Défi J57/100 L’organisation du surdoué, témoignage !

L'organisation du surdoué, un vrai casse-tête

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Dans cet article, je vous fais pars de ma tristesse. Je pense que je vis une étape nécessaire de deuil de mes projets, un lâcher prise sur mon illusion de toute puissance, en quelque sorte. Je n’abandonne pas complètement mes projets mais je ralentis mon rythme pour pouvoir tenir sur le long terme. Et je rééquilibre mes activités préférées. L’organisation du surdoué, tout un programme. A la fin de l’article, je parlerai du pouvoir thérapeutique de l’écriture et vous donnerai des références de livres. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël et je témoigne de mon parcours de surdoué. A la découverte de ma surdouance et des méthodes pour me connaître et me prendre en main afin de m’épanouir.

 

A l’écoute de mes émotions !

Je me sens triste, j’ai envie de pleurer. Je crois que je lâche prise sur des choses en moi. C’est aussi le contre-coup de l’annulation de mon exposition de tableaux à Paris. Moi qui jouais au costaud et disais que j’allais très bien. Des émotions bougent à l’intérieur de moi et remontent à la surface. Après une période à forcer les choses dans un rythme effréné et un autre temps de fatigue malgré un nombre d’heures de sommeil suffisantes, je sens qu’autre chose se met en place. Une sorte de sagesse et une part de tristesse de laisser aller des choses sur lesquelles je ne peux pas avoir de contrôle.

 

Deux styles différents de peinture !

Tout d’abord, vous avez remarqué les illustrations des articles de mon blog, et bien elles sont de moi. J’ai recommencé à peindre de façon régulière et importante en 2013. Et la série de petits personnages que j’appelle “les petites têtes” a été la première par laquelle je suis revenu à la peinture. Mais si je regarde bien mes personnages, je remarque qu’ils ont plutôt de grosses têtes, en rapport avec le sujet de mon blog sur les “grosses têtes”. Depuis, j’ai peint différents styles de peinture et je suis arrivé à trouver mon propre style. Je peins de l’abstraction géométrique, des tableaux avec des effets visuels, optiques. Donc si je fais référence à une carrière artistique, c’est par rapport à ces tableaux géométriques et non par rapport à mes illustrations. Je pense continuer dans ces deux voies artistiques : l’abstraction géométrique pour les galeries et les collectionneurs, et dans l’illustration de mes blogs, ce qui leur conférera une touche particulière, une propre identité.

Le lien pour voir mes tableaux et dessins d’abstraction géométrique sur Instagram :

https://www.instagram.com/raphael_lam888/

et sur Facebook :

 https://www.facebook.com/Raphael-Lam-Peintre-248426212289564/

tableaux géométriques abstraits
Quelques-uns de mes tableaux géométriques abstraits, dans mon atelier !

Je lâche prise sur ma carrière artistique !

Depuis un an et demi et avec le soutien d’un ami amateur d’art, je sillonne les galeries d’art, les expositions. Après la création de mon book, j’ai déposé quelques dossiers pour des salons de peinture et présenté mon travail à une quinzaine de galeristes. J’avais même une exposition prévue à Paris au printemps 2018. Mais jusque là rien n’a pris. Même cette exposition à Paris ne se fera pas, car elle a été l’oeuvre d’un manipulateur qui m’a menti.

J’étais porté par une énergie des débuts !

Pendant cette période où j’étais dans une dynamique de communication, de présentation de mon travail artistique et de réseautage, je me sentais bien, tout puissant. Je croyais très fort à l’intérêt de mon oeuvre et je pensais que tout était possible. Je me voyais déjà exposer à Paris, à Bruxelles, Londres puis New-York des années plus tard. Je peignais et dessinais de façon frénétique. J’avais beaucoup d’idées, elles s’enchaînaient de manière exponentielle et arborescente. Et je n’avais pas assez de temps pour toutes les réaliser.

Tout ne se passe pas comme prévu !

Mais le démarrage ne se passe pas assez rapidement. Les refus ou les silences sont trop nombreux. Beaucoup d’artistes, peu d’élus. Puis d’autres projets plus importants sont arrivés, comme ma création d’entreprise et mon projet de blog d’architecture d’intérieur. Et en dernier mon blog sur les surdoués. Puis la déprime hivernale ou une crise d’identité ?

Je forçais jusqu’à l’épuisement !

Je voulais passer en force et voulais faire tout ce que j’avais programmé. Mais je suis allé au bout de mes forces et de ma motivation. C’était sans compter les autres dont je dépendais. J’ai envie de me reposer, de prendre du bon temps, de me prélasser. Fatigué, au bout du rouleau, épuisé. Un nouveau burn-out ? Si je m’écoute bien, voilà ce que je ressens. Pourtant je sais que j’ai encore de l’énergie pour continuer à ce rythme. Je veux changer de rythme avant qu’il ne soit trop tard. Mais je veux lever le pied, aller moins vite, faire moins de choses, mais surtout faire des choses qui me plaisent et me font du bien. Je pense à la peinture, à la méditation, de la lecture, à mes deux blogs, aux relations et au sport.

 

Le cri du cœur !

Ce n’est pas pour rien que ce matin je me suis réveillé avec une idée de tableau en tête. Si j’écoute bien mes ressentis, mes émotions, mes idées créatrices et non mes pensées destructrices et de peur, je saurai que mon âme veut peindre. Ce que je n’ai pas fait depuis presque trois mois. J’ai pris conscience de ce message venant de mon inconscient et remonté à ma conscience hier soir, quand j’étais au vernissage d’une exposition dans une galerie lyonnaise. Où j’ai fait part à un ami de mon questionnement et de mon désir de peindre. J’ai ressenti une émotion monter, comme je la sens monter à nouveau au moment d’écrire ces mots.

Que risque-t-il de se passer si je ne peins pas ?

Je commence un peu à me connaître. Pour faire des économies, je peux décider de ne pas aller à l’atelier de peinture, ainsi je ne paierai pas le loyer de ce mois-ci. Mais cela voudra dire que je ne toucherai pas à mes pinceaux pendant un mois de plus, soit trois mois sans peindre au total. Si je fais ça, une partie de moi va vouloir compenser et ça pourrait très bien se caractériser par des pulsions sexuelles, des achats compulsifs, un contrôle excessif dans un domaine de ma vie jusqu’au moment où je craquerai. Mais aussi par un énervement, un stress qui ne m’aideront pas à avoir des pensées de bien-être mais plutôt à ruminer. Donc à quoi bon me priver pour en arriver à ce point extrême ? Ce serait en ma défaveur.

Je ne lâche pas la peinture !

Non, je sais qu’au fond de moi je peindrai et dessinerai toute ma vie. J’ai l’impression que c’est un moyen pour mon inconscient de me parler. Il me fait passer des messages à travers mes créations. Si j’arrête cet art, j’aurai l’impression qu’il me manque quelque chose dans ma vie. En particulier quand je crée des illustrations de type figuratif, je trouve mes dessins révélateurs.

Mon besoin de spontanéité en peinture !

J’ai d’ailleurs voulu un style épuré pour dessiner et peindre plus rapidement, afin d’être plus dans la créativité que dans la construction mentale savante. Je serais capable de faire des choses précises et léchées mais je perdrais en spontanéité, en authenticité. Et surtout je crois que je m’ennuierais à faire longuement des choses très techniques. Cependant cela ne m’empêche pas de chercher la perfection et la qualité dans les finitions.

L'organisation du surdoué, un vrai casse-tête
L’organisation du surdoué, un vrai casse-tête !

L’organisation du surdoué !

Vers un rééquilibrage !

Je pense qu’un rééquilibrage est en train de se faire. Je ne suis plus dans l’hyper communication et l’hyperactivité artistique du début. Ni dans l’autre extrême, à ne plus créer. Mais je tends vers une activité plus sereine et régulière. Équilibrante.

Chaque activité doit prendre sa place !

Si je veux avoir du temps pour bloguer et peindre, je dois limiter et partager mon temps dans chaque activité. Par exemple si je ne m’impose pas un planning, bloguer risque de me prendre toute ma journée. C’est ce qui s’est souvent passé jusqu’à présent. Cela vient aussi de mon fonctionnement. Une fois que je suis dans une activité qui me plaît, je suis à fond dedans pendant des heures et je ne vois plus le temps passer.

Je me mets trop de pression !

En période de création, je peins et dessine des heures et des jours, des centaines de dessins et des dizaines de tableaux, je ne vois pas le temps passer. Je visite des dizaines de galeries tous les mois pour que les galeristes me connaissent comme peintre. Je suis sûr que ce sera payant un jour, mais pour l’instant, je ressens beaucoup de pression. Pourquoi je me mets tant de pression alors que tout ce que je fais est en lien avec d’autres personnes et dépend aussi d’elles. Je ne peux pas forcer les choses à avancer. Si je le fais, je butte contre la volonté et le pouvoir des personnes dont je dépends dans mes projets. Ce n’est pas en forçant que j’y arriverai. En forçant alors que ça ne prend pas, je dépense beaucoup d’énergie et je m’épuise.

Être moins exigeant avec moi-même !

La solution pour me mettre moins de pression serait de me fixer un seul petit objectif à la fois. Et de le prévoir sur le court terme. En répondant à la question, qu’est-ce que je peux faire maintenant pour avancer d’un petit pas dans la direction où je veux aller ? Et d’arrêter de tirer des plans sur la comète, de voir trop loin dans le temps et dans mon parcours d’artiste. Difficile à faire avec un cerveau comme le mien qui pense à toutes les situations, organise tout, anticipe trop. Je dois être confiant en mon avenir pour vivre sereinement.

Lâcher mon perfectionnisme !

Ça va de pair avec la haute exigence que je m’impose, dans le rythme, la régularité, la quantité, le relationnel. Je ne suis pas obligé d’être prolifique, d’avoir un bon contact avec tout le monde, d’avoir une oeuvre qui évolue tout en étant cohérent. Même si ça peut aider. Et pourquoi pas si j’en suis capable ? Parce que je finis par m’épuiser. Et si je veux tenir dans la durée, jusqu’au jour où je serai remarqué par une galerie d’art, où mon travail intéressera un salon, une exposition, une résidence d’artiste. Alors pour tenir dans le temps, je dois me préserver, arrêter de toujours être à fond, de tourner à plein régime. Qui veut aller loin ménage sa monture, dans tous les domaines de la vie, à ma sauce.

Nouvelles stratégies !

Moins de temps à consacrer à mon blog, écrire des articles plus courts, d’ailleurs plus faciles à lire. Pour avoir du temps pour peindre et m’occuper de mon second blog. Lâcher sur le fait de vouloir tout faire dans une journée, peut-être mettre en place des cycles de deux ou trois jours. Dans chacun desquels j’aurai fait tout ce qui me plaît. Me fixer chaque semaine ou dans chaque cycle, de petits objectifs faciles à atteindre, faisant partie d’une stratégie à plus long terme.

 

Mot de la fin !

Voilà, cet article est un peu spécial, aujourd’hui il ressemble plutôt à mon journal intime en version plus structurée pour rentrer dans le cadre d’un article de blog. Il fait partie de mon témoignage de surdoué. Mais chaque fois que je dis que je suis surdoué, une petite voix dans ma tête me dit “et si tu ne l’étais pas ?”

Écrivez-vous un journal personnel ?

Je voudrais savoir si vous écrivez un journal personnel. Il paraît que le fait d’écrire est plus efficace que le fait de penser. En écrivant on approfondirait bien plus notre raisonnement. Personnellement, j’écris mes pensées depuis 2008 et je dois dire que je ressens le besoin de le faire. Cela me permet de clarifier mes pensées, de faire des choix et de passer à l’action. Combien d’entre vous écrivent leurs pensées de façon hebdomadaire voire quotidienne dans un journal personnel ou un blog ? Si vous ne faites pas partie de ces personnes, je vous invite à le faire car cela pourrait vous permettre de développer une vie intérieure riche et nécessaire votre épanouissement.

Mon journal intime
Mon journal intime

Références de livres pour la créativité du surdoué !

Pas que pour les surdoués.

“Libérez votre créativité” de Julia Cameron !

C’est dans ce livre que j’ai découvert la méthode des “pages du matin” qui consiste à écrire tous les matins (cela est non négociable) pendant 20 minutes, sans s’arrêter jusqu’à noircir une page d’écriture minimum. C’est comme un lavage de cerveau, cela permet de déposer toute les pensées encombrantes avant de commencer sa journée. Une véritable thérapie. Si vous sentez que votre créativité est bloquée, je vous conseille de suivre le programme de ce livre pour libérer votre créativité. Personnellement, je l’ai suivi deux fois et je dois dire que ma créativité qui était bloquée s’est retrouvée complètement libérée, non seulement dans mon activité de peintre et de dessinateur, mais aussi dans d’autres domaines de ma vie.

“Le nouveau journal créatif” d’Anne-Marie Jobin !

Le sous-titre de ce livre est “à la rencontre de soi par l’écriture, le dessin et le collage”. Et si vous voulez passer à un niveau plus élaboré ou que vous avez l’âme d’un artiste, je vous recommande le livre et la méthode de cette art-thérapeute. J’ai pratiqué cette méthode une fois par semaine pendant plusieurs mois et cela m’a beaucoup aidé à me mettre à l’écoute de mon ressenti, moi qui me coupais de mes émotions.

 

Le dernier mot de la fin !

Bonne lecture. Alors, tenté par l’écriture ? Attention, pas besoin d’être un écrivain pour se lancer. Ce n’est pas écrire de belles phrases qui compte. C’est plutôt se mettre à l’écoute de sa vie intérieure, afin de diminuer le décalage entre besoins venant de l’intérieur et la vie extérieure. Et ainsi de trouver un équilibre et un apaisement.

Je vous souhaite une journée en toute simplicité, en la commençant par écrire vos pensées dans votre journal personnel ! A demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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