Défi J30/100 La tristesse de surdoué !

La tristesse du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Aujourd’hui, je me sens triste et démotivé en me levant. Est-ce que je vais réussir à me sortir de ma tristesse de surdoué et à me sentir heureux comme j’aime tant. Me sentir bien et communiquer ma bonne humeur autour de moi. C’est ce que je vais essayer de faire pendant que j’écris cet article, en direct. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je me compare à un surdoué pour voir si je le suis vraiment. Quand je suis en forme, je suis convaincu d’être surdoué. Mais quand je ne vais pas bien comme aujourd’hui, j’en doute et je remets tout en question.

Ma tristesse de surdoué, l’élément déclencheur ?

Je ne vais pas remonter aux origines de ma tristesse de surdoué maintenant. Mais globalement, elle a toujours été présente chez moi. Sinon pour faire plus récent, je pense que ça a commencé avec l’article que j’ai publié hier. J’ai commencé à l’écrire la veille et je me suis couché à 1h du matin avant-hier soir. Puis levé à 6h, parce que j’avais un rendez-vous professionnel à 8h. Je n’ai pas suffisamment dormi et rechargé mes batteries. J’ai forcé. J’ai eu beau me coucher à 20h hier soir et dormir dix heures. Je me suis mis dans un sale état et je n’arrive pas à remonter la pente avant plusieurs jours.

Mais pourquoi je me sens triste aujourd’hui ?

C’est une question que je me pose sans arrêt. Mais là, je n’arrive pas vraiment à savoir précisément. Tout est flou et forme un ensemble. C’est à cause de tout ce qui ne va pas dans ma vie en général. Je fais un gros lot et finalement je gagne le gros lot, la tristesse, la morosité. Un sentiment ambiant qui me plonge dans une dépression, un temps sans intérêt. A faire semblant devant les autres. Mais je vois bien la différence en moi. Et ce fossé me rend encore plus triste.

La tristesse de surdoué, un mal être global, diffus !

C’est à cause de tout, ma vie sentimentale, une expo de peinture incertaine, pas assez de revenus pour faire ce qui me passionne, l’alimentation moderne qui me révulse et me révolte. Je me sens submergé par les relations, les informations et je suis las. J’ai l’impression de bugger, ne plus rien supporter. Alors que j’allais plutôt bien il y a quelques jours. Et je suis sûr que dans quelques temps j’aurai retrouvé ma joie de vivre et mon énergie. C’est cyclique chez moi. Ces hauts et ces bas, qui oscillent autour d’un axe. Les montagnes russes, si vous préférez.

 

Je joue au dur mais en fait, je suis fragile !

Je ne sais pas pourquoi, je fais ça. Je résiste à tout, en étant dans l’hyper-contrôle, et à un moment je craque. Pourtant au moment où je résiste, je me sens fort, je ne ressens rien de bien méchant. J’arrive à tenir. Je ne me laisse pas me décourager. Je résiste à la douleur physique (angine, tendinite, blessure). Résistant aux critiques. Quand j’en reçois, je fais du rentre dedans, je passe outre ou j’encaisse et accumule. Très endurant au sommeil en travaillant tard et à la faim quand je me sens complètement absorbé par ce que je fais. Et à la fatigue quand je suis dans un challenge. Mais je ne me rends pas compte de l’état dans lequel je me mets, en agissant de cette façon. J’oublie d’écouter mon corps et de le préserver car je me coupe de lui.

Et je craque, tout s’écroule autour de moi !

Au bout d’un moment, mon corps dit stop, il s’arrête. Et il n’a plus d’énergie et de motivation. Je n’ai plus envie de rien faire. Je ne trouve plus aucun intérêt même à mes passions. Pourtant, je pense vraiment avoir trouvé ce qui me passionne et ce dont j’ai besoin dans ma vie, peinture, relations, bloggeur, sport, pour faire court. C’est dire l’importance du problème que je rencontre si tout ce que j’ai construit s’écroule. J’ai l’impression que tout est faux. Tout ce qui est autour de moi ne tient plus debout, s’effrite, tombe.

 

Je ne veux pas en rester là, sinon autant mourir tout de suite !

Il y a une force ultime en moi qui me dit, “ ça ne se passera pas comme ça, ce n’est pas ça qui me fera abandonner, foutre en l’air tout ce que j’ai mis autant de temps et d’énergie à construire avec certitude et amour. Je ne vais pas me faire avoir par le côté obscur de ma force.” Oui je pense que si je suis surdoué, il y a le revers de la médaille. Que je dois apprendre à connaître et dompter. J’ai de la chance de me rendre compte de cela. Et d’avoir encore un peu de force pour me sortir de là. C’est comme une fois arrivé au fond de la piscine, il n’y a plus qu’à donner un petit coup de pied, au bon moment, pour remonter à la surface. Où je crois me noyer, le temps s’arrête, spectateur de mon malheur, j’attends le moment idéal pour inverser la situation.

Je décide de transformer ma tristesse de surdoué en joie de vivre !

Oui, quand je vois que de nombreuses fois j’arrive à inverser mon état d’âme, de négatif à positif, je me sens plus fort et je suis fier de moi de pouvoir m’en sortir ainsi. Aujourd’hui, il fait froid et le soleil brille. Si le soleil brille, pareil à lui-même, intact, aussi brillant qu’avant, et après tous ces jours de grisaille, pourquoi n’en ferais-je pas autant ? Il suffit d’écarter les nuages. Ou même d’élever mon niveau, de me placer au-dessus des nuages pour voir mon soleil. Je pense être une personne solaire. Le soleil m’apporte tellement de bien-être, d’énergie. Il améliore mon moral, ma santé. Voici à quoi je dois faire face dans mon quotidien. Me sentirai-je bien ou pas ? Ça prend beaucoup d’énergie.

Je me prends en main dès maintenant à 10h16 !

Ça ne se passera pas comme ça ! NON ! Je ne vais pas encore me laisser avoir par cette partie triste de moi. Ou peut être a-t-elle quelque chose à me dire. J’écris chaque jour en anglais dans mon journal intime. Et cette nuit, j’ai fait des rêves qui m’ont bouleversé et me posent des questions. J’ai tout bien noté. Mais je ne peux pas tous les jours de ma vie être en mode introspectif. Ce n’est pas constructif, je n’avance pas dans mes projets à ce rythme là.

Je ne suis pas parfait, je l’accepte !

Je commence à écrire mon article en prenant en compte ce que je ressens, ma tristesse, ma démotivation. Par la même occasion, j’en profite pour vous dire que si je peux paraître parfait aux yeux de certains comme j’ai déjà entendu dire, je ne le suis pas. Je fais mon possible pour être bien quand je suis avec d’autres personnes. Mais une fois seul chez moi, je vis des mini drames intérieurement. Je déconstruis et reconstruis le monde dans ma tête. Je commence à accepter que je ne suis pas parfait. Quand je décide de ne pas être parfait, cela me fait du bien et je sens la pression en moi retomber. Mais je suis le seul à me mettre de la pression en ce moment, car je n’ai pas de patron. En fait je me mets tout seul la pression, tout le temps.

Au programme aujourd’hui !

Donc, j’écris un article sur le sentiment de tristesse que je ressens parce que j’ai besoin de vérité, d’authenticité. Avec moi-même et très important avec vous aussi, qui me lisez. Cela ne sert à rien si je ne fais les choses que pour moi. En même temps que j’écris d’un seul trait cet article, j’écoute de la musique sur YouTube pour m’impulser un dynamisme rythmé. Et en anglais, pour m’améliorer. J’ai commencé aussi ma séance de sport au début, toujours pour impulser à mon corps un dynamisme. C’est comme démarrer les anciennes voitures, il fallait donner quelques tours de manivelle pour faire tourner le moteur. Mais j’ai arrêté mes mouvements car je me sens tellement bien à écrire que je ne veux surtout pas casser mon rythme.

 

Adieu tristesse de surdoué ?

C’est vrai, j’écris sans m’arrêter, j’ai l’impression d’être sur une vague. Je me sens inspiré, cela vient facilement, que ce soit les idées qui s’enchaînent ou les mots qui sonnent juste à mon oreille. J’ai complètement oublié que je me sentais au fond d’un trou. Je me sens porté par quelque chose. Serait-ce le flow tant recherché dont parle certaines personnes en ce moment ? C’est à la mode. En tout cas, je sais que j’aime être dans cet état que la peinture et la pratique du sport dynamique me procurent. Grâce à mon blog, je découvre une nouvelle façon d’atteindre cet état spécial. Je me sens lancé sur une nouvelle dynamique. Sorti de ma grotte. Il est 11h24. Pouvoir de la pensée, de l’écriture, de la suggestion, de la musique, du sport ?

Instabilité émotionnelle !

Publier mon article. S’il y a du soleil, faire du sport sur les quais du Rhône. Sinon finir ma la séance de sport en musique chez moi. Aller au vernissage d’une galerie avec deux amis. Chanter des chansons en anglais. Le soleil apparaît et disparaît sans cesse. J’en ai marre de sentir mon moral dépendant de mon environnement extérieur. Aujourd’hui, je n’arrive pas à trouver mon ancrage intérieur habituel qui me permet de rester stable. J’ai peur de retomber dans mes dépendances sexuelles et affectives, mes achats compulsifs.

Après manger, bilan mitigé !

Je viens de déjeuner et je sens que mon énergie est déjà retombée. Serait-ce la digestion ou le froid ? Ou est-ce que je tombe à nouveau dans ma tristesse de surdoué. J’ai besoin de faire une sieste, ou quelque chose de bougeant pour me réveiller. Mon corps est comme une pompe. Mettre en action mon corps met en action mon moral. Je dois faire des efforts pour relancer ma machine. Alors qu’en général quand je vais bien, je me réveille en pleine forme et avec un moral d’acier. Puis je fais mes activités énergiquement, avec entrain.

Me mettre en mouvement pour sortir de ma tristesse de surdoué !

S’il y a une leçon que j’ai tirée de mon expérience de “Caliméro” ou de tristounet raplapla, c’est que rien ne vaut le fait de faire un premier petit pas, une petite action. Par exemple, un trait sur une feuille blanche, quelques mouvements avec mes bras, écouter une chanson. Généralement, ça me donne envie de continuer. Du coup, je me sors de ma torpeur.

Je vais quand même un peu mieux !

Mais je dois prendre plus soin de moi. Voilà pour aujourd’hui. J’ai trouvé important de parler de mon ressenti pour montrer la difficulté que je rencontre très souvent dans ma vie. De façon cyclique. J’ai remarqué que cela arrive beaucoup aux surdoués autour de moi , c’est aussi ce que disent les psychologues spécialistes de la surdouance. Important aussi pour moi de montrer mes faiblesses, ma vulnérabilité. Malgré toutes mes forces, je me sens par moments très fragile. Moi qui avais l’habitude de toujours forcer, faire semblant et prendre sur moi. Je dois briser les carapaces que je me suis construites pour me protéger du monde extérieur.

La tristesse du surdoué
La tristesse du surdoué !

Ça se fête, un mois de défi d’un article par jour !

J’allais l’oublier. Je n’ai pas l’habitude de me féliciter, mais il paraît que c’est bon de le faire. Depuis 30 jours, j’écris un article par jour dans mon blog surdoué ou pas surdoué que j’ai créé il y a un mois et une semaine. Bilan. Un peu fatigué par le rythme que je me suis imposé. Je devrais écrire des articles plus courts. Mais je n’y arrive pas, j’ai tellement de choses à dire. Des sujets plus légers les prochaines fois ? En tout cas, je vois déjà mon objectif final. A la fin de mon défi de 100 jours, j’aurai écrit 100 articles de 3 à 5 pages, soit 300 à 500 pages. Je les regrouperai dans un livre numérique que j’offrirai sur mon blog. J’aurai réalisé mon rêve d’avoir écrit mon premier livre. Un livre témoignage.

La fameuse tristesse du surdoué !

J’imagine que cet article vous aura parlé si vous l’avez lu jusqu’ici. J’espère bien trouver des solutions pérennes, un jour, pour éviter d’avoir un moral en montagnes russes. Ça me donne envie de lire le livre “Bonjour tristesse” de Françoise Sagan. Je me demande si elle n’était pas surdoué, à moins que ce soit déjà reconnu. Au fait, il paraît qu‘il est normal que le surdoué soit sujet à la tristesse et qu’il ait des hauts et des bas. Il va donc falloir faire avec. C’était la surprise finale. Une prochaine fois je ferai un article sur la joie du surdoué, l’optimisme du surdoué, l’énergie du surdoué, que des sujets positifs.

Et pour vous ?

Qu’en est-il de votre quotidien, de vos semaines et de vos mois ? Avez-vous remarqué des cycles liés à votre moral ? Vous pouvez le noter dans les commentaires ci-dessous. 

Je vous dis à demain dans un nouvel article et vous souhaite une journée plutôt en haut des montagnes russes !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main ! Et apprenons à cultiver notre joie de vivre !

Cliquez ici pour voir l’article précédent sur mon défi de 100 jours de témoignages de surdoué !

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Author: Raphael

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