Défi J72/100 Le sens de la vie chez le surdoué !

L'importance du sens de la vie chez le surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 7 minutes.

Aujourd’hui je vais vous parler de l’importance et du sens de la vie chez le surdoué. Du moins ce que j’en pense. Je vous dirai où j’en suis arrivé dans mes conclusions suite à ma réflexion qui a duré trois ans après des décennies à vouloir faire comme tout le monde, ensuite à errer ne sachant quoi faire et vivre une perte totale de sens. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je découvre des trésors. Si vous trouvez mes articles trop longs, vous pouvez survoler le texte en lisant les titres et les mots en gras.

 

Mon histoire avec le sens de la vie !

Conscient de ma première dépression à l’adolescence !

Je me rappelle que vers 15-16 ans, ma sœur et moi dormions dans la même chambre. Et un jour elle s’est plainte à mes parents que je n’étais pas bien dans ma tête. En effet la nuit avant de nous endormir, nous discutions dans le noir comme j’aime toujours faire. Et je lui parlais de mes états d’âme, de mon questionnement sur la vie, mes doutes, du futur, des souvenirs, problèmes et regrets … À l’époque je commençais à ne pas me trouver beau, à détester mon physique, me dévaloriser. Je crois que je déprimais déjà.

J’en avais marre de tout !

Cela faisait longtemps que j’en avais marre de tout. Je disais ça à tout bout de champ. Mon père me demandait pourquoi et je lui répondais que je ne savais pas. C’était diffus. Peut-être pour plusieurs raisons mais à l’époque je ne savais pas encore analyser. Je crois que surtout je m’ennuyais. Je ne savais pas quoi faire, j’étais las et j’avais besoin d’être absorbé dans une activité passionnante. J’en avais plusieurs, jouer aux LEGO, dessiner des plans de bâtiments et de ville, créer des jeux de plateau, lire des livres. Malgré cela, j’en avais marre de tout.

J’ai voulu faire comme tout le monde !

Longtemps j’ai cru que le meilleur chemin était de faire comme tous les gens. J’ai donc essayé. Avoir le bac, faire des études, obtenir mon diplôme, être embauché en CDI, être en couple. Acheter mon appartement, posséder de beaux meubles et de belles affaires, avoir une belle voiture, partir en vacances, avoir des enfants, une belle télévision …

Je me suis cassé la figure plusieurs fois !

J’ai failli ne pas avoir mon bac, arrêter mes études, j’ai rompu tous mes couples, je n’ai plus de voiture et n’en veux plus. Je ne pars plus en vacances depuis presque 10 ans, j’ai fait des dettes et mon compte est souvent proche de zéro. Pas habité pendant 6 ans dans mon appartement acheté et entièrement démoli avant de me décider à le reconstruire. Je n’ai plus de télévision depuis 2000. J’ai démissionné et j’ai été licencié trois mois après de mon nouveau boulot. J’ai créé mon agence d’architecture mais je n’ai pas su la tenir à flot, je l’ai fermée après 5 ans. Je n’ai pas pu tenir plus de 4 ans dans un magasin. J’ai fait plusieurs burn-out. Sans parler des soucis de santé, ou devrais-je dire, comment je somatise, je crée mes propres maladies. De mes périodes dépressives, j’en ai largement parlé.

Je n’avance pas !

J’ai l’impression de ne pas avoir avancé dans ma vie. Chaque fois que j’arrive à faire quelque chose, à un moment, tout tombe à l’eau et je dois repartir de zéro.

Je me décourage !

A force de voir mes projets capoter, je me décourage, je n’ai plus de forces pour recommencer. Et je n’ai plus envie de m’investir, surtout si c’est pour ne pas aller au bout ou pour arriver à un échec. Je suis finalement arrivé à une perte totale de sens de ma vie, à force de changement et d’adaptation. C’était entre mes 39 et 42 ans. Je reconstruis depuis un an.

 

Le sens de la vie chez le surdoué !

Beaucoup de souffrance psychique !

Dans mes nombreux moments de crise suite à mes échecs successifs, je me demandais pourquoi je vivais tout ça aussi violemment. Pourquoi c’était si douloureux ? Je me posais la question du sens de tout ça. A quoi me servait de souffrir autant ?

La question du sens de ma vie !

Je ne voyais plus à quoi rimait ma vie, à quoi servait la vie en général. A quoi sert de faire tout ce qu’on fait. Je vois bien à quoi sert de dormir, c’est pour reposer le corps et être en forme. Je vois bien à quoi sert de manger, avoir de l’énergie. Une voiture pour se déplacer. Je vois bien à quoi servent les choses prises séparément. Mais au-delà de la fonction, du rôle, je ne vois pas de sens qui va au-delà. Oui tout ça n’a aucun sens pour moi.

Pourquoi toute la misère humaine ?

S’il y a un Dieu, pourquoi laisse-t-il tout faire ? Ce sont les deux questions les plus récurrentes quand on parle du sens de la vie. Pourquoi les guerres, la famine, les maladies, la violence, les crimes, les injustices, la pollution, les problèmes environnementaux, les crises économiques ?

Les vraies questions !

La question la plus importante est celle du sens de la vie. Pourquoi l’existence des êtres vivants sur cette planète, des animaux, de l’environnement naturel, de tout ce qu’ont créé les humains. Je vois bien que tout cela forme un écosystème cohérent, un tout dont chaque composant a son rôle. Mais à quoi ça sert ? Pourquoi perpétuer l’espèce humaine ? Et pourquoi vivre si c’est pour souffrir autant ?

Normal de chercher un sens à sa vie !

Quand tout va mal dans sa vie, il me semble normal de se poser des questions sur le sens de la vie. Normal de chercher d’où vient l’erreur, de tout remettre en cause après s’être soi-même beaucoup remis en question. Pourquoi tous ces problèmes dans ma vie ? Pourquoi je n’y arrive pas, pourquoi tout se passe mal ?

 

Mes réponses au sens de ma vie !

Il s’agit là de mes réponses, elles ne correspondent pas à tout le monde. Je ne détiens pas la vérité. Cela m’aide à tenir le coup. C’est ma compréhension des choses, du sens de la vie, de ma vie. Ce sont mes conclusions à ce moment de ma vie et elles peuvent changer à tout moment.

La vie n’a aucun sens, la vie est ce qu’elle est, c’est tout !

Ma première conclusion est que la vie n’a pas de sens et il n’y a pas à en chercher. J’ai mis un certain temps à l’accepter. Pendant plusieurs mois je me suis dit cela. Au travail, dans mes relations, dans tout ce que je faisais, les petits gestes, les grandes actions. Tout cela n’avait et n’a aucun sens. Encore plus fort, car une fois que j’avais tout fait, tout tombait aux oubliettes. Personne ne s’en souvenait. En soi, 90% de ce qu’on fait ne sert strictement à rien et 100% n’a aucun sens, du grand sens de la vie. Alors pourquoi faire ?

Considérer la vie comme elle est !

Deuxième conclusion. Il m’a fallu considérer la vie telle qu’elle est, sans chercher de sens car je n’en ai pas trouvé. Me poser des questions sur son sens ne me sert plus à rien, sinon à me torturer l’esprit. Le fait de dire que la vie n’a pas de sens est en soi une réponse. Et le fait d’avoir trouvé cette réponse devrait me soulager.

Je m’attendais à autre chose !

Mais ce n’est pas la réponse que j’attendais. Je pensais trouver quelque chose de plus spirituel, religieux ou extraterrestre, d’ésotérique ou d’éthérique. Quelque chose qui dépasse l’entendement, l’humain, d’extraordinaire. Je me sentais tellement différent que je croyais être capable de toucher la vérité, avoir des super pouvoirs pour percer ce mystère.

La vie n’est qu’un passe temps !

Troisième conclusion. Considérant que rien n’a de sens d’un point de vue philosophique, bien que nous occupions des fonctions et des rôles, à quoi sert de faire telle chose ou telle autre sinon passer le temps. En pensant cela, j’ai l’impression d’être un navire à la dérive. C’est pourtant ce que font la plupart des gens, se contenter de vivre comme tout le monde sans se poser de questions, sans remettre en cause ce modèle, ce diktat. J’ai l’impression que tout le monde a des occupations de la naissance jusqu’à sa mort, à l’aveuglette, sans désir précis, comme téléguidés, influencés. Mais comme sur des rails tracés par d’autres, il n’y a qu’à suivre le chemin tout tracé. Alors à quoi sert d’avoir fait des choses dans sa vie, si c’est pour finir mort au fond d’un trou ?

Il faut être égoïste pour vivre !

Ma quatrième conclusion a été de me dire qu’il faut être égoïste pour vivre, pour vouloir faire des choses. Avoir une conscience de soi, des envies, prendre plaisir. Difficile à admettre et à le mettre en application quand on est sujet aux dépressions régulières, aux phases de déconstruction cycliques. Ou encore qu’il ne faut pas être trop intelligent pour ne pas se poser toutes ces questions. Une conscience trop élevée nous mène à voir trop au-delà de soi, à une échelle trop large, au niveau du tout, de la compréhension globale des choses et de l’univers.

L'importance du sens de la vie chez le surdoué
L’importance du sens de la vie chez le surdoué !

Que faire à partir de là ?

Voici la suite de mes conclusions, suite à mon analyse du sens de la vie. Il a fallu que je revoie tout dans ma vie.

Repartir à zéro !

J’avais besoin de faire table rase, de tout reprendre à zéro, repasser au peigne fin tous mes choix de vie pour voir s’il correspondaient bien à mes critères. Mais avant cela, j’ai dû chercher un moyen de me sortir de ce trou béant du manque de sens de la vie et de ma vie. Tout ce que je croyais aimer, mes passions, mes choix, mes préférences, je me suis demandé si c’était vraiment ce que je voulais. A un tel point que j’ai tout laissé tomber pendant un moment. J’ai pris du temps pour me questionner profondément.

Considérer mes compétences et mes talents !

Dans mon parcours j’ai eu de la chance, juste après avoir trouvé mes réponses au sens de la vie, j’ai fait un bilan de compétences professionnelles. Cela m’a aidé à voir objectivement mes compétences et mes talents. Je me suis dit que c’était une façon logique de redémarrer. Partir de qui j’étais au lieu de me réinventer encore une fois. J’ai dû lâcher prise pour accepter mes nombreux et différents talents, dans le sens de facilités. J’ai considéré que s’il m’était facile de faire telles choses et que cela me plaisait, c’était pour une bonne raison. Que si j’étais doté de dons, que je peux voir comme des outils, ce n’était pas pour rien. Entre autres, mon cerveau de surdoué, mes talents artistiques, mon plaisir de partager … Alors j’ai décidé d’en faire quelque chose dans ma vie, de repartir de là.

Mais quoi faire avec mes talents !

A partir de facilités artistiques, il est facile d’imaginer quoi faire à partir de ça. Mais pour les caractéristiques moins concrètes, plus conceptuelles, non mesurables, ce n’est pas évident.

C’est à moi de trouver le sens de ma vie !

J’ai regardé ce que les autres personnes faisaient par rapport au sens de leur vie. Les gens autour de moi, des catégories de personnes et des personnalités connues pour leurs activités. Certaines avaient trouvé un sens à leur vie et d’autres pas, mais ne s’en inquiétaient pas. Alors je me suis dit que je pouvais moi-même trouver un sens à ma vie en le créant à partir de mes dons et de ce que j’aime faire. C’est un bon départ. En même temps je trouve fragile cette situation pour l’instant. Je doute toujours d’avoir trouvé.

A quel sens de la vie se raccrochent les autres !

Depuis le début se l’humanité, les humains se sont posé la question du sens de la vie. La plupart s’en est remise à une instance invisible plus grande, comme des déesses et des dieux. Entre spiritualité, croyances et religions. Personnellement, j’ai tout essayé et je ne pense plus à rien. Je crois que nous sommes seuls, qu’il n’y a pas de Dieu. J’ai dernièrement pensé qu’il y avait quelque chose de plus grand que l’humain, d’invisible. Mais maintenant je pense que tout n’est que construction mentale de l’humain par peur du néant. Il y a peut-être autant de sens de la vie que de personnes sur Terre.

Des attentes trop élevées de la vie !

Je pense que mes attentes de la vie sont en général plus élevées que la moyenne des gens. Je ne peux pas dire que j’aie volé très haut, à cause entre autres de la partie de moi sous-réalisatrice. Ce décalage entre mes désirs et mes réalisations crée un déficit et des frustrations que je ne sais pas gérer. Il m’est arrivé plusieurs fois d’atteindre mes buts. Mais je pensais que j’avais eu de la chance ou que c’était une erreur. Pourtant j’étais bien à l’origine de mes réussites.

J’ai besoin de sens dans tout ce que je fais !

Quoi que je fasse, je le fais toujours pour de bonnes raisons, pas forcément pour les mêmes raisons que les autres personnes. Je trouve des raisons là où il n’y en pas pour les autres. S’il font telle chose parce qu’il faut le faire, je le ferai pour des raisons particulières. Mais si à un moment ça ne me correspond plus, je suis capable de tout laisser tomber et de passer à autre chose très facilement, de m’adapter à nouveau.

 

Pour résumer, le sens de la vie, le sens de ma vie !

Voici ma vision du sens de la vie. La vie n’a aucun sens. Il n’y a pas d’instance supérieure qui nous régit, en cela il se peut que je me trompe. Je pense qu’il y a tout de même quelque chose qui nous relie tous. Nous avons tous des dons, des préférences et nous devons les faire grandir en les utilisant. C’est en explorant mes dons que je trouverai un sens à ma vie dans un premier temps et à la vie ensuite. En m’épanouissant dans ma propre vie, je pourrai voir le beauté du reste du monde simplement comme il est. Mais une chose est sûre, c’est que j’ai besoin de sens dans tout ce que je fais. En ce moment j’ai de la chance de me sentir bien et stable par rapport à cette question, ce qui me permet de pouvoir prendre du recul et d’écrire cet article sans être trop négatif.

Quel est votre sens de la vie ?

Vous-êtes vous posé ces questions, j’imagine que oui. Avez-vous trouvé des réponses, vos réponses ? Si vous voulez, vous pouvez les partager dans les commentaires.

Je vous souhaite une journée pleine de sens et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

2 thoughts on “Défi J72/100 Le sens de la vie chez le surdoué !

  1. Bonsoir Raphaël
    Dans tes propos je vois que ta peur de souffrir te fais remettre en question un tas de choses et cest dommage car ce faisant tu t’enfermes dans le cocon sécuritaire a defaut d’être epanouissant de la résignation.
    Sache néanmoins que tes questions sur le sens de la vie sont légitimes et elles continueront de te tarauder tant que tu ne trouvera pas de veritables reponses qui ont un sens. Penser que la vie n’a pas de sens est un non sens à mon avis. Nous sommes fait de chair mais pas que. Ce qui justement nous differencie des animaux c’est reflechir entre autre au sens et au but de la vie. Les animaux agissent avec leur instinct ce qui certe est une forme dintelligence mais il leur manque le fondamental. La réflexion et la conscience dont nous humains nous sommes dotés. Alors a quoi a servirait si l’on ne epouvait jamais trouver des reponses ? A faire joli ? A faire souffrir ? Il y a bien une raison ! Pourquoi on vit pourquoi on meurt pourquoi tant de souffrances, d’inégalité sur terre.. Nos peines sont elles sans espoir ? Comme ce serait unjuste et cruel.
    A mon avis il faut continuer de chercher un sens a tout ca car il y a forcément une réponse.
    Qu’en penses tu ?

    1. Bonsoir Scoubi,
      Merci pour ton commentaire et ton aide. A la fin de mon défi de 100 jours je pense avoir trouvé un sens à ma vie. Heureusement que je ne fais pas partie des personnes qui se posent la question du sens des malheurs dans le monde (maladie, guerre, pauvreté, violence). Ce serait trop pour moi et j’ai déjà beaucoup à faire avec moi-même. Non que je sois égoïste mais comme tu l’as compris, je me protège. C’est grâce à cela que j’arrive à vivre. Je ne pense plus que je me résigne comme avant et comme tu le dis. Maintenant je désire profondément avancer avec ce qui est. Et je découvre que c’est grâce à ce qui est et ce qui n’est pas que j’avance dans ma vie. Je pars de ma situation telle qu’elle est, je ne me morfonds plus, je ne regrette plus, je change les choses et les choses changent pour moi. Je vais à mon rythme, tantôt bulldozer, tantôt en perdant des plumes et à reculons. Désormais c’est moi qui donne du sens à ma vie à partir de toutes mes blessures, mes échecs. Je les transcende, j’apprends de la vie et c’est ce qui la rend passionnante.

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