Défi J45/100 La colère du surdoué !

La colère du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 9 et 16 minutes.

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire un article sur la colère du surdoué. Dans mon enfance et jusqu’à un âge adulte avancé, je piquais des colères incroyables, sans raison apparente et au grand étonnement de mon entourage. Cela ne m’est pas arrivé depuis des années. Comment ai-je fait pour changer cela ? Mais d’où vient cette colère du surdoué ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Voilà, je suis probablement surdoué et je dois apprendre à faire avec, pour mieux vivre au quotidien.

Pourquoi un article sur la colère du surdoué ?

Les derniers mois cet hiver, comme cela arrive régulièrement à tout surdoué, je suis passé par la case déprime, saisonnière ou pas. En bas de mes montagnes russes émotionnelles. Scotché au fond de mon trou que j’ai creusé moi-même tout au long de ma vie, dans mes propres ornières. Aujourd’hui je vais beaucoup mieux. Mais je me rends compte de tout un processus complexe incluant de la colère. D’après ce que j’ai entendu dans les vidéos de psy, la colère du surdoué est légendaire. Et cette colère, je l’ai retournée physiquement contre moi, pendant les deux dernières semaines où j’allais mal. Maintenant je me sens relativement bien et je peux prendre un peu de recul par rapport à ce que j’ai traversé et l’écrire.

La colère du surdoué enfant !

Je me rappelle mes colères quand j’étais enfant. Ne sachant plus pourquoi ça se passait ainsi. Je pense que je m’énervais facilement en fait. J’imagine que je n’arrivais pas à me faire comprendre, à m’exprimer, à trouver les mots pour dire ce que je voulais. Ou encore je croyais que les autres pensaient comme moi, mais en fait non, il ne comprenaient pas ce que je leur disais. Ce que je leur disais était trop loin de leur réflexion en cours.

Un exemple de ma colère du surdoué enfant !

Ce genre de chose m’arrivait très souvent. J’étais un enfant colérique et boudeur. Je me souviens d’une fois, en Nouvelle-Calédonie, où j’étais dans la chambre de mon oncle, avec ma soeur. Elle m’a montré un petit bateau en LEGO que mon oncle lui avait construit. Je voulais jouer avec mais elle ne voulait pas. Nous étions petits, je devais avoir 6 ans et elle 4 ans. Eh bien, je me suis vite énervé, j’ai pris le jouet et je l’ai cassé par terre dans un accès de colère. J’avoue que ce n’est pas gentil. Et ça me fait penser à un petit garçon surdoué de deux ans que je connais et qui s’énerve très facilement. Comme je le comprends, le pauvre. Pas facile de se dépatouiller de telles émotions à l’âge de deux ans, alors qu’il n’a pas assez de maturité émotionnelle et d’expérience dans la vie. Il veut déjà être un grand.

Un autre exemple de ma colère du surdoué adolescent !

Quand j’étais ado, j’étais chez ma grand-mère et j’avais apporté mon livre préféré du moment, sur l’aquariophilie pour laquelle je me passionnais alors. La copine de mon oncle, pour s’intéresser à ce que je faisais, a voulu regarder mon livre. Je le lui ai prêté et quelques pages se sont malencontreusement détachées. Elle s’est vraiment bien excusée, je m’en rends compte aujourd’hui. Mais mon souvenir est flou et j’ai l’impression que par la suite dans une dispute avec ma soeur, j’ai pris ce livre et l’ai jeté par terre avec rage. Mon souvenir est trouble par rapport à ces deux événements et dans mon esprit, ils n’en forment plus qu’un, comme agglomérés.

 

La colère du surdoué, un phénomène complexe !

Je me rends compte que ce n’est pas un sujet facile et rapide à traiter. Mes pensées partent dans toutes les directions en ce moment même. D’ailleurs je suis en train de me mettre en colère contre moi-même, je vous dirai pourquoi. J’ai aussi des larmes qui commencent à me monter aux yeux. Je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de pleurer. Je viens de m’installer à part, dans un coin de mon appartement, pour ne pas montrer mes émotions et devoir m’expliquer. Ça m’a permis de stopper mon émotion et mes larmes.

Ce que je ressens pendant ma colère !

Je ne comprends pas bien ce qui se passe quand ma colère monte et éclate. Je sais que je ressens en moi quelque chose de violent, immédiat, incontrôlable. Peut-être une décharge d’hormones qui est libérée dans mon corps. Quand ça se passe et que je me laisse vraiment emporter, je sens que je suis une autre personne. Et ça ne me ressemble pas. Après, quand mon mouvement de colère est passé, je ressens une grande honte d’avoir réagi aussi violemment, méchamment. Je vois les personnes sidérées par mon comportement inhabituel, mes paroles blessantes. Je suis une autre personne. Un peu comme “l’incroyable Hulk”. D’ailleurs, quand j’étais petit, on m’appelait Hulk. Je ne sais pas si c’est parce que je me mettais dans des colères incroyables ou si c’est parce que j’étais costaud quand j’étais bébé, au point de déplacer des meubles en les poussant.

Plusieurs raisons à ma colère du surdoué !

En cherchant dans mes souvenirs, mes colères étaient déclenchées par les autres quand ils ne me comprenaient pas, ou ne voulaient pas faire comme je leur disais, alors que je pensais que ma façon de faire était la meilleure. Je le pensais vraiment. Aujourd’hui je pense qu’il y a plusieurs manières de faire quelque chose et que je ne sais pas tout. Du coup, je m’énerve moins.

Un exemple de colère du surdoué adulte !

Je vivais avec une personne pour la première fois et un jour elle a fait la vaisselle devant moi et des amis. Je l’ai vue mettre dans l’eau de l’évier la valeur d’une tasse à café de produit lave vaisselle, beaucoup trop. C’était la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’ai disjoncté et lui ai fait une scène de ménage, en lui reprochant de gaspiller, de ne pas être écologique et économique. J’avais de bon prétextes pour m’énerver. Du coup j’ai pris le bidon de produit lave vaisselle et je l’ai vidé dans l’évier. En parlant comme un moulin à parole. Tout le monde était abasourdi, alors que nous venions de passer un bon moment entre amis. Aujourd’hui, en y pensant, je peux autant en rigoler qu’en pleurer et me replonger dans ce souvenir encore très vivant, je me souviens de tout, la pièce, la décoration, les amis, le temps qu’il faisait …

Des souvenirs encore très vivaces !

J’en ai mal au ventre rien que d’en parler et j’ai envie de pleurer. C’était il y a 18 ans et c’est encore un souvenir très vivace. J’ai encore des larmes qui me viennent aux yeux en y pensant. Je peux en citer beaucoup, des moments comme celui-là. Si je me laissais aller dans ma vie de tous les jours, je me mettrais en colère tout le temps. Je suis obligé de me contrôler sans cesse dans ma tête, pour ne pas réagir à tout ce que je trouve qui ne va pas.

La raison principale et complexe de ma colère subite !

En racontant cet événement, je me souviens qu’avec cette personne mais aussi avec toutes les personnes avec qui j’ai vécu, cela arrivait souvent. En fait, j’étais quelqu’un (et je le suis encore mais modérément), très exigeant, emmerdeur, pinailleur, pointilleux, perfectionniste. Et alors, pour me faire accepter des autres, je cachais ma vraie nature. Les gens me trouvaient sympa, poli, serviable et gentil au départ. Mais ensuite, je révélais ma vraie nature, parce que je ne pouvais pas me cacher sans cesse et tout m’énervait chez les autres.

Je laissais les choses négatives s’accumuler !

Donc je jouais au gentil et pour qui tout va bien. Mais comme je suis surdoué et que je vois tout, les défauts, ce qui ne va pas, est mal fait, n’est pas parfait, comme moi je le ferais (parfaitement d’ailleurs). Ce qui ne me convient pas aussi. Et que je ne dis pas, je garde tout pour moi. Alors tout cela s’accumule en moi, avec l’aide de ma mémoire d’éléphant, je peux remonter très loin dans une relation et tout resservir lors des disputes. Une petite goutte, un tout petit rien et J’EXPLOSE. Je deviens une tornade, je dévaste tout sur mon passage, je peux casser des objets auxquels je tiens. Et vivre ensuite un vrai drame.

Mais si je n’accumule pas et que je parle ?

Si je disais tout ce qui ne me convient pas et ce que je pense, de manière très lucide car ce que je dis et pense est vrai et cinglant. Alors je serais invivable pour les autres et pour moi-même. Mais quand je me tais et que je ne dis rien, je suis seulement invivable pour moi. Je déteste être en mode critique négative. Mon remède, être entouré de belles choses, faire des activités que j’aime, parler de sujets positifs, constructifs et profonds. Vivre des moments hors du commun. Si je devais parler pour ne pas accumuler, plus personne ne voudrait être avec moi en famille, en amour ou en amitié.

Je ne veux plus faire subir ma colère du surdoué aux autres !

Aujourd’hui, j’ai peur de moi, de mes réactions. Beaucoup moins qu’avant quand même, car je gagne en confiance et en estime de moi. Je ne veux plus être en couple, parce que je ne veux pas faire du mal à la personne avec qui je vis. Ne plus lui imposer ça, ma pénibilité à vivre et à être en relation.

J’ai tout essayé pour me calmer !

Conscient de ce problème, j’ai essayé tout ce que je pouvais. J’ai été diplomate, j’ai été formateur pour montrer calmement aux autres comment faire correctement les choses. Et j’ai aussi fermé les yeux, détourné mon regard quand l’autre faisait. Mais comme je suis surdoué, en fonction des indices que je trouvais, je savais comment la personne avait fait et je ne pouvais pas m’empêcher de lui en parler et de la reprendre. J’ai essayé de m’en foutre, mais comme le boomerang, ma colère me revenait avec encore plus de puissance, comme pour rattraper tout ce que j’avais laissé passer. Je ne sais plus quoi faire, mais je ne lâche pas l’affaire, je trouverai des solutions. J’ai beaucoup d’espoir avec mon blog.

Je suis un vrai tyran !

Je me suis demandé si je n’étais pas un pervers narcissique moi aussi. Mais non, car j’ai un coeur et je ressens des émotions. Mais je ne sais pas comment les personnes font pour m’aimer et vouloir vivre avec moi. Pourquoi ne m’ont-elles pas quitté ? Peut-être parce que j’étais le seul à le vivre ainsi et qu’elles s’en foutaient. Alors tout se passe dans ma tête seulement ? En fait je suis fou ? J’ai longtemps cru que j’étais fou et que j’avais un sérieux problème relationnel. Ou peut-être que ces personnes retiraient aussi des avantages à vivre avec moi ? Avec les personnes avec qui je vis, je suis un tyran et avec les nouvelles personnes, je suis gentil comme tout. Complètement en déséquilibre. Et avec moi-même, je suis mon pire ennemi.

Dans tous les domaines de ma vie !

Donc j’ai vécu essentiellement ces problèmes dans mes vies de couple. Quand j’ai habité en colocation avec un ami et avec ma soeur. Ça m’est arrivé quand je suis parti en vacances avec un artiste que je venais juste de rencontrer, en Italie pour visiter les musées et l’architecture. Aussi à l’atelier de peinture que je partage avec plusieurs personnes. Avec mes voisins a côté de mon appartement, mais aussi dans les immeubles d’à côté. Il faut le faire quand même, vous ne trouvez pas. Tout cela dû à ma grande sensibilité au bruit, à mon seuil de tolérance extrêmement bas pour tout, je veux être trop parfait.

Je n’ose pas dire ce que je pense !

Par rapport aux voisins, j’ai surtout piqué des colères avec eux à cause du bruit. Étant très sensible aux bruits, les bruits de mes voisins m’empêchent de vivre tranquillement. Je me sens perturbé par la vie des autres. Quand j’entends du bruit, j’imagine plein de choses et ça m’encombre l’esprit. Je suis réveillé la nuit ou trop tôt le matin. N’arrive pas à m’endormir à cause des bruits de la vie courante normale des voisins, je m’en rends compte désormais. Avant je croyais qu’ils étaient extrêmement bruyants et qu’ils faisaient exprès de ne pas mettre moins fort le volume de la musique, par exemple. Alors, j’attendais que ça se passe. Mais ça ne passait jamais et au bout d’un moment, je m’énervais. Je pense que ça n’arrive pas qu’à moi.

Pourquoi je m’énerve aussi ?

Donc la colère du surdoué est le résultat de mon énervement en fait. Avant je pensais “ça m’énerve, tout m’énerve, tu m’énerves, il m’énerve”. Le problème venait de l’extérieur, de l’autre mais pas de moi. Car si les autres faisaient bien comme je leur disais ou comme il faut, tout irait bien finalement et je ne m’énerverais pas.

Ça ou il, ne va pas assez vite !

J’y repense tout en écrivant, le fait que je pense rapidement et que je fasse les choses correctement et plus rapidement que les autres, m’énervait aussi énormément. Je ne savais pas que j’étais surdoué donc plus rapide. Et je pensais que tout le monde était comme moi et devait aller aussi vite que moi. Alors je m’énervais quand c’était trop lent. Je n’acceptais pas que d’autres doivent aller à leur vitesse. Ils devaient aller à ma vitesse. Ça ne fait pas bien longtemps que j’ai compris cela. Ça me fait bizarre de penser que les gens en général sont plus lents que moi, alors que je pensais être nul. En fait leur lenteur représente la normalité et ma rapidité fait de moi un surdoué, une personne au dessus de la normale. Je ne peux pas y croire.

Avec le temps, je me suis adouci !

Oui, avec le temps, j’ai acquis une certaine bienveillance envers les personnes et moi-même. Mais dans ma tête, c’est toujours la même rengaine, je vois tout ce qui cloche, je ne dis rien, j’excuse tout le monde de ne pas être doué, d’être impotent, lent, et parfois pas intelligent, de ne pas voir les problèmes et que de simples gestes pourraient éviter de gros problèmes. J’excuse les gens de leur bêtises, maladresses … Mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas comme moi, pourquoi ils n’y arrivent pas, c’est pourtant simple.

L’effet miroir, l’autre est mon miroir !

En les excusant, je prends conscience de mes propres manquements, lacunes, maladresses … Je me rends compte que je ne suis finalement pas parfait, que je ne sais pas tout, loin de là. Effectivement quand je fais dans ma tête un reproche à une personne, je ne le lui dis pas. Et je regarde en moi à quoi cela me fait penser. Ce que je veux reprocher à cette personne, ne pourrais-je pas me le reprocher à moi aussi ? Évidemment que oui, c’est aussi quelque chose qui fait écho en moi et que je me pourrais me reprocher si j’étais honnête avec cette personne et moi-même. Donc au final, je fais un travail personnel sur moi et sur mes relations avec les autres, plusieurs fois par jour.

Ma colère du surdoué retournée contre moi !

Les deux dernières semaines où je déprimais dernièrement, je m’en suis pris à mon corps. Je me suis torturé une partie de mon corps volontairement. J’en ressentais le besoin et le désir. Au début, cela m’apportait du plaisir et puis s’est lentement transformé en souffrance jusqu’à être lancinante et se diffuser dans le reste de mon corps. Je crois même que ça se voyait sur mon visage que je souffrais. A un moment donné, quand j’ai saigné et commencé à avoir une infection, j’ai stoppé cette expérience. Oui car j’avais aussi assez de recul pour voir ce que je vivais et en faire une analyse. Je voulais voir jusqu’où je serais capable d’aller, de persévérer, de supporter.

Ma violence dirigée contre moi-même !

Ce n’est qu’à la fin, qu’une pensée m’est venue d’un seul coup, j’ai entendu une phrase comme ça m’arrive souvent. “En fait, ce que je me suis fait, c’est ma colère, ma violence retournée contre moi”. De l’auto-destruction inconsciente. Alors qu’à ce moment-là, je vivais dans l’hyper contrôle. Je m’étais renfermé, je me sentais très malheureux et ne voulais pas faire subir à mon entourage ce que je vivais de dramatique à l’intérieur. Alors ce qui aurait dû sortir s’est retourné contre moi à l’intérieur, inconsciemment, en m’infligeant des douleurs physiques. Si je ne l’avais pas fait, je pense que mon corps aurait somatisé et je serais tombé malade.

Capable de faire des choses que je peux regretter !

Rien que de me fâcher avec une personne, je peux le regretter. Ça m’est arrivé gravement avec l’un de mes employeurs. Je le haïssais profondément et je lui ai fait la gueule d’une force, jusqu’au point où il a développé sur le visage des rougeurs. Il avait somatisé. J’ai repensé à tout ça pendant huit ans très régulièrement. Je pouvais casser des objets, rien que pour prouver à l’autre ma supériorité, mon agacement, ma désapprobation, mon entêtement. Jusqu’où je suis capable d’aller si on me prend pour un idiot. De façon inconsciente.

Eviter de justesse l’irréparable !

Certaines fois, je me suis retenu en me disant que j’allais le regretter si je faisais ça. Car ça aurait pu être très grave pour moi, avoir de lourdes conséquences judiciaires. Heureusement que je ne suis pas allé au bout. Mais quelle violence en moi, quel tourment. C’est en grande partie parce que je ne sais pas gérer mes émotions et mes relations que je suis devenu dépendant à tant de choses nocives pour moi. Comme le sexe, l’hyper contrôle de ma nourriture, de ma vie, mon emploi du temps, l’apparence physique … J’ai tout refoulé et c’est quand même sorti d’une façon auto-destructrice. J’en ai subi toute ma vie et encore aujourd’hui les conséquences négatives. Mais aussi les bénéfices secondaires, qui m’ont aidé à tenir le coup et à ne pas voir tout ça comme problème mais comme droit. J’avais besoin de compensations en retour à tant de frustrations, d’inachèvement, d’incompréhension.

J’ai trouvé plus colérique et imbuvable que moi !

Avec une ancienne amie, il y a quelques années, nous nous sommes aussi engueulés comme du poisson pourri, alors que ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Elle est surdouée et ne veux pas le reconnaître, comme elle ne reconnais pas qu’elle a des problèmes relationnels et de la difficulté à gérer ses émotions. Pour elle, ce sont les autres qui ne vont pas bien. Nous nous sommes pris la tête plusieurs fois, tous les deux et même en public devant nos amis. C’est elle qui déclenchait ces disputes. Je l’appelle la tornade, ne lui dites pas. La dernière colère qu’elle a piquée était à ma soirée d’anniversaire. MERCI, super souvenir. Je l’ai rayé de ma carte. A noter dans ma “to do list” que je n’ai pas, revoir mes critères concernant mes relations. Pourtant elle est sympa au premier abord. Je crois que j’ai envie de lui faire péter les plombs, rien que pour l’aider à changer, à force d’être poussée à bout, elle va cracher le morceau.

La colère du surdoué
La colère du surdoué !

La vengeance du surdoué !

Je crois qu’il ne faut pas me faire marcher dessus. J’en suis parfois victime.  Mais c’est fini, je ne veux plus. Je veux apprendre à me respecter et me fixer des limites. D’autres le font très bien, alors pourquoi ne le ferais-je pas aussi ? Attention, la vengeance du surdoué est redoutable.

Je dois trouver un équilibre !

  • Je dois faire tout mon possible pour trouver mon équilibre. Il n’y a pas de solution miracle et une seule voie.
  • En changeant plusieurs de mes comportements.
  • Commencer par dialoguer avec moi-même, sur mes émotions, mes ressentis, ce que ça réveille en moi. Pourquoi je ressens ça et qu’est ce que ça m’invite à explorer ou changer ?
  • Dialoguer aussi avec les autres de façon diplomate, en utilisant la communication non violente CNV, peut-être. Pas tout le temps car je trouve ça barbant, très fatigant, pas naturel. Ne pas attendre pour dire ce qui ne va pas.
  • Assouplir mes règles, vivre avec plus de légèreté, dans la simplicité et le moment présent.
  • Me responsabiliser par rapport à la gestion de mes émotions.

Un travail d’acceptation !

  • Accepter ma différence, ma surdouance, le fait que je sois “plus” et “trop”, en tout par rapport aux autres. Que je ne suis pas la norme. Que tout le monde est différent de moi, en moins. Mais aussi voir les plus des autres, ce qu’ils peuvent m’apporter, m’apprendre.
  • Admettre et accepter les différences des autres.
  • Voir et accepter qu’il y a plusieurs façons de faire et de voir les choses.
  • Accepter le droit à l’imperfection, à l’incomplétude. Pas besoin d’être parfait, de faire les choses parfaitement, ni même correctement. J’ai le droit de bâcler et même de ne pas faire du tout quelque chose. Pareil pour les autres, tout le monde a le droit de faire ses choix. Je ne suis pas obligé d’aller jusqu’au bout de ce que je fais. J’ai le droit d’abandonner, de carrément laisser tomber.

Le travail de toute une vie !

J’ai l’impression que ça va me prendre toute ma vie. Surtout si je reste cloîtré chez moi et que je ne vois personne. Au contraire, il faut que je sorte et rencontre toutes sortes de gens dans différents domaines. Ainsi je vais booster le développement de mon relationnel aux autres. Et aussi ma relation à moi-même. Et si je me sens mieux avec moi, je serai en meilleur relation avec les autres. C’est un cercle vertueux ascendant. Contrairement à ce que je vivais avant, un cercle vicieux descendant. Et persévérer sans me décourager. Si ça ne marche pas, recommencer. Courage Raphaël.

Ma colère du surdoué dans ma journée d’aujourd’hui !

Je me rends compte que chaque jour je pourrais me mettre en colère. Et aujourd’hui, j’ai vu ma colère monter petit à petit. Ce matin j’ai juste commencé à écrire mon article. Ensuite j’ai passé la journée avec un ami. Petit message à mon ami qui lit tous mes articles depuis le début : je m’excuse de ce que tu vas lire, mais j’en ai pris conscience ce soir. J’ai l’impression que tu as remarqué quelque chose quand tu m’as demandé si j’allais bien. Mais en fait je pense qu’un sentiment d’inconfort inconsistant montait en moi, en parallèle d’un dialogue intérieur. Je dis tout de suite que j’ai passé une journée excellente, car riche d’enseignements même si je n’étais pas à l’aise par moments avec moi-même. J’ai aussi eu du plaisir à prendre l’air et le soleil.

Ma journée d’aujourd’hui !

Je reprends le récit de ma journée. Donc déjeuner avec mon ami, petites commissions avec trajets en voiture à l’autre bout de la ville. Nous sommes allés dans une immense librairie. J’en ai profité pour chercher des livres sur les surdoués. Et j’ai rencontré un couple et leurs deux enfants qui cherchaient des livres sur les troubles de l’attention pour l’un d’eux et un de leurs enfants. Nous avons finalement parlé de surdouance et de notre vécu. Je vous dis que je fais des super rencontres depuis que je m’affiche surdoué. Retour sur Lyon, fait le plein de la voiture, regonfler un pneu. Puis visiter une galerie qui finalement était fermée, GRRRRR, sans un mot sur la porte ou le site Internet. Ensuite aller à mon atelier pour réparer deux cadres pour mon ami.

Je ressentais tout en moi et ne disais rien !

Voyant le temps passer, sept heures avec mon ami, je n’avais pas prévu autant et pas encore écrit le quart de mon article, je sentais comme une pression monter en moi. Et je n’osais pas dire non et que je voulais rentrer chez moi parce que j’avais des choses à faire. Je voulais lui faire plaisir, car nous nous voyons moins ces temps-ci. Et ça me changeait les idées et mon quotidien, mais comme je suis workaholic, un drogué du travail, j’ai du mal à décrocher de ce que je fais. J’avais l’impression de perdre mon temps (excuse moi encore, mon ami). Et à la fois si impalpable, comme dans un brouillard.

Ma colère montait pendant ma soirée !

Je rentre chez moi et on me dit que nous sommes trois et qu’on va faire une soirée crêpes. Ok, mais je dois aller faire des commissions, GRRRREUU. Je suis crevé, épuisé, je m’affale et dors dans mon canapé. Puis soirée crêpes en regardant un film sans intérêt, GRREEEUUU. Je ne dis toujours rien mais ma colère à l’intérieur de moi monte d’un cran à chaque fois. Et à 21h, quand je prends mon téléphone pour écrire mon article, je râle, dans un déferlement de paroles, de reproches, de regrets.

L’énervement, juste avant la colère du surdoué !

L’énervement du surdoué, c’est la version soft de mes colères. Mais je sens bien, qu’à l’intérieur de moi, c’est plus fort et que je veux contrôler ce qui sort. Je me contiens et ça sort sous forme de pleurs, d’émotions. Je m’en veux de ressentir tout ça et je me dis que c’est de ma faute parce que je suis incapable de dire ce que je souhaite et ce que je ne veux pas. Que je voulais rentrer plus tôt chez moi pour avoir le temps d’écrire mon article et ne pas le finir à minuit. Car c’est ma priorité et que c’est important pour moi en ce moment.

C’est de ma faute !

Ce que j’ai vécu aujourd’hui, autrefois je le vivais très souvent et je me sentais mal. En ce moment, cela m’arrive quand je fais trop de choses dans la journée. J’ai vraiment besoin de beaucoup de temps pour moi seul. Autant que d’être avec d’autres personnes. C’est un équilibre à trouver, qui est très fragile.

Je ne sais pas dire non, ou alors je ne le dis pas assez souvent !

Quand je pense que j’ai proposé mon aide à quelqu’un que je connais à peine depuis un mois, pour faire un peu de travaux de plâtrerie et de peinture. Alors que je voulais dire non. Mais comme je sais faire, qu’il ne connaît personne qui sache le faire. Je me sentais obligé de lui proposer mon aide. Peut-être qu’il va lui aussi lire cet article. Et je n’ose pas le lui dire. De quoi ai-je peur ? C’est vrai que je peux l’aider, l’entraide, c’est important, ça crée des relations plus intenses. Mais je vois que ça me porte préjudice dans le sens où je me sens fatigué et où je n’ai pas assez de temps pour moi. Que je passe beaucoup de temps à aider des gens et que je ne revois pas forcément ces personnes ensuite. J’ai souvent l’impression d’avoir été utilisé. Une autre raison de me mettre en colère contre les autres et moi-même.

La solution, dialoguer !

Je m’arrête là, il est minuit, ce que je redoutais. J’ai même rajouté 1000 mots de plus le lendemain pour compléter. J’aurais tellement de choses à dire encore. Je me sens fragile de ce côté-là. Je sais que mon ami de cet après-midi me connaît bien et qu’il ne m’en voudra pas. J’imagine qu’il va m’aider à lui dire non les prochaines fois, comme il le fait déjà quand il me propose des activités. Mais comme j’essaie aussi toujours de voir les aspects positifs des choses, je ne vois pas forcément, sinon au dernier moment, les conséquences négatives que ça a sur moi.

Le mot de la fin !

Je pense que cet article aura parlé à un grand nombre d’entre vous. Je le sais car tous mes amis surdoués ont un rapport très particulier avec la colère, l’énervement du surdoué et tous les sujets connexes que j’ai abordés. Si ça vous fait réagir, vous pouvez le préciser dans les commentaires ci-dessous. Et voilà encore un article important à 4700 mots en un rien de temps, la preuve que le surdoué sait donner le meilleur de lui sous pression et au dernier moment.

Je vous souhaite une bonne journée ou une bonne nuit. A demain pour un nouvel article plus ou moins joyeux sur la vie des surdoués !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

8 thoughts on “Défi J45/100 La colère du surdoué !

  1. Bonjour Raphaël,

    J’ai une douance et aussi énomrément de difficulté à gérer ma colère. Je ne peux m’empêcher de me faire plein de commentaires négatifs par rapport à tout ce qui se passe autour de mo, leque le plus souvent je garde pour moi. Mais je m’attire aussi des problèmes quand je m’exprime. Je vous de la bêtise partout et ça m’énerve. Je vois aussi beaucoup de déni et de mauvaise foi, et là, je vois rouge. Je fais aussi de l’anxiété de performance et m’en prends violement à moi-même quand je ne M’estime pas à la hauteur. Je me suis reconnue dans ton article.

    1. Bonjour Isabelle.
      Merci pour ton commentaire et bienvenue sur mon blog. J’étais comme toi avant, ce que tu as écrit me l’a rappelé.
      J’ai bien changé, je ne réagis plus du tout de la même façon. Je réagis avec empathie, acceptation, amour, fraternité, lucidité et réalité. Et ça me fait un bien fou. Le résultat d’un long et complexe chemin et travail sur moi.
      Nous les surdoués sommes capables de changer les comportements qui nous gênent dans notre quotidien. Car on peut facilement et rapidement s’adapter. Il est juste difficile de lâcher prise sur les choses. Plus on s’accroche à ce qu’on pense, plus notre vie est difficile.
      Ne lâche pas, réfléchit et remet les choses en question. Tout comme nous avons appris ou pris des habitudes qui nous mènent par le bout du nez, on peut désapprendre et apprendre de nouvelles choses qui nous plaisent et nous conviennent. Cela devient même un plaisir de se construire a l’image que l’on souhaite. C’est ce que je fais depuis plusieurs années et de plus en plus, encouragé par mes résultats.
      Je te souhaite un beau chemin.
      Raphael

    2. Je viens juste d’y penser. Ma colère que je croyais être tournée contre les autres était en fait tournée contre moi-même pour plusieurs raisons. Je comprends cela seulement aujourd’hui. La première raison de ma colère était finalement de ne pas être vraiment moi-même, je voulais cacher aux autres qui j’étais à l’intérieur, ce que je pensais, ressentais.
      Maintenant que je suis beaucoup plus moi-même, avec douceur bien sûr, j’ai n’ai plus du tout de colère. Ni tournée vers les autres, ni vers moi-même. Et parallèlement je ne me sens plus agressé par les autres, mais je sens leur agressivité et devine les raisons de leur comportement. Je ne suis donc plus stressé comme avant.

      1. Bonjour bonjour
        Assez flippant car je me suis reconnue dans bcp de ton tempérament. 😲😄
        Je suis une humaniste, j’aime la beauté la douceur la nature la vie les animaux la grâce..pioupiou les moineaux. 😇😇
        Et je pète carrément un plomb quand je vois qu’on sali détruit casse brise enlaidit mon univers. Suis saine d’esprit? et bien oui😇😇 comme tu as si bien dit il faut être vraie et honnête avec soi même. Moi j’aime pas ce qui pue ce qui est sale ceux qui détruisent etc et bien j’assume et si t’aimes pas ma vision de ma réalité : vas t’en! 😉😇😇
        Ca me coute la SOLITUDE car j’ai une tolérance proche de zéro vis à vis de la nature 😈😣😤😇 mais pas grave. Je sais que plus je resterai dans mon énergie d’amour de ma planète 😍plus mon univers sera dans mon idéal. Et forcément je rencontrerai des p’tits lutins lutines comme moi..😍 loi d’attraction.
        Ps je me suis revue dans une scène avec mon ex, car Monsieur estimait que c’était une perte de temps de faire la vaisselle et faisait donc lécher la gamelle au chien et hop on recuisine dedans. Vu et vecu 😣😣😝😝
        Dans Ma réalité Ma réaction immédiate de princesse : j’ai pété un câble puis pleuré car je me suis sentie totalement deconsideré anéantie vraiment. Le pire il m’a traité de névrosé et que je devais travailler sur moi et tutti quanti..
        bon j’ai commencé par le larguer👏👏😇, là je me reconstruit 😣😣😇.
        J’avoue que je refuse depuis tte personne négative qui dès la 1er sec où je me sens mal avec eux je les vire de ma vie. Même des membres de ma famille.
        Bref
        Merci pour ton blog car moi ca me parle. Dis je sais que je suis hypersensible, ca se guérit pas car c’est mon tempérament mon caractère du coup crois tu que hypersensibilité et surdoué serait pas la même chose? vrai question j’essaie de mieux me comprendre pour mieux vivre ici bas et les mots ont leur importance.
        Par ex je suis hypersensible et non névrosé 😠😇😇😄
        Encore merci de m’avoir lu.
        Fanny

        1. Bonjour Fanny, merci pour ton commentaire. Sympa avec tous ces emojis. Oui ce n’est pas facile d’être autant hypersensible. Les autres prennent ça pour de l’intolérance. Ça peut en être si on en fait une croisade. On risque de se couper des autres, du monde. Mais on peut aussi inspirer des gens en les sensibilisant avec douceur (amour) et non violence et fanatisme.
          Personnellement je pense que beaucoup d’hypersensibles sont des surdoués. A condition que ça tourne vite dans leur tête, ce qui est un second indice de surdouance. Par contre toutes les personnes qui pleurent en regardant les feux de l’amour 💕 ne sont pas surdouées 😂
          Bonne journée.
          Raphaël

  2. Pour revenir sur mon com de ton dernier article j’ai trouvé cet article là qui, l’auto-destruction mise à part, correspond tout à fait à ce que j’éprouve lors de mes colères en forme de tornade et qui se transforment vite en violence.
    Je ne sais pas gérer mes émotions, je ne supporte pas que l’on ne comprenne pas ce que je dis, je sais que je suis sans doute une des personnes les plus gentilles que je connaisse, empathique, compréhensive, douce (ho lala que c’est difficile de dire tout ces mots gentils sur moi, j’ai l’impression de me croire supérieure pourtant je sais que je suis comme ça même si ça semble prétentieux !) mais dès que l’on m’accuse de choses injustes ou que l’autre ne comprend pas ce que je veux dire je deviens un monstre violent tant la souffrance est immense………..
    Je dois apprendre que les autres ne pensent pas aussi vite que moi, que les autres NE PEUVENT PAS avoir comme moi trois longueurs d’avance sur la réflexion, pas avoir le même recul parfois et je dois arrêter de vouloir imposer ma vision des choses même si je sais qu’elle est juste bien souvent……….Et surtout je dois arrêter de vouloir tout guérir, tout soigner chez l’autre, je dois abandonner cet idée de toute-puissance qui m’habite parfois.
    Merci de cet article que je n’avais pas lu qui va nourrir ma réflexion.

    1. Bonjour Anne,
      Merci pour ton commentaire et ton partage par rapport à la colère du surdoué. Finalement je vois assez la colère comme une forme d’auto-destruction. Quand je n’arrive pas à faire quelque chose, je pourrais réagir sans faire appel à la colère qui demande beaucoup d’énergie. Et utiliser cette énergie à chercher des solutions et les mettre en application.
      A bientôt
      Raphaël

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