Défi J73/100 Le jeu de la vie !

Le jeu de la vie

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Aujourd’hui, je vais aborder le sens de la vie de façon métaphorique (ou allégorique). Ça m’est venu en voulant écrire sur ma conscience de l’obsolescence de la vie. Avantages et inconvénients. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je découvre la vie.

 

L’égoïsme en réponse à l’absurdité du sens de la vie !

Dans un article précédent sur l’importance du sens de la vie chez le surdoué, j’ai l’impression d’avoir abordé le fait que toute chose, toute vie a une fin. J’ai dit que je trouvais absurde la vie et le fait de devoir faire le maximum de choses dans sa vie, entre notre naissance et notre mort. Dans un but égoïste ou communautaire, je ne voyais pas l’intérêt de participer à ce jeu. A moins d’être soi-même égoïste, et j’entends aussi par là qu’être tourné vers les autres est une forme d’égoïsme.

L’amour de la vie en réponse à l’absurdité du sens de la vie !

D’un seul coup, je me rends compte que pour jouer au jeu de la vie sur Terre, il faut suffisamment aimer cela. Me laisser prendre au jeu, aux relations, me laisser prendre par les choses, le temps, les activités. En respectant les règles ou non, vouloir jouer mon rôle d’être humain. D’ailleurs ne pas vouloir respecter les règles et les détourner est une façon de tenir compte des règles de la vie, donc de rentrer dans le jeu et d’y jouer. Même en étant contre le jeu, on est dans le jeu.

 

La vie est comme un jeu !

Parfois j’ai vraiment cette drôle d’impression que la vie est un jeu. Dans tout jeu, j’ai le choix d’y jouer ou non. Pourtant je semble être coincé dans ce jeu de la vie, quand je ne veux pas participer. Je participe quand je suis en interaction avec d’autres personnes et quand je travaille sur des projets ou que je concrétise des idées. Et lorsque je ne veux plus jouer, je me retire du groupe de joueurs, seul chez moi. Puis je m’entretiens avant de revenir à la partie. Je prends soin de moi comme d’une voiture de course, je fais des révisions, je remets à niveau, je remplis ce qui doit l’être. Je mange pour augmenter mon niveau d’énergie, je dors pour recharger mes batteries d’une autre manière, pour traiter et intégrer des données. Et je purge, nettoie. Purement mécanique.

Il y a trop de joueurs !

J’essaie tant bien que mal de me maintenir à un niveau correct d’optimisme afin de pouvoir gagner au jeu de la vie. J’en ai tout juste assez pour y jouer. Comme tout le monde est en compétition et croit que son voisin ou son collègue va lui prendre sa place, chacun désire être au meilleur de sa forme pour remporter le combat. Il n’y a pas de place pour tous. C’est ce que je ressens. D’autres veulent nous faire croire qu’il y a de la place pour tous.

Les enfants dans le jeu de la vie !

Il y en a pour qui c’est un plaisir, un jeu, je pense à la plupart des enfants qui ont encore leur naïveté, leur insouciance et qui se laissent complètement absorber par le jeu.

Les jeunes adultes dans le jeu de la vie !

Ceux-là aussi peuvent se laisser facilement prendre par le jeu, encore plus s’il obtiennent des bons points. Bon job, bonne paie, bonne femme, bonhomme, bons coups, bonnes vacances, bonne année, bon anniversaire. Ils entretiennent ce jeu. C’est peut-être la raison pour laquelle la Terre tourne, parce que nous jouons tous à ce jeu (bienvenue dans la quatrième dimension). Et si nous nous arrêtions tous de jouer en même temps ?

Le rôle des profiteurs dans le jeu de la vie !

Ils ont compris la règle du jeu et savent qu’il n’est pas nécessaire de participer pour avoir des bénéfices, des avantages. Rien de bien ou de mal en soi, sans jugement, c’est un jeu, ce sont de simples choix. Peu importe la place qu’aura choisie le joueur, il sera heureux ou malheureux. Pouvoir profiter, cela permet à des personnes de se reposer pendant un moment dans leur vie, avant de repartir jouer.

Et il y a ceux qui n’arrivent pas à jouer !

Je fait partie de cette catégorie. J’ai du mal avec les règles, je ne sais pas où les trouver, on ne me les a pas données, je ne les comprends pas, ne me sens pas à l’aise avec. Je me sens largué par tout le monde. Parfois j’excelle dans le jeu et bizarrement je me casse la figure ensuite. D’autres fois, je m’ennuie à cause de la routine ou parce que je ne sais pas quel coup jouer. J’ai trop peur des conséquences, j’ai envie de tout faire mais j’ai peur de regretter.

Je suis mauvais joueur au jeu de la vie !

Parce que je ne suis pas à l’aise à cause de tout ça, je suis capable de saboter ma partie et celle des autres. Je gâche tout, mes chances de gagner, la partie des autres, la vie des autres, une soirée, une journée, une année, un job, une relation. Ça m’énerve et je m’emporte. Je suis mauvais joueur.

Ai-je le choix de jouer ou pas au jeu de la vie ?

Si c’est un jeu, je devrais pouvoir choisir ? Mon pion, c’est-à-dire moi. Non je n’ai pas eu le choix. J’ai seulement le choix des directions, des chemins, des voies que je vais emprunter dans cette partie. Je peux aussi choisir les personnes avec qui je serai en relations, avec un certain nombre de personnes imposées au début du jeu et au fur et à mesure de la partie.

Je me sens coincé dans mon rôle !

J’aimerais être ailleurs, avec le créateur du jeu, c’est là ma place. Avoir encore plus de recul, plus de pouvoir sur ma vie. J’ai une vision détachée de la vie, je me sens en décalage, je vois tout comme un spectateur et même temps je suis dans le jeu. Mais je ne me laisse pas complètement prendre. Je suis dans une position où je prends trop souvent du recul et trop, trop critique. Ne me laisse pas suffisamment emporter dans mes activités, mes relations. Je crois que c’est parce que je réfléchis trop.

 

Mais qui suis-je pour penser et écrire tout ça ?

Je n’y peux rien, c’est dans ma tête. Je ne cherche pas à me prendre pour un philosophe qui a ou a eu de toute façon ces pensées des centaines d’années avant moi. Je me pose tout simplement ces questions qui je le sais n’ont aucune réponse. Je vais rester jusqu’à la fin de mes jours avec ces questions qui vont me tracasser régulièrement et particulièrement quand je n’ai plus envie de jouer au jeu de la vie.

L’article que je voulais écrire !

Aujourd’hui, je voulais traiter de ma conscience de l’obsolescence de la vie et de ce que cela entraîne chez moi. Ce sujet est dans le suite logique du sens de la vie chez les zèbres que j’ai écrit dernièrement. Je pense que c’est à relier à la grande lucidité des surdoués. Mais j’ai commencé et continué cet article sur ce qui me semblait être un prérequis à intégrer à ma réflexion. J’entr’aperçois un chemin dans mon esprit, qui pourrait me guider vers mon autonomie dans ma vie. Je veux dire pour me prendre en charge entièrement moi-même. Après être passé par une phase d’acceptation de ma condition humaine et de mes particularités, dont la plus grande à prendre en compte, ma surdouance.

 

Le JE de ma vie !

En effet, mon but et je ne sais pas si j’y arriverai, est de passer du jeu de la vie (où je me sens hors-jeu, hors-JE, en dehors de moi) au JE de Ma Vie. Faire en sorte que je sois Moi et que j’intègre le fait que j’ai de la Vie en moi. Je ne suis pas qu’un Cerveau qui ne fait que penser. J’ai aussi un Coeur et un ventre, tous deux avec des neurones. Des dons, des talents, des facilités, des capacités, des compétences, qui font partie de moi. Et j’ai des désirs, des besoins, des envies, des préférences, ces petits plus qui vont me mettre en mouvement. Envie de vivre, de découvrir, d’aimer, d’être aimé, de partager, d’expérimenter, de parcourir le monde, d’ouvrir des portes, des coeurs et des esprits. De faire naître des idées, des sourires, de l’espoir, de la joie …

J’ai pris un peu l’air par la fenêtre !

J’ai ouvert ma fenêtre et j’ai absorbé mon environnement, moi qui suis myope et ne porte pas de lunettes de correction, j’ai vu net. Bien que le ciel soit nuageux, j’ai reçu beaucoup de lumière. Regardé passé des voitures et des passants. Je serai toujours ainsi, observateur, à part. Je dois faire avec. J’ai eu une idée.

Mais qu’est-ce qui me retient ?

Qu’est-ce qui m’empêche de partir à l’aventure ? J’ai eu soudainement l’envie de prendre un sac à dos, d’y mettre mes affaires et de partir avec mon vélo en direction du sud de la France. Sans date de retour, sans rien prévoir, vivre au jour le jour, le moment présent. J’ai faim alors je mange, je suis fatigué alors je me repose. Un rêve, ne plus avoir d’attaches. De partir à la rencontre de la vie, des gens, de la nature, de la Terre. D’être en contact avec toute cette humanité, cette nature, cette civilisation. De l’embrasser, de lui dire que je l’aime. Vivre pleinement à 200, 400%. Donner tout ce que j’ai dans mon coeur, mon ventre. Et me reposer.

Le jeu de la vie
Le jeu de la vie !

Le pouvoir de l’écriture !

C’est incroyable comme je me laisse porter dans mes articles par une force, je ne sais pas comment la décrire, ni ce que c’est. J’observe simplement qu’au début de cet article, j’avais une vision pouvant paraître pessimiste de la vie. Ne trouvant aucun sens pour moi. Et au fur et à mesure de mon écriture, du cheminement de mes pensées, j’analyse, déconstruis et reconstruis. De nouvelles choses émergent. En effet, moi qui disais que pour vouloir continuer à jouer au jeu de la vie, il faut aimer ce jeu. Et à la fin de l’article, j’arrive à ressentir l’amour que j’ai pour ce jeu de la vie. Je découvre même mes conditions, mes désirs profonds. Je touche là, le pouvoir de l’écriture. J’aimerais pouvoir vous faire partager cette expérience. Je ne sais pas comment.

Le pouvoir du dessin !

J’ai choisi en une seconde un tableau que j’ai peint il y a quelques années. Il me semblait bien aller avec l’esprit final de ce que je ressentais. Et à l’instant je viens de comprendre. Ne serions-nous pas sur Terre pour découvrir notre propre trésor ? Chacun-e en a un à trouver au cours de sa vie. Sympa et inspirante idée ? Je vais creuser (comme dans l’illustration que j’ai choisie).

Merci !

Merci d’avoir lu jusqu’ici mon article, de me suivre dans cette aventure d’écrire un article par jour dans mon blog, mon témoignage de surdoué qui veut s’aimer. D’autant plus que je le fais sans parachute, sans prévoir à l’avance les sujets des articles. Je fais entièrement confiance à la vie, à mon cerveau, à mon intuition. Si cette immersion dans mon univers, dans mon cerveau vous a plu, merci de me laisser un commentaire ci-dessous.

Je vous souhaite une journée pleine de rebondissements et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

Cliquez ici pour voir l’article précédent.

Et cliquez là pour lire l’article suivant.

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Author: Raphael

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