Défi J83/100 La créativité du surdoué !

Mon atelier de peinture et de dessin

Temps de lecture estimé : entre 4 à 6 minutes.

Quel est mon rapport à la créativité du surdoué ? Je vous partage mon témoignage, moi qui peins et dessine depuis 5 ans. J’ai toujours eu des facilités pour dessiner mais j’ai traversé des périodes de blocage. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

Ma créativité de surdoué commence avec le dessin !

Mon histoire avec le dessin !

Tout petit, j’aimais dessiner (comme tous les enfants) et même si je ne dessinais pas beaucoup, j’avais un rapport particulier au dessin. Je n’avais pas connaissance de la peinture comme art, les tableaux, les musées. Pour moi le dessin, c’était juste pour les enfants, pas pour les adultes. Mon souvenir le plus ancien en rapport avec le dessin remonte à mon enfance en Nouvelle-Calédonie. Le plus jeune de mes oncles, alors adolescent m’avait dessiné une maison. Je vois là aussi le rapport avec ma passion pour l’architecture. Et je passais mon temps à reproduire ce modèle.

J’ai appris à dessiner en reproduisant !

Sur ce dessin, il y avait une façade carrée de maison, une fenêtre à chaque angle supérieur du carré, une porte en bas au milieu. Des carreaux et des rideaux aux fenêtres et à la porte. Un triangle rouge au-dessus du carré en guise de toit. Curieusement parce que je vivais dans une île dans l’Océan Pacifique, il y avait sur le toit, une cheminée avec de la fumée. Sur le sommet du toit, se trouvait une sculpture comme sur les cases kanaks des personnes locales. La case étant leur habitat traditionnel et kanak étant le nom du peuple originaire de Nouvelle-Calédonie. Se trouvaient aussi un cocotier comme arbre, un étendage avec du linge qui séchait en plein air comme là-bas. Des oiseaux, des fleurs. Une clôture en bois, le soleil et des personnages représentant ma famille.

Je ne dessinais pas beaucoup pendant mon enfance !

Le dessin était important pour moi, mais je ne me souviens pas d’avoir dessiné énormément. Je m’intéressais à beaucoup d’autres sujets et surtout à la nature, car nous vivions en maison et ma sœur et moi étions souvent dehors, dans le jardin, dans le quartier ou chez les voisins. Tout ce que je peux dire, c’est que j’étais à l’aise pour représenter des choses.

 

Dans mon enfance, j’aimais les jeux de construction !

Je me souviens avec nostalgie, que mon père, garagiste, rentrait souvent de son garage avec des petits cadeaux. Des petits jouets en plastique, des pains au chocolat, des surprises. Il ramenait aussi des petits morceaux de bois qui provenaient de la menuiserie d’un ami. Je crois que c’est ce que je préférais le plus, jouer avec de simples bouts de bois, à ériger de petites constructions. Je partais dans mon imaginaire, je développais ma créativité du surdoué.

Ma rencontre avec les LEGO !

Mon jeune oncle avait aussi quelques LEGO, mais ils étaient basiques de l’ancienne génération. Quand j’ai été plus grand, j’ai reçu à Noël des LEGO nouvelle génération. Et je me suis passionné pour ces jeux jusqu’à mes 20 ans. J’arrivais à construire des maisons, des châteaux de plusieurs étages. Je jouais déjà à l’architecte. C’était aussi l’époque où je dessinais des plans de bâtiments. Pour créer avec mes LEGO, j’avais besoin d’une demi-journée pour être tranquille. C’était mon moment privilégié à moi, les après-midi après mes devoirs. Je construisais tout type de maison en essayant de reproduire les modèles que je trouvais dans mes catalogues de maisons individuelles. C’est là que ma créativité s’épanouissait.

 

J’ai beaucoup plus dessiné pendant mon adolescence !

C’est une fois arrivé en France que je me suis le plus intéressé au dessin. A l’école primaire, nous avions un cahier de poésie que j’ai commencé à décorer. Je me souviens d’avoir déjà dessiné des maisons en perspective, à l’âge de 10 ans. Quel enfant à cet âge, s’intéresse à l’architecture et dessine en utilisant la perspective ? C’est là que je vois ma créativité, car je créais à partir de ma mémoire une maison originale. Et que je vois aussi ma surdouance par le fait que je sois très jeune autodidacte. Au collège, j’adorais aussi décorer et illustrer mes cahiers d’histoire, de géographie, de biologie. J’avais toujours de bonnes notes ou des points supplémentaires pour la tenue de mes cahiers. Je crois même la meilleure note. Mes professeurs me citaient en exemple.

Arts plastiques, mon cours préféré au collège !

J’attendais toujours ce cours de dessin et peinture avec impatience. Cela me permettait enfin d’être pleinement moi-même, plongé dans mon imaginaire, ma tête. J’avais très souvent la meilleure note. J’étais plus à l’aise et plus rapide que tous les autres élèves. Quand le professeur donnait la consigne, je voyais très vite ce que je voulais faire. Loin de la feuille blanche, je couvrais toute la surface avec des couleurs très vives. Parfois, j’aidais ma sœur pour faire ses devoirs d’art plastique. Mes productions picturales étaient systématiquement affichées dans le couloir de l’administration, en face de la salle des professeurs. Et tous les élèves de l’école y passaient à midi pour aller à la cantine. C’était ma fierté.

 

Comment suis-je arrivé à la peinture ?

Encore une histoire de constructions !

Ma rencontre avec la peinture est un hasard. Pendant mon adolescence, ma soeur et moi avions une seule chambre pour deux, un lit en mezzanine avec notre bureau et des rangements dessous. Mon père et moi avions construit ces deux mezzanines en réutilisant nos anciens lits. J’ai beaucoup aimé faire cela. Vers 18 ans, mon père et moi avons séparé cette chambre en deux avec des cloisons, pour avoir chacun notre chambre. J’ai d’ailleurs pris goût à l’aménagement intérieur et à la décoration. Je n’avais que 14 ans à l’époque des mezzanines et 18 ans pour la création des deux chambres de 5,5 m2 chacune. Mais j’avais déjà une tête bien faite pour aider mon père et lui apporter des idées au niveau de la conception et de la technique.

J’ai commencé à peindre vers 18 ans !

Quand nous avons créé ces deux chambres, mon lit était trop long et il a fallu sacrifier les étagères du bout. Mais comme chez nous, rien ne se perd et tout se réutilise, j’ai eu l’idée de réutiliser les planches à ma façon. Je les ai coupées en deux, peintes avec de la peinture blanche et j’ai peint dessus.

Un de mes premiers tableaux, peinture sur bois
Un de mes premiers tableaux, peinture sur bois, la série des canards, naïf comme dit mon père !

Le dessin n’était pas encore une passion, mais seulement un don !

Un don que je ne maîtrisais pas, que je ne mesurais pas. Je n’avais pas encore découvert le plaisir que cet art pouvait m’apporter. Je trouvais que je dessinais mal. Mais quand même mieux que les autres. J’étais exigeant avec moi-même et surtout ma créativité était bloquée, verrouillée. Je regrette de ne pas avoir pris de cours d’art plastique au lycée, ça aurait changé ma vie. Mais je n’y ai même pas pensé. A ce moment-là, je dessinais des plans de maisons. Vous pouvez lire mon article sur mon parcours et ma passion pour l’architecture : Défi J78/100 Comment dépasser mes blocages ?

Le dessin et la peinture à l’Ecole d’architecture !

Pendant mes études d’architecte, j’ai eu de nombreux cours de dessin au crayon, au pastel, des cours de graphisme, de mise en page, de maquette. Des travaux manuels comme on disait à l’école primaire. Vous l’aurez deviné, j’aimais beaucoup ces cours, je vivais pleinement ces moments de liberté. Nous avions cours en ville dans des monuments et des espaces publics, l’occasion de sortir du cadre étudiant et de l’école d’archi.

Je doutais de mes dons !

Je ne reconnaissais pas mes facilités pour ne pas dire mes dons, je ne les cultivais pas, ne les exploitais pas. Les autres voyaient mes talents et le fait que ça me plaisait. Mais moi je ne voyais rien de tout cela. Pourtant, je revenais toujours au dessin et à la peinture, quelque chose me faisait envie au plus profond de moi. Pendant 20 ans, j’ai régulièrement fait des aller retour avec les arts plastiques. D’ailleurs à propos de mes moments de doute artistique, je vous invite à lire mon autre article intitulé “Défi J57/100 L’organisation du surdoué, témoignage !”

Une envie, une attirance pour le dessin et la peinture !

Quand j’en avais trop envie, j’osais m’offrir un cours sur un an. Moi qui étais à l’école d’architecture, j’enviais les étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. J’en croisais quelques-uns qui avaient changé de voie pour devenir architectes. C’était pour moi un luxe de dessiner, peindre, sculpter, avoir du matériel de dessin et de peinture. Parfois je m’offrais des crayons ou de la peinture. Par deux fois je me suis équipé. La première fois, tout a fini à la poubelle, car j’ai vécu une rupture amoureuse très douloureuse et j’avais fait une croix sur pas mal de choses dans ma vie comme ma créativité et l’amour. Heureusement que c’était plus fort que moi, je suis toujours revenu à l’art. La créativité du surdoué est bien ancrée au plus profond de mon être, elle fait partie de moi.

Je suis autodidacte et j’ai pris des cours !

En règle générale, je me débrouille tout seul, je cherche les informations et je me lance. Je me rends compte que je suis autodidacte dans beaucoup de domaines. Les cours étaient plutôt des prétextes pour me retrouver avec d’autres gens, ne pas être seul. Un cadre qui me permettait de passer à l’action. Ils me permettaient de me redonner confiance en moi et ma créativité du surdoué. Une fois que j’étais lancé, je pouvais peindre et dessiner seul chez moi.

Mon atelier de peinture et de dessin
Mon atelier de peinture et de dessin !

Avoir un atelier de peinture !

Dès que j’ai eu mon atelier de peinture, tout a été tout de suite plus facile. Plus besoin de tout déballer et ranger à chaque fois. J’ai de la chance d’en avoir trouvé un dans l’immeuble voisin. Je sais que c’est mon espace à moi, je l’investis comme je le souhaite. Et contrairement aux cours dans une école, je peux laisser mes affaires en plan, elles ne seront touchées par personne. J’ai grand plaisir à faire visiter mon atelier à des amis. Cela fait 5 ans que je peins et dessine dans mon atelier. C’est un luxe dont je suis bien conscient.

J’ai trouvé ma voie !

Voilà mon parcours en peinture et dessin jusqu’au moment de me révéler à moi-même artiste peintre et dessinateur. Je ferai prochainement un article sur mon activité artistique actuelle et mes projets à venir. Avec cet article et comme avec tous les autres, je prends conscience de mon parcours, des souvenirs me reviennent. Je trouve maintenant des choses évidentes par rapport à ma surdouance avec mes dons multiples. J’ai eu pendant longtemps des regrets de ne pas avoir développé mes dons. Aujourd’hui, je ne regrette plus car j’ai trouvé ma voie, je suis plus serein et je me mets moins de pression.

 

Quelle est votre créativité du surdoué ?

Avez-vous découvert votre ou vos dons ? Quels sont-ils ? Avez-vous des facilités dans un ou plusieurs domaines artistiques ? J’espère que oui, car cela apporte tellement de bien-être, de réconfort, de confiance en soi. Il est essentiel que chacun trouve sa façon de s’exprimer et s’exprime. Il existe de nombreuses voies plus ou moins artistiques. Vous pouvez nous le partager dans les commentaires ci-dessous.

Je vous souhaite une journée haute en couleurs et vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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