Défi J74/100 Le sentiment de solitude du surdoué !

Le sentiment de solitude du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Dans cet article du jour, je vais vous parler du sentiment de solitude du surdoué. Qui s’est senti-e seul-e en ayant plein d’amis et de relations ? Qui s’est rendu compte que personne ne le connaissait et ne le comprenait vraiment ? D’où vient ma solitude ? Pourquoi je me sens moins seul aujourd’hui ? Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance et ça change ma vie.

 

La solitude du surdoué en lien avec le sens de la vie !

Ces derniers jours, j’ai écrit des articles sur le sens de la vie chez le surdoué. Et ce sujet traitant de la solitude du surdoué, ce sentiment d’incomplétude est en lien avec le manque de sens dans la vie ressenti par les zèbres. Tiens c’est curieux comme dire zèbre à la place de surdoué, dédramatise toute la problématique des surdoués. D’ailleurs, est-ce qu’être surdoué est un problème ? Pas seulement, mais force est de constater que les surdoués voient plutôt instinctivement les côtés négatifs. Ils ont du mal à voir les aspects positifs de la zébritude.

J’ai toujours ressenti la solitude du surdoué !

Je me sens fatigué d’énumérer toutes les situations dans lesquelles je ressens de la solitude. Je devrais plutôt faire une liste de tous les moments où je me sens bien et où je ne ressens pas de solitude. Mais c’est complexe. En fait, je me sens seul plusieurs fois par jour et l’intensité peut varier en fonction de mon bien-être et de ma forme.

 

Le sentiment de solitude en groupe !

Ce qui est le plus flagrant est quand je suis avec des personnes que j’apprécie, que nous avons des activités intéressantes, d’un seul coup, ça me tombe dessus. Sans prévenir, j’ai l’impression de prendre du recul par rapport au moment présent, je me sens à part alors que je participais avec tout le monde. Comme une chape de plomb qui me tombe sur le corps, je ressens une lourdeur alors que je me sentais léger. Alors que j’étais parmi les autres, cela me projette seul en dehors du groupe et je ressens une profonde solitude.

J’ai des pensées d’une grande profondeur quand je suis en pleine action !

Je pense à plein de choses, j’ai des prises de conscience, j’analyse ce qui se passe et ce que je vis, les autres, les choses. Comme si je n’étais plus qu’un spectateur alors que j’étais un acteur, un joueur, ou un comédien dans la situation.

J’ai des pensée positives et je ressens de la solitude !

Dans le meilleur des cas, je me rends compte que la vie est belle, que je vis une expérience formidable, que j’aime ces personnes. Je vois tous les détails, tous les enjeux, tout ce qui se passe. Je savoure ces instants magiques. Mais je me sens seul à vivre tout cela de façon aussi intense, je vois les autres en pleine action et je me vois faire un pas en arrière, en phase de repli. Parfois je partage ce que je ressens, mais les gens ne me comprennent pas et n’accueillent pas ce que je leur dis.

J’ai des pensée négatives et je ressens de la solitude !

Dans le pire des cas, je suis dans une situation ennuyeuse ou problématique. J’ai envie de partir mais je me sens coincé et je n’arrive pas à dire aux autres que je veux partir parce que ce n’est pas ce que je voulais ou que je m’ennuie. Je vois tous les problèmes et les solutions. Si j’interviens, personnes ne m’écoute, personne ne s’écoute. Je crois que si je m’écoutais et que je partais, je ne manquerais à personne. C’est ce que je ferai dorénavant, en employant mes talents de diplomate et sans mentir.

 

Le sentiment de solitude du surdoué quand il est seul ?

Cela paraît logique de ressentir de la solitude quand on est seul. Mais tout le temps, ce n’est peut-être pas bien normal. Je me rappelle quand j’étais jeune adulte et que j’étais seul chez moi, je ressentais une solitude si profonde qu’il fallait absolument que je sorte rencontrer des gens ou que j’appelle quelqu’un.

Je ressentais un manque sidéral !

C’est comme si j’étais en manque de relations humaines, que je subissais trop de moments seuls et que je devais équilibrer en me mélangeant à des personnes. Seul devant un trou béant, je me sentais tomber dans le vide de ma vie. Etant donné que je n’avais pas conscience que j’avais une vie et que je devais avoir une mission. N’ayant aucun repère autre qu’un travail, un logement, une voiture, de la famille, les repères des gens normaux en fait. Je n’avais pas trouvé mes propres repères.

Je pensais combler ma solitude du surdoué avec les autres et les activités !

Même en étant en couple, finalement je ressentais une immense solitude, que l’autre ne pouvait pas combler. J’ai eu beau changer de personnes, cela a toujours été pareil. Ca semblait venir de moi. J’en ai conclu que jamais je ne me sentirais comblé en étant en couple ou en ayant beaucoup de relations ou d’amis.

La solitude du surdoué = de la dépendance affective ?

Aujourd’hui je ne ressens heureusement plus ce manque comme avant. Autrefois, cela me faisait presque tomber dans les bras de n’importe qui. Et j’ai d’ailleurs été la proie de personnes pas forcément bienveillantes et qui avaient des idées derrière la tête. J’étais très triste et je pleurais de solitude. Je cherchais peut-être à me faire consoler, ce qui marchait au début de mes relations mais pas ensuite. J’avais l’impression de mettre le grappin sur les gens, de les embêter.

Ce n’est pas aux autres de combler la solitude du surdoué !

J’ai pris conscience il y a peu de temps que les autres personnes n’ont pas à combler mon sentiment de solitude ou un manque affectif. Et je n’ai pas à leur demander de le faire, de prendre ce rôle. Moi non plus, je n’ai pas à tenir compagnie aux autres pour combler leur solitude. C’est à moi de trouver mes propres ressources.

La solitude du surdoué engendre un déséquilibre !

Je me sentais anormal. Dès le début des relations, je créais un déséquilibre entre moi et les personnes. Je devenais dépendant d’elles, à la relation. J’étais très demandeur dans les relations et j’avais peur de trop en faire, de harceler les personnes. Il faut savoir que dans les relations de dépendance, l’autre est un-e co-dépendant-e, donc un-e dépendant-e à sa manière. Et cette relation se construit sur des bases instables, fragiles. Si à un moment l’un change, ça ne convient plus à l’autre.

 

Un besoin profond d’authenticité !

Je ressens que j’ai un besoin de fusionner avec les personnes, avec les choses, l’environnement. Un besoin de profondeur, de complétude, l’entièreté, d’authenticité, de vérité.

La solitude du surdoué en lien avec l’ennui du surdoué ?

Je me demande si la solitude du surdoué ne serait finalement pas une conséquence de l’ennui que ressent le surdoué. C’est vrai, quand je suis en groupe, cela m’arrive à partir du moment ou je m’ennuie, je décroche. Pareil quand je ressens de la solitude alors que je suis seul, à ce moment-là, je ne sais pas quoi faire, je m’ennuie. L’ennui fait un appel d’air et la solitude s’engouffre dans la faille de l’ennui.

La solitude du surdoué en lien avec l’hyperesthésie du surdoué ?

Je reprends l’exemple où je suis avec d’autres personnes. Chaque fois, à partir d’un moment, je décroche et j’observe qu’en même temps, il y a trop de bruit ou d’activité pour moi. Ça part dans tous les sens et je suis en overdose, je n’arrive plus à suivre toutes les conversations. Et surtout, je ne peux plus me concentrer sur quelque chose ou sur ce que dit quelqu’un. Tout ça parce que je suis hyperesthésique. L’hyperesthésie c’est le fait que tous mes sens soient connectés en même temps et tout le temps à mon cerveau qui reçoit toutes, voire trop d’informations sans pouvoir faire le tri. Donc vivre aussi intensément ce qui vient de l’environnement fait que je m’en sens coupé indépendamment de ma volonté.

La fatigue ressentie à cause de l’hyperesthésie !

Des fois je me coupe volontairement des autres parce que je me sens fatigué, épuisé. Pourtant je me sentais super bien avec eux. Mais ça me demande de la concentration pour suivre une conversation dans un groupe ou un lieu où il y a du bruit et plein de choses autour. Tout l’environnement me détourne de mon attention.

 

Mon sentiment de solitude du surdoué en ce moment !

Je me sens bien mieux qu’avant, j’arrive à gérer mes émotions. Je remarque que plus je sais quoi faire dans ma vie et moins je me sens seul. Avoir des passions m’aide à passer le temps. Mais parfois je perds goût à tout et je me sens à nouveau seul, perdu au monde au milieu de tout. Donc j’oscille entre sentiment de solitude et bien-être. Entre passions et néant. Entre hyperactivité et passage à vide.

Il y a quand même une amélioration !

Je sais ce que je ne veux plus et ce que j’aime. Je connais mes compétences et mes capacités. J’ai déterminé mes centres d’intérêt, l’art avec la peinture et le dessin, les relations humaines, le partage avec mes blogs, ma future chaîne de vidéos sur YouTube et les rencontres que je fais entre zèbres et entrepreneurs en ce moment. Je pense avoir trouvé mes voies. Ce n’est pas facile tous les jours, mais ça m’aide à m’investir dans ma vie. Et inévitablement je me sens moins seul. Je sais aussi que demain sera différent, c’est un mystère pour moi.

Le sentiment de solitude du surdoué
Le sentiment de solitude du surdoué !

Le sentiment de solitude ressenti est surtout par rapport à soi-même !

Voilà ce dont je me suis rendu compte. Ce sentiment de solitude que je ressentais, était surtout par rapport à moi-même et pas par rapport aux autres. A partir du moment où je me suis senti mieux avec moi-même, j’ai beaucoup moins ressenti de solitude. Comme quand j’étais enfant, je savais m’occuper seul avec mes jeux et je ne ressentais pas de solitude.

La solitude du surdoué liée à un manque d’amour pour soi !

J’en viens à un point crucial, l’amour de soi. Je m’en rends compte à la fin de mon article, peut-être pour montrer que c’est sûrement l’élément le plus important. J’ai tout ma vie ressenti en parallèle une grande solitude et un manque d’amour sans fond. Depuis quelques années, je fais des choses pour m’aimer et je m’aime plus car je deviens petit à petit mais sûrement, la personne que je désire être. Cela semble logique qu’en s’aimant soi-même, on ne va pas rechercher les autres avec empressement pour avoir leur amour afin de combler son propre manque d’amour. C’est de la dépendance affective.

 

Les deux choses importantes pour se débarrasser de la solitude !

En premier, je ne peux que conseiller de chercher à savoir ce qui vous plaît le plus dans la vie. Quelle est la chose que vous regretteriez de ne pas avoir faite sur votre lit de mort ? Si vous savez, alors foncez. Pas de “oui mais”. Si vous ne savez pas, explorez la vie, faites plein d’activités pour avoir plus de chances de découvrir vos futures passions. Et foncez aussi. Vous ne vous ennuierez plus, vous rencontrerez des tas de gens intéressants. Et peut-être pourrez-vous vivre de ce que vous aurez découvert. Au pire, cela vous plaira, c’est tout le pire que je peux vous souhaiter.  Et la deuxième chose à faire pour ne plus ressentir de solitude, apprendre à s’aimer soi-même. Voilà ce que j’ai testé et remarqué.

 

Des questions pour vous !

Comme d’habitude, j’ai plein de questions à vous poser et je n’en garde que quelques-unes. Et vous, ressentez-vous ou avez-vous ressenti cette fameuse solitude du surdoué ? Si vous en parlez au passé, quelle est votre recette ? Vous pouvez les partager dans les commentaires ci-dessous.

Je vous souhaite une journée sympa et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

12 thoughts on “Défi J74/100 Le sentiment de solitude du surdoué !

  1. Finalement si je résume tu es seul dans la vie, je veux dire on a des amis, ca bouge sans cesse autour de nous, mais au final personne ne nous accompagne vraiment. Pas d’ame sœur ou de flamme jumelle. La solitude, mais occupé et entouré… comme moi et d’autres zèbres que je connais.
    Une solitude qui passe un peu inaperçue puisque notre vie sur les réseaux sociaux semble tellement bien remplie. Un sentiment de vide qui nous rempli le cœur a rabords mais qu’on arrive à déjouer par moments comme dans un jeu de serpents et échelles… sauf que le jeu dure trop longtemps … et qu’on se lasse d’y jouer. Mais c’est comme ca, et j’ai beau vouloir rêver ou espérer, il n’y a rien que je puisse changer. Ha oui c’est vrai! Mon attitude! Parce que les normaux pensants eux qui sont tous en couples, bien assortis ou pas, ils ont une bien meilleure attitude et c’est pour ca ! ( sarcasme)

    Mais peu importe, je ne comprends pas cette distance entre moi et les autres êtres humains. Mon âme est différente? Parfois je me demande si c’est parce que je suis trop réaliste, trop consciente. Si c’est pour ca que tout n’est pas si facile pour moi. Comme si je devais etre en mesure de juste pouvoir au moins entrevoir un moment futur pour que je me dise « ok… tu peux » … tu peux donner un autre coup d’épée dans l’eau. Au pire tu redescendras d’encore quelques cases quand ca ne marchera plus… parce que c’est ca le jeu.
    Bref, la solitude me semble être le mal du siècle en plus d’être celui du zèbre….

    1. Bonjour Nathalie, merci pour ton commentaire. Oui j’ai beau faire plein de choses et voir beaucoup de personnes, avoir des relations profondes et intenses, il y a toujours un moment où je ressens de la solitude, même pendant que je parle avec quelqu’un.
      J’ai l’impression que c’est parce que je me rends compte que je suis tout le temps en train de penser et que je ne pourrai jamais partager tout ce que j’ai en tête, tout ce que je ressens, tout ce que je vis.
      Finalement je suis le seul avec moi même qui vis, ressens, pense tout cela. Et c’est peut-être avec moi même, en premier que je dois partager tout cela. En vivant pleinement, consciemment, à toute vitesse ou tranquillement, en tout cas à mon rythme.
      A ce moment là j’ai l’impression de toucher à la réponse du sens de la vie, vivre. Je suis le seul qui sera toute ma vie avec moi, du début jusqu’à la fin.
      Si je me sens seul, c’est peut-être parce que je ne me considère pas, ne me prends pas en compte, que j’ai peur de cette profondeur en moi, que je ne veux pas l’explorer pour de nombreuses raisons.
      Mais en explorant mon être, mon âme, ma profondeur, tout prend sens et devient beau en dehors de tout jugement de valeur, bien ou mal, joie ou souffrance. Tout prend de l’importance, même le mal, la souffrance ont leur place dans mon histoire et sont utiles. Utiles à me faire aimer la vie, qui devient encore plus belle, à vouloir vivre de façon plus intense, plus authentique moins superficielle.
      La solitude permet tout cela. Je pense la solitude autant utile que d’être en relation avec d’autres personnes. Entre équilibre et excès.
      Bonne journée

  2. Bonjour, Raphaël
    Merci pour votre article ou je me reconnais je ne sais pas si je suis surdoué même si ces derniers jours je suis allez à la rencontre d’une psychologue. Je lui ai parlé de mon mal être,de mon sentiment d’incomplétude, de cette impression d’être déjà mort d’être vide, un éternel ennui, de mon obsession des question existentielles du sens de la vie…… Elle m’a parlé de suspicion de précocité a confirmer par un test de QI mais j’ai pas la tête a le passer pour le moment. Parfois j’ai l’impression d’être fou, un incompris

    c’est réconfortant de ne pas ce savoir seule dans cette situation bonne fin de journée

    1. Bonjour Firmus. Merci pour votre partage. En effet avant de passer un test de QI il faut se préparer, ce n’est pas anodin. En attendant vous êtes sur la piste de la douance, de la zébritude peu importe le mot pour vous pour l’instant. Ce qui compte c’est de pouvoir vous raccrocher à quelque chose qui existe qui n’est pas de la folie. Vous trouverez aussi sur YouTube des vidéos intéressantes. J’ai mis des liens sur la page “Ressources” de mon blog. En effet ce n’est pas tout le monde qui se pose des questions existentielles. Pour vous reconnaître zèbre, il faut que vous vous reconnaissiez dans un très grand nombre de caractéristiques. J’ai écrit quatre articles pour approfondir ce sujet. Faites une recherche sur mon blog en tapant le mot “test livre”. Bonne quête et bon courage. J’espère que vous trouverez des réponses.
      Amicalement.

  3. Merci de votre réponse j’ai oublié de vous dire que je suis sur la douance depuis des mois en consultant vidéos,livres,articles……Je me suis un peu reconnu dedans (grande mémoire,solitude,hypersensible,perfectionnisme….) disons même si au début je me disais pas moi.j’ai même fait une addiction à internet(qui remonte à des années) toujours a faire des recherches qui durent des heures sur les sujets qui me passionnent

    1. Pourquoi encore douter de votre don ? Ensuite il faut savoir quoi faire de sa vie. Comment trouver un sens à SA vie quand on n’a pas trouvé le sens de LA vie. Est ce que vous avez lu mon article sur le sens de la vie chez le surdoué ? Je me posais beaucoup de questions existentielles et j’ai trouvé mes propres réponses. Je crois que c’est à chacun de trouver en soi. Et je sais qu’on a tendance à chercher à l’extérieur car je l’ai fait pendant vingt ans.

  4. parce que venant de moi je n’y arrive pas y croire tellement l’habitude de me rabaisser de me sentir nul …..même si une voix intérieure me le dit comme si une grande force et intelligence concentré en moi ne demandait qu’ à sortir et se faire connaître

    je vais de ce pas lire votre article sur le sens de la vie chez le surdoué merci encore de partager avec vous

    1. Bonne lecture et merci à vous aussi pour votre partage. Je sais que de nombreuses personnes ont traversé, traversent et vont traverser une telle phase. C’est une période importante à vivre. Je ne veux pas vous donner de faux espoirs mais généralement, le surdoué en ressort grandi, plus fort et plus déterminé à vivre sa propre vie, à trouver ce qui lui plaît vraiment de vivre.

  5. Bonjour,
    Premièrement, je suis un jeune adulte de 19 ans, et je dois dire que j’ai l’impression de revivre tous les sentiments que j’ai vécu dans ma vie. Ce sentiment de solitude, il peut peser lourd parfois.
    J’aime beaucoup ton commentaire sur apprendre a s’aimer soi-même. Je suis entièrement d’accord avec cela. Par contre, a mon avis, accomplir cela ne fera pas disparaître ce sentiment de solitude; au contraire. On dirait que plus j’apprends à m’aimer, plus je deviens la personne que je désire être, et moins j’essaie de “fit in”, plus je prends connaissance de l’étendue du gouffre me séparant des autres. Cependant, on dirait que ça me permet non seulement de supporter cette solitude, mais même de la chérir. J’ai l’impression que personne ne réussira a me comprendre, et c’est un poids excruciant d’être avec des gens qui sont sensés être proche de nous, mais se sentir tout de même si seul en leur compagnie. On dirait qu’étre avec des gens que j’aime me fait me sentir plus seul, car ce sont sensés être les seules personnes capables de le faire (right?).
    C’est difficile de ne pas se sentir comme un égocentrique, ou même narcissique lorsqu’on considère cet abyme. En effet, si on se sent seul peu importe si l’on est entouré ou non, pourquoi ne pas embrasser cette solitude, la vivre pour vrai de vrai? Si peu importe ce qui se passe, on se sent seul, pourquoi ne pas vivre que pour soi?
    Je suis un zèbre, et je ne pense qu’à moi. Je suis quelqu’un de très serviable, qui aime rendre les gens heureux, mais je le fais par pur égoïsme, parce que ça me fait me sentir moi même, et c’est un sentiment qu’on sent tellement rarement lorsqu’on est avec des non-zèbres.
    Je ne crois pas que je m’en vais a quelque part avec cette réflexion, je ne sais même pas encore si je vais cliquer sur “laisser un commentaire”, mais merci d’avoir écrit cela. Bien que je me sente bien dans ma solitude, c’est tout de même réconfortant de savoir que d’autres vivent la même chose que nous!

    1. Bonjour Olivier, merci pour ton commentaire touchant dans le sens où tu n’as que 19 ans, si jeune pour avoir conscience de tout cela. Tout ce que tu dis est si vrai, je partage ton point de vue. Notre sentiment de solitude sera toujours là, nous aurons appris à vivre avec et à s’en servir comme d’un levier de progrès et d’épanouissement, je le souhaite à tous les zèbres.

  6. La solitude est perverse, car il arrive parfois de croire qu’on peut trouver une âme qui pourrait nous comprendre, que cette fois c’est la bonne! Alors on se révèle, mais pour au final se retrouver encore plus Seul qu’au départ.
    Même en essayant d’en faire fi, impossible de ne pas décrocher. Ici un bruit, la une couleur, une odeur, et la machine s’emballe. L’instant présent n’existe plus et c’est parti pour l’univers des pensées, qui en entraînent d’autres. Pendant ce temps là la personne qui nous parle continue son récit, mais c’est peine perdue. Parce qu’on a envie de lui faire part de ce déluge émotionnel et du cheminement que l’on vient d’avoir, mais qu’il n est pas possible de partager sans attirer sur soi l’opprobre. Même avec les proches. Coucou lors on se tait, on répond machinalement quelque chose de bienséant et on y replonge encore plus. Solitude.

    1. Bonjour David,
      Quelle belle prose dans votre écriture. Merci pour votre commentaire.
      Je pense être d’accord avec votre description dans mes moments tristes. Mais lorsque mon esprit est tourné vers la joie de vivre, même en étant seul je ne vois plus du tout cela ainsi, la solitude ne me pèse plus. Pour être dans un état de bien-être malgré le fait d’être seul, de ne pas avoir d’amour, je dois être porté par le sens profond de ma vie. Comme une mission pour moi avant de mourrir, comme le dessin et la peinture qui sont ma première passion, comme parler de moi et aider les autres surdoué.es, les écouter. Illusion ou vérité profonde ?
      Vous arrive-t-il de vous sentir bien en étant seul en amour ? Et quelles sont les conditions de cet état de bien-être malgré cette solitude relative ? Serait-ce l’espoir (volatile), vos rêves (ou utopies), l’optimisme (fugace) ?
      Bonne journée.
      Raphaël

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