Défi J92/100 La stigmatisation du surdoué !

La stigmatisation du surdoué, ce n'est pas écrit sur mon front

Temps de lecture estimé : 4 à 6 minutes.

Aujourd’hui je voudrais parler de la stigmatisation du surdoué. Après avoir parlé des risques de se dévoiler aux autres, je vais dire pourquoi il est important de se savoir surdoué. Pour certaines personnes en souffrance psychique, cela peut être vital. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

Le sujet de la stigmatisation du surdoué !

Je pense que le sujet est vaste et je n’en aborderai qu’une partie en partant de mon point de vue et de mon expérience. J’ai choisi ce sujet car ce matin nous en avons parlé avec une coach zèbre que j’ai rencontrée à un des meet-up pour entrepreneurs auxquels je vais. En employant le mot “victimisation”, à mon avis aussi en lien avec le phénomène de “ghettoïsation”. Pourquoi avons nous parlé de ça ? Parce que je pense qu’il est important pour un surdoué qui rencontre des problèmes dans sa vie, de savoir qu’il est surdoué. C’est en effet en le sachant qu’il trouvera la clé pour résoudre ses problèmes et non en se comparant à la norme. Car le surdoué est par définition hors-norme. Malheureusement, la coach voyait plus le côté stigmatisant, car en pointant du doigt la surdouance on risque aussi de pointer du doigt les surdoués.

 

Il est essentiel de savoir que l’on est surdoué !

Personnellement, je pense qu’il est primordial pour une personne à haut-potentiel, de bien se connaître. De savoir utiliser ses capacités, ses caractéristiques, plutôt que de les subir, et d’essayer de les changer en voulant ressembler aux autres et faire comme eux. Tous les zèbres n’ont pas la chance de bien se connaître, d’être épanouis et heureux. Loin de là. Pourquoi passer toute sa vie à apprendre à se connaître sans savoir le plus important ? Alors qu’en se sachant surdoué et en étudiant la surdouance, on peut progresser plus vite et gagner dix ans de thérapie. J’ai déjà écrit un article sur l’importance de se savoir surdoué.

Il existe un mode d’emploi pour les surdoués, si si !

J’ai souvent lu et entendu dire que les surdoués avaient l’impression de ne pas avoir eu le mode d’emploi de leur cerveau. Et qu’ils auraient bien aimé en avoir un, ça leur aurait évité beaucoup d’écueils, de gâchis, de perte de temps. J’ai une bonne nouvelle, il existe réellement des modes d’emploi pour les surdoués. Il s’agit de toutes les publications au sujet des surdoués. Les livres physiques, les associations qui proposent des rencontres et des conférences. Les coachs et les thérapeutes. En version dématérialisée sur Internet, vous avez des vidéos (témoignages, reportages, conférences, coaching, conseils de thérapeutes …). Puis des livres téléchargeables, des articles dans des sites et des blogs, des témoignages. Il est aussi possible d’entrer en interaction avec les personnes qui ont produit ces documents, mais aussi avec d’autres zèbres lambda. Il y en a à foison, de qualité inégale et pas toujours structurée.

Le problème posé par la stigmatisation du surdoué !

Le fait de mettre dans des personnes des catégories peut poser des problèmes d’éthique, de valeur. Certaines personnes se sentent gênées. Et cela peut creuser un fossé déjà béant entre les surdoués et les normo-pensants. En effet, je vois la possibilité d’un effet stigmatisant décuplé. Cela vaut-il le coup de franchir le pas ? Au bénéfice de son propre bien-être ou de vouloir faire évoluer la société en vue de la reconnaissance des zèbres par les autres. Y a-t-il un danger à catégoriser des personnes ? L’histoire nous a montré tout le mal que la classification des humains a pu engendrer. Racisme, guerres de religions, exclusion des malades, des personnes handicapées. Parallèlement, des minorités ont réussi ou commencé à s’extraire de leur situation tabou, en se rendant visibles, en parlant, en ne se cachant plus.

Sentez-vous libre de faire ce que vous voulez avec votre surdouance !

Alors bien ou mal de se présenter aux autres comme surdoué ? Au travail, en famille, aux amis. Ou alors, parler de ses capacités et de son fonctionnement. Mais ça fait prétentieux. Ou seulement à quelques personnes choisies stratégiquement. Il y aura toujours des gens pour ou contre, quoi que l’on fasse. Je pense que l’essentiel est de pouvoir être naturel, soi-même, franc, épanoui et heureux. Et si cela passe par le coming-out du surdoué, qu’il se sente libre de le faire. Et si un autre surdoué pense le contraire qu’il reste anonyme. Chacun fait de son mieux et comme il pense qu’il est mieux qu’il fasse.

Est-il positif ou négatif de catégoriser ?

Ou de donner un nom, une définition, de classifier, de mettre les gens dans des cases. Je connais des personnes qui ont horreur de se sentir dans une case. Sans rentrer dans les détails, les humains ont l’habitude de comparer, d’analyser, afin de pouvoir situer les choses et les personnes, les unes par rapport aux autres dans le monde. Certains diront que “ce n’est pas bien, qu’il ne faut pas comparer”. Mais que voulez-vous faire, puisqu’il s’agit du fonctionnement du cerveau humain qui appréhende l’environnement par rapport à ce qu’il connaîtParfois cela peut être excessif et n’aide pas à accéder au mieux être ou à avancer. Pour d’autres personnes, il s’agit de leur métier, c’est leur rôle. Elles sont payées pour comparer, comptabiliser, faire des statistiques, contrôler, calibrer, valider ou déclasser.

 

Un brin de militantisme en faveur des surdoués !

Si nous acceptons le fait que notre cerveau fonctionne ainsi à comparer, alors acceptons d’aller jusqu’au bout de notre raisonnement. Appelons un zèbre, un zèbre et pas un “gens normal”. N’ayons pas honte, ni peur. A qui faisons-nous du mal ? Est-ce une insulte ? Faisons-nous peur aux autres ? Et si notre vie était en danger en continuant à ne pas vouloir savoir, à se voiler la face. Oui beaucoup de surdoués sont en danger car ils ne savent pas quelle est l’origine de leur mal-être. Ils se croient fous et les médecins mal renseignés les traitent comme des malades en les “médiquant”. Au lieu de leur apprendre à se connaître et à utiliser leur cerveau.

Pourquoi vouloir nier la souffrance des surdoués ?

Quand j’entends les gens me dire : “mais ça sert à quoi de savoir et de dire qu’on est surdoué ?” Moi j’entends : “franchement je pense que ça sert à rien de se savoir surdoué et d’en parler“. Je suis sûr qu’il y a des zèbres qui ont été et sont dans une telle souffrance psychique qu’ils ont mis fin à leurs jours ou vont le faire. Rien que de savoir ça, ça me fait frémir. Moi, si je tiens ce blog pour les surdoués, c’est pour ne plus jamais oublier que je suis surdoué et ne plus retomber dans les souffrances que j’ai traversées. Que je ne souhaite à personne.

Combien de surdoués sont en thérapie ?

Le fait que ces surdoués vont consulter des psy “la moitié de leur vie” veut bien dire quelque chose. A une rencontre entre zèbres, j’ai posé la question : “qui a déjà consulté un psy ?”. 90% de oui. J’ai personnellement déjà pensé à me détruire, me faire du mal, me supprimer. Je ne l’ai pas fait, plusieurs raisons me retenaient. Mais si je n’avais pas eu ces raisons, je ne serais peut-être pas là pour rédiger cet article.

Dire à une personne qu’elle est surdouée !

Pour moi, ne pas dire à une personne qui souffre qu’elle est zèbre, c’est de la non-assistance à personne en danger. Ensuite le dire à des personnes qui cherchent des réponses ne peut que les aider. Encore faut-il qu’elles soient prêtes à l’entendre. Si ce n’est pas le cas, elles y repenseront le moment venu.

C’est en parlant qu’on va résoudre nos problèmes !

Pourquoi faire semblant et se cacher ? Quand on voit comment se sont déroulées les histoires des minorités, on a tout intérêt à en parler de façon banale et naturelle. Pour faire passer le message, faire rentrer dans les moeurs la surdouance. En parlant de ce sujet, on se rend compte que tout le monde a dans son entourage des zèbres, adultes ou enfants.

 

Mon rêve de Bisounours !

Je rêve d’un monde où chacun pourrait s’habiller comme il veut et même en désaccord complet avec sa corporation professionnelle, son statut social, son âge. Tenues, coiffures, maquillages toutes époques et toutes ethnies confondues en même temps. D’un monde sans codes de classes sociales et sans frontières. Non que je veuille gommer les identités, car je suis pour la mixité, les mélanges, les métissages, la diversité. Un monde plus libre, sans jugement, avec plus de couleurs, de joie, d’originalité. Moins d’uniformité, de conformisme, de banalités. Chacun exprimerait avec enthousiasme ses caractéristiques, son identité, ses talents, ses particularités, en les mettant en valeur.

Je suis pour l’épanouissement des surdoués !

Il n’est plus permis qu’un enfant zebrounet soit mis à l’écart à l’école, qu’on le tabasse, le maltraite, l’insulte, parce qu’on le trouve bizarre, trop intelligent. Pareil pour les adultes à haut-potentiel dans les entreprises. Chacun devrait pouvoir choisir et trouver sa place. Soit dit en passant, ça devrait être ainsi pour tout le monde. C’est d’une logique implacable. Une personne épanouie donnera plus dans son job, s’investira plus, portera les projets plus loin qu’une personne éteinte, non reconnue, limitée, rejetée. Au contraire elle sera un boulet pour l’entreprise, pour la société, pour elle-même. Libérons le potentiel des surdoués, hpi, hpe, zèbres, caméléons, génies, profils atypiques, haut-potentiels, surefficients mentaux, polymathes, polyhistors … J’ai écrit un article sur les différents termes pour désigner les surdoués, employés dans le monde dans cinq langues.

Stigmatisation des surdoués, où est le problème ?

Finalement, avec un état d’esprit positif, je ne vois pas où est la stigmatisation des surdoués. Où est le problème ? Pour moi, les personnes qui ont un problème avec ça sont celles qui ne veulent pas en parler. Elles ne veulent pas voir que la surdouance peut poser des problèmes mineurs, médiums, majeurs ou mortels dans le pire des cas. Pourquoi le surdoué souffrant serait-il obligé de justifier sa souffrance auprès des autres qui le nient ? Laisse tomber Raphaël, les normo-pensants ne comprennent rien. “C’est pourtant simple” d’après eux, “yaka et “moi je”. A quoi bon se battre ? Autant avancer dans mon coin sans faire de vague et je reviendrai plus tard, ayant acquis estime de moi, confiance en moi, une stabilité mentale indétrônable.

La stigmatisation du surdoué, ce n'est pas écrit sur mon front
La stigmatisation du surdoué, ce n’est pas écrit sur mon front !

Un article un peu piquant !

Je m’aperçois que cet article a pris la tournure d’un coup de gueule. Je dois sûrement en avoir besoin, avec un brin de révolte en moi, de violence. Ça me prouve une chose, ma détermination, mon affirmation de moi-même. Je vais continuer sur ce chemin avec ce blog pour les surdoués. Je pense que ce n’est pas encore fini et je verrai bien où cela me mènera.

Des questions pour vous !

Après avoir lu mon article, je voudrais bien savoir ce que vous pensez. Vaut-il mieux qu’un surdoué soit au courant de sa surdouance ? Faut-il dire à une personne qu’elle est peut-être surdouée ? Est-il judicieux de parler de sa zébritude à son entourage ? Ensuite, vous concernant, où en êtes-vous ? Avez-vous fait votre coming-out zébré ?

Si cet article vous a plu, merci de le liker, de le partager ou de mettre un commentaire ci-dessous.

Je vous souhaite une journée authentique avec vous-même et votre entourage. Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

2 thoughts on “Défi J92/100 La stigmatisation du surdoué !

  1. Bonjour !!
    Je te comprends. Se dévoiler ou se cacher sont des options, toutes deux légitimes. C’est ni mal ni bien. Se cacher peut aussi s’éviter une mise à l’écart..et cependant, cela brouille aussi beaucoup la vision tu renvoies aux “les normo-pensants”. L’essentiel est de ne pas en souffrir. Ton blog est génial et utile, nous en avons parlé. Tu parles au nom de tous et chacun se reconnaît dans ce que tu vis. Nous avons eu cette conversation.

    1. Bonjour Manuelle. Content de te lire. En effet c’est un sujet en soi. Et surtout il faut se sentir bien avec la décision que l’on prend. Et en même temps, savoir braver ses peurs, qui ne sont pas forcément là pour nous aider, mais pour nous montrer que c’est là qu’on a envie d’aller. Je comprends aussi ta démarche de coach et je dirais de thérapeute que je sais adopter pour écouter la souffrance du surdoué. Je ne suis pas toujours aussi fonceur, je m’adapte aux personnes. Mais j’ai tellement envie de partager, ça me donne de l’énergie, de l’enthousiasme que je veux communiquer. Et je sais bien que tout est plus complexe que ce que j’écris et que ce qu’on pense. Même si j’utilise des raccourcis dans mes articles. J’ai décidé de ne plus être parfait, de mettre parfois les pieds dans le plat. C’est ce qui m’aide à avancer et à écrire mes articles, que je vois comme un questionnement, pour ouvrir le débat. A très bientôt Manuelle. Merci beaucoup pour ton commentaire. Bonne journée. Raphael

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