Défi J27/100 Le cerveau du surdoué !

Le cerveau du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 2 et 4 minutes.

Aujourd’hui, je vais reprendre l’étude du livre de Béatrice Millêtre, que j’avais laissé de côté car je ne savais pas comment traiter la suite. Et ce matin, je le sentais bien. Donc je vous parlerai dans cet article du cerveau du surdoué et de celui des normo-pensants. Qu’est-ce qui fait la différence dans le cerveau humain ? Je l’ai compulsée et augmentée, d’après le livre “petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués” de Béatrice Millêtre, docteur en psychologie et psychothérapeute. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël, je pense être surdoué et je compare les éléments de ma vie aux caractéristiques des surdoués.

Chapitre 7 – Un peu de neurophysiologie

 

1- Il y a un emplacement spécifique dans le cerveau humain pour chacune de ses fonctions !

 

Le cerveau humain est constitué de deux parties appelées les hémisphères droit et gauche. Entre les deux, il y a le corps calleux qui permet aux deux zones d’échanger des informations entre elles. Chaque fonction humaine, telles la motricité, le raisonnement, la mémoire, les sensations corporelles, le langage, l’écriture, la vision, l’audition, le goût … est attribuée à une aire du cerveau.

Ce qui fait la différence entre normo-pensants et surdoués dans le cerveau !

Ce qui fait la différence entre les surdoués et les non surdoués, c’est l’emplacement du centre de raisonnement dans la partie droite ou gauche du cerveau. Et suivant sa situation, cela change du tout au tout. Car chaque hémisphère confère sa spécificité au centre de raisonnement. Physiologiquement, il est impossible à une personne raisonnant séquentiellement (non surdouée) ou globalement (surdouée), de changer son mode de raisonnement en un autre. Un surdoué ne peut pas devenir normo-pensant et un normo-pensant ne peut pas devenir surdoué.

Le cerveau du normo-pensant !

Pour les personnes normo-pensantes, le centre de raisonnement est situé dans l’hémisphère gauche du cerveau. D’où l’une des appellations de “cerveau gauche” des gens non surdoués. La partie gauche du cerveau traite des éléments séparés, d’une logique rationnelle et séquentielle. Sa fonction est de répondre à la question “comment” et tente de résoudre les problèmes en répondant sur un mode binaire. Passer de l’abstrait au concret, dans le but faire des choses. Elle gère le verbal (mots, parole), les nombres, le temps, les concepts, les détails. Et va donc se spécialiser et mettre en place des habitudes (répétitivité, routine). Se raccroche à ce qui lui est connu et concret.

Le cerveau du surdoué !

Pour le surdoué qui pense de façon globale et en arborescence, son centre de raisonnement est situé dans son hémisphère droit. D’où l’une des appellations de “cerveau droit” du surdoué. Le côté droit du cerveau traite les informations de manière globale et les situe les unes par rapport aux autres, comme si elles étaient en arborescence dans l’espace. Sa fonction est de répondre à la question “pourquoi”, en passant du concret à l’abstrait. Il analyse des faits pour en tirer des règles.

Le fonctionnement du cerveau du surdoué !

L’intuition, l’anticipation, l’impulsivité. L’imagination, la créativité. L’inventivité, les associations d’idées originales, les comparaisons, les figures de style du langage (analogie, métaphore, euphémisme …) font partie de son fonctionnement. Il est sur un plan non verbal, diffus, hors du temps. Holistique dans le sens où il ne peut pas se contenter de rester sur un sujet et est obligé d’étudier les domaines connexes pour comprendre. Il a une vue d’ensemble et voit tout ce qu’il y a autour d’un sujet. Il est orienté vers l’expérience, les émotions, les perceptions, la réflexion, les solutions, la nouveauté, l’inconnu, la complexité.

 

2- Un cerveau structurellement différent !

Pour plusieurs raisons, le cerveau du surdoué serait beaucoup plus rapide que celui des normo-pensants d’après des études scientifiques. Je ne rentrerai pas dans le détail de toutes ces pistes dans cet article. Les informations que j’ai récoltées sur Internet devront être vérifiées ultérieurement. J’en suis au stade de découverte pour l’instant. Donc je me laisse un peu de temps pour explorer globalement. J’espère que je ne diffuse pas trop de bêtises.

Donc les différences du cerveau des surdoués :

  • Une vitesse de déplacement de l’information, l’influx nerveux serait plus rapide.
  • Le surdoué serait capable d’utiliser plusieurs parties de son cerveau en même temps.
  • L’organisation neuronale en réseaux permettraient l’utilisation simultanée de plusieurs raisonnements en parallèle. Lors d’un raisonnement, plusieurs zones du cerveau sont sollicitées en même temps.
  • Ces trois premières caractéristiques auraient donc un effet démultiplicateur sur la vitesse de raisonnement.
  • Ce cerveau fonctionnerait en permanence sans discontinuité.
  • Le corps calleux entre les deux hémisphères du cerveau, serait plus dense chez le surdoué. Permettant des connexions plus rapides et nombreuses entre les deux côtés.
  • Les réseaux neuronaux seraient plus denses à certains endroits du cerveau, conférant une vitesse de transfert d’informations plus grande.
  • Il utiliserait mieux que les autres sont cortex préfrontal, la partie du cerveau qui gère son attention et son contrôle de soi. Le cortex est l’enveloppe périphérique du cerveau. Pourtant, on dit que le surdoué peut être sujet à des troubles de l’attention ou avoir des difficultés pour se concentrer.
  • L’épaisseur du cortex et son évolution lors des premières années de vie aurait aussi un rapport avec la surdouance.
  • Il y aurait aussi un fonctionnement hormonal différent dans le cerveau des surdoués. Ces hormones (sérotonine et ocytocine) auraient le rôle de neurotransmetteurs dans le cerveau. Cela aurait une influence sur le sommeil, l’hypersensibilité, l’empathie, l’angoisse, la consommation énergétique du cerveau et l’apparente jeunesse physique en vieillissant.
Le cerveau du surdoué
Le cerveau du surdoué

Un peu d’humour décalé de surdoué pour finir !

Voilà tout ce que j’ai rapidement pu trouver, afin de rester synthétique. Je trouve que ça fait beaucoup de différences. A un tel point, de me demander si l’on parle de la même race d’humain ? Ça nous fait une belle jambe d’avoir une cervelle pareille ! Ah l’humour, naturel chez le surdoué ou mécanisme de défense ? Maintenant, je comprends mieux pourquoi les psychologues spécialistes de la surdouance disent que “ le cerveau du surdoué est câblé différemment”. Je pense qu’il serait intéressant d’écrire un article sur les différents types d’intelligence. En particulier pour comparer l’intelligence des surdoués et des normo-pensants. En effet, j’ai l’intuition que certains surdoués seraient moins intelligents que certains normo-pensants. A étudier.

A demain pour un sujet surprise !

Si vous le souhaitez, je vous invite à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous, en particulier pour m’aider à compléter mon article. Je vous souhaite une journée brillante comme vous !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

Cliquez ici pour voir l’article précédent sur mon défi de 100 jours de témoignages de surdoué !

Cliquez là pour lire l’article suivant.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

2 thoughts on “Défi J27/100 Le cerveau du surdoué !

  1. J’ai aussi l’intuition que certains surdoués sont moins intelligents que certains normo pensants. Peux tu développer? d’où te vient ton intuition? as tu pu faire des recherches là dessus? serait-ce simplement des surdoués qui se fondent dans la masse?

  2. Bonjour Raphaël et Bonjour LIlou,
    Ce n’est pas une intuition mais une réalité à appréhender avec une certaine prudence toutefois.
    Dans certaines circonstances, un surdoué peut-être très nettement moins compétent et plus lent qu’un “normo-pensant”.
    Et je suis représentatif de ces personnes : un traumatisme à 5 ans et un divorce à 45 ans, sans parler du faire d’avoir été diagnostiqué très tard (ou très récemment) et vous obtenez un surdoué très lent et qui a du mal à vivre, entre autres sur le plan professionnel.
    Ca ne m’a pas empêché quand j’étais ado puis au lycée d’être le 1er en espagnol, en latin, en maths, en “éducation manuelle et technique”, puis après d’être professeur de piano et de théorie avec 4 ans de cours, d’être responsable informatique et gestionnaire de réseau informatique en entreprise avec pourtant un bac littéraire (j’ai appris par moi-même) et j’en passe.
    Mais le divorce, une fois surmonté et pourtant à ma demande, a ravivé les traumatismes d’enfances et les suggestions négatives quotidiennes auxquelles j’avais droit : on n’a pas toujours des parents qui nous soutiennent.
    Donc à présent je viens d’être diagnostiqué “hpi avec tsa” même si personnellement je ne vois que les tsa. Dans la mesure où je serais hpi, d’après 2 psy dont l’une l’est aussi (et bientôt le test Wais 4), il me faudrait apparemment reconsidérer mon passé pour en revenir à mes capacités naturelles.
    Je viendrai l’écrire sur ce blog quand je serai de nouveau spontanément efficace.
    En espérant que mon point de vue vous ait donné quelques informations.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.