je me rends compte que quand un de mes comportements problématiques part, comme par magie, tous les autres partent aussi. Il y a un effet démultiplicateur, en dominos, à travailler sur soi, sa façon d’être, de penser …

Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient de moi !

Il suffisait de me parler d’un problème et sans me demander de l’aide clairement, pour que je me propose d’aider. Je me sentais comme obligé, quelque chose au fond de moi me poussait à le faire.

 

La dépendance du regard des autres !

Mais en quoi le regard des autres a à voir dans tout ça ? Je pense que c’est parce que je recherchais l’amour, la reconnaissance des autres. Je n’en avais pas pour moi-même, alors je m’attendais à ce que ce soit les autres qui m’en donnent. C’est en ça que le regard des autres avait de l’importance dans mon fonctionnement. Je dépendais du regard des autres en vue de l’obtention de leur amour, leur attention, leur regard porté sur moi. Je soignais mon image auprès des autres, ce fameux regard des autres. Pour plaire. Je voulais paraître sous mon meilleur jour pour plaire au regard des autres. Et je faisais donc tout mon possible pour soigner mon image, notre relation. Mon estime en dépendait, si je n’avais pas ma dose de leur regard, je ne me sentais pas bien, vide, car je n’avais pas d’estime pour moi. J’étais donc totalement dépendant du regard des autres.

Je m’oubliais complètement au profit du regard des autres !

Pour plaire aux autres, il fallait que je corresponde à leurs attentes, leurs désirs, leurs souhaits. Je faisais tout ce qu’ils suggéraient, évoquaient, conseillaient. Leur avis avait plus d’importance que le mien, car je n’avais que très peu d’estime pour moi. Je doutais beaucoup de moi, de mes pensées. Les autres avaient plus d’importance que moi à mes yeux.

 

Aujourd’hui, comment je me positionne par rapport au regard des autres !

Je ne dis pas que je ne dépends plus du regard des autres, mais je peux dire que je m’en rends compte et que je m’en détache petit à petit. Quand une personne de type victime se plaint de quelque chose, je sens en moi un élan de générosité qui vient du coeur. Puis j’observe cela en moi, puis je laisse vivre cette émotion en moi. Je la regarde avec tendresse (cette émotion en moi), je la reconnais. C’est gentil de ma part de vouloir aider mon prochain, mais je ne peux pas aider tout le monde. Je ne peux plus aider car j’ai moi aussi des projets qui sont importants, à mener au bout, à concrétiser. Alors je me ravise, je me retiens de proposer mon aide, de m’engager, car je sais que je ne pourrai pas, que je vais me mettre mal à l’aise.

Je me trompe de sujet !

C’est quand même bizarre, j’ai l’impression que pour cet article sur le regard des autres, je me focalise sur mon syndrome du sauveur. A ne pas pouvoir m’empêcher de voler au secours des autres. Ce sujet semble différent, mais à mon avis, il y a quelque chose en rapport fort avec le regard des autres comme je l’ai écrit plus haut. En tout cas en ce qui me concerne.

 

Qu’appelle-t-on en général la dépendance au regard des autres ?

Pour moi, c’est quand je prends des décisions, que j’agis, que je réagis, que je parle en prenant en compte ce que les autres vont penser ou dire de moi, sur ce que je fais et dis. Que je fais en sorte de faire ce que les autres attendent de moi. Sans forcément faire ce que moi, je veux vraiment. Quoi que je fasse, les autres réagissent positivement ou négativement. Alors soit je ne dépends pas du regard des autres et de ce qu’ils penseront de moi après. Soit je dépends du regard des autres et je vais faire les choses pour être bien vu d’eux, pour être accepté, pour ne pas qu’ils se mettent en colère si je suis un enfant.

Le niveau de dépendance au regard des autres !

On est tous plus ou moins dépendant du regard des autres. Les personnes qui ont une bonne estime d’elles-mêmes sont les moins dépendantes du regard des autres. Elles ont assez confiance en elle pour faire et dire les choses comme elles le souhaitent. Elles ne s’occuperont pas de ce que penseront les autres. Par contre les personnes qui manquent d’estime pour elles, sont celles qui dépendent le plus du regard des autres. Car elles douteront toujours d’elles et feront plus confiance aux autres qu’à elles. Cela crée donc un lien mental systématique avec les autres personnes. Dès qu’elles feront quelque chose, elles se demanderont si ce qu’elles font est bien et comment les autres feraient. Elles auront peur de mal faire et se dévaloriseront en se trouvant nulles. Puis se sentiront jugées par le seul regard des autres.

 

L’expression “le regard des autres” !

Personnellement, je gagne en estime de moi petit à petit. L’expression “le regard des autres”, je la connais bien. Je crois même savoir d’où ça vient. Quand je faisais ou disais un truc, je regardais tout de suite le visage des autres pour lire sur leur visage ou dans leurs yeux, si ça allait ou pas. Parce que je suis à la fois très empathique et hypersensible, je suis capable de détecter les moindres signes de désaccord, de désappointement (dans ce cas-là). Je pense que l’expression “le regard des autres” peut venir de là. Ça m’énerve de lire sur le visage des gens aussi facilement et d’y être aussi dépendant. A moins que je projette mes propres sentiments sur l’expression du visage des personnes.

Importance du regard des autres chez le surdoué
Importance du regard des autres chez le surdoué !

La dépendance au regard des autres commence dans l’enfance !

Je pense que ça a commencé chez moi quand j’étais tout petit, pour obtenir ce que je voulais et pour ne pas être grondé. Petit, on apprend vite à faire plaisir aux autres, surtout car notre vie dépend des grands. Tout vient d’eux, l’amour, le toit, la nourriture, les jouets, les loisirs. Et si on n’est pas sage, on croit qu’on va perdre tout ça, qu’on va se retrouver sans parents, sans maison, sans “manger”. Alors on fait attention au regard des autres, de nos parents, de nos professeurs, des adultes. Parce qu’ils sont grands, on leur donne tout pouvoir sur nous, car ils sont censés tout savoir, faire la différence entre le bien et le mal. On leur fait entièrement confiance.

L’importance du regard des autres à l’école !

Je vais donner quelques exemples rapides dans des domaines de ma vie. Rapide car j’ai déjà beaucoup écrit. Au fur et à mesure de mon enfance et de mon parcours scolaire, j’ai appris à rester dans mon coin, sage, à ne pas briller, si ce n’est avec mes bonnes notes. Moins je me faisais remarquer, moins j’étais sujet au regard des autres, à leurs critiques. Mais le peu que je faisais était déjà trop pour moi. Je prenais tout violemment en pleine figure. Hypersensible et hypersusceptible. L’importance du regard des autres en amour, au travail, en amitié, je pourrais en écrire des tartines, finalement je m’arrête là.

 

Revirement de situation !

Et si je me mettais à la place des autres ? Je sais de quoi je parle, car moi aussi j’ai un regard perçant auquel rien n’échappe. Il est redoutable, comme un laser, je scanne tout. Je ne dis pas tout ce que je pense, ma vie serait invivable. Mais je n’en pense pas moins. Entre mes 20 et mes 40 ans, j’ai été celui qui a joué ce rôle que je redoute tant, celui du regard des autres. Oui, moi aussi, je suis “le regard des autres” pour les autres. Nous sommes tous celui qui porte un regard sur ce que font et disent les autres. Car nous vivons en communauté dans nos sociétés, les uns et les autres sous le regard de tous. Et comme dit plus haut, certaines personnes n’y prêtent pas attention et d’autres font tout en fonction du regard des autres.

Tout n’est pas aussi tranché !

Voilà, j’ai beau faire un article sur l’incidence du regard des autres et mon vécu de victime (pauvre de moi), j’ose dire que moi aussi, je porte un regard parfois tranchant sur les autres. Je remarque aussi quand quelqu’un est capable de s’en détacher ou ne l’est pas. Rassurez-vous, je suis la plupart du temps bienveillant. Mais cela me demande un gros effort, car la critique me vient naturellement et rapidement. Je ne suis pas parfait. Nous vivons en société, les humains sont complexes et différents. Les relations en sont d’autant plus riches et compliquées. J’ai beau faire un article sur le regard des autres, je ne saurai jamais tout décrire de ce processus. Si ce n’est parler un peu de mon point de vue et de mon expérience.

 

Comment finir un article ?

Je ne sais jamais comment finir mes articles et je ne me sens pas à l’aise pour le faire. Alors je vais devoir me former là-dessus. Comment le ferais-je naturellement ? Un peu maladroitement j’imagine. Genre, “bon ben voilà, j’ai assez parlé, je me suis bien embrouillé l’esprit. J’ai l’air de moins en savoir qu’au début, ça vaut apparemment le coup d’écrire ses propres pensées. Après avoir écrit, parfois j’y vois plus clair. Eh bien avec mon article d’aujourd’hui, ce n’est pas du tout le cas. Je dois sûrement avoir le regard dans le brouillard. Aussi, je trouve bizarre le fait qu’après chaque article, je me dise que j’ai exagéré et que finalement ça n’a pas d’importance. A moins que ce soit un effet secondaire de ce que je vous partage ?

Si vous avez aimé cet article, je vous invite à le liker, le partager ou laisser un commentaire. Merci d’avoir lu jusqu’ici.

Je vous souhaite une magnifique journée et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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