Défi J98/100 Le côté obscur du surdoué !

Le côté obscur du surdoué

Temps de lecture estimé : 6 et 10 minutes.

Compte à rebours de la fin de mon défi : Plus que 3 articles.

Pour l’article de ce jour, je vous parlerai de ce que j’appelle le côté obscur du surdoué. De ce que les autres ne voient pas chez les zèbres. Et de ce que les zèbres cachent. Comme une double vie. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

L’idée du sujet “le côté obscur du surdoué” !

Ce matin pour mon troisième article avant la fin de mon défi de cent jours, une idée m’est venue instantanément, comme hier. J’ai entendu dans ma tête, “le côté obscur du surdoué”. Je ne sais pas si j’ai envie ou si je suis prêt à écrire à ce sujet. Mais avec ce défi et arrivé au 98ème article de mon défi, je commence à me faire confiance. Et je finis par ne plus douter que je suis capable de me lancer dans le vide à partir d’un sujet qui me vient à l’esprit. Comme d’habitude, je verrai bien ce que ça donnera. Donc, c’est parti.

 

Naissance du côté obscur du surdoué !

Naissance d’une différence !

Je pense que je vais raconter une histoire, celle d’un petit garçon ou d’une petite fille. Ce petit d’homme se sent déjà à part à son âge. Il ne se sent ni fille, ni garçon, mais tout le monde parle d’Elle ou de Lui. Il se sent tellement différent qu’il pense venir d’une autre planète. Observant, scrutant les grandes personnes vivre, comme dans un manège. Pourquoi font-ils tout cela ? A quoi leur sert-il de courir, de crier, d’être violents ? On dirait qu’ils ne voient pas ce qu’ils font.

Je suis bien dans mon monde !

Mais peut-être devrais-je utiliser la première personne du singulier, le JE, pour raconter cette histoire. Je ne sais pas comment faire avec les grands et ce que je suis venu faire là. Moi, tout ce que je veux, c’est être dans mon monde à moi. Les grands me font peur, ils me crient après et me tapent. J’ai toujours peur de faire ou dire une bêtise. Puis de me faire gronder. J’ai peur de la fessée et du martinet. Je ne suis bien que dans mon monde, seul avec moi-même, avec la nature, les animaux, les objets, mes jouets. En fait, je m’amuse avec tout et rien, me racontant des histoire dans mon coin. Je me fais des amis imaginaires et des vrais, les cigales, les fourmis, mon chien, les chats du quartier. Ils me comprennent eux.

Je fais des bêtises !

Je suis sage, gentil, j’obéis, je fais ce qu’on me dit, je n’ai pas envie d’être tapé, grondé, mis au coin. Souvent c’est plus fort que moi, j’ai des idées, j’ai envie de faire des choses. Que je crois que ce n’est pas bien de faire. Parce que je suis trop curieux. J’ai envie de faire comme les grands, je joue à être grand, avec leurs affaires. Oups, c’est tombé et ça s’est cassé. Comment je vais faire maintenant ? J’ai fait une bêtise, je ne peux pas réparer, ça va se voir. On ne va plus m’aimer, je suis méchant, moi qui veux toujours bien faire les choses. Mais je suis maladroit. Je vais devoir tout recommencer à zéro pour me faire à nouveau aimer. Ou je vais être enfermé, on va me laisser sur la route, on va m’oublier, ne plus m’aimer. Je vois les gros yeux et la main levée. J’entends la voix déchirer l’air.

La traversée des émotions !

Pas besoin de me gronder, je suis déjà dans tous mes états. Je traverse seul, alors que je ne suis qu’un enfant, des émotions violentes que je ne sais décrire. Je pense à trop de choses négatives d’un seul coup, alors que j’étais si bien en train de jouer seul. Je pleure, je suis soucieux. J’ai peur de l’abandon, de perdre l’amour des grands. L’amour je ne sais pas, mais j’ai besoin d’eux, je ne peux pas me débrouiller sans eux, je dépends d’eux.

Puis j’ai des idées !

Mais peut-être que je pourrais me débrouiller tout seul, après tout. Je peux partir d’ici, je n’ai qu’à sortir et marcher dehors. Peu importe ce qu’ils penseront, je suis sûr qu’ils ne remarqueront pas que je suis parti. Mais si, ils verront et ils me chercheront, ils auront peur. Et ils seront contents de me retrouver. De toute façon, ils auront bien mérité de souffrir, car ils me font aussi souffrir. Je me sens triste. Ou alors je peux dire que ce n’est pas moi, que ce n’est pas de ma faute. Je peux recoller aussi, vite où est la colle. Les voilà qui rentrent …

Naissance du côté obscur du surdoué !

J’ai été puni, je les déteste, je me déteste, je pense toujours à partir. Ils ne m’aiment pas, ils sont toujours méchants avec moi. Les autres enfants, ils ont des parents vraiment gentils. Les miens sont trop sévères. J’aimerais bien avoir d’autres parents. Peut-être que mon père n’est pas le mien. Que mon vrai père est américain et qu’il viendra me chercher en bateau. Tout le monde dit que j’ai des goûts d’américain, parce que j’ai des goûts différents, ça doit être vrai alors. Je vis en décalage, une différence entre l’intérieur et l’extérieur de moi. J’apprends à cultiver des masques, un faux-self, un moi différent. Et je suis le seul à vraiment me connaître. Mais à force de faire semblant devant les autres, je ne sais plus qui je suis, qui je fuis.

 

Un monde à explorer !

Vraiment, je ne comprends pas ce que je fais là. On m’emmène ici et là, on me dit quoi faire ou pas. Et je n’ai pas le choix. Mais moi j’ai envie d’être dans le jardin ou à la plage. Je veux rester seul dans ma tête. Laissez-moi tranquille avec vos questions. Laissez-moi vivre, découvrir, explorer. Mais quand je fais ça, j’ai l’impression de faire des bêtises, d’être un idiot. Je fouille dans les affaires, je cherche des choses, je creuse dans le sol, je me creuse la tête. Je me demande à quoi ça sert, ce que je trouve. Qui l’a laissé là et quand ? Peut-être que c’est pour ça ou ça et que c’est très ancien.

Je fais des expériences !

Je récupère des trucs pour faire des expériences dans le jardin. Car j’ai eu des idées géniales. J’adore les boîtes en plastique de cacao Benco et Nesquik, jaunes et transparentes. Je peux faire plein de choses avec. Je recrée des maisons pour les escargots, les cigales, les fourmis, les têtards, les grenouilles, les poissons, les crevettes. Plein de petites bêtes dont je vais m’occuper. Je leur donne du manger, de l’air avec des trous dans le couvercle, mettre de la nouvelle eau. Mais elles meurent vite, je ne sais pas m’en occuper comme il faut, je suis méchant. Pourtant je leur ai tout donné.

 

Un vrai cauchemar !

La nuit, j’ai chaud, je transpire. Je ne m’en rends pas compte, mais j’ouvre la fenêtre et je sors de la maison, je vais dans la rue marcher pieds nus au milieu de la route. Sous la pleine lune. Dans mon rêve, je cours dans la forêt. Je n’arrive pas à avancer, chaque pas est très lent et dur, je dois forcer pour avancer. Il y a un monsieur derrière moi qui essaie de me rattraper, mais il va plus vite que moi. J’ai peur qu’il me rattrape. Je ne vois rien devant moi, effrayé je vais dans tous les sens. Et où que j’aille, je cours au ralenti. Puis le monsieur m’attrape, je me débats, je crie et je pleure. C’est le drame, j’ai perdu, je vais mourir, je ne veux pas.

Un réveil brutal !

Le monsieur m’a vraiment attrapé dans la rue. C’est mon père qui m’a entendu et couru après. Il paraît que pour lui échapper, je suis passé sous ses jambes. Puis pour me réveiller, il ma mis sous la douche d’eau froide tout habillé. En fait, je suis somnambule. Ça m’arrive souvent, aux grandes chaleurs, quand je suis malade et que j’ai de la fièvre. Je délire, je parle et je bouge dans mon sommeil. Il paraît que ça arrive souvent à des enfants comme moi, les cauchemars. Faire des choses la nuit dont on ne se souvient pas. Je viens de l’apprendre seulement quand je suis très grand.

 

Je ne suis pas comme les autres garçons !

J’ai l’impression de subir ce monde et d’être en confrontation avec lui. En parallèle, j’ai créé mon monde et je veux qu’on m’y laisse tranquille. Il faut toujours se battre, je ne veux pas. Toujours être fort, je ne le suis pas. On me dit que je suis un garçon mais manqué et que je devrais être et faire comme les autres garçons. Mais je ne comprends pas ce que ça veut dire. Moi, je suis petit, je ne suis pas fort comme les garçons. Je n’ai pas de force alors je ne suis pas un garçon, je suis comme une fille. J’ai plutôt des goûts de fille. Je suis trop sensible pour un garçon. Ça ne pleure pas un garçon. Je pense trop aussi, je pose trop de questions. Je réfléchis trop. Quand on me dit de faire une chose, je pose des questions. Trop d’aspects qui contribuent à cultiver mon côté obscur.

Le côté obscur du surdoué
Le côté obscur du surdoué !

Ce que j’appelle le côté obscur du surdoué !

Voilà ce que je peux appeler le côté obscur du surdoué. C’est sa pensée. Quoi que je fasse, j’ai cette pensée en arrière plan qui observe tout, analyse tout, commente et juge tout. En même temps que j’agis. Pourquoi obscur ? Parce que les autres ne savent pas ce qui se passe dans ma tête. Ils ne savent pas que pendant que je parle avec eux, je les scanne physiquement, mentalement, moralement, psychiquement. Et amoureusement, sexuellement, amicalement, professionnellement. Sur tous les plans de la vie. S’ils savaient cela, il ne voudraient pas être en contact avec moi, ça leur ferait peur. Quand je parle, parallèlement, j’ai un discours intérieur qui s’intéresse à tout, les personnes, ce que je dois faire, mes projets, passé, présent, avenir. Je suis là mais je suis aussi ailleurs, à l’intérieur, perdu géographiquement et dans le temps.

Je suis un acteur et j’ai le choix !

Je ne suis pas dans le moment présent, j’ai toujours l’impression de jouer un rôle que je peux choisir à tout moment. Face à un événement ou une personne, j’ai le choix. Je peux être comme ça ou autrement, ou encore ainsi. Que vais-je choisir, que vais-je dire ?

J’ai deux vie en parallèle !

Je me rends compte que j’ai une vie dans la réalité avec tout le monde. Et là, je peux faire des choix, des actions. Et j’ai une vie parallèle intérieure très importante. A l’intérieur de moi, dans ma tête, mon coeur, mon corps entier avec lesquels je suis continuellement connecté. J’ai conscience de tout cela.

Je me sens dissocié !

Avec une vie intérieure extrêmement riche et intense et une vie extérieure plus ou moins épanouissante ou déprimante, je me sens toujours en décalage. Je me sens dissocié des autres, de l’extérieur, du monde. Finalement je me sens toujours à part et seul. Comme s’il n’y avait que moi et le reste de l’univers. D’où la profonde solitude que je ressens. Cette solitude ne me fait plus souffrir comme avant, je la subissais. Maintenant je l’apprivoise en même temps que je m’apprivoise en me connaissant.

Parfois je fais semblant et c’est bon !

Je décide de faire comme les autres, rigoler, parler, par mimétisme. Je fais semblant, je les imite. Et je me laisse prendre au jeu de la vie, j’oublie mes deux vies parallèles, que j’ai une vie intérieure et une vie extérieure. Et mes deux vies fusionnent, je ne fais plus qu’un, je forme un tout avec les gens, les animaux, la nature, les objets, la Terre, l’univers. J’atteins un état d’extase, de fusion, de bonheur intense. Je me sens bien pendant un court moment. Ça ne dure pas longtemps, seulement quelques minutes et tout retombe. D’un seul coup, je reprends du recul par rapport aux autres, la discussion, l’événement. Et à nouveau j’analyse tout, je dissocie tout, classifie, essaie de comprendre ce qui se passe. Vu de l’extérieur, je peux donner l’impression que je suis bien intégré et que je participe ou que je suis lointain.

J’apprends tout le temps !

Ca ne me dérange plus. Avant ça me rendait malheureux. Maintenant, je me dis que j’apprends beaucoup sur la vie sur Terre, les relations humaines, les écosystèmes, la biologie, les technologies, les enjeux, la communication, les émotions. J’analyse, j’apprends, je tire des leçons, je m’améliore. J’acquiers de nouvelles compétences, je progresse dans les anciennes, j’en fait évoluer d’autres. Je suis en continuel mouvement intérieur qui se traduit par une évolution extérieure.

Je ne me juge plus !

Est-ce par acceptation de mon fonctionnement ? Je ne me juge plus, je fais ce que je fais comme je le ferais naturellement. Si je veux entrer en interaction avec le monde extérieur et les autres, je sais que j’ai un panel de rôles, actions, paroles, que je peux endosser. Je les choisis en fonction de ce que je veux obtenir. Je ne suis pas sûr des résultats, mais je me lance, je tente le coup. J’expérimente, je verrai bien si ça fonctionne. On peut croire que j’essaie de manipuler les autres. Le premier que je cherche à manipuler est moi-même, pour la bonne cause.

Ca paraît un peu froid !

J’ai l’impression que je peux être perçu comme étant froid, sans coeur, sans émotion, manipulateur, calculateur. C’est l’impression que ça me donne. Comment le vis-je ? Pourquoi le vis-je ainsi ? Aurais-je cassé en moi quelque chose qui m’empêchait d’avancer ? Un voyant lumineux, une alarme qui était trop sensible ? Ça me permet d’avancer aujourd’hui, c’est tout ce que je vois. Je verrai plus tard quoi faire. Ça ne m’empêche pas du tout de ressentir des moments de joie, de bonheur. Comme apprécier le soleil, la nature, les oeuvres d’art, la beauté. Les choses simples mais aussi les inventions complexes des êtres humains (organisations, machines même dysfonctionnelles).

C’est peut-être l’état ultime !

Je vis intensément à l’intérieur et à l’extérieur, avec un certain détachement, comparativement à avant. Je me sens maître de mes choix, d’atteindre mes objectifs, de mes actions et réactions. Ça, je peux le faire comme ne pas le faire. Je lâche prise sur les résultats, les buts, les autres, la réaction du monde extérieur. Les choses sur lesquelles je n’ai pas prise, qui ne dépendent pas de moi. Je fais ma part et je me sens bien. J’en fais tellement que je ne m’inquiète pas des résultats, je produis, je crée, je donne, je partage, je montre, je parle. Je dis que c’est possible de le faire, possible de changer, de réaliser un rêve. Pas à pas, petit à petit, pierre après pierre. Grain de sable après grain de sable, jour après jour. Puis je n’attends plus rien, je ne veux plus attendre, car ça m’a fait trop souffrir.

Je suis dans l’être !

Je ressens, quand je fais, je ressens. Quand je communique, je parle, je partage, je ressens. Je suis. Et quand je peins, dessine, écrit, chante, je ressens. Je suis. Je suis moi. Je suis dessin, peinture, chant. Je suis parole, communication. Quand j’ai une émotion, je suis l’émotion, je la vis, la ressens pleinement. Je ne la cache plus, ni à moi, ni aux autres. Si j’ai une pensée, je la dis. Je ne me sens plus bloqué à l’intérieur comme avant. Ce n’est pas bête ce que je pense, ce que je dis et fais. C’est cohérent. Ma vie est cohérente, complète, complexe. Je suis tout ce que je pense, dis, fais, vis. Et je ne suis rien. Je suis tout aussi, l’autre, mon environnement, l’univers, la nature.

Je me sens connecté !

Si l’on touche à l’autre, on me touche. Chaque coup porté à l’autre par lui-même ou d’autres, coup porté à la nature, aux choses. C’est moi qui le prends, je le vis, l’accepte, le ressens. Sans jugement seulement avec bienveillance. Sans conseil, je laisse vivre les autres. Je me sens connecté.

Et je revis dans le monde !

Je retourne dans le monde, je prends plaisir à vivre, ressentir, être en relation. Ma vision, mon point de vue, mes filtres, mes lunettes, mes yeux, mon coeur ont changé. Ils vibrent d’une autre énergie. Je suis du côté lumineux du surdoué. Et comme il n’y a pas de lumière sans ombre, je sais que le côté obscur du surdoué n’est pas loin. Je l’attends de nouveau, je ne sais pas quand. Mais cette fois-ci, je serai mieux préparé qu’avant.

 

Le mot de la fin pour cet article sur le côté obscur du surdoué !

Voilà pour cet article, il ne me reste plus que deux articles à écrire, jeudi et vendredi. Je ferai un bilan de mon défi de cent jours de témoignage de surdoué. Peut-être me reste-t-il encore demain où je pourrai parler d’un sujet autour de la surdouance. Je pense que je peux en dire plus sur le côté obscur du surdoué. Dans cet article j’ai plutôt voulu aborder la face cachée du surdoué, celle que personne ne voit, que lui seul connait. Qui lui fait vivre une seconde vie intérieure, sans laquelle, il ne serait pas lui, ce qu’on aime chez lui, ce qui fait son originalité, sa force, toute son humanité. Ce pourquoi on s’attache à lui et il rayonne.

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Je vous souhaite une journée ou une soirée connectée à vous-même. Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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