Défi J32/100 La gravité du surdoué, son réalisme, sa lucidité !

La gravité du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Je vais écrire un article sur la gravité du surdoué. C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui, après plusieurs jours à être à un niveau émotionnel bas. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. J’ai découvert que je serais surdoué et j’essaie de voir en quoi. Et surtout pourquoi j’ai autant de difficultés avec toutes mes facilités (capacités), pour faire un jeu de mots.

Rappel des derniers jours !

J’observe au jour le jour mon état émotionnel et vous en fais part dans mon blog. Comme dans mon journal intime, finalement. Donc pour résumer. Tout a commencé quand, il y a quelques jours, j’ai voulu écrire un article conséquent sur les avantages et inconvénients d’être surdoué. La nuit suivante, j’ai très peu dormi car je me suis couché très tard et levé tôt pour un rendez-vous. Le lendemain, je me suis senti fatigué et d’une grande tristesse, vous pouvez lire mon article au sujet de la tristesse du surdoué. Le sujet de cet article pourrait très bien en être la cause, me faisant plonger dans mes profondeurs. Et le surlendemain, c’est-à-dire hier, une vague d’émotions m’a transi et j’ai écrit à propos de ma dépendance affective.

Un moral en dents de scie !

Suite logique ou pas de mes états d’âme des derniers jours ? Tout ce que je peux faire pour l’instant, c’est décrire les phases que je traverse. Et noter mes pensées surgissantes. Même si cela m’arrive très régulièrement, je n’ai pas encore l’habitude de décortiquer ce fonctionnement-là. Je sais que c’est cyclique. Et qu’ensuite je passe par une période d’euphorie très dynamique. J’ai beaucoup d’énergie à revendre. J’en fais profiter les personnes de mon entourage en les aidant et en les rencontrant.

 

Ma gravité du surdoué ?

J’arrive rapidement au sujet de mon article. Je me sens hyper grave ou trop sérieux, si vous préférez. Il faut vraiment être fort pour me faire réagir, rigoler. Je le sens sur mon visage. Le regard sérieux, la bouche fermée, sans sourire. La face sans expression, ni fermée, ni ouverte. Pas de regard dans le vide, mais scrutateur et droit dans les yeux. Je ne suis pas sûr de pouvoir parler à quelqu’un. J’ai besoin de rester dans ma bulle. Et paradoxalement envie d’être en relation avec d’autres personnes.

Gravité ou réalisme du surdoué ?

Je me sens sérieux. Mes pensées semblent à priori négatives, pessimistes. Mais en analysant un peu, je ne les trouve pas si négatives que ça. Et je n’arrive pas à les changer en positif, en relativisant. Pour moi au moment où je les décortique, elles sont très réalistes, d’une logique implacable. Peut-être trop. Du coup, mon avenir, mes projets paraissent entravés, incertain et mes rêves peu réalistes.

Je vois tout en noir !

Ou tout de manière trop réaliste. Je pars sur les pires prévisions, plutôt que sur celles que je souhaiterais voir éclore. Je ne vois pas d’issue heureuse à mon couple et ma vie sentimentale. Sexuellement dans une impasse, entre désirs, jeux, fantasmes, réalité et abstinence sexuelle. Pourquoi et pour qui je peins et dessine, si mon travail artistique n’est pas exposé. Je ne vois même plus combien je me sens bien quand je crée dans mon atelier. Pour ma création d’entreprise, j’imagine que mes blogs ne vont intéresser personne. J’ai un blog sur l’architecture d’intérieur en construction. Du côté de mon alimentation, je me sens poussé dans mes retranchements, à endurcir mes règles alimentaires …

Je me retranche en imaginant la vie des autres !

Aujourd’hui, je suis resté deux heures debout dans le froid, en ville. Je bloquais sur les passants. J’imaginais leur vie en écoutant de la musique. J’ai vu hommes, femmes, jeunes, enfants, personnes âgées. Riches ou SDF. Des Français, des étrangers de l’Europe de l’est en vacances. Couples, personnes seules. Pressées ou pas. Il y en a que j’ai vu passer plusieurs fois. Je pensais à leurs vies, leur double vie ou plus. Leur rôle dans la société et les uns vis à vis des autres. Je me demandais s’ils étaient heureux ou pas. Satisfaits de leur vie ou pas. Mais je voyais bien s’ils l’étaient ou pas, finalement, puisque je vois tout. Tout comme moi, je ne vois pas dans tous ces gens de vie idéale, parfaite, toujours heureuse et sans obstacles.

 

Lucidité du surdoué ou pessimisme ?

En observant toutes ces personnes, je voyais même leur vie secrète, tout ce qu’ils se cachaient les uns aux autres. Même pour ceux qui souriaient ou faisaient semblant d’être présents avec leurs proches. Je ne comprenais pas pourquoi ils pouvaient se sentir bien alors qu’ils traînaient leur vie toute entière. Bonheurs secrets, malheurs publics et intérieurs, leur enfance, adolescence, jeunesse, blessures … et pour certains jusqu’à un âge avancé. Toute leur généalogie, leurs relations réussies et échouées. Pourquoi sortir par ce froid, se promener, parler, rire ? Je les considérais comme étant inconscients. Et moi pessimiste.

Ça ira mieux demain !

Je sais pertinemment que j’irai beaucoup mieux demain peut-être ou dans quelques jours. Pas plus, je me l’interdis. J’ai l’habitude.

Je suis à part, je me mets à part !

Je me sentais à part, je me suis instinctivement mis à part. A côté d’un poteau et appuyé à une rambarde. Emmitouflé dans mes vêtements chauds. Ensuite je suis allé boire un verre dans un bar, pour me réchauffer. Là aussi, à part. Presque personne, je me mets à l’opposé, à l’étage. Une heure après, le bar se remplit au rez-de-chaussée et je suis toujours seul en haut, à écrire cet article, malgré la musique et les conversations des consommateurs.

J’avais besoin de m’aérer le cerveau !

En fait, je tournais en rond chez moi et j’avais besoin de respirer. Une fois arrivé en centre ville à vélo, je ne savais plus quoi faire. Alors je suis resté planté là dans la rue. J’imagine que j’avais besoin de ce moment pour calmer mon esprit. En le laissant penser à tout ce qu’il voulait. Je ne l’ai pas du tout contrôlé. Il avait quartier libre, à passer de personne en personne. De visage en visage. D’univers en univers. De vie en vie. Besoin de voir autre chose que ma vie, mes éternelles montagnes russes émotionnelles, mes échecs.

Quel égocentrisme !

Vu de l’extérieur, quel égocentrisme ! Parler sans cesse de moi. Mais j’ai créé ce lieu pour ça. Et pour m’aider à analyser ma vie et à procéder à quelques petits réglages et changements. Je me place à la fois comme cobaye et comme observateur. Est-ce possible de se dissocier au même moment ? Il semblerait que oui, très facilement et tout le temps, pour le surdoué. Une grande lucidité, un grand réalisme passant pour du pessimisme. Pour ça aussi, il semblerait que le surdoué en soit équipé d’origine. Je le vois d’ailleurs dans les yeux des enfants surdoués.

Je vais bien malgré ma gravité du surdoué !

Ne vous inquiétez pas, malgré mon état dans les notes graves de mon âme, je suis tout de même bien. Je me sens comme chez moi, j’ai l’habitude. A me demander si je n’aurais pas besoin de toutes ces phases. En éternelle construction, déconstruction, reconstruction, démolition … C’est cyclique, le cycle de ma vie.

 

Accepter ma gravité du surdoué !

Est-ce que je dois m’accepter comme je suis, avec ce que je ressens aujourd’hui, pour avancer sur le chemin de ma vie ? J’ai pour objectif de tenir ce blog et mon but est dans un premier temps d’accepter ma surdouance. J’ai remarqué dans mes recherches que beaucoup de mes problèmes pourraient avoir pour origine mes capacités, ma surdouance. Je ne pensais pas devoir accepter mes faiblesses. Mais comme elles se présentent à moi ces derniers jours. Et qu’elles proviendraient de ma surdouance. Je dois bien l’admettre.

Lutter contre ou lâcher prise face à la gravité du surdoué ?

Lutter ?

Je me sens face à un choix entre plusieurs chemins. Le premier que je connais bien. Depuis toujours, lutter, m’énerver contre moi et les personnes de mon entourage mais aussi la société tout entière. Me battre, l’action conseillée par le plus grand nombre. Je n’ai plus assez d’énergie pour ça. J’ai peur d’y laisser des poils (au nez, ah la vieille blague, pour ne pas dire plumes, je ne suis pas un ange).

Fuire dans mes addictions ?

Fuire est une façon de lutter, je pense, dans mon cas. En nourrissant par exemple ma dépendance sexuelle. En cherchant les plaisirs immédiats, à me sentir bien tout de suite. Je me ferais rattraper par ce que je fuis : mes questions, mes souffrances. Tomber dans mes dépendances, c’est ce que j’ai toujours fait. Je les ai nourries, gavées.

Lâcher prise, tout laisser tomber ?

Peut-être bien un peu. Pas non plus tout laisser tomber. Le fait d’y penser, je me sens ému, prêt à pleurer. Ça me ferait du bien de pleurer un bon coup. De lâcher de mes mains le roc auquel je m’accroche et me laisser volontairement tomber dans le vide, dans l’inconnu. Laisser mes vieilles habitudes de personne en souffrance. Sans filet pour me rattraper, sans contrôle de ma part. Pour une fois. Mais quoi faire ? J’aurais envie de vide, de légèreté, d’espace, de simplicité, de lumière. D’être seul.

Traverser en pleine conscience ?

Je pense que c’est ce que je suis en train de faire depuis plusieurs jours en écrivant dans mon blog. Traverser ces moments pesants en étant conscient de mon état intérieur. En observant ce que je ressens à l’intérieur de moi, mes émotions. Écouter mes besoins, mon dialogue intérieur, mes désirs.

Faire la part des choses, savoir décrypter !

Les décrypter, ne pas les prendre forcément au pied de la lettre. Par exemple si j’ai envie de sexe, ce qui m’est arrivé, regarder ce qui il y a au delà, derrière. Et mon comportement, si je sens que je vais passer à l’acte. Le faire consciemment en direct. Si j’utilisais le sexe comme une drogue, alors je ne dois pas m’anesthésier avec, comme je le faisais avant ou je recherchais toujours plus de sensations. Mais ressentir et écouter ce qui se passe intérieurement. Pas évident à faire.

Ralentir mon rythme !

Ralentir mon rythme pour me mettre à l’écoute de mon être intérieur. Me reposer le cerveau et le corps. Je crois que c’est ce que mon corps et mon cerveau ont fait, ces derniers jours et cet après-midi. En effet, je peux donner l’impression de faire trop de choses. Pourtant, je trouve que je n’en fais jamais assez. Typique du surdoué, paraît-il. Le surmenage. Je finis donc par m’épuiser physiquement et mentalement. Pourtant, j’en ai l’énergie, alors je fonce.

Quoi faire finalement ?

Un peu des deux dernières solutions, lâcher prise et traverser ces moments en étant en pleine conscience, sans forcer, mais sans me laisser aller. Sans vouloir contrôler, aller plus vite et brûler les étapes. Je sens toujours en parallèle, mon gros besoin affectif et sexuel à la fois, à la limite de passer à l’acte. Le détail des étapes suivantes de mon parcours m’est inconnu. Je n’ai pas de planning et de plan. La prochaine étape s’annoncera d’elle-même quand je la traverserai. Demain, dans quel état serai-je ? Ne devrais-je pas commencer à me mettre en mouvement ? Bonne nouvelle, depuis deux soirs, juste avant de me coucher, j’ai recommencé à dessiner dans mes livres que je vous montrerai un jour. Pourquoi ne pas commencer ma journée par ça ?

La gravité du surdoué
La gravité du surdoué

Que me réserve demain ?

Je m’arrête d’écrire là cet article sur la gravité du surdoué. Demain, je vous dirai comment tout cela a évolué en lâchant prise et en m’observant de façon consciente, sans lutter contre. J’espère ne pas vous avoir saoulé, déçu ou bouleversé. Il faut lire cet article comme le témoignage de mon parcours en direct live. A condition justement que je ne parte pas à la dérive et que je puisse reprendre le cours de mes projets. Un témoignage comme ce que je me suis promis il y a un mois. Est ce que ça fait écho chez vous ? Votre expérience de la vie ? Vous pouvez le noter en commentaires.

Je vous retrouve demain dans un nouvel article pour vous faire part de la suite de mon aventure intérieure. Avec l’espoir d’évoluer positivement. La nuit porte conseil.

Je vous souhaite une journée en pleine conscience à l’écoute de votre vie intérieure !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main ! Ralentissons notre rythme pour nous mettre à l’écoute de notre être intérieur !

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Author: Raphael

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