Défi J63/100 Le découragement du surdoué !

Le découragement du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Etes-vous sujets au découragement du surdoué ? Mais que se passe-t-il au juste pour abandonner ce qui nous faisait autant envie ? J’illustre au travers de mes activités les phases de découragement que je subis et j’essaie de trouver des solutions. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans mon blog, je fais une relecture de ma vie à la lumière de la surdouance et je grandis intérieurement. Si vous trouvez mes articles trop longs, vous pouvez scanner le texte en lisant les titres et les mots en gras.

 

Tout d’abord mes trois points positifs pour aujourd’hui !

  1. Hier soir lors d’un meet up, j’ai repéré une douzaine de surdoués potentiels, j’ai discuté avec plusieurs d’entre eux de la surdouance.
  2. J’ai acheté 5 kg de farine de sarrasin bio en promotion pour me faire des galettes ou du gruau sans gluten.
  3. Hier soir j’ai vu avec des amis, dans une galerie lyonnaise, l’artiste Ben Vautier. Il y présente de nouvelles oeuvres dont ces fameuses écritures manuscrites blanches sur fond noir. Et pour le vernissage il a fait des discours / performances. C’était sympa de voir cet artiste contemporain, je me suis cru dans un musée. J’ai beaucoup aimé l’humour de ses oeuvres.

 

Je me sens découragé !

Je remarque que je me sens un peu découragé en général, dans tous les domaines de ma vie. Et je ne vois pas le bout de tout ce que je fais. J’ai l’impression que je n’avance pas. Je me fatigue en faisant plein de choses dans tous les sens. Les résultats tardent toujours à venir. Et ça devient trop long pour moi, j’ai envie de baisser les bras, laisser tomber et passer à autre chose. Mais je sais très bien que ça serait pareil.

Mon découragement dans mon activité de peintre !

Après un an et demi d’enthousiasme, d’efforts, de peinture et de dessin, de communication, je n’ai toujours pas décroché d’exposition. En même temps, c’est un peu de ma faute car je refuse certains types d’exposition. Par exemple une amie expose ses tableaux sur un marché de la création quelques dimanches matin après avoir déposé un dossier qui a été accepté. Et une autre amie a candidaté pour un salon des peintres sur Lyon en avril et elle a été prise. Ça veut bien dire que c’est possible. Mais ça ne me convient pas.

Je ne sais pas saisir ma chance !

A l’origine j’avais prévu de poser ma candidature pour ce salon des peintres. Mais les dates étaient les mêmes que celles du vernissage de cette fameuse exposition à Paris qui ne se fera pas et pour laquelle j’ai été victime d’une entourloupe. Heureusement que je n’ai pas engagé de frais. En plus la date de fin de dépôt du dossier pour ce salon des peintres à été repoussée de deux semaines. Comme pour me laisser une chance supplémentaire mais que je n’ai pas saisie au vol.

Côté artistique, je me sens découragé !

Et voilà le résultat, je me sens bloqué dans ma peinture. Je ne suis pas allé à l’atelier pour peindre depuis trois mois et je n’ai pas la force d’y aller. J’ai même trouvé le prétexte de faire des économies. Quand je n’y vais pas de tout le mois, je ne paie pas de loyer.

 

Je me décourage très vite !

Je l’observe avec mon blog sur la surdouance, après deux mois et demi, je commence à me décourager. Bien que j’écrive un article par jour, je trouve que je n’ai pas assez de résultats en nombre de visiteurs et de vues d’articles. Pourtant je sais que ça prend une ou deux années pour faire décoller un blog. J’ai peur de me décourager avant de commencer mon deuxième blog sur l’architecture d’intérieur.

J’ai le “syndrome du découragement du surdoué” !

Je suis en train de repenser à toutes les fois où je me suis senti découragé et que j’ai abandonné mes loisirs, mes passions, mes projets et mes rêves. Je peux aussi dire que j’ai abandonné des relations avec des personnes par découragement ou déception alors que je ne le voulais pas.

 

En fait, je pense trop !

Je crois vraiment que je réfléchis trop et dans tous les sens, je veux dire par là que je me projette trop et trop loin. En fait, je devrais seulement penser à mes objectifs pour atteindre mes buts et me faire plaisir en premier. Je veux toujours performer. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser au regard des autres, leur accueil par rapport à ce que je fais (peinture ou blog). Ce qu’ils vont penser de moi. Et si je fais tout ça pour rien et que ça n’intéresse finalement personne. Je vois que les autres qui sont en avance sur moi ont réussi et qu’ils y arrivent très bien. Je me dévalorise et je survalorise les autres.

J’utilise mal mon cerveau !

C’est tout à fait ça, j’utilise mon cerveau en mode démotivation, perte de confiance en moi. En continuant à penser ainsi, je ne peux pas aller mieux et atteindre mes buts, réaliser mes rêves. Je suis en train de détruire mes talents et ce qui me plaît le plus, ma créativité. Comment ça se fait que j’en arrive toujours là, à me démoraliser tout seul, à douter de moi ?

Je doute de moi !

Je vois bien le rapport, si je me décourage en attendant de voir les premiers résultats, c’est que je doute de moi et de ce que je fais. Est-ce que ça vaut la peine de fournir autant d’effort pour tout ce que je produis si ça ne sert à rien et à personne ? Ça n’a peut-être aucune valeur.

 

Je dépends du regard des autres !

En peinture, je pourrais très bien peindre et dessiner et juste montrer ce que je fais sans attendre de résultats, de retours de la part des autres comme des propositions d’expositions, des ventes d’oeuvres. Je me rappelle, quand j’étais enfant je dessinais tout simplement.

L’enfant apprend à dépendre du regard des autres !

Tout enfant dessine naturellement pour son propre plaisir et produit sans rien attendre en retour. En grandissant, l’enfant apprend à dessiner pour faire plaisir, offrir son dessin à sa maman ou son papa. Puis l’enfant est heureux quand il voit que cela fait plaisir, alors il voudra dessiner souvent pour faire des cadeaux de ses dessins. Au départ il dessinait pour le plaisir de dessiner et au final il pourra dessiner pour faire plaisir aux autres et avoir de l’amour en retour, de félicitations. Dans quelle proportion il dessine pour faire plaisir et dessine pour se faire plaisir ? C’est ce qu’on apprend à l’école dès le plus jeune âge. C’est peut-être plus complexe que cela.

Je suis un grand enfant !

Donc je dessine et je peins, mais je n’ai pas assez de retours des autres personnes (famille, amis, galeries) et je suis déçu. Je finis par me décourager car je suis l’enfant qui peint et qui veut offrir ou vendre ses œuvres, mais plus personne n’est là pour lui dire “bravo, c’est magnifique, j’aime beaucoup”. En version pour adulte ça donnerait, “ça me plaît énormément, je vous en achète plusieurs” ou “j’ai vu ce que vous faites et je voudrais vous exposer dans ma galerie”. Vous imaginez le nombre d’artistes pour qui rien ne se passe, finissent par se décourager et abandonner. Heureusement, j’ai des amis connaisseurs qui aiment mon style de peinture et me le font savoir. J’ai régulièrement des encouragements de leur part. J’en profite pour les remercier.

 

Moi j’aime pas les découragements du surdoué !

Dixit le schtroumpf Grognon, c’est moi. Nan, j’aime pô. Je n’aime vraiment pas ressentir cette énergie lourde dans mon corps qui me plombe et me paralyse ensuite. Je me sens angoissé et quelque chose d’invisible presse mon torse et m’empêche de m’épanouir, de respirer. Comment des pensées si légères que le vent ont le pouvoir de me transformer en statue de plomb. Je comprends alors pourquoi tant de personnes ont cherché à transformer le plomb en or. Car si j’avais la recette, me métamorphoser en or signifierait que j’ai réussi à dépasser mes blocages, doutes, freins en accédant à la production, puis à la communication et enfin à la vente, de tout ce que je peux faire dans la vie (projets d’architecture, tableaux, blogs, livres, rendre service …). Enfin vivre et être reconnu.

J’ai l’impression que je n’arriverai jamais à trouver un équilibre !

Je suis toujours dans les excès, soit dans l’hyper enthousiasme soit dans l’hyper déception. Ce n’est jamais à demi-mesure. Pourtant entre le positif et le négatif, il y a bien le zéro. Et même entre -10 et +10, il y un vingtaine de nombres entiers qui vont graduellement de -10 à +10. Mais quand je suis dans l’équilibre, c’est plutôt bof ou alors je me sens un peu anesthésié, ce qui n’est pas génial non plus.

 

Vivre dans l’illusion, l’utopie !

Mon rêve serait de ressentir l’énergie positive, excitante du début tout le temps, de ne pas avoir des hauts et des bas. Moi, je veux vivre continuellement dans le positif, je veux que tout ce que je fais soit génial. Avec des temps de repos, de détente, de loisirs agréables bien sûr. Parfois je ressens et je vis cela, cette toute puissance est illusoire, fausse, et ça ne dure pas longtemps. Ça me permet de bien avancer en donnant des coups de collier mais ensuite je freine des quatre fers, je stoppe tout brutalement. A la grande surprise de mon entourage.

Je dois réagir !

En tout cas, le fait d’en parler, de l’écrire me permet de dépasser, de transcender. Quand j’ai écrit ce paragraphe sur le schtroumpf Grognon, j’ai senti un déclic en moi. Comme si une partie de moi se réveillait pour me secouer, me faire ouvrir les yeux et réagir face à cette léthargie qui commençait à s’installer.

J’étais en mode de pensée automatique !

Vous vous rappelez de l’article que j’ai écrit sur le cerveau triunique ? Les trois cerveaux, le reptilien instinctif, le plus ancien qui commande les deux autres en cas de danger ou de stress, le cerveau limbique automatique et le cerveau intelligent, le néocortex créatif. Je crois bien que me sentant un peu stressé ou fatigué, mon cerveau a basculé en mode de pensée automatique, coincé dans les limbes du limbique (et pas de la bique).

Ce que me fait faire le cerveau limbique !

Avoir des pensées négatives, ressasser, repenser à tout ce qui n’a pas fonctionné, à tous mes échecs passés. Et en conjuguant cette négativité à mes projets en cours, devinez ce que j’obtiens tout naturellement ? Eh bien des projets en cours qui vont capoter, finir à la poubelle, péricliter, se désintégrer. Et ne rester que pensées. Hey, vous avez vu ce que je viens de faire, j’ai inventé la cuisine mathématico-psychologique ou pour être plus juste, des maths psycho-cuisinés, ou j’ai peut-être bien fait de la psychologie-cuisine-matheuse. Je me perds là.

C’est pour ça que je ne vais pas au bout de mes projets !

Voilà une des raisons pour lesquelles je ne finis presque jamais ce que j’entreprends, sachant que j’entreprends énormément de choses, j’ai un gros taux d’échecs.

C’est un cercle vicieux !

Et comme je vois naturellement mes échecs et que je dois faire des efforts pour considérer mes réussites, je me décourage d’autant plus en voyant toute ma montagne d’échecs, de projets inachevés, de rêves abandonnés.

Le découragement du surdoué

Comment en finir avec le découragement ?

  • limiter mes centres d’intérêt dans un même temps,
  • savoir dire non aux autres et à moi-même,
  • m’entourer des bonnes personnes ayant les mêmes sujets d’intérêt, ne pas rester seul,
  • clarifier mon rêve (mais ne pas trop rêver),
  • me fixer de petits objectifs quantifiés et datés (beurk j’aime pas faire ça, je préfère foncer tête baissée et finir par m’épuiser),
  • avancer chaque jour par une action,
  • fêter les étapes franchies,

Mais je n’ai pas une pensée séquentielle !

Non ça ne va pas, ça ressemble à des conseils de coach de motivation qu’on trouve partout sur Internet, c’est trop bateau. C’est fait pour les normo-pensants qui fonctionnent étape par étape, il faut que je trouve autre chose car tout ne marche pas pour moi, j’ai déjà essayé. Moi je fonctionne au coup de coeur, à la passion, à l’exploration, à l’investissement. Quand j’aime, je ne fais pas à Poitiers, je voulais dire à moitié. Donc je recommence. J’étais pourtant bien parti.

 

Comment en finir avec mon découragement ?

  • limiter mes centres d’intérêt dans un même temps, noter le reste pour plus tard,
  • savoir dire non aux autres et à moi-même, pour pouvoir me concentrer sur ce que j’ai choisi d’approfondir après avoir quand même exploré largement les possibles,
  • seulement faire ce que j’aime, me faire plaisir, prendre du bon temps, faire en sorte que ce soit agréable,
  • ne pas me forcer, ne pas forcer, ça doit être fluide,
  • ralentir le rythme pour éviter l’emballement,
  • produire régulièrement des choses concrètes pour voir les résultats et être content,
  • apporter de la valeur aux autres,
  • me défaire du regard des autres, tout en le voyant car cela est un indicateur que je suis sur la bonne voie,
  • assurer la pérennité de ma production pour qu’elle serve dans l’avenir, éviter l’obsolescence,
  • m’entourer des bonnes personnes, bienveillantes, encourageantes, dynamisantes, positives, optimistes, joyeuses, aux critiques constructives et non perfectionnistes, des surdoués en quelque sorte,
  • accepter et vivre pleinement les cycles, savoir tirer parti des phases basses.

 

Pour résumer en un mot !

Ce serait le rêve. Bon allez, je m’y mets. Je pense pouvoir résumer en un mot tout ça, ce mot serait la “tempérance”, me permettant à tout moment de prendre du recul pour me poser les bonnes questions. Est-ce que ce que je fais va dans mon sens, me sert ou me dessert ? J’aime pas les desserts trop sucrés. Cet article était un peu loufoque, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je crois bien que cet humour est un mécanisme de défense, comme celui des grands humoristes bien souvent dépressifs dans leur vie. Sauf Annie Cordy.

 

Non, finalement oubliez tout ce que j’ai écrit et quand ça ne va pas, écoutez plutôt des chansons d’Annie Cordy jusqu’à ce que vous ayez retrouvé le moral. C’est exactement ce que je vais faire. Amusez-vous bien !

Je vous souhaite une journée époustouflante ! Je vous dis à demain pour un nouvel article ! Du coup je crois bien que mon sujet de demain est tout trouvé, l’humour du surdoué. C’est l’humour et la bonne humeur qui me sauvent.

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

Cliquez ici pour voir l’article précédent.

Et cliquez là pour lire l’article suivant.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

7 thoughts on “Défi J63/100 Le découragement du surdoué !

  1. Effectivement, ça part dans tous les sens ! Mais je me pose le même genre de questions. Trouver le bon positionnement entre aller dans tous les sens, trop vite, trop désorganisé et l’action entravée par trop de réflexion, trop de contrôle, trop de faux-self ?

    1. Bonjour Marc, merci pour ton commentaire. Et oui je suis comme ça et vouloir changer de fonctionnement ne me rend pas heureux. Je vais devoir apprendre comment je fonctionne pour trouver mes solutions. Je vous tiens au courant dans mon blog si je trouve des méthodes qui fonctionnent pour moi. Bonne journée. Raphael

  2. Moi ça me parle et à part Annie Cordy, ça ne part pas tant que ça dans tous les sens, au contraire!!
    -sur le taux d’échec: c’est normal, c’est le propre des ´entrepreneurs’, statistiquement, ceux qui ne font quasi rien ont un très petit nombre d’échec(oui, certes, un nombre n’est pas un taux…mais c’est bien mieux d’être de ceux qui font les choses)…certes les surdoués commencent plein de choses sans toujours finir, mais ils arrêtent dès qu’ils y ont trouvé leur compte…l’important c’est tout ce qu’on apprend pendant qu’on le fait(on sait toujours en tirer quelque chose), pas d’aller systématiquement au bout…
    -sur le découragement: quand le surdoué se donne dans une activité ou une relation, il se passionne, analyse, réalise, et tend à s’y donner à fond…je pense que c’est beaucoup d’énergie utilisée, peut-être que c’est normal au bout d’un moment de devoir faire une pause, ou stopper si ça ne vaut plus une telle dépense d’énergie…?
    -sur l’art,la peinture: on le fait d’abord pour soi,parce qu’on en ressent fortement l’appel en soi, donc fais-le si ça te rend heureux…mais aussi pour les autres, c’est normal d’avoir un besoin de reconnaissance,surtput le surdoué hypersensible,surtout sur les choses qui nous sont importantes et personnelles…peut-être faut-il accepter le prochain salon des peintres, tant pis pour l’instant si ce n’est pas une galerie…tu y trouveras peut-être ton compte même si ce n’est pas parfait? regarde les grands peintres dans l’histoire, comme ils crevaient de faim en attendant le succès et devaient se contenter de peu, parfois peindre sur un vieux carton récupéré, ou un coin de nappe pour payer leurs dettes…bon inutile de faire pareil ! Mais c’est vrai, à l’artiste il en faut de la patience et du courage! Pour l’anecdote, quand je barbouillais (en amatrice), j’avais tenté à l’époque l’expo sur un vide-grenier(je ne recommande pas)…à un moment,enfin! un vieux monsieur s’approche, l’air empressé, interessé: “…combien pour cette valise en tissu par terre ?”…celle où je rangeais mes toiles pour les trimballer!!
    -Et pour finir: comme d’habitude, en bon surdoué, après cette réflexion tu rebondis et tu tires des enseignements, des stratégies, un plan d’action de cette analyse…moi je dirais que le découragement du zèbre n’est que temporaire…et qu’inlassablement après la pause (nécessaire) il recharge ses batteries pour repartir galoper de plus belle…

    1. Bonjour Christelle et merci pour ton analyse de mon analyse, tes encouragements et ton retour pour me dire que ça te parle. Ce que tu dis confirme ce que je pense. Je pourrais sûrement faire un article sur l’impatience et l’empressement du surdoué. Bonne journée. Raphael

  3. Hello, je sais que cet article date de presque un ans, mais je découvre ton blog seulement aujourd’hui :). Je réagis peu généralement à ce que je lis sur internet, car j’ai l’impression que ça ne sert pas à grand chose, mais là c’est différent. Ton article m’a fait un déclic autant par son contenu que par sa forme. Je suis comme toi, mon esprit, mes pensées partent dans tous les sens, j’ai beaucoup de mal à toper mes idées, j’en chope une au vole et ainsi de suite ^^. En fait, j’aurais pu écrire ce que tu as écris^^. Me concernant, je suis partie à la découverte de moi-même il y a un peu plus d’un an, et, à force de recherches sur la grande question : qui suis-je vraiment ? et bien j’ai croisé la route de la notion de haut potentiel ou zèbre ou surdoués (je n’aime pas ce mot, car ça implique une notion de supériorité, or je pense que ce n’est pas ça du tout être surdoué). Je ne me suis pas fait dépistée et il y a vraiment des jours ou je me dis que je suis complètement à côté de la plaque et que je ne suis pas zèbre. Mais au fond, qu’importe, si je ne suis pas zèbre ou si je le suis, le but c’est de comprendre comment je fonctionne; et si mon fonctionnement se rapproche de celui des zèbres, cela pourra m’aider à me comprendre et à m’accepter. Comme toi je cherche un équilibre, qui semble impossible à atteindre, trop joyeuse, trop expansive, trop triste, trop angoissée trop timide parfois, bref trop c’est trop. Je crois que ce qui est le plus difficile pour moi c’est mon hypersensibilité et de garder confiance et motivation. Un instant ils sont là, et l’instant d’après ils se sont évaporés. Je n’ai toujours pas compris comment la motivation apparaît et disparaît mais je suis intimement persuadée que cela à avoir avec les gens qui nous entourent. Nous avons besoin d’être encouragés, et quand c’est le cas on peut déplacer des montagnes et se donner corps et âme à son projet. Mais si on est seul sur le chemin, on n’a pas assez de carburant pour aller jusqu’au bout et les doutes m’assaillent comme autant d’obstacles à franchir, ou comme un boulet au pied qui se fait de plus en plus lourd. Et puis il y a les désillusions de la vie aussi, qui découragent. Moi personnellement j’idéalise trop et après il faut recadrer les choses avec la réalité, la douche froide. Bref, tellement d’idées qui fourmillent, mais je vais m’égarer dans les méandres de mon cerveau alors je vais m’arrêter là. Mais je voudrais parler d’une dernière chose : la procrastination, qui arrive pour remplacer la motivation disparue, c’est une chose terrible dont on peut à voir du mal à s’en extirper, et le pire c’est qu’elle revient toujours à la moindre baisse de motivation. Merci de m’avoir lue. Lise.

    1. Bonjour Lise, merci pour ton long message et pour ta lecture de mon blog. Je trouve hallucinant toutes les similitudes dans les comportements, ressentis, émotions des zèbres. C’est comme des schémas universels.
      Tu fais bien de parler de procrastination quand on est à la fois capable de déplacer des montagnes comme tu dis. Nous vivons dans le paradoxe, la contradiction, les opposés et ce n’est pas facile de savoir où on en est et quoi faire. Peut être qu’à la place de procrastiner nous pourrions profiter de la vie et nous amuser pendant ce temps-là. Tant qu’à perdre notre temps autant que ce soit agréable et utile. Car c’est aussi utile de s’amuser, rigoler, prendre du temps, ralentir, se reposer.
      Voilà ce à quoi me fait penser ce que tu as écrit. Merci. Bonne soirée.
      Raphael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.