Défi J46/100 L’énervement du surdoué !

L’énervement du surdoué

Temps de lecture estimé : entre 4 et 6 minutes.

Dans la suite logique de mon article d’hier sur la colère du surdoué et aussi parce que je le vis en ce moment même. L’article d’aujourd’hui sera sur l’énervement du surdoué. Pourquoi le surdoué s’énerve ? Comment faire pour ne plus s’énerver ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je suis surdoué, je n’ai pas encore passé le test. Et je me pose trop de questions au point de me pourrir la vie.

 

Pourquoi un article sur l’énervement du surdoué ?

Si vous avez lu mon article d’hier sur la colère du surdoué, vous avez vu dans quel état je suis capable de me mettre. Pour de nombreuses raisons et un enchaînement de situations, monte en moi une pression mentale et physique. Et au bout d’un certain seuil, ma colère explose contre les autres ou moi-même. Les accès de colère sont fort heureusement rares et doivent le rester. Par contre, je me rends compte qu’avant d’en arriver à me mettre en colère, je passe par un certain énervement.

L’énervement du surdoué, très fréquent !

Avant de me mettre en colère, je m’énerve intérieurement. Si je m’énerve trop, ma colère éclate. Mais je prends conscience que je suis énervé presque tous les jours. Il y a un effet cumulatif car la nuit ne me permet pas de remettre à zéro mon compteur “énervement”. Comme je l’ai déjà dit dans mon article sur la colère du surdoué, la plupart des surdoués autour de moi sont sujet à l’énervement et à la colère. De par sa nature, pour le surdoué tout est important, tout compte. Alors du coup, comme en général tout le reste du monde qui n’est pas peuplé de surdoués, se fout de tout, eh bien beaucoup de choses chiffonnent le surdoué. Puisque le surdoué ne dit pas tout pour être sympa, il finit par accumuler trop de choses et par s’énerver pour un rien, à la fin. C’est ce que les autres croient et voient. Mais en fait, le surdoué s’énerve à cause de tout ce qui n’est finalement pas passé. Rien ne va plus.

 

Comment j’ai réduit mon énervement du surdoué ?

Je ne sais pas si c’est une bonne méthode, mais elle fonctionne pour moi. En fait, comme plein de choses m’énervaient, je me suis séparé de tout ce qui était pour moi source d’énervement. Des relations problématiques, voiture, électro-ménager à foison, matériel audio-visuel, un grand nombre de mes affaires superflues, bibelots, loisirs de type société de consommation … J’ai fait le vide autour de moi pour laisser plus de place à mes passions. Vous trouveriez ma vie triste ou zen. Vous devez penser que je suis fou ou que j’ai une vie de moine. Mais cela m’évite aussi de m’éparpiller de trop quand je suis chez moi et de me concentrer sur mes principales activités. Quand même pas facile à mettre en place et les résultats ne sont pas parfaits. Mais je fais des économies et plein de choses que j’ai choisies et que j’aime.

 

Par exemple aujourd’hui, pourquoi je suis énervé ?

J’ai peur que ma journée ressemble à celle d’hier et de me coucher trop tard à cause de l’écriture de mon article du jour. En plus ça fait plusieurs jours que je n’ai pas fait de sport, je suis comme un lion en cage. Trop dans l’intellect et pas assez dans mon corps. Hier soir ou plutôt ce matin après minuit, j’ai publié mon article sans illustration et sans le mettre en page. Du coup j’ai passé ma matinée et mon début d’après-midi à le faire. Ok je suis content d’avoir écrit un bel et puissant article de plus de 4700 mots. Mais je dois écrire cet article aujourd’hui et je commence à peine à 15h30. Ça m’énerve, je m’énerve tout seul. En plus il fait beau, j’ai envie de faire du sport dehors. Et je n’ai pas bien avancé mon business plan pour ma création d’entreprise.

Ce qui m’énerve en général, pas le temps de tout faire !

Trop de choses à faire et que j’ai envie de faire, mais malheureusement pas assez de temps. Et viennent se rajouter de nouvelles choses super intéressantes quand je rencontre d’autres personnes. C’est insupportable de devoir faire des choix. Voilà, je clôture généralement mes journées par des “je n’ai pas eu le temps de tout faire”. Quand je programme, je prévois toujours trop court. Mes activités débordent de mon emploi du temps et alors je ne peux pas faire tout ce que j’avais prévu.

Ce qui m’énervait quand j’étais petit !

En écrivant mon article d’hier, je me suis souvenu que je m’énervais tout seul quand je n’arrivais pas à faire quelque chose de minutieux ou de très simple. J’étais convaincu que je pouvais le faire, mais je n’y arrivais pas. Alors j’essayais à nouveau ou j’abandonnais. Mais je piquais une crise tout seul. Je ressentais comme une grosse démangeaison qui m’obligeait à gigoter dans tous les sens, en secouant les mains et à tout casser. Je criais et pleurais de ne pas y arriver. Cela me rappelle le petit garçon de deux ans que je connais. C’est vrai que quand on est tout petit, on n’a pas vraiment la maturité physique ou mentale, la dextérité, les aptitudes nécessaires à faire comme les grandes personnes, alors que notre esprit est en avance sur son âge et son corps.

 

Interlude (petite pause, pour ceux qui ne connaissent pas ça car étant trop jeunes) !

Je m’arrête là, j’ai trop envie d’aller faire du sport sur les quais du Rhône au soleil. Tant pis si je me retrouve à écrire mon article la nuit. Je n’en peux plus, il faut que je bouge.

Reprise de l’article !

Voilà, je viens de faire une heure de vélo pour aller sur mon spot de streetworkout (sport en plein air sur barres) et revenir. Et une heure de sport poids du corps dans le vent du nord froid (3°C) et au soleil trop bas pour me réchauffer. Cette fois-ci, j’avais deux pantalons, un T-shirt, un pull et mon manteau. Loin de pouvoir être torse nu comme la dernière fois. De retour, j’ai nourri les vers de terre de mon lombricomposteur à mon atelier et j’ai mangé. 20h, je me remets à écrire mon article. Je me sens moins stressé, avec moins de pression. Je ne suis plus énervé comme en début d’après-midi.

 

Quand je m’énervais à l’adolescence !

Je me rappelle aussi avoir ressenti de l’énervement pendant mon adolescence. Quand je n’arrivais pas à me concentrer sur mes devoirs et que je pensais à autre chose, quand je ne retenais pas ce que j’apprenais par coeur. En fait, je bloquais quand les cours ne me passionnaient pas et je m’énervais. Je pleurais parce que j’avais révisé des heures durant et qu’il était tard le soir, sans que j’ai retenu quoi que ce soit.

L’énervement du surdoué
L’énervement du surdoué !

Je devrais plutôt dire, je m’énerve au lieu de ça m’énerve !

Il y a bien une différence entre “m’énerver à cause de quelque chose” et quelque chose m’énerve”. Jusqu’à mes 35-40 ans, les choses m’énervaient et j’avais l’impression que je n’y pouvais rien. Mais j’ai compris que je pouvais décider de réagir autrement, de plusieurs façons par rapport à quelque chose. Entre autres, j’avais le choix entre m’énerver et ne pas m’énerver. Et j’ai testé, c’est possible, j’ai vraiment le choix. Par exemple, comme je suis en général très impatient, j’ai tendance à vouloir que les autres aillent plus vite. Et si ça n’allait pas à ma vitesse, je m’énervais, je trépignais. Je ne pouvais pas changer les autres sinon leur demander d’aller plus vite, mais ça générait du stress inutile. C’est surtout dans mon poste de responsable de magasin, avec mon équipe à gérer, que j’ai vécu le changement, l’avant et l’après. On m’appelait Monsieur Zen.

 

Je décide que rien ne peut me déstabiliser !

Je me souviens clairement d’une période très proche d’aujourd’hui où je me disais que plus rien ne pouvait me déstabiliser. Et je le sentais vraiment, rien ne pouvait m’énerver. C’était un choix conscient que je faisais. Pourquoi je sentais que rien ne pouvait m’énerver ? Parce que face à une situation problématique, je prenais tout de suite du recul et passais à l’action rapidement avant même que mes émotions montent en puissance. Je faisais la course avec mes peurs. Si j’avais peur, je plongeais à même dans la situation en passant immédiatement à l’action, j’allais le premier voir les personnes concernées, avant qu’elles ne viennent me trouver. J’attends de voir leur réactions et qu’elles viennent me voir pour en parler. En fait, pendant quatre ans, j’ai appris à jouer avec les gens au travail. Je crois que c’est ainsi que j’ai compris que j’avais du pouvoir sur les autres et que les gens que je mettais sur un pied d’estale n’en valaient pas la peine. Je leur donnais trop de pouvoir sur moi.

Application dans mon précédent travail !

En faisant ainsi, j’ai désamorcé dans mon précédent travail de nombreuses situations explosives, en étant pro-actif. Mais j’avais tout de même la sensation d’être un imposteur, tout en y arrivant très bien. Je crois que c’est ainsi que j’ai réussi en un an à passer de vendeur à responsable d’un magasin qui venait d’ouvrir. Cela m’a challengé pendant un temps, ce fut ensuite la routine, puis l’ennui et le burn-out à cause d’une réduction de personnel et de la pression de la direction. Je me rappelle que je m’amusais avec mes responsables. Posant des tonnes de questions, je jouais au bête et sur mon honnêteté. Je ne m’énervais plus et n’avais plus peur du tout. Ça les déstabilisait et à la fin je sentais que j’avais gagné à leur petit jeu de la terreur et de la pression en entreprise.

Force de caractère !

Tous les changements que j’ai opérés dans ma vie m’ont pris du temps et m’ont demandé réflexion, prise de décision, énergie pour appliquer et persévérance. Quand je compare ma vie d’avant quand j’avais entre 20 et 30 ans ou celle de personnes que je connais aujourd’hui, avec ma vie de maintenant, je vois tout le chemin parcouru. J’ai l’impression de faire partie d’une civilisation avancée, ancestrale ou future loin de ce monde dans lequel nous vivons. Dans une certaine simplicité, efficacité, zénitude, un certain ascétisme, une vie méditative, réglée, organisée. Et je me dis que pour avoir fait tout ce chemin, je dois sûrement avoir une grande force de caractère et savoir ce que je veux dans ma vie. Pourtant je ne vois et ne ressens pas les choses de cette manière.

Un décalage encore plus grand qu’avant !

Je ne me suis pas rendu compte que j’étais en continuelle évolution personnelle. C’est juste que je le vivais, j’étais en plein dedans et j’avançais pas à pas. Pour dire que je me sens encore plus décalé par rapport aux autres qu’avant, j’ai accentué mes décalages dans tous les domaines de ma vie. A des années lumières des autres. En m’affirmant, en faisant des choix tranchés paraissant radicaux. Et malgré les remarques de mes proches (parents et amis, même dans mon couple). J’ai tenu tête malgré mon apparente fragilité.

 

Pour finir !

Bon j’ai l’impression de délirer et d’être un gourou, je vais m’arrêter là pour cet article sur l’énervement du surdoué. Je suis content car je prends conscience du chemin que j’ai parcouru par rapport à mon énervement et ma colère. Finalement, je me sens largement mieux qu’à mes débuts de surdoué. Si je suis encore un peu énervé ou que je me mets en colère en ce moment, c’est peut-être dû à un peu de fatigue, de pression que je me mets. Je pensais trouver des solutions pour trouver un équilibre. Je recommencerais bien à faire de la méditation. Pas vous ? Mais attention, je ne veux pas endormir mon cerveau.Ce serait surtout et au contraire pour développer mes capacités de surdoué et atténuer les inconvénients. Un petit réglage, quoi. Ah si, j’ai une question pour vous. Comment faites-vous pour ne pas vous énerver ou vous mettre en colère ? Si vous voulez bien le noter dans les commentaires, s’il vous plaît, merci de partager.

Je vous souhaite une bonne journée ou une bonne soirée zen. Et à demain pour un nouvel article sur la vie des surdoués accompagné de mon témoignage !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

2 thoughts on “Défi J46/100 L’énervement du surdoué !

  1. Bonjour Raphael.
    Je viens de tomber sur ton article après une recherche sur le surdoué qui s’énerve.
    Tes exemples entre cet article et le précédent (la colère du surdoué) me font beaucoup penser à mes excès de colère (aussi inutile soient-il) auprès de mes proches.
    Exemple simple, la semaine dernière, en voiture avec des amis, ma « co-pilote » s’occupait du gps et de la musique. Mais elle mettait tellement de temps à choisir une musique qu’elle oubliait le gps, et sur le trajet (de 23h environ sur une semaine) j’ai du faire une dizaine de demi-tours. Au début je trépignait et je pense que mes amis on remarqué que ça m’irritait. Ensuite je parlais d’un ton sec et je pestait, pour qu’ils le voient clairement (me disant que ça la ferait réagir et qu’elle prendrait sa « mission » avec le même intérêt que j’y porterais). mais à part créer des tensions ça n’a rien fait avancé. Finalement j’ai accepté qu’elle se trompe. J’ai réalisé que c’était des vacances, qu’on n’avait aucune contrainte de temps (pour une fois, pas de contrainte !!!) et que s’énerver ne ferait que gâcher ce moment. J’ai donc tourné la situation à dérision et me moquait d’elle à chaque fois qu’elle se trompait, la surnommant « co-pilote en carton » jusqu’à la fin des vacances (ce qui en prime faisait rire le reste de la voiture). je suis passé du papi ronchon au comique des vacances, parce que j’ai accepté qu’elle ne pouvait pas faire aussi bien que moi (ouais, dit comme ça je comprends pourquoi on nous croit présomptueux).
    Et ceci n’est qu’un exemple vague parmi tant d’autres. J’ai pu rencontrer des situations comme ça suffisamment de fois pour me dire que je devais prendre plus de recul sur les autres, et accepter cette évidence « on fera toujours mieux, mais on ne peut pas tout faire »

    En tout cas super article, ça fait du bien aux yeux et au cerveau !

    1. Bonsoir Damien, merci pour ton message. Je me reconnais aussi complètemeeeeeennnnnt dans ton expérience relatée. Merci d’avoir participé à cet article en le prolongeant avec ton commentaire. Tu parles de vacances mais ce genre de situation arrive aussi énormément en milieu professionnel où des personnes sont payées pour le même résultat approximatif. Là où les zèbres veulent élever le niveau il se fait taxer de zèle.
      Bonne soirée.
      Raphael

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