Défi J34/100 La dispersion du surdoué !

La dispersion du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Alors aujourd’hui, je vous parlerai de la dispersion du surdoué, en apportant mon témoignage de surdoué. Comment je me disperse dans ce que je fais, dans ma vie quotidienne, dans mes projets. Mes difficultés avec ça et mes efforts pour me concentrer. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je trouve que je suis confronté à bien trop de problèmes dans ma vie. J’ai cherché et j’ai trouvé. Il se pourrait bien que je sois surdoué et que je ne sache pas utiliser mon potentiel. Je pars donc à la découverte de la surdouance et de mon fonctionnement.

 

Tendance à la dispersion ou dispersion du surdoué tout court !

J’avais commencé cet article en lui donnant le titre “la tendance à la dispersion du surdoué”. Mais en écrivant, je me suis rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’une tendance mais bien d’une dispersion tout court. Je veux dire par là que c’est plus fort qu’une simple tendance. Je me disperse, un point c’est tout. Et si je veux vraiment faire quelque chose de mes journée, de mes semaines … de ma vie, je suis véritablement obligé de me concentrer plusieurs fois par jour ou heure et parfois à chaque instant, pour pouvoir arriver à des résultats.

 

L’origine de la dispersion du surdoué !

Je suppose que cela est dû principalement, à sa pensée arborescente ou divergente, comme vous voulez. Quand on donne à un surdoué une idée comme point de départ, sa réflexion part très vite dans tous les sens. Elle explore tous les sujets et domaines connexes, en amont, en aval, tout ce qui est dans ses domaines de compétence, de savoir. Mais il ne se limite pas à ça. Il émet aussi des hypothèses à partir de ce qu’il ne connaît pas, qu’il sait ne pas connaître. Il n’a pas de limites. Je pense aussi qu’il faut connaître ce fonctionnement et avoir des outils pour gérer les inconvénients et profiter des avantages.

 

Savoir se limiter !

Vous aurez compris que si on ne l’arrête pas, il peut continuer longtemps à y penser. Surtout si le sujet l’intéresse. Il pourra se perdre dans ses réflexions et complètement oublier l’idée de départ et l’objectif de répondre à la question. C’est pour cela que souvent, le surdoué va trop loin dans sa réflexion, pour les autres qui n’en demandent pas autant. En effet, ils ne veulent juste qu’une réponse. Alors un petit conseil, bien garder en tête la question de départ et demander à l’autre ses attentes. Bien souvent, la personne est déjà satisfaite au bout de quelques éléments de réponse. Et nul n’est besoin de faire une analyse poussée de la situation. Surtout si l’autre personne va se servir gratuitement de notre expertise pour son propre compte.

 

Je me disperse !

Personnellement je me disperse trop et dans tous les sens. Difficile à dire. Plus facile en donnant des exemples.

Je me disperse dans mes articles !

Un exemple concret. Dans mes articles que j’écris sans faire de plan parce que je n’y arrive pas. Et si je fais un plan, du coup je rédige carrément. Eh bien pour parler d’un sujet plutôt précis au départ, je me sens obligé de parler de beaucoup d’autres sujets. Que j’estime par ailleurs connexes, liés et indissociables. Et de fil en aiguille, je me retrouve à devoir remonter aux origines du sujet et à inventorier les conséquences. Pourtant pour moi, cela forme un tout, complexe certes, mais un tout. Mais mon sentiment général reste le même. Imperfection, incomplétude de l’article. Car je trouve qu’il manque de références, j’oublie des exemples, je fais des répétitions … En gros dans mes articles, j’aborde trop de sujets à la fois. Pour faire plus court.

Je me disperse au travail !

Dans mon précédent poste en magasin bio, alors que j’avais bien souvent plusieurs choses à faire dans la journée. Je les commençais toutes en même temps et les finissais soit en fin de journée, soit plusieurs heures après avoir commencé. Ou jamais dans le pire des cas, car je n’avais pas le temps ou il y avait d’autres choses à faire, plus urgentes.  Mais comme je prenais du retard pour tout, tout finissait finalement par devenir urgent et être fait au dernier moment. Ça avait tendance à irriter mes responsables. Je ne voyais pas comment faire autrement.

Le monde du travail aujourd’hui !

En effet, de nos jours, les employeurs nous demandent d’être polyvalents. Avec moi, ils sont servis. Comment mettre en rayon des produits en deux heures, vérifier les dates limite de consommation, faire des encaissements. Renseigner des clients, répondre au téléphone, passer les commandes avant 11h, nettoyer le magasin avant l’ouverture, manager son équipe qui en fait autant … Mes managers me demandaient d’avoir tout fini en une heure, en réduisant le personnel, en me demandant d’être polyvalent. D’aller plus vite, de mettre la pression sur mon équipe. Et de me concentrer sur ce que je faisais parce qu’ils trouvaient vraiment que je ne foutais rien. A un moment donné, j’ai compris leur incohérence et j’ai tout arrêté. On me demandait d’être polyvalent, donc de me disperser, ce qu’on me reprochait ensuite.

Je me disperse dans mon quotidien !

Je remplis trop mon planning, je veux faire trop de choses. Et n’arrive pas à me limiter et me dire non, pour plus tard. Parfois, j’ai quatre gros rendez-vous par jour, dans des domaines totalement différents. Et en plus je veux faire mon anglais, mon sport, des commissions, manger, écrire un article pour mon blog, téléphoner à bidule, penser à l’anniversaire d’untel. Faire mes mails, participer sur les réseaux sociaux et forums. Dessiner un peu dans tout ça pour faire avancer mon art. Et je me plains d’être fatigué, voire épuisé. Que je n’arrive pas au bout de mes projets. Cherchez l’erreur.

 

Comment réduire ma dispersion du surdoué ?

Désolé pour les titres parfois un peu bizarres, mais je ne trouve pas forcément les termes les plus appropriés, tout en voulant répondre aux règles du jeu du référencement des articles sur Internet. Voilà, première dispersion faite sur ce paragraphe. J’ai l’impression de passer mon temps à m’organiser, à anticiper, prévoir, programmer. Je ne suis pas sûr que les autres en font autant. Je ne sais pas comment ils font. Mais si je ne le fais pas, je peux oublier des choses importantes comme des anniversaires, des rendez-vous professionnels. Parce que je pense à trop de choses à la fois. Même si j’ai une excellente mémoire. Ainsi que mes objectifs professionnels, artistiques. Et ma vie pourrait filer entre mes doigts au gré de mes pérégrinations, recherches, passions, amours, intérêts, coup de cœur …

J’ai un petit agenda toujours avec moi !

Alors j’ai déjà testé l’agenda électronique synchronisé, mais ça ne me convient pas du tout. C’est trop lent, il peut y avoir des bugs et ça morcelle la vision de mon emploi du temps. Je ne suis pas dépendant de la technologie, même si je suis une personne très connectée. Car j’ai besoin d’avoir une vision globale, complète, détaillée et rapide de mon temps, que seul un agenda en papier, et un seul, peut combler. Je le consulte deux ou trois fois par jour et programme deux semaines à l’avance.

A quoi ressemble mon agenda :

  • J’ai choisi un petit agenda papier aux dimensions maximales de 10×15 cm.
  • Je peux ainsi toujours l’avoir avec moi, dans mon sac ou dans une poche de veste ou de pantalon.
  • Une semaine sur deux pages, avec huit colonnes, une pour chaque jour et la dernière colonne pour noter mes objectifs de la semaine, dans chaque domaine de ma vie et gros projet.
  • Il me faut vraiment le lire tous les jours, du lundi au dimanche et en entier. Certains agendas professionnels n’ont pas de dimanche ou seulement une petite case.
  • Pour chaque jour, je dois pouvoir avoir de la place pour noter des choses à toute heure, sur 24h.
  • Il y a dedans un stylo bic que je garde ouvert pour aller plus vite et que j’utilise comme marque-page pour indiquer la semaine en cours. Pas de crayon de papier dont la mine pourrait casser. Tant pis si je dois raturer. J’écris très petit.
Super agenda pour surdoué
Agenda une semaine sur double page

Et ma journée dans ma poche !

Chaque soir, je note sur le quart d’une feuille A4 le détail rapide de ma journée du lendemain, à la main car c’est plus rapide que par ordinateur et imprimé. Cette feuille que je plie en quatre se trouve toujours sur moi dans la poche de mon pantalon. Et tout au long de la journée, je la consulte pour faire le point.

D’une simplicité et d’une modicité !

Ça à l’air de rien, simple, pas cher à l’ancienne sur un petit agenda en papier (acheté à 2,30€ en grande surface) et une petite feuille de papier (recyclage de feuilles de brouillon), mais ça fonctionne pour moi. Donc il n’y a aucune excuse pour ne pas s’organiser. Voilà un de mes outils pour me concentrer sur ce que j’ai à faire.

La dispersion du surdoué
La dispersion du surdoué !

Quand je me mets au travail !

Je voudrais bien éviter de me disperser dans mes activités et mes actions, mais ça m’est impossible. Quand je commence à faire quelque chose, dans les minutes suivantes, je pense à plusieurs autres choses. Liste de commissions, idée d’article, regarder la météo de demain pour savoir si je peux programmer une séance de sport en plein air … Je me fais violence pour me focaliser sur ce que je fais et continuer. D’un seul coup, il me vient l’envie de faire quelques pompes ou du thé ou de ressentir le besoin de faire tout de suite un dessin. Au départ je suis tout content de me mettre au travail, mais l’instant d’après je ne peux plus tenir sur ma chaise.

Je revois tout mon passé !

Par exemple encore, à tout moment, je repense à des personnes que je n’ai pas revues depuis des années et que je ne me suis toujours pas excusé d’avoir laissées sans nouvelles depuis. Et je repense au fait que j’allais voir des clients en train et en vélo dans l’Ain. Parfois ils venaient même me chercher à la gare. C’était il y a environ 7 ans. Ça m’arrive tout le temps, non pas de repenser consciemment à mon passé, mais que mon passé refasse surface tout seul. Oui tout seul, car je ne cherche pas, ça vient tout seul alors que je n’ai rien demandé. Si je ne bloque pas ce flux incessant, à la fin de la journée, je me sens parasité et fatigué, même les jours où je ne fais rien de productif.

Pourquoi je pense à des choses inutiles ?

Je ne vois toujours pas pourquoi je repense à ces sujets. Et je voudrais bien m’en passer. Je me demande si ce n’est pas parce que je m’ennuie et que je ne fais pas une activité suffisamment prenante pour mon cerveau. Ces pensées me sont complètement inutiles. Sauf si ce sont des messages que mon inconscient m’envoie pour me demander de travailler dessus. C’est peut-être bien ça, car je repense souvent aux événements, relations, personnes, choses problématiques. Mais je n’ai pas le temps de revoir tout mon passé, ça me prendrait toute ma vie.

Bel exemple de dispersion !

Donc voilà, j’ai encore l’impression de me disperser dans tous les sens et je perds le principal objectif de mon article. En fait, c’est un bon exemple de la dispersion du surdoué. Bon je m’arrête d’écrire là car j’ai peur de parler de trop d’autres choses. Au fait, j’en profite pour vous donner des nouvelles de moi, suite à ma petite phase de déprime. Je vais mieux, mais je compense par des addictions. Je retrouve un peu d’énergie et de confiance en moi, mais juste de quoi tenir mon programme, un rythme et prendre soin de moi. Je fais pas mal de découvertes concernant ma sexualité, j’espère avoir le courage de vous en faire part un jour. C’est tellement frais que je n’en suis pas encore sûr. Mais intuitivement un petit peu quand même.

La procrastination ou la dispersion du surdoué ?

A ne pas confondre avec la procrastination. Quoique la limite me semble floue tout à coup. Pour moi la procrastination serait plus le fait de repousser consciemment de faire une chose, en choisissant d’en faire une autre. Alors que dans les exemples que j’ai donnés dans cet article, j’ai vraiment envie d’avancer et de passer à l’action. A moins que ce ne soit de la procrastination inconsciente ? Ça doit être ça.

La dispersion du surdoué, un sujet qui vous parle ?

Si cela vous parle, vous pouvez le mettre dans les commentaires. Juste un oui, si vous n’avez pas le courage et que ça vous semble trop compliqué. Est-ce que vous avez trouvé des outils qui vous aident à vous concentrer ?

Je vous retrouve demain dans un nouvel article.

Je vous souhaite une bonne journée et que vous arriverez à vous focaliser sur vos objectifs d’aujourd’hui !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

2 thoughts on “Défi J34/100 La dispersion du surdoué !

  1. Bonjour Raphaël. Rapidement après avoir lu en diagonale. Je sais que je suis aussi porté à me disperser. Je le vois comme un défaut. Tu sembles le décrire comme une variable avec laquelle il faut compter, ou jouer. C’est important.
    Personnellement pour limiter la dispersion, au travail (je suis salarié) eh bien… j’ai besoin qu’on me manage et qu’on me fixe des objectifs. Cela semble marcher. (J’ai souffert d’une mise au placard et d’un management déficient il y a 5 ans qui m’avait fait perdre un temps la concentration et la joie de vivre).
    La prochaine étape, pour moi, est de me fixer mes propres objectifs, avec des objectifs intermédiaires, en les couchant sur papier.
    Peut-être que tout simplement, avoir un mantra régulier, positif, répété façon méthode Coué, instaure une voie à suivre. Libre à toi d’y zigzaguer “en conscience” mais en suivant une logique finalement, une direction, vers un objectif clair.
    Romain (du Meetup Digital Entrepreneurs)

    1. Bonjour Romain. Je te remercie pour ton commentaire. Il y a quelques années je suis passé par la case ésotérisme avec la méditation, le chamanisme, les mantras. Ça m’a beaucoup apporté en effet. Je compte y revenir par la voie scientifique dans quelques temps. Personnellement, concernant le travail en entreprise, j’y ai passé 14 ans, je suis assez susceptible. Et le fait de me faire manager par d’autres personnes ne m’a pas plus. Car je voyais tout d’eux, faiblesses, fausseté, manipulation, incohérence. Je ne peux plus le supporter. Je préfère aujourd’hui être le seul à me manager, me challenger. Si d’autres personnes me challengent, je vois si ça me convient, avant de me lancer dans le défi. Après, à propos des buts et objectifs, il faut que j’aie un intérêt à le faire ou que ça me passionne. A suivre. Merci encore Romain. Bonne lecture et à un prochain meet up avec plaisir.

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