La paralysie du surdoué !

La paralysie du surdoué

Défi 2 – La paralysie du surdoué !

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Bonjour ! Aujourd’hui je vais parler de la “paralysie du surdoué” que je ressens depuis plusieurs jours. Je n’arrive plus à prendre de décision, à passer à l’action, je n’ai plus d’énergie. J’emploie le mot “paralysie” pour parler d’une situation de blocage. Et je dit “du surdoué” car j’ai le pressentiment que c’est quelque chose de particulier au surdoué. En tout cas je sais que c’est un réel problème pour beaucoup de zèbres que je connais. En lien avec les oscillations émotionnelles du zèbre car cela revient de façon cyclique. Cela arrive aussi à des normo-pensants.

J’espère que vous allez bien. Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog surdoué.e ou pas surdoué.e. Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’ai décidé de ne plus rester sur un constat d’échec.

Comment je vis ma paralysie du surdoué !

Je ressens cette paralysie du surdoué depuis quatre jours !

Je n’arrive pas à me mettre au travail. Ecrire un article, je ne peux pas. Je peux jeter la liste de presque quarante sujets d’articles que j’avais écrite pendant la rédaction de l’article de lancement de mon deuxième défi. Aucun ne m’inspire vraiment et j’ai l’impression que je n’y crois plus. Que m’arrive-t-il ? J’ai envie de dormir tout le temps, je me sens vidé de mon énergie. Je me sens mal dans mon corps. Faire quelque chose me demande plus de volonté que d’habitude (lire mon article sur la réserve de volonté du surdoué). Si je m’écoutais complètement, je laisserais tout tomber, j’irais me coucher comme la “Belle au bois dormant” et seul le prince charmant serait en mesure de me réveiller. Heureusement que je ne me sens ni triste, ni déprimé.

J’ai l’impression de perdre mon temps à cause de cette paralysie du surdoué !

Je laisse le temps filer entre mes doigts qui sont pourtant en or. Il est 16h, j’écris pour la deuxième fois cet article, le premier sujet ne me satisfaisait plus. Puis j’ai fait une longue sieste alors que j’ai beaucoup dormi cette nuit et me suis réveillé tard. Pour sûr, je ne force plus, ne persévère plus comme avant, j’ai l’impression de me laisser un peu aller. Une petite voix dans ma tête me dit que j’ai bien mérité de me reposer et qu’après tout, ce sont encore les vacances. Le mois d’août me dit de me relaxer, de prendre du bon temps. Entre peindre, écrire un article, alimenter mes comptes de réseaux sociaux, réaliser des achats de matériel, je finis par faire une sieste dans le canapé. Pire encore, je continue ma sieste bien après que l’alarme fixée ait retenti.

Je cherche à comprendre ma paralysie du surdoué !

Pourquoi suis-je dans une phase de paralysie du surdoué ?

Non, ça ne peut pas m’arriver maintenant alors que je viens juste de me lancer dans un nouveau défi pour mon blog “surdoué”. Je viens aussi de me lancer un défi dans mon blog d’architecture et je travaille sur de nouveaux projets artistiques. A l’approche de la rentrée de septembre j’ai fait un bilan et je me suis fixé de nouveaux objectifs pour chacune de mes activités. J’ai bien fait attention de ne pas mettre la barre trop haut, ne pas être trop exigeant avec moi-même, en prenant bien en compte mes limites temporelles et physiques. Je ne pense pas que ce soit le fait d’avoir plusieurs projets qui me bloque.

Quand a commencé ma paralysie du surdoué ?

Je reviens de trois jours de vacances avec ma soeur et son fils (tous les deux zèbres) chez mes parents à la campagne. C’est depuis le premier jour que je me sens paralysé. J’ose dire que je n’aime pas vraiment aller à la campagne chez mes parents car je m’y ennuie, loin de toutes mes occupations. Même si j’amène du travail avec moi, je ne fais rien. Je pourrais m’occuper à faire des travaux mais une torpeur m’ankylose. Je crois que c’est le fait de me retrouver avec des personnes qui ne me comprennent et ne m’acceptent pas entièrement. Mon père, très conformiste alors que je suis anticonformiste, critique tout et n’essaie même pas de se mettre à ma place. Il fait la même chose avec ma soeur. Chaque fois que je me trouve chez mes parents, j’ai envie de ne faire que des siestes.

Ma paralysie du surdoué se prolonge !

Une fois de retour chez moi, ne devrais-je pas avoir retrouvé mon énergie et m’activer joyeusement dans mes projets ? Eh bien non, depuis mon retour il y a deux jours, je me sens toujours bloqué. Je suis à la limite de m’énerver, ce que j’aurais fait autrefois (lire l’article “l’énervement du surdoué” et “la colère du surdoué“). Maintenant je réagis différemment, j’observe.

La principale raison de ma paralysie du surdoué !

Je sens que quelque chose me bloque !

Je n’arrive pas à saisir ce qui ne va pas chez moi en ce moment mais je sens que quelque chose n’est pas résolu et me bloque. Cela pourrait bien venir de mon séjour chez mes parents. C’est impalpable, ce n’est pas concret et précis. Si je prends le temps de réfléchir, je suis sûr que je trouverai des tonnes de raisons de me sentir paralysé. Mais mon séjour avec mes parents est un bon indice, je fais confiance à mon intuition.

Importante prise de conscience !

Je viens de penser à quelque chose mais je ne sais pas si c’est la raison de ma paralysie du surdoué. J’approfondis tout de même. Je suis conscient que je ne corresponds pas à ce que mes parents attendent de moi, surtout mon père. Mais maintenant je resterai moi-même et ne ferai rien de ce qu’il veut que je fasse pour correspondre à cette image qu’il a de moi. Je n’obéirai qu’à moi-même, ni à mon père, ni à un père de remplacement. Je ne veux plus faire plaisir à mes parents, je ne serai plus jamais le fils idéal et jamais je n’aurai leur reconnaissance et leurs encouragements pour ce que je fais. Mes parents et moi devons faire le deuil de tout ça. Il est temps pour moi de trouver des modèles bienveillants qui m’inspirent et ne cherchent pas à m’imposer leur vision à tout prix.

J’espère que cette paralysie du surdoué ne va pas durer !

Tout ce que j’espère c’est que ça ne va pas durer comme autrefois où j’étais englué dans tant de problèmes dans ma tête que ma vie entière et moi-même semblions être un problème. Non je ne pense pas que cela dure, j’ai besoin d’un temps d’adaptation pour me réhabituer à ma propre vie, à mes activités, à mon rythme après ces trois jours chez mes parents. Je dois reprendre mes esprits après ces moments de tension familiale. Il se peut que j’aie été en mode “survie” pour me protéger. Je ne peux pas décemment qualifier mon père de personne toxique, c’est mon père et je crois que je tiens à lui, je l’aime, enfin je ne suis pas sûr de ressentir de l’amour pour lui. Je préfère être indifférent à ses critiques et à lui. Et la moitié du temps il est correct et gentil avec les autres et moi.

J’ai vécu la paralysie du surdoué pendant des années !

Pendant mon adolescence et ma vie de jeune adulte, je me souviens de cette lourdeur intérieure. J’avais trop de questions sans réponse. Je voyais tout comme des problèmes insurmontables, des situations angoissantes qui me demandaient des efforts surhumains. J’avais juste l’énergie pour travailler, chercher l’amour et survivre. Et tout projet professionnel, personnel ou artistique pour mon compte finissait par tomber à l’eau. S’ajoutant à la longue liste d’échecs et de rêves désormais inaccessibles. Savoir quoi faire de ma vie et trouver l’amour étaient mes deux plus grandes questions.

La paralysie du surdoué
La paralysie du surdoué !

Quelles sont les conditions pour être dans un état de paralysie du surdoué ?

Essayons de décortiquer tout cela. Aujourd’hui je pense savoir un peu ce qui peut m’entraîner dans une paralysie du surdoué. Voici une petite liste sympathique et réaliste, des astuces et recettes pour me mettre dans cet état de léthargie végétative :

    • M’entourer de personnes qui sont contre moi, mes idées, mes choix, mes valeurs, qui remettent tout ce qui me concerne en question. Pour les zèbres il pourrait s’agir de personnes toxiques, de normo-pensants qui ne veulent rien comprendre, de pervers, de pervers narcissiques, de manipulateurs. De personnes pessimistes, négatives, ou jalouses, de supérieurs hiérarchiques ou familiaux cherchant à avoir du pouvoir, les personnes à l’esprit fermé
    • Me trouver dans des situations ou des relations qui requièrent du temps, de l’énergie, de l’argent, de l’investissement personnel alors que normalement et sans cela ce ne serait pas nécessaire.
    • Pour résumer, être avec des personnes ou dans des situations qui drainent mon énergie sous toutes ses formes et mon temps alors que j’ai d’autres choses bien plus importantes et intéressantes à faire dans ma vie.
    • Avoir trop de choses à faire, trop de projets (voir mon article sur la dispersion du surdoué), trop d’envies, trop d’idées (voir mon article sur l’éparpillement du zèbre), trop de choses à penser, à gérer, trop de pression. Une sorte d’overdose, de saturation, de burn-out. Les fameux “trop” symptomatiques des zèbres.
    • Et parallèlement avoir trop de déceptions, pas assez de temps, d’énergie pour tout réaliser, pas assez de réussites sur lesquelles s’appuyer. Et des “pas assez” aussi symptomatiques des surdoués.
  • C’est aussi le fossé entre ces deux derniers points qui me paralyse beaucoup. La lucidité me fait voir trop loin dans le temps et dans l’avancement des projets. Je prends vite peur en voyant la masse de travail à accomplir alors que je n’ai même pas commencé à travailler sur ces projets. Je me démoralise et me démotive tout seul de façon inversement proportionnelle à mon auto-motivation de départ.

Comment sortir de ma paralysie du surdoué ?

C’est la question à un million d’euros.

    • Accepter mon état de paralysie. Partir d’où je suis, accepter de commencer là où je suis. Donc j’en profite pour me reposer, me détendre et m’amuser au lieu de m’énerver, de broyer du noir, de me dévaloriser.
    • Me dégager des situations et des relations toxiques avec les personnes qui pompent mon énergie pour rien, alors que sans elles je serais en train d’avancer dans ma propre vie. En y réfléchissant bien, je suis sûr que ces personnes et ces situations ne m’apportent rien de positif, me prennent de mon temps et de mon énergie. Ce qui m’empêche de passer du temps à vivre ma propre vie. Me désengager des relations inutiles ou toxiques peut être long et difficile. Ou prendre quelques minutes, le temps de me décider à faire un choix et penser à comment agir pour quitter la relation. Je vous conseille de le faire froidement, objectivement et radicalement. Certaines personnes en sont parfaitement capables. Pourquoi pas moi ?
    • Les choses ne s’arrangeront pas toutes seules, c’est à moi d’agir et personne d’autre ne me connaît mieux que moi-même. Je dois aussi être le seul à avoir du pouvoir sur moi-même, personne d’autre.
    • Agir petit à petit, pas à pas, faire des petites actions de quelques minutes seulement, sans forcer, pour sortir de ma léthargie. Puis augmenter petit à petit la durée de mes actions. Incorporer les blancs en neige délicatement afin d’obtenir un mélange homogène et onctueux. Je plaisante.
  • Dans toute circonstance être bienveillant avec moi-même, m’aimer et me valoriser.

Voir la paralysie du surdoué comme un bien !

Finalement je crois que j’ai besoin du repos que m’impose cette paralysie temporaire. J’arrive à voir le bon côté de la chose. D’ailleurs je me demande si ce ne serait pas par moments nécessaire et inhérent à mon fonctionnement de surdoué. Comme une alerte à prendre en compte, l’occasion de prendre du recul par rapport aux choses et d’avoir le temps de réfléchir à ce qui ne va pas et aux solutions à mettre en place pour évoluer positivement. Ce processus de paralysie semble être inconscient et je fais confiance à mon inconscient. Je sais qu’il est de bon conseil et que je dois l’écouter sinon il me mettra des bâtons dans les roues car je sais qu’il est plus fort que moi. C’est lui qui dirige toute ma vie. Donc je suis certain que ma paralysie du surdoué a une bonne raison d’être. Alors j’essaie de tourner à mon avantage la situation.

Paralysie du surdoué et procrastination !

Je peux confondre la paralysie, une situation de blocage, avec de la procrastination. Il doit y avoir un lien. Pour moi le blocage est lié à un contexte, une situation, une relation que je dois régler. Et la procrastination est plutôt de l’ordre d’une mauvaise habitude que j’ai mise en place suite à un laisser-aller. J’ai déjà parlé de procrastination dans un article de mon défi de 100 jours.

Je me sens libéré
Je me sens libéré !

Sortir de ma paralysie du surdoué !

La créativité et la nuit m’ont porté conseil !

Je sens que ma paralysie du surdoué est temporaire. Hier soir je suis allé peindre et j’ai ensuite laissé passer la nuit. J’ai trouvé des solutions. C’est essentiel, je dois parler à mon père et à ma mère de façon adulte et leur dire ce que je vis, ressens et attends d’eux. J’ai beau être leur enfant, je ne suis plus un enfant. Mon père fait comme s’il avait encore un rôle à jouer dans ma vie, du pouvoir sur moi et je n’aime pas ça. Je leur dirai aussi que je suis conscient de ne pas être le fils idéal qu’ils imaginaient, de ne rien faire comme tout le monde et comme eux. Que je n’ai rien contre eux et que le plus important pour moi est mon bien-être. Je ne veux plus faire plaisir à tout le monde car cela ne me correspond pas. Je vous tiendrai au courant de la suite.

Adieu la paralysie du surdoué !

Bon, je pense être sorti de ma paralysie du surdoué jusqu’à la prochaine fois. J’ai quand même peint plusieurs dessins hier soir et je viens de mener à bon terme cet article. En pensant à ce qui ne me convient plus dans ma relation avec mes parents et en décidant fermement quoi faire, j’ai l’impression d’avoir débloqué ma situation. Je retrouve petit à petit mon énergie, mes envies et je me sens prêt à travailler sur mes projets. Je me sens bien, optimiste et libéré rien que d’avoir réfléchi à tout ça. Mission accomplie !

Rappel !

Je tiens à rappeler que j’aime mes parents, j’ai le désir sincère d’améliorer nos relations. Je ne cherche pas à rejeter la faute sur les autres ou sur des faits extérieurs. Je sais que la solution est en moi tout comme ce que je ressens comme problématique vient de l’intérieur de moi, la source provenant de l’extérieur. Tout est dans ma façon de réagir.

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Je vous souhaite une excellente journée, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Lire la page du début de mon deuxième défi surdoué et mon article suivant sur le surdoué victime de lui-même !

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Author: Raphael

5 thoughts on “La paralysie du surdoué !

  1. Bonjour Raphaël,
    Très intéressant cet article…je crois n’avoir encore rien lu sur cette “paralysie du surdoué” auparavant et pourtant je ressens régulièrement celà et ce que tu écris me semble tout à fait juste et me parle…
    Aux causes que tu cites à ces périodes de “paralysie”, j’ajouterais aussi l’ennui…dans ma vie pro il y a des périodes récurrentes parfois longues de faible activité pas épanouissantes et pas “challengeantes”…ainsi que quelques personnes toxiques…j’essaie en permanence de compenser à côté mais j’ignore si c’est de la légère déprime passagère ou si l’inactivité forcée dans un environnement pas très constructif/bienveillant/positif décourage l’activité…mais ça me plombe parfois sur une journée entière hors boulot…alors même que je fourmille d’idées, d’envies et d’objectifs perso…ça me stresse car ayant découvert ma douance sur le tard vers 38 ans je n’ai pas de temps à perdre pour réparer les dégâts ou ce qui n’a été realisé de ma vie avant et l’accomplir enfin en accord avec moi-même…mais tant pis, ces jours-là je lis(utile, en lien avec mes objectifs), je réfléchis faute de pouvoir “me secouer” j’essaie de limiter cette perte de temps, ou je fais les corvées du quotidien en attendant de retrouver l’énergie d’accomplir plus… Un autre frein qui cause cette paralysie je crois c’est le doute (sur mes capacités) et l’appréhension…avant de démarrer une activité, peur de ne pas arriver immédiatement à un résultat à la hauteur de mes attentes, ou alors l’impression (plutot fausse) que ce ne se fera qu’au prix de tres lourds efforts(comme si je devais tout réapprendre de la base):ainsi quand j’ai peu pratiqué un loisir créatif récemment(avec souhait de progresser, de faire une réalisation très réussie), que j’en ressens le besoin pour me sentir mieux, j’ai parfois peur de n’y plus parvenir et de me sentir ensuite plus triste et fatiguée, à un moment où j’ai justement besoin de reprendre confiance et énergie…hier soir justement j’ai trouvé une petite solution: trouver une idée d’activité créative sans enjeu, facile techniquement, rapide: j’ai pris des vieux magazines bons pour le recyclage, découpé un fond cartonné dans une boîte de cornflakes…et je me suis amusée à créer un collage, un genre d’autoportrait un peu surréaliste…ça m’a apaisée, boosté un peu ma créativité, durant cette activité je n’ai pensé à rien d’autre et je me suis amusée sans crainte de mal faire car il n’y avait pas d’enjeu de réussite…et en plus je suis contente du résultat ! Reprendre cette petite dose de confiance en moi m’a aidé je crois à retrouver ma capacité à “accomplir” des choses…peut-etre cette “paralysie” est-elle liée à une baisse momentanée de la confiance en soi et en ses capacités, une baisse en dessous d’un niveau “minimum” dont a besoin le surdoué?
    Relancer la machine par de petites activités très faciles et vite gratifiantes en accord avec soi et sans enjeu de réussir…j’y penserai et recommencerai à la prochaine “attaque de paralysie du surdoué”!

    Et sinon ça me fait un peu mal au cœur et m’attriste de lire plusieurs fois “je ne suis pas le fils idéal” etc… c’est typique du surdoué de prendre la faute sur soi des pressions (familiales notamment) subies parfois une vie entière…prends conscience de tout ce que tu as accompli dèja et qui va se poursuivre…c’est bien réel et ça a beaucoup de valeur, même si les personnes censées être les plus proches de toi et censées être celles qui te connaissent le mieux ne sont pas en mesure de le comprendre ou pas suffisamment, en prendre conscience et en mesurer la valeur…je connais ça et je l’ai dèja souvent observé chez d’autres zèbres…c’est une fatalité de notre profil et le remède c’est d’être reconnu à notre vraie et juste valeur par d’autres zèbres, ou des non-zebres qui ont la capacité de voir notre vraie personne(tous ceux-là, il faut les garder au plus près de soi et leur donner tout autant en retour!) . As-tu remarqué comme certaines personnes et notamment les autres zèbres savent nous percevoir dans tout ce que nous avons de bien, beau et bon avec une étonnante finesse, justesse, exactitude? À nous de nous en nourrir et de le rendre aux autres en échange, ce que nous faisons souvent spontanément et naturellement quand nous pouvons être nous-mêmes…
    Dèsolée pour ce looong message je ne sais pas faire concis !
    Merci Raphaël pour cet article…et tous les autres, passés et à venir 😄!

    1. Bonjour Christelle, merci beaucoup pour ton long témoignage. Je le trouve très intéressant car il est détaillé, raconte une autre vie, présente une autre facette. Tu participes de cette façon à cet article et à mon blog. Voilà tu le dis très bien, on doit dans ces moments de paralysie, rebondir en faisant une nouvelle activité, récréative, c’est de la re-création. Peut-être que mon activité artistique quasi quotidienne m’aide à être plus efficace dans mon travail. Oui j’ai remarqué combien les zèbres peuvent être bienveillants envers leurs congénères, heureusement. Pour cela il faut pouvoir voir le potentiel des personnes, les zèbres savent très bien le faire. Tu dis tellement de choses dans ton commentaire que je ne peux pas écrire tout ce à quoi il me fait penser. Merci encore Christelle.
      Raphael

  2. Bonjour Raphaël,
    Je viens de tomber sur ton site par hasard, en plein dans la phase en question. Et du coup d’une certaine manière, grâce à toi, j’en sors un petit peu.
    Je te remercie parce que c’est assez rassurant… Je les vis assez mal ces périodes, moi je les appelle des phases d’inertie, j’ai l’impression d’avoir le corps lourd, et j’ai l’impression qu’on gonfle un ballon en matière de pneu (méga lourd) dans mon crâne. En général, dans ces moments là, je suis en pyjama moche, affalé sur le canapé et c’est le vide… Puis je culpabilise, « faut que je me bouge mince alors ! », mais rien n’à y faire… Puis en allant me coucher je me dis, plus jamais ça !
    Mais je retombe finalement dans le piège dès que je me retrouve seule et libre comme l’air… Pour moi, c’est ça le truc. La solitude et l’absence de direction rigide à suivre, ça paralyse complètement. Dès que je suis en week-end ou en vacance, c’est l’horreur ! Je tombe toujours dans le panneau. Parce qu’une fois livrée à toi-même et à ta solitude, tu perds pieds face à son ressenti x 500.
    Niveau ambiance ça me fait penser à ce célèbre poème de Baudelaire dans lequel il décrit sa phase de Spleen, « quand le ciel bas et lourd, pèse comme un couvercle… »
    Super intéressant cet article !

    1. Bonjour Armelle,
      Merci pour ton commentaire car il me fait penser que je suis à nouveau dans une phase de paralysie, d’inertie comme tu dis aussi. Bon pas complètement car je dessine et je sors un peu. En fait je fais le minimum pour ne pas trop culpabiliser de ne rien faire du tout.
      Il paraît et j’ai aussi remarqué que c’est une phase nécessaire pour avancer ensuite, c’est intéressant.
      Bonne journée

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