Défi J91/100 Le flow chez le surdoué !

Entre le flow et les flots, tout baigne

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Compte à rebours de la fin de mon défi : Plus que 10 articles. Vais-je tenir ?

Aujourd’hui, je ne sais pas quoi écrire et je n’ai pas beaucoup de temps. Alors je vais improviser mon article. Je verrai bien ce qui en ressortira, je décide de faire confiance à mon intuition et à ma créativité. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

Comment me vient l’inspiration ?

Comme d’habitude, je ne sais pas de quoi va être fait mon article du jour au moment de commencer à écrire. C’est à ce moment-là que je me connecte à mon ressenti, mes émotions et me pose une question. Qu’est-ce que je vis maintenant qui a de l’importance pour moi ? Puis simplement un sujet se dégage de mes pensées, parmi d’autres idées. Certains jours, il m’est difficile de trancher car je ne suis pas en forme, alors que j’ai plein de sujets qui pourraient être super intéressants, mais je n’ai pas le courage de les traiter car ils me semblent être de trop gros dossiers. Et d’autres jours, je me sens en forme et j’ai du temps devant moi pour écrire un article conséquent et intéressant. Je sens que j’ai de quoi l’alimenter.

Envie de procrastiner !

Par contre aujourd’hui, j’ai un peu la flemme de m’y mettre. Sûrement parce que je suis proche de la fin de mon défi d’écrire un article par jour. Plus que dix articles à rédiger, celui-là en faisant partie. Le beau temps, le soleil, les températures clémentes ne m’aident pas. Je voudrais aller dehors en profiter, baigner dans la vie. J’ai l’impression de revenir en arrière, dans mon passé. A cette époque de l’année, je préférais regarder dehors plutôt que de me concentrer sur le professeur et le tableau. Je pensais au fait agréable d’être libre, un oiseau à se promener au gré des arbres, buissons et insectes. Dans ce bain de soleil, de ciel bleu méditerranéen. Sentir chacun des rayons sur ma peau, mon visage. Quel délice.

Je me sens porté par une énergie !

C’est dans ces moments-là que j’apprécie le plus la vie, dans sa simplicité. La nature est belle par elle-même. Ses merveilles me remplissent de bien-être, je fais le plein de joie intérieure. Quand je suis dans cet état, je communie sans jugement avec amour avec mon environnement. J’ai l’impression de former un tout et je me sens exister, aimé sans contrepartie. Dans la nature, chaque plante, insecte, animal, être, est, et rien de plus. C’est comme ça que j’aime être, me sentir. Comme un état d’esprit, un état d’être qui me porte et que je porte, me sentant léger.

 

Le flow ou le flux !

Je ressens le même effet quand je me sens super bien dans une activité qui me plaît. Quand je suis en groupe avec des personnes et que j’apprécie la rencontre, les relations. Quand je dessine ou peins dans mon atelier. Je me sens absorbé par ce que je produis, ce que je vis, ce que je crée avec les autres, des choses, l’univers. Je me rends compte à cet instant que je vis ce que j’écris, en écrivant cet article. Quand ça m’arrive, ce que je fais va de soi, coule de source, j’écris sans m’arrêter, comme si j’étais sous la dictée d’une personne, de quelque chose qui me dépasse. Je ne reviens pas en arrière, tout se coordonne, s’agence naturellement. Est-ce l’état de flow si convoité, recherché par les créateurs, les méditants. Un état de conscience spécial provoquant un bien-être. Ou si vous préférez, le flux en français.

Le flow, un état mental !

Oui, ça doit être le flow, comme une vague sur laquelle je surfe. J’ai pris le rythme, le train en marche et je n’ai plus besoin de fournir de l’énergie, seulement au départ pour m’y mettre. Et ensuite, je suis le courant naturel, sans résistance. Surtout ne pas l’arrêter, surtout bien rester au centre, pour continuer à profiter de l’inspiration. Je suis très concentré, rien autour de moi ne peut me déconcentrer. Je vis un engagement profond et une grande satisfaction de ce que je fais, plongé dans mon activité.

Rester dans le flow !

Je vois bien que je suis dans cet état quand je peins dans mon atelier, en écoutant de la musique. Dans un autre état, un état second. Je ne réfléchis même pas, tout ce que je fais, je ne le décide pas. Ou je n’ai pas l’impression de décider. Car décider, c’est trancher, choisir quelque chose et laisser le reste, ou prioriser. Et cela demande de l’énergie, un temps de pause pour réflexion. A peine une seconde pour moi. Les idées s’enchaînent, je les prends les unes après les autres, à un bon rythme. Comme téléguidé, comme sur une chaîne de production, mais avec plus de possibilités. Si je m’arrête pour réfléchir, je quitte ce précieux état créatif, je le perds et je reviens à utiliser mon mental, déconnecté de mon coeur.

Effet du flow, je ne suis pas le créateur, je suis la création !

Voilà je suis dans mes pensées, je forme un avec ce que je crée, je suis ma création. Je plonge dans ma création, dans ma tête, dans l’univers, là d’où je pense que mes idées viennent. Quelle humilité que de penser que je ne suis pas le créateur de mes dessins et tableaux, mes écrits. Je ne suis que l’exécutant, les mains, les yeux, le technicien.

Une réalité invisible ?

Je me fais confiance, j’ai confiance, je fais confiance en l’univers, ma créativité, l’avenir. Si je suis relié ainsi, c’est qu’il y a bien une raison ? Je l’imagine, ça me plaît de le croire, je suis même ému. Et si je suis ému, peut-être y a-t-il une part de vérité dans ce que je dis et vis.

 

Malgré mes peurs, je passe à l’action pour rentrer dans le flow !

Oui aujourd’hui, je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire un article et penser à un sujet me paralyse un peu, de peur de trop devoir donner de moi, de m’épuiser, de me coucher tard. Alors je lâche prise et me dis, “vas-y Raphaël, commence à écrire, ça va venir en écrivant”. Et voilà le résultat. Je ne sais pas si vous trouvez ce que j’écris intéressant. Mais pour moi, il s’agit d’une expérience de lâcher prise. Je me lance dans le vide, malgré mes peurs, mon manque de temps et d’inspiration au départ. Et je me sens bien.

Le mental laisse les commandes au coeur pour être dans le flow !

Eh oui, je comprends pourquoi je me sentais bloqué, j’étais dans mon mental, je réfléchissais avec ma tête. Et je n’utilisais pas mon coeur. Je ne faisais pas confiance ni en moi, ni en l’univers. Et je me demande si la confiance en soi n’aurait pas un lien avec le coeur des humains. J’ai lâché mon mental et j’ai fait confiance à mon coeur. Puis tout s’est débloqué en moi, dans ma tête. C’est pour ça que j’ai l’impression que ce n’est pas ma tête qui commande. Je sens que ça vient de mon coeur.

Combien de temps dans l’état de flow ?

Je ne sais pas combien de temps ça peut durer, quelques minutes, une heure ou plusieurs ? Quand je suis dans mon atelier, je sais que je peux parfois rester jusqu’à cinq ou six heures à créer. Au bout d’un moment, je sens que c’est suffisant. Comme lors d’un buffet à volonté, je sens que je n’ai plus faim. Mais j’en prends encore un peu pour voir si ça peut encore rentrer, autant en profiter. Je me sens ensuite rassasié, repus, satisfait, bien.

Toucher au sens de la vie avec le flow !

Alors j’en profite, je prends et je donne tout ce qu’il y a à prendre et tout ce que je peux donner. Je suis heureux, comblé, en pleine création, en lien avec ma créativité, le plus profond de moi, peut-être bien mon âme. Aurais-je touché la raison pour laquelle je suis sur Terre ? Serait-ce le sens de ma vie, de mon être ?

 

Le flow contre la réalité !

Une petite voix derrière essaie de me ramener à la réalité. Et tu crois que tu peux gagner de l’argent, gagner ta vie en faisant ce que tu aimes ? J’aimerais beaucoup ne faire que ce que j’aime. Je sais, je sais, certaines personnes, je les entends d’ici me dire que la vie, ce n’est pas ça. Ils me cassent mon rêve, mon imaginaire. En tout cas ce serait mon idéal, pouvoir accéder à cet état d’être chaque jour pendant plusieurs heures. Pour trouver mon équilibre et pouvoir m’envoler, visiter les sommets de ma créativité. Laisser mon ego au vestiaire, oublier mes problèmes, mes soucis quotidiens. Goûter au bonheur, au Paradis, à l’universalité.

Quand arrêter cet état de flow ?

Le retour à la réalité peut être difficile. J’ai peur d’être frustré, brisé dans mon élan, de ne pas en avoir eu assez. Je veux rester dans cet état, loin de tout et de tout le monde. Et revenir ensuite avec mes créations dans le monde réel et montrer ce que j’ai fait. Je me sentirai reposé, apaisé, serein. Je sens une générosité dans ce que je vis, à accueillir la créativité. L’univers est généreux avec moi. Et j’ai ensuite envie de partager généreusement ce que j’ai appris, vécu, créé, dessiné, peint, écrit.

Après le flow, redescendre sur Terre !

Comme un enfant, comme quand j’étais petit ou adolescent. Je ne vois pas le temps défiler. Je ne suis plus dans la réalité des autres. Mais une réalité qui n’est que la mienne, dans une dimension personnelle. Que s’est-il passé pendant que j’étais ailleurs, dans mes pensées, à créer ? Tellement de choses. Quelle importance, j’étais bien. J’ai envie de garder ce bien-être avec moi encore un peu. Je n’ai pas envie de redescendre sur Terre trop vite, parmi les humains. Tout doucement, le retour doit se faire en douceur. Je veux rester encore un peu, tout en revenant dans ma vie, me réincarner.

Entre le flow et les flots, tout baigne
Entre le flow et les flots, tout baigne !

Le flow ne s’apprend pas, il se vit, c’est une expérience !

Et puis après en avoir bien profité, m’être rempli d’énergie, je me sens prêt. Je veux revenir dans mon monde, pas pour l’affronter mais pour y jouer, mon rôle, mon vrai moi, ma mission, ce pour quoi je sens être fait. Je ne sais pas encore tout à fait, mais je le sens. Je m’approche de ma vérité. Je n’ai pas forcément besoin de trouver les mots, l’essentiel est de le vivre et c’est exactement ce que je fais quand je suis plongé dans mes occupations, absorbé. Ça doit être ça, je n’ai pas besoin de le nommer, je n’ai qu’à le vivre. Ma vérité est dans l’être. Je suis créativité, je suis dessin, peinture, écriture, blog, architecture. Je suis homme, amitié, amour. Je suis tout ça, aussi riche que tout ce que j’aime, que tout ce qui est possible.

Conserver l’état de bien-être procuré par le flow !

Quel émerveillement de prendre conscience de tout cela, de ressentir cette ouverture d’esprit. C’est agréable. Et comme cela me fait bizarre de revenir à la réalité, de me confronter à sa dureté. La ville, le bitume, les carcasses métalliques qui nous servent à nous transporter. Ces tas de pierres, bois, béton … qui nous abritent. La rudesse de certaines personnes, la rigidité des rôle tenus par chacun dans nos sociétés. Et en même temps d’une beauté certaine, symbole d’une intelligence de la nature. Car nous faisons partie de la nature à l’origine. Alors me voilà aussi émerveillé par la beauté intrinsèque des choses créées par les humains. En dehors de toute école esthétique.

Le flow donne accès à l’énergie !

Je suis en contact avec l’essence de la beauté, dans l’horreur même, la laideur, les délaissés urbains, les lieux non entretenus. Ces endroits qui ne sont plus sous le contrôle des humains qui ont préféré jeter leur dévolu sur d’autres lieux, choses ou personnes. Oui des personnes sont aussi laissées à l’abandon. Une sorte de fascination, autant qu’avec la nature et la beauté. Un délaissé peut être vraiment beau, la nature vraiment laide esthétiquement. Finalement tout jugement n’a aucune importance, car ce qui compte, c’est l’état d’esprit. La vibration dans laquelle je suis. J’entre en vibration avec chaque chose, objet, minéral, être vivant, humain. J’ai accès au code source de l’univers, à l’amour, à l’énergie qui nous remplit tous-tes et tout, ainsi que tout ce qui nous semble être inanimé mais qui pourtant est fait de la même matière que nous. De l’énergie, des états vibratoires.

De l’état de flow à l’état fusionnel !

Je vois bien les limites, les différences, mais je ne les ressens plus. En fait, je sens plutôt un rapprochement, comme une communion, une fusion. De l’amour en fait. Je peux tout aimer, d’un amour en communion, même le plus improbable. Même je crois que je pourrais rentrer dans la matière. Tout savoir d’elle. De l’empathie envers la matière, de l’omniscience.

 

Rappelez-vous cet état particulier, le flow !

Me voilà arrivé à la fin de mon expérience d’écriture libre. J’ai écrit 2400 mots en une heure. Moi qui n’avais pas de sujet et pas de temps. Ça paie de se faire confiance. Il ne me reste plus qu’à relire en corrigeant les fautes, mettre en page et programmer la publication. Très curieux, je me sens pris d’un peu de vertiges. C’est peut-être dû à la redescente ? Bon, il paraît que cet état de flow est chose courante chez le surdoué, qui a tendance à se laisser absorber quand il est plongé dans ses activités préférées. Rappelez-vous quand vous étiez enfant à jouer dans votre imaginaire ou quand vous êtes dans une activité créative. Dans votre monde intérieur, muet ou à vous parler à vous-même, besoin de rien d’autre.

Le flow et vous !

Cela vous arrive-t-il aussi d’être dans un état de flow où vous vous sentez absorbé dans une activité que vous aimez ? Arrivez-vous à reproduire cet état aussi souvent que vous le souhaitez ? Que retirez-vous de vos expériences de flow ?

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Je vous souhaite une journée en communion avec la nature, la vie et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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