Défi J26/100 La capacité à changer !

La capacité a changer du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Aujourd’hui, je vous parlerai de la capacité à changer du surdoué, de la personne que j’étais avant et de la personne que je suis maintenant. Cela va me permettre de voir tout le chemin que j’ai parcouru. Et aussi de nous donner un peu de courage pour persévérer dans notre développement personnel. Je dis nous pour parler de moi et de vous, car j’espère que cela vous encouragera aussi. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël, je pense être surdoué et je compare les éléments de ma vie aux caractéristiques des surdoués.

30 ans à vouloir changer !

Je vais vous faire une liste de tous les adjectifs que je pouvais me donner pendant une très longue période de ma vie. C’est-à-dire à partir de mon adolescence jusqu’à mon dernier burn-out en 2017, à l’âge de 42 ans. Soit 30 ans de ce que je pourrais qualifier de survie, de vécu dans dans un malaise constant, à passer beaucoup d’énergie à me battre avec moi-même et en me laissant manipuler par les autres. C’est peut-être un peu fort comme expression. Je peux ajouter que j’avais ma part de responsabilité, car j’ai toujours cherché à me faire aimer en faisant plaisir aux autres. Ma manière d’être en relation avec autrui. C’est en cela que je pense avoir été manipulé. En fait, dans cette manipulation, j’y étais aussi consentant.

Sous quelle forme me présenter ?

Pas évident de procéder à une liste classique linéaire pour classer mes traits de personnalité. Car tout est inter-relié, formant un tout indissociable, à l’image d’un sac de nœuds. En effet, en changeant un de mes comportements, cela avait une répercussion sur plusieurs autres. De fait, certains de mes adjectifs qualificatifs sont la conséquence ou à l’origine d’autres.

Un portrait de moi avant de changer :

  • Je ne m’aimais pas, ne me trouvais pas beau, voire même me dégoûtais. Je me sentais très seul et malheureux.
  • Sans confiance en moi, aucune estime de moi. Jamais sûr de moi, je doutais beaucoup de tout. Incapable de faire un choix, simple ou engageant. Je regrettais profondément mes choix et actions. Je me dévalorisais sans cesse, me dénigrais.
  • Timide, maladroit dans les relations, pas à l’aise dans les situations, peureux en tout. Même demander une chose simple à quelqu’un me tourmentait.
  • Dépendant des autres, j’accordais beaucoup de pouvoirs aux autres, je les mettais sur un pied d’estale. On me qualifiait de naïf, crédule, malléable, manipulable, sans expérience de la vie et sans personnalité. Les pires des remarques blessantes que l’on m’a dites. En plus de la part de personnes qui m’aimaient et que j’aimais. Autant dire que je n’existais pas. Je souffrais intérieurement.
  • Je ne passais pas à l’action, je procrastinais et n’allais pas au bout de ce que j’entreprenais.
  • En y réfléchissant bien, j’étais jaloux, envieux, individualiste, egocentré, centré sur moi et mes problèmes. Sans m’en rendre compte.
  • Plaintif, râleur, pessimiste, malchanceux, qui voudrait avoir un tel ami ?
  • Pas sportif, je détestais le sport. Pour résultat un corps chétif et maladif. Je n’étais pas en bonne santé, souvent malade, j’attrapais tout ce qui passait.

 

Mon incapacité à changer !

Tout prenait des proportions énormes !

Mon Dieu, je me demande comment j’ai fait pour vivre ainsi pendant 30 ans. J’ai vraiment eu l’impression de survivre, la plupart du temps. De devoir me sortir de situations difficiles sans arrêt. Car finalement, tout devenait une montagne. Une simple démarche comme payer une facture, faire un choix, réparer la chasse d’eau qui fuit, était devenu insurmontable et me demandait énormément d’énergie. Beaucoup d’énergie pour réfléchir. Tourner le problème dans tous les sens pour trouver la meilleure solution. Et pour ne pas choisir et ne pas passer à l’action. Laisser traîner les choses qui se dégradaient. Tout me faisait peur. Si j’ai fait des choses, c’était au prix d’efforts surhumains qui m’aplatissaient par la suite.

Pour tenir, j’avais des béquilles et leurs bénéfices secondaires !

Je pense que plusieurs choses m’ont aidé à tenir. Je ressens que j’ai eu entre chaque événement une bouffée d’air frais, de liberté, de légèreté dans mes moments compulsifs. Dépendance affective quand j’avais un coup de foudre. Dépendance sexuelle quand je partais à la chasse. Achats compulsifs pour me remplir. TCA troubles du comportement alimentaire pour avoir l’impression de contrôler quelque chose dans ma vie. Ca donnait sens à ma vie. Mais pendant ce temps là, je ne construisais pas grand chose dont je pouvais être fier. Je voulais sincèrement changer, mais cela me demandait trop d’efforts. Le peu d’énergie que j’avais me servait à commencer à peine à changer. Puis tout retombait à plat.

Ça aurait pu être pire !

Heureusement que je ne suis pas tombé dans la drogue, la consommation de médicaments, l’alcoolisme, le vol, les arnaques, les mensonges. J’ai pensé à un moment donné que si je ne changeais pas mon état d’esprit, j’allais tout perdre et devenir SDF.

Ce que j’ai fait de pire dans ma vie !

Il y a pourtant beaucoup de choses que j’ai faites, qu’il m’est totalement impossible de révéler aujourd’hui. Par peur de vous choquer ou de me griller si je le fais publiquement. Par peur des réactions et aussi parce que je ne suis pas assez fort pour l’instant pour le dire. Surtout si je dois retrouver un jour un employeur. Mais aussi vis-à-vis de mes parents, à qui je ne voudrais pas faire de peine. Je pense que je le ferai un jour, car cela fait partie de mon chemin de résilience. Et aussi parce que je ressens au fond de moi qu’avec tout ce que j’ai vécu, je ne m’appartiens plus. Pour que tout ce que j’ai vécu dans la souffrance puisse vous aider et ne soit pas vain. Le temps est venu pour moi de témoigner. Pour aider à mon tour d’autres personnes traversant les mêmes difficultés.

 

Les critiques !

Je m’attends à des critiques négatives. Je prends mon courage à deux mains et me lance. C’est ça ou rien. Soit je le fais et ma vie devient extraordinaire. Soit je ne le fais pas et je retombe dans ma vie sans intérêt, égoïstement, faite de petits plaisirs compulsifs et sans projets passionnants. C’est ce qui va mettre du piment dans ma vie. Donc oui, je vais paraître prétentieux, mais pourquoi pas finalement. Beaucoup de personnes ont de grandes ambitions aux yeux des autres, mais à leurs yeux cela peut paraître normal ou comme un jeu. Quelle prétention de me dire surdoué et de le dire publiquement ! En m’amusant à me lancer des défis personnels. Qu’ai-je à prouver ? Est-ce pour la reconnaissance que je fais tout ça ?

Je vais déranger certaines personnes !

Je le sais, quand j’étais moi-même en utilisant mes capacités de surdoué, je dérangeais. Ça dérangeait et vexait les autres que j’apporte des solutions à leurs problèmes. Je vais prendre sur moi et me donner le permis de vivre en étant moi-même, en utilisant mes capacités de surdoué. En arrêtant de me limiter, de me rabaisser, de m’adapter et de faire plaisir aux autres. C’est pour tout cela que je vais déranger. Je sortirai du cadre. Je commence déjà à remarquer que je dérange.

Ne plus dépendre du regard des autres !

Mais pourquoi me cacher, me taire ? Pourquoi faire comme tout le monde et me nier ? Oui je me nie si je fais comme tout le monde. Si je suis mon intuition pour me guider, forcément je ne ferai pas toujours comme les autres. En faisant comme la plupart des gens font, je risque de m’ennuyer. Je fuis l’ennui. Je me suis suffisamment ennuyé depuis mon enfance à suivre le troupeau. L’idée n’est pas de tout faire en décalage par rapport aux autres, mais de suivre ce que me dit mon intuition et non plus mes compulsions. Certaines fois je ferai comme les autres et d’autres fois différemment. L’idée est de ne plus accorder d’importance au regard des autres. Car à trop le faire, je ne vivais pas ma vie, je végétais, j’avais l’impression de mourir à petits feux.

 

Pourquoi je fais ce blog ?

Je le fais pour moi !

Tout d’abord pour moi. Je dois apprendre à être égoïste, à penser à moi, à faire fructifier ma vie intérieure, si je veux vraiment changer de vie et être moi-même. Mon ancien moi-même me dégoûtait. Je n’allais pas dans le bon sens de la vie. En continuant comme je le faisais, j’aurais pu mal finir. Je construisais mon propre malheur. Je veux changer de direction.

Pourquoi le faire publiquement sur Internet ?

C’est un défi que je me lance. Annoncer publiquement d’où je suis parti et où je compte arriver est une sorte d’engagement de ma part, devant des témoins. Je m’engage bien plus à le faire que si j’écrivais seulement dans mon journal intime. Je m’engage vis-à-vis de vraies personnes de mon entourage, à qui je le dis ouvertement, et de personnes totalement inconnues via Internet. Plus il y a de personnes au courant et moins je risque d’abandonner mon projet. Je me sentirai soutenu. Cela me procure du courage pour persévérer.

Je le fais pour vous aider et vous encourager à changer !

Tout comme des vidéos et articles sur Internet m’ont beaucoup apporté, je compte bien rendre la pareille à d’autres personnes. J’espère pouvoir les aider, là où elles en sont sur leur chemin de vie. A voir un espoir, que tout est possible, que rien n’est perdu d’avance. Qu’on peut changer. Ce n’est pas facile et c’est possible. Un pas après l’autre. Minute après minute, heure après heure, jour après jour, mois après mois, année après année … si ça peut aider au moins une personne.

 

Ma capacité à changer !

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Je dresse une liste d’adjectifs me qualifiant. Je peux dire que je suis à l’opposé de ce que j’étais.

La personne que je suis devenue !

  • Je m’aime, je me trouve beau, voire même désirable. Je ne me sens plus seul. Car la solitude que je ressentais était finalement par rapport à moi-même. J’accède à de nombreux moments de bonheur, comme si tout était parfait tel quel. Bon je me sens parfois triste et j’ai quand même des hauts et des bas. C’est globalement largement mieux.
  • J’ai confiance en moi de façon juste. Je m’estime, ainsi que mes compétences et mes capacités. Je suis sûr de moi car je fais confiance à mon intuition. Et je sais accepter quand je me trompe. Je doute peu, car je me connais mieux. Prises de décision facilement et rapidement, sans regretter mes choix et actions. Me dévalorise et surtout me dénigre beaucoup moins.
  • Je vais facilement vers les gens, à l’aise dans les situations. Malgré une petite peur, que je vois comme un signe qui me montre un chemin de progression. Quand j’ai peur, je me lance le défi de faire cette chose qui me fait peur. Ce qui me fait progresser à grand pas.
  • Je suis passé par un période où je rendais les autres dépendants de moi, l’inverse de ce que je faisais. Maintenant, j’ai tendance à aider les autres à être autonomes. Je n’accorde plus de pouvoir aux autres, j’avance par moi-même. Je ne mets plus les gens sur un pied d’estale, je travaille mon propre charisme. J’ai une personnalité atypique, complexe, riche et intéressante. Tout compte fait, je suis loin d’être naïf, crédule, malléable, manipulable. Si je le suis, c’est donnant donnant. Je suis passé par une période où j’ai appris à manipuler les autres. En changeant de point de vue, j’ai transformé mes échecs en succès. Et mes 30 ans de survie, en expérience. J’existe de façon exponentielle.
  • Je passe à l’action, je ne procrastine plus du tout. Vais au bout de ce que j’entreprends à condition que je sois passionné ou que j’en voie l’intérêt. Je sais persévérer quand ça en vaut la peine. Plus qu’un bricoleur, je pourrais être artisan.
  • Heureux de voir la réussite d’autres personnes et curieux de les connaître. Pas individualiste, je n’ai besoin d’attendre personne pour être heureux et faire des choses. Même si c’est toujours sympa quand on réalise des choses ensemble. Oui, égocentré et tourné vers autrui, l’un ne peut pas aller sans l’autre. Car ma vie intérieure doit être riche pour partager autour de moi.
  • J’encourage sincèrement les gens quand je sens qu’ils sont dans quelque chose de juste. Optimiste et chanceux.
  • Très sportif, je ne peux plus me passer de sport. J’ai un corps svelte et athlétique. Peut-être encore fluet, je travaille à m’épaissir un peu en muscles. Je suis très peu malade. Et quand je suis malade, ça ne dure qu’un jour. Je suis en bonne santé, en pleine forme physique. J’ai beaucoup d’énergie, à condition de bien manger sinon mon niveau d’énergie baisse complètement. Les personnes de mon entourage attrapent toutes les maladies saisonnières, sauf moi.
La capacité a changer du surdoué
La capacité a changer du surdoué !

Qui a dit qu’on ne peut pas changer ?

Quand je pense que mon père m’a plusieurs fois dit qu’on ne peut pas changer. Je ne suis pas sûr de ce qu’il a voulu dire exactement. En voici la preuve du contraire ci-dessus. Je m’aperçois que je fais bien de persévérer, pas n’importe comment bien sûr. A tâtons, dans tous les sens, pas à pas ou de façon draconienne, je mets en place le changement dans ma vie. Je vois bien aussi que changer est difficile pour les personnes autour de moi. Comme si un poids ou des freins les retenaient, alors qu’elles accélèrent en même temps. Dépensant toute leur énergie à faire du sur-place. Une femme et un autre homme m’ont aussi dit que je n’arriverai à rien. Nous verrons bien qui ira le plus loin.

La suite de mon programme !

Je ne suis pas au bout de mes peines. Il y a encore pas mal de travail. Je n’ai pas atteint mes buts professionnels, personnels, artistiques, sentimentaux, physiques. D’ailleurs intéressant d’avoir placé instinctivement ces cinq domaines de ma vie dans cet ordre. Je fais passer en premier le professionnel et en avant-dernier mes relations sentimentales. Je ne pense pas avoir encore sorti la tête de l’eau. J’ai juste vu que je pouvais le faire. Découragé ? Je ne le suis pas. Savoir que si je suis surdoué titulaire des capacités suffisantes pour rebondir et créer de belles choses dans ma vie, m’aide. Me passionner me permet de trouver toute l’énergie dont j’ai besoin. J’aurai peut-être prouvé par mes propres moyens que je suis bien surdoué.

Un article pour m’encourager à continuer à changer !

Je me demande pourquoi j’ai encore écrit un article à ce sujet. Il est peut-être un peu différent du premier. Une image me vient. Comme si je cherchais à l’intérieur de moi une force pour m’encourager à continuer, à ne pas abandonner. Le plus dur est de se lancer, c’est ce que j’ai fait. Ensuite, une fois en vitesse de croisière, il me suffira régulièrement d’un peu d’énergie pour garder cette vitesse. Je veux parler de mon blog sur les surdoués. Si je suis passionné par ce que je fais et que je vois où je veux aller, je devrais pouvoir y arriver.

Et vous, changer vous fait-il peur ou envie ?

Où en êtes-vous ? Naviguez-vous à l’aveuglette dans votre vie ? Ou avez-vous une vision claire de la personne que vous souhaitez être ? Et de l’endroit où voudriez évoluer ? Et des projets que vous aimeriez mener et voir aboutir ? Si vous le souhaitez, je vous invite à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous. Voici la fin de mon article.

Je vous souhaite une journée pleine de beaux changements !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

Cliquez ici pour voir l’article précédent sur mon défi de 100 jours de témoignages de surdoué !

Et cliquez là pour lire mon prochain article.

 

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.