Défi J76/100 L’investissement du surdoué !

L'investissement du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Dans l’article d’aujourd’hui, je vous parlerai de l’investissement du surdoué. De sa façon très spéciale de s’impliquer parfois avec passion dans tout ce qu’il fait, travail, loisirs, relations, passions. Les raisons, les avantages, les inconvénients. En vous apportant mon témoignage. Bonjour, je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie.

 

Arrivé aux trois quarts de mon défi de 100 jours !

Hey, j’ai parcouru les trois quart de mon défi de 100 jours à écrire un article par jour. Super, en me tenant à ce que j’ai décidé, en respectant ma promesse, je renforce ma capacité à persévérer. Je ne me rends plus compte des efforts que je fais maintenant. J’ai l’impression que c’est devenu naturel pour moi d’écrire un article par jour pour mon blog. Je me suis familiarisé avec ce fait que j’ai intégré dans ma vie. J’arrive à m’organiser pour ne pas manquer ce rendez-vous avec moi-même et avoir une activité quotidienne semi-professionnelle. Je me sens bientôt prêt pour créer mon deuxième blog, celui sur l’architecture d’intérieur. J’ai hâte de ressentir les émotions que je ressentais quand j’étais adolescent et que je créais des modèles de maison.

 

L’idée d’un article sur l’investissement du surdoué !

Mon chemin parcouru avec le témoignage de 100 jours d’un surdoué, me donne l’idée d’un article sur l’investissement du surdoué. A savoir que quand il trouve des intérêts à ce qu’il fait ou que le sujet le passionne, par curiosité et par envie d’aller plus loin, le surdoué s’investit. Son investissement est énorme, plus que la moyenne des gens et aussi parfois plus qu’il n’en faut. Il peut en faire trop. Ça a des avantages mais aussi des inconvénients.

 

Des exemples de mon fort investissement !

Il y a eu des engagements envers d’autres personnes, des entreprises et aussi envers moi-même plus que de mesure. Cela m’a amené loin et vite. Mais souvent avec une fin problématique pour moi surtout quand j’étais au service des autres.

Des exemples de mon gros investissement dans le monde du travail !

Je crois que j’ai toujours fonctionné ainsi, dans mes différents postes, je me suis toujours investi beaucoup, voire trop. Mon fort investissement était là pour prouver mes capacités à mes employeurs. Je me donnais à fond alors que je voyais les autres s’économiser. Moi je donnais tout ce que j’avais, je forçais, trop car après mes heures de travail, je me sentais complètement épuisé. D’ailleurs je faisais trop souvent des heures en plus, non payées. Pour encore prouver que j’étais une personne de valeur.

Je me suis fortement investi dans tous mes postes !

J’ai fait ça, dans mes premiers jobs d’étudiant, quand j’étais facteur à La Poste dans la ville où j’habitais. Quand j’ai fait des ménages dans des immeubles pour remplacer les gardiens partis en vacances. Dans mon premier stage et CDD en agence d’architecture. Puis dans mon premier vrai poste en CDI dans lequel je suis quand même resté 8 ans. Aussi quand j’ai été architecte en profession libérale, pour les projets de mes clients, au point de travailler des centaines d’heures pour 3 euros de l’heure. Et encore après avoir fermé mon agence, quand j’ai repris un boulot de simple vendeur en magasin bio. Je m’investissais plus que tout le monde, je posais des tonnes de questions et ma responsable voyait bien un potentiel en moi. Maintenant je m’investis à nouveau dans la création de ma propre activité.

J’avais peur de ne pas plaire !

Je donnais toujours plus car j’avais peur que mon patron n’apprécie pas mon travail. Alors je créais un déficit en ma faveur. J’en faisais plus pour qu’il ne me reproche rien.

Je voulais être irréprochable !

Ça va avec le désir de plaire, de faire plaisir, de ne surtout pas déplaire. Je faisais en sorte que tout ce que je faisais soit absolument parfait, nickel, sans faute. Et quand je voyais des erreurs, je les corrigeais de moi-même sur le champ. Je détestais qu’on me le dise. Non seulement je créais des documents d’architecture d’une grande qualité mais en plus j’étais rapide et j’en faisais beaucoup. Je voulais que mon travail soit très compréhensible, explicatif, pédagogique.

J’en faisais trop !

C’est sûr que mes documents étaient très utiles pour les clients et les entreprises, mais j’en faisais trop. En faisant moins ça aurait été pareil.

Mes patrons m’en demandaient toujours plus !

Je plaçais la barre très haut. Ça se retournait contre moi car ce que je produisais était devenu normal. Quand j’en faisais moins, on me le faisait savoir. Et aussi, mes N+1 avaient pris l’habitude de m’en demander toujours plus au point d’être submergé et ne plus savoir par quel bout commencer.

Au bout d’un moment je voyais l’absurdité de mon investissement !

Je finissais par me sentir exploité. Le seul retour que j’avais était le fait de conserver mon poste, ce qui était déjà pas mal. Malgré les augmentations, je ressentais un déséquilibre, je n’étais jamais satisfait. J’avais toujours besoin d’évoluer, de changer, de gagner plus, d’apprendre plus. Je ne me sentais pas assez reconnu, j’avais un grand besoin de reconnaissance.

Arrivé au plus haut de ce que je pouvais supporter !

Mon fort investissement et mon grand besoin de reconnaissance non reconnu, révélaient un déséquilibre. Je me fatiguais beaucoup à en faire trop. Mes parents ont toujours veillé à ce que je ne me laisse pas exploiter ainsi par mes patrons, mais je me laissais à chaque fois avoir. Car c’est ma manière de fonctionner.

L’investissement du surdoué comme un piège, vers le burn-out !

J’étais moi-même l’instigateur de mon propre malheur. Mon piège que je ne voyais pas ainsi se refermait sur moi. Je me traçais une voie royale vers le burn-out. Ce que j’ai exactement subi plusieurs fois et j’en redemandais, je recommençais.

J’ai craqué plusieurs fois !

La pression était telle pour moi que j’ai fait des bêtises. Étant impulsif de nature, il m’est arrivé de nombreuses fois de saboter mon travail, mon poste, de laisser aller des situations qui nécessitaient de communiquer, de quitter l’emploi, de changer de comportement, mais surtout de parler.

L'investissement du surdoué
L’investissement du surdoué !

Mon investissement de surdoué comme une passion !

Voilà, j’ai lâché le mot passion. C’est exactement ce qui se passe. Mon implication dans ce que je fais revêt le manteau de la passion. Depuis le point de vue des autres, je m’intéresse beaucoup, je me passionne, ça va au-delà même de l’investissement. Mais c’est mon fonctionnement.

Mon investissement du surdoué mal vu par les autres !

Parfois, les gens ne comprennent pas pourquoi je m’investis autant pour un patron, une entreprise. Ça attise leur jalousie et j’ai l’impression que ça ne leur plaît pas, je ne leur plais pas tout simplement. Je ressens tout cela qui émane d’eux. Même si je suis sympa, ils restent froids avec moi. On me prend pour un lèche-bottes, un fayot, un opportuniste. Alors que tout ce que je veux, c’est aider et faire progresser.

Mon investissement de surdoué dans mes passions !

L’idéal est quand je mets mon investissement, ma passion au service de ce que j’aime faire, comme peindre et dessiner. Je me rappelle avoir vécu la passion, la fusion quand j’étais fan de Michaël Jackson, quand j’avais des aquariums d’eau douce, quand je me suis intéressé au feng-shui. Quand je créais des choses de mes mains. Je me sentais bien.

Je me sens porté par la justesse, la vérité !

Quel que soit mon domaine d’exploration, je vis une véritable aventure personnelle que personne ne peut comprendre. Plongé entièrement dans mon sujet, je me sens guidé dans mes découvertes de proche en proche. A la quête de la vérité, de la justesse. Je ne veux rien faire de faux, si je me trompe, je le vis comme une catastrophe et je dois tout corriger.

Ma recherche de perfection !

Je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas trouvé des éléments suffisamment solides sur lesquels m’appuyer, avant de projeter. Et je sens quand il me manque des informations, je ne sais pas lesquelles, mais je sais qu’il en manque et où les chercher. Je sens aussi quand j’ai tout ce qu’il me faut pour avancer seul plus loin. C’est intuitif.

Mon investissement à la hauteur de mon intérêt !

Maintenant que je me connais un peu plus, je ne me laisse plus avoir par les autres. Je sais quand quelque chose ne m’intéresse pas et j’arrive à rejeter la proposition. Alors qu’avant je me laissais embarquer dans les projets des autres. Pour m’investir dans un projet, je dois voir les intérêts que je pourrais y avoir en participant. Mais là aussi, je ne me laisse plus avoir, surtout par l’argent, l’appât du gain n’est plus pour moi source d’intérêt. Je préfère faire des choses qui me plaisent et qui m’appartiennent. C’est sûr que je vais finir par me retrouver seul. Je préfère développer ma créativité et la mettre à mon propre service, plutôt qu’un service d’autres personnes et d’en dépendre.

Je ne peux plus m’investir dans les projets des autres !

Tout cela, je le ressens avec une telle intensité que je ne peux plus prendre un poste normal dans une entreprise, un bureau, un magasin. Je ressens que j’ai plein de choses à faire moi-même, à créer, développer. J’ai plein d’idées et je me rends compte que j’ai toujours eu plein d’idées de création. Mais en étant dans le cadre d’une entreprise, mes idées spontanées n’ont jamais été écoutées. La seule créativité qui a été acceptée par mes employeurs était dans le cadre de leurs activités. Mes idées dépassent ce cadre, vous comprenez, elles concernent tous les domaines de la vie, ça forme un tout que je ne peux pas dissocier. C’est pour ça que ça m’est difficile de choisir un emploi, un domaine pour créer mon entreprise. Je voudrais créer une entreprise qui pourrait supporter toutes mes idées, toutes mes activités.

 

Mais pourquoi le surdoué s’investit toujours autant ?

Je pense que c’est parce que le zèbre est entier, authentique, il a besoin de comprendre les choses sur tout ce qu’il fait. Du coup il pose beaucoup trop de questions. Mais s’il ne pose pas ces questions, il ne comprend pas, ne peut pas travailler de façon optimum et il peut être bloqué. Cela est perçu de la part des autres comme de l’investissement, de l’intérêt alors que les normo-pensants n’en feront pas autant. Ces derniers ont de la chance car ça ne les empêche pas de travailler, d’avancer, d’être en relation. Un fort investissement est naturel chez le surdoué, d’autant plus quand il est intéressé, passionné par le sujet. C’est sa façon de fonctionner, de vivre, intensément. Faire moins, ça ne l’intéresse pas, il ne sait pas faire, n’y arrive pas, ne connait pas.Le surdoué ne comprend pas les gens qui s’en foutent et qui profitent.

 

Les avantages de l’investissement du surdoué !

Mon investissement montre mon intérêt pour les sujets, mon potentiel à développer. Il me permet de découvrir et connaître ces sujets avec une vision d’ensemble et détaillée, d’en saisir les enjeux. Explorer est pour moi un jeu et j’apprends donc plus facilement et rapidement. Dans mes phases de création et de recherche, je ne vois plus le temps passer, je ne m’ennuie pas et je m’épanouis. Mais ces activités ne sont en général pas lucratives. Elles pourraient l’être, cependant je ne cherche bêtement pas à le faire.

Les inconvénients de l’investissement du surdoué !

Je peux omettre des informations qui ne me conviennent pas et alors tomber dans l’idéalisme. Dans le cadre du travail, cela m’a amené à faire plusieurs burn-out. Dans mes activités passions, cela a pu entraîner un déséquilibre dans ma vie. Par exemple en bousculant mes cycles naturels (sommeil, repas, relations). Je peux délaisser des aspects de ma vie, couple, travail, activité physique. Quand je m’investis, je ne mesure pas toutes les conséquences que mes choix peuvent comporter. Par exemple, quand je me suis lancé dans ce défi d’écrire un article par jour pour mon blog, je n’ai pas voulu voir le temps que ça allait me prendre. Je me suis dit que j’allais y arriver.

Je mesure les conséquences après m’être investi !

Pourtant aujourd’hui, je me rends compte que c’est du travail, du stress, plusieurs heures par jour à consacrer. J’ai dû m’organiser différemment et ça a retardé mon business plan pour mon blog sur l’architecture, donc ma création d’entreprise. Et en plus je n’ai pas peint pendant trois mois entiers. J’ai plusieurs fois regretté de m’être investi dans des associations, des projets. Heureusement je me suis rendu compte que je n’avais pas le retour que j’attendais et je me suis désengagé de tout. Je ne me sentais plus libre, mais pris au piège, coincé dans des histoires dont je n’avais rien à faire. Mais vis-à-vis de moi-même, c’est différent, il en va de mon estime de moi en construction, il est essentiel que j’aille au bout de mes décisions.

 

Mon investissement dans mes projets pour le mois prochain !

Je prends conscience que mes choix d’article sont en lien avec mon vécu profond. Mon inconscient joue bien son rôle en me soufflant les thèmes à aborder. A savoir que je choisis le sujet en commençant à écrire. Je me demande ce qui se joue en moi, ce que je vis en ce moment et un mot me vient. En rapport avec les questions que je me pose au moment où j’écris. Je trouve que ça me fait du bien et que ça m’aide à avancer.

Mes prochains défis !

Je pense chaque jour à ce que je vais faire après ce défi de 100 jours. Je prends goût à me challenger, à me dépasser pour progresser et apprendre. J’ai donc quelques idées de nouveaux défis. En tout cas j’ai décidé en avril de créer mon blog sur l’architecture, je commence à me sentir prêt à me lancer. C’est sûrement mon prochain défi. J’ai aussi programmé, dès demain le premier avril, de retourner une heure chaque jour à mon atelier de peinture.

 

L’investissement du surdoué, ça vous parle ?

Comment vivez-vous vos activités en terme d’investissement ? Êtes-vous aussi du genre à vous investir de façon démesurée ? Comment ça se passe pour vous au travail et dans vos projets personnels ou vos passions ? Vous pouvez noter vos réponses dans la zone des commentaires ci-dessous.

Je vous souhaite une journée équilibrée et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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