La juste confiance en soi du surdoué !

La juste confiance en soi du surdoué

Comment trouver la confiance en soi ?

Temps de lecture estimé : 9 à 14 minutes.

Bonjour ! Cette semaine je vais parler de la juste confiance en soi du surdoué. C’est le troisième article d’une série de trois sur la confiance en soi. Le premier article portait sur le manque de confiance en soi et le sujet du second était l’excès de confiance en soi du surdoué.

Ma confiance en moi a évolué tout au long de ma vie à un point que j’ai l’impression d’avoir traversé un océan à la nage. Je suis parti d’un gouffre de confiance en moi pour arriver à un équilibre plutôt stable, une juste confiance en moi. En passant par des périodes d’excès de confiance en moi. Je partage ici mon témoignage de surdoué et je vous donnerai quelques astuces pour avoir une confiance en soi équilibrée.

Bienvenue sur mon blog surdoué.e ou pas surdoué.e. Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’ai décidé d’enquêter sur la surdouance car je veux comprendre.

Introduction à la confiance en soi !

Qu’est-ce que la juste confiance en soi du surdoué ?

Je sais que j’ai atteint un niveau de juste confiance en moi quand j’arrive à faire les choses que je souhaite faire (travail, relation, vie personnelle). Que j’ai assez confiance en moi pour ne pas procrastiner et pour passer à l’action après un court temps de réflexion. Que je ne suis pas dans l’excès en faisant trop de choses à la fois et que je me repose suffisamment. En fait je trouve par moi-même mon propre équilibre et je le maintiens à un niveau suffisant pour rester motivé, dynamique et intéressé. Je fais en sorte de ne pas m’ennuyer et laisser tomber ce que je suis en train de faire. Cela peut paraître assez subtil, c’est un savant dosage que je vais développer plus loin.

Une fois de plus je me fais confiance pour écrire un article !

Je n’ai pas de théorie sur le sujet “comment atteindre une confiance en soi équilibrée”, mais je vais écrire cet article en laissant venir mes idées au fur et à mesure. Justement, je me fais assez confiance pour me lancer dans le vide et prendre ce risque. Je vais essayer de rassembler les astuces que j’applique régulièrement et instinctivement (sans y réfléchir) en relisant mes réussites des deux dernières années.

La juste confiance en soi du surdoué
La juste confiance en soi du surdoué !

A- “La confiance en soi” et “Moi” !

“Un jour à la fois” !

J’ai connu l’expression “un jour à la fois” quand je suis allé à des réunions des DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes) et des OA (Outremangeurs Anonymes). Je tentais de résoudre des problèmes de comportements affectif, sexuel et alimentaire. “Un jour à la fois” a été repris de chez la fraternité des AA (Alcooliques Anonymes). Cela m’a souvent aidé à me dire que je pouvais y arriver seulement aujourd’hui ou pendant une heure. Même après avoir quitté ces groupes de parole, je me suis dit que je pouvais faire une chose juste cinq minutes pour me donner du courage. C’était plus facile et moins angoissant pour moi que de m’engager longuement avec le risque de ne pas pouvoir tenir et de craquer. La confiance en soi se construit petit à petit quand on n’en a pas beaucoup.

Moi aussi, j’ai le droit !

A force de me comparer aux autres et de voir avec envie et jalousie ce qu’ils faisaient, je me suis dit que moi aussi j’avais le droit de faire comme eux et ce qu’ils faisaient. Ça me faisait envie. Ils étaient eux-mêmes, ils faisaient des choses agréables, ils s’offraient des choses que je me refusais. Je me sentais transparent et je ne faisais rien d’extraordinaire. J’avais le droit d’exister moi aussi, d’être moi-même, de faire comme les autres. Pas dans le sens du conformisme mais dans le sens où si j’avais envie de faire quelque chose qui me plaisait, pourquoi ne pas le faire, comme les autres le font sans trop se poser de questions?

Prendre sa place !

Je ne me sentais pas à l’aise. Jamais à ma place, seulement quand je me retrouvais seul mais je souffrais profondément de solitude. A force d’être transparent aux yeux des autres et de constater que mon avis ne comptait pas même si ce que je disais était pertinent, j’ai appris à quitter certains endroits et à faire ma place partout là où j’étais. Un exemple tout bête. Marchant sur le trottoir, je laissais passer tout le monde en me mettant de côté. Désormais je me dis qu’il y a de la place pour tout le monde et surtout pour moi. Alors je m’amuse beaucoup à prendre autant de place que les autres, surtout pas moins. Je n’ai plus de raison de me laisser faire. Je suis tout de même resté civilisé et courtois, vis-à-vis des personnes âgées, de mes proches et des femmes. Mais n’est-ce pas sexiste ?

Se donner des autorisations !

Je me suis autorisé à faire des choses différentes et intéressantes que je me refusais avant à cause de mes a priori et de faux prétextes (manque d’argent, de temps, de confiance en moi justement). Par exemple je me suis abonné dans une salle de sport, je fais du street workout en plein air avec des personnes d’une génération plus jeune que la mienne. Je rencontre plein de gens d’univers très différents. Et non des moindres, j’ai maintenant deux blogs sur Internet et j’ai une activité d’artiste peintre. J’ai d’ailleurs une exposition dans une galerie lyonnaise en décembre prochain. Je n’ai plus besoin de l’autorisation des autres, de mes parents, des adultes, de supérieurs hiérarchiques. Je suis mon propre maître.

B- Les autres et la confiance en soi !

Se comparer aux autres dans le bon sens du terme !

Je ne parle pas de regarder la voiture du voisin et de me dire que la mienne n’est pas aussi belle et récente que la sienne. Je veux parler de regarder comment font les autres (activités, façons de faire, façons d’être …). Quelles différences par rapport à moi ? Que puis-je améliorer ou faire pour me faire plaisir ou gagner en compétence ? Je me rappelle qu’étant jeune je n’étais pas sportif et j’enviais mes camarades qui avaient plusieurs activités sportives. J’étais jaloux de leur corps, leur taille, leur dynamisme que le sport semblait apporter alors que j’étais petit et chétif comme “Caliméro”. Je n’avais qu’à me mettre au sport mais cela me semblait interdit. Intellectuellement je me l’interdisais. Et petit à petit j’ai commencé la natation en 2000, le vélo en 2003, la musculation en 2016 et le street workout en 2017. Mon corps a beaucoup changé en bien.

Relativiser à propos des autres !

Nous les surdoués nous avons l’impression d’être nuls par rapport aux autres parce qu’on se rend compte de tout ce qu’on ne sait pas. Généralement les normo-pensants ne s’en rendent pas compte. Ils peuvent être des spécialistes meilleurs que nous dans quelques domaines seulement parce qu’ils concentrent leurs temps et leur énergie sur peu de sujets. Du coup face à un tel spécialiste, nous nous sentons nuls, nous qui nous dispersons ou slashons. Mais on ne voit pas tout ce que nous savons dont ce spécialiste n’a jamais entendu parler. Il ne faut pas se laisser avoir par les paroles. Les spécialistes sont excellents dans leur domaine et parfois ignorants dans tous les autres. Ils croisent rarement leurs idées avec les domaines connexes alors que le surdoué le fait naturellement. Alors relativisons le savoir des autres pour reprendre confiance en nous.

Imiter, faire comme les autres qui ont confiance en eux !

On dit souvent qu’il ne faut pas se soucier des autres. Essayons de tirer parti du fait de vivre en groupe et de se préoccuper des autres. Ici je propose d’imiter les autres pour découvrir une nouvelle activité. Les enfants procèdent naturellement ainsi dans leur apprentissage, en imitant les adultes et les enfants plus grands qu’eux. Une fois adultes nous le faisons encore. Mais peut-être pourrions-nous y mettre plus de conscience, de présence, d’investissement personnel dans le sens où nous pourrions imiter jusqu’à l’état d’esprit de la personne dont on veut imiter l’action.

Observer les autres !

L’observation fait partie des caractéristiques et des capacités des zèbres. Ça se voit dans leur regard dès le plus jeune âge. Observer et analyser pour comprendre aide beaucoup, c’est peut-être pour cela que de nombreux surdoués réussissent du premier coup quand ils font quelque chose pour la première fois.

Bien se préparer !

En observant les autres on pourra se rendre compte qu’il y un temps de réflexion et de préparation. En général les gens ne se lancent pas directement. Se calquer sur les autres pendant leur préparation peut nous permettre de nous mettre dans leur peau, leur état d’esprit, de ressentir ce qu’ils ressentent. Par la suite il s’agira d’avoir notre propre rituel de préparation, de trouver nos marques.

Se mettre à niveau !

Je pense qu’il est parfois bon de se mettre à niveau. Je me rends compte que j’en ai besoin quand je suis avec d’autres personnes qui semblent bien connaître des choses que je ne connais pas. Dans ce cas là je peux ressentir un malaise et perdre confiance en moi. Mais je pourrais très bien me renseigner rapidement sur le sujet et la prochaine fois je pourrais discuter avec ces gens. Je me sentirais plus confiant en moi. L’avantage de se mettre à niveau dans des domaines variés est d’avoir une bonne culture générale et de pouvoir rencontrer et discuter avec plein de profils de personnes différentes. Cela permet d’alimenter une conversation.

Avouer son ignorance !

Pas facile à faire mais quand je me sens ignorant à propos d’un sujet de discussion, je dis que je ne suis pas au courant parce que je ne m’y suis pas intéressé. Je me sens tout de suite un peu mieux même si ça me fait quelque chose de ne pas pouvoir participer.

C- La confiance en soi et le physique !

Pratiquer du sport plusieurs fois par semaine !

Le sport est reconnu pour accroître la confiance en soi. Et le surdoué débordant d’énergie se dépense volontiers. Je connais beaucoup de zèbres très sportifs. Cela fait deux ans et demi que je suis passé à la vitesse supérieure avec la musculation. Petit à petit et à mon rythme au début puis un peu plus à chaque fois jusqu’à aujourd’hui où je fais presque trente minutes de sport par jour. Trente minutes de sport intensif par jour suffisent.

Se tenir droit !

Ma posture a changé, je me tiens beaucoup plus droit et cela influe sur ma confiance en moi, mon moral et la façon dont me perçoivent les gens. Ce qui en retour me donne confiance en moi. Je me souviens de deux périodes de profonde dépression où je marchais la tête baissée et le dos complètement voûté comme Gaston Lagaffe mais sans la bonne humeur. Et plus j’ai confiance en moi, plus je me tiens le dos droit. C’est un cercle vertueux versus la spirale descendante.

Un silhouette plus dynamique !

Ma silhouette a changé avec cinq kilos de muscles en plus aux bons endroits, je sens la différence dans mon corps et auprès de mon entourage. Certaines personnes ont été agréablement surprises du changement. J’ai très régulièrement des compliments. Je pense que j’ai su reprendre le contrôle sur mon corps en le sculptant naturellement. C’est ce genre de choses qui participe à la confiance en soi, à l’aura et au charisme d’une personne.

Un gain de confiance en moi !

Je ne m’attendais pas à cela, en faisant du sport, j’ai eu de plus en plus confiance en moi dans mes activités et dans mes relations avec les autres. Je sentais que je pouvais passer à l’action et entrer en contact avec les gens plus facilement sans procrastiner ou trop réfléchir. Il est scientifiquement reconnu qu’une pratique sportive régulière procure naturellement au corps de nombreuses hormones bénéfiques en de nombreux points (endorphine, dopamine, adrénaline, noradrénaline, glucagon, cortisol, ADH, aldostérone). Ne pas faire de sport, c’est se priver de tous ces bienfaits : bien-être, plaisir, euphorie, anti-douleur, vigilance, moins de fatigue, perte de poids, qui rendent “addict” au sport. Pourquoi passer à côté de tout cela et acheter des compléments alimentaires alors que notre corps en fabrique en faisant simplement du sport ?

Détendre son visage et sourire !

Je tiens cette astuce de mon passé de surdoué sage et obéissant qui voulait faire plaisir et ne pas montrer ce qui se passait réellement à l’intérieur de moi. Je portais un masque souriant et détendu au point que tout le monde me trouvait zen alors que j’étais un volcan prêt à exploser. Il y a toujours du bon même dans les choses négatives. Tout n’est pas à jeter. En effet j’ai remarqué qu’au moment de passer à l’action en me détendant et en souriant, donc en imitant une personne ayant confiance en elle, j’obtenais de meilleurs résultats. D’ailleurs je pouvais même battre les autres et avoir la chance du débutant. Il faut bien respirer en même temps, ne pas bloquer sa respiration pour plus de confiance en soi, c’est important.

“Faire comme si” !

J’en viens tout naturellement à cette idée. En souriant et en étant détendu au moment de passer à l’action, je fais “comme si” j’allais y arriver. Même si c’est la première fois. Je me sens confiant dans le résultat. Je fais comme si j’avais confiance en moi et ça fonctionne presque à tous les coups. Ensuite si je perds, c’est dans la bonne humeur car je suis dans un état d’esprit positif. Vous me direz que c’est faire semblant et je vous répondrai que c’est se mettre dans de bonnes conditions.

Faire confiance aux autres et avoir confiance en la vie !

En souriant et en respirant, c’est-à-dire en n’étant pas crispé et en ne retenant pas ma respiration, je ressens une confiance autour de moi. Je fais confiance aux autres et en ce que peut m’apporter la vie. Prêt à accueillir le meilleur comme le moins bon. Je me dis que je serai capable gérer la situation si quelque chose de mauvais arrive. C’est ce que procure la confiance en soi. Au contraire si je me crispe, je sens les appréhensions autour de moi et j’échoue.

D- L’échec et la réussite face à la confiance en soi !

Utiliser les techniques de visualisation !

En faisant de la méditation j’ai appris à visualiser dans mon esprit. Ainsi comme dans un film je peux visualiser tout ce que je veux. En ce qui concerne la confiance en soi, bien souvent avant de faire quelque chose pour la première fois ou que j’appréhende, je visualise mes mouvements, mes actions, ma réussite, des résultats positifs. Je me visualise aussi ce que je ferais si j’avais confiance en moi et je fais ensuite ce que j’ai visualisé. Je me rappelle que je répétais mes gestes dans le vide avant de faire quelque chose quand j’étais jeune. Et je le fais encore de temps en temps. Les grands sportifs font exactement la même chose avant une épreuve sportive. Des études ont été faites sur leurs techniques d’entrainement. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux à propos de confiance en soi.

Ne plus avoir peur d’échouer !

Si j’échoue, cela fait partie du jeu. De toute façon je peux recommencer autant de fois que je veux. Statistiquement on ne peut pas gagner à tous les coups. Et nous sommes peut-être surdoués mais nous ne sommes pas des super-héros. Il ne faut pas confondre. Donc statistiquement l’échec fait partie de la vie et il faut apprendre à le gérer et l’accepter. Pendant des décennies j’ai été mauvais perdant. Mais tout comme je gagnais, je devais bien perdre au bout d’un moment. Il n’y a que Gontran le neveu de Picsou qui gagne à tous les coups. Chaque fois que j’échoue je m’écrie “Youpi” et j’éprouve un petit bonheur alors que la plupart des gens disent “Merde” et râlent. Laquelle de ces deux personnes trouvez-vous la plus agréable à vivre ? A votre avis, à qui la vie sourira-t-elle le plus ? Merci ma confiance en la vie.

Le succès se cache derrière les échecs !

Finalement je me trompe, il arrivait parfois à Gontran (c’est aussi le cousin de Donald !) d’avoir des galères imprévues. C’est sa confiance en la vie et son état d’esprit qui faisait qu’après son échec il accédait à la chance d’où son nom Gontran Bonheur. Par exemple aux sports d’hiver Gontran fait une chute de ski. Aïe. En fait il a trébuché sur le collier en perles d’une dame richissime qui lui offre une récompense. La confiance en soi et la confiance en la vie sont intimement liées. J’ai d’ailleurs tiré cet exemple d’un Super Piscou Géant sur lequel j’ai dessiné dans mon activité d’artiste, j’ai moi aussi de la chance.

Je me trouve chanceux !

Avant je me trouvais malchanceux et malheureux. Mais maintenant je vois que durant toute ma vie j’ai eu de la chance. Je ne voyais pas les événements du bon point de vue, avec les bons filtres. Grâce à un travail régulier à changer mon état d’esprit négatif en positif, la tournure des choses de la vie a changé. J’ai l’impression d’avoir de la chance. Par exemple cette semaine je viens de connaître les dates de mon exposition de dessins et le vernissage aura lieu le lendemain de mon anniversaire. Quel plus beau cadeau aurais-je pu espérer ? Je n’ai pourtant rien dit au galeriste.

Tirer des leçons des échecs !

Quand on manque un objectif, on peut réajuster le tir pour se rapprocher de la cible. C’est l’idée que les échecs mènent à un moment donné à la réussite. De proche en proche, d’élimination en élimination, on devient meilleur au point d’arriver à des résultats de plus en plus intéressants. A condition de ne jamais abandonner avant d’avoir réussi. Cela demande de la force de caractère et je ne doute pas du surdoué à ce niveau-là. Voilà comment aiguiser sa confiance en soi.

Ce qui compte c’est la persévérance !

Avant je m’arrêtais à la première contrariété, au premier malaise, à la première difficulté. Comment je pouvais espérer progresser en quoi que ce soit en me décourageant si vite et facilement ? Je ne me donnais pas de seconde chance. J’étais trop exigeant avec moi-même et mes émotions étaient exacerbées. Je me protégeais par peur de souffrir. Le réflexe est de se retirer de ces situations pour ne pas souffrir mais c’est un mauvais calcul qui finit par nous pousser dans un enfermement. Je n’étais pas conscient de tous ces mécanismes, ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai les clés pour les comprendre et les démonter. Comme il n’est pas facile de travailler seul sa confiance en soi, la persévérance est d’autant plus essentielle.

Savoir prendre du recul !

Deux choses que le surdoué sait faire, c’est réfléchir à tout ce qu’il fait, et ressentir ce qui se passe autour pendant ses actions et non-actions. C’est une façon de prendre du recul, d’avoir un regard en direct. Mais la plupart du temps le recul n’est pas suffisant et il se retrouve noyé dans ses émotions et ses questions. L’inconvénient est de ne pas être très présent, de ne pas vivre pleinement le moment présent en étant toujours dans la réflexion. Il faut savoir tirer parti de cette capacité et l’utiliser pour progresser en prenant encore plus de recul. Je fais en direct ma propre analyse psychique et cela m’aide à aller de l’avant dans la vie, avec mes relations, professionnellement. A condition que cela débouche sur des passages à l’action. J’arrive en même temps à vivre pleinement le moment présent sans me sentir dissocié.

E- La confiance en soi et son environnement !

Faire tomber la pression !

Me connaissant, je sais que je suis très sensible à la pression. Je ressens toutes les attentes et le poids des regards autour de moi. Peut-être que je me fais des idées. Avant j’étais beaucoup plus sensible que maintenant et cela me paralysait carrément. Je sais que déstresser est plus facile à dire qu’à faire. On trouve de nombreuses techniques pour cela sur Internet et dans des livres. Si je sens que je suis en compétition avec d’autres personnes je risque de m’auto-saboter et me retrouver dernier, tout comme je peux battre tout le monde à plate-couture. Bref je préfère une ambiance conviviale et bienveillante autour de moi. J’ai besoin qu’on me fasse confiance et qu’on m’encourage. Mais j’ai l’impression d’être encore un enfant en disant cela.

Savoir créer un environnement favorable !

Là c’est complètement utopique à moins d’être un riche rentier et de savoir dire non, on ne peut pas tout contrôler dans la vie. Mais on peut choisir ses amis, ses amours, les lieux que l’on fréquente. Par contre pour la famille, les collègues de boulot et les voisins ce n’est pas facile. A moins de vivre loin de sa famille et de changer de boulot et de logement à chaque fois que rien ne va plus. Pourtant certains zèbres ont su créer leur environnement en étant entrepreneurs. C’est ce qui est recommandé par plusieurs psys mais tous les surdoués n’en ont pas la maturité et la confiance en eux pour réussir dans cette aventure. J’ai tenté l’aventure entrepreneuriale de 2009 à 2013 mais je n’étais pas préparé. Je la tente à nouveau et je me sens prêt.

Apprendre à dire non !

Je viens de l’aborder plus haut. Avant j’avais peur de la réaction des gens en disant non. Du coup je me retrouvais coincé dans des situations difficiles. J’ai été poussé à dire non car je n’en pouvais plus. Pour éviter que cela ne se reproduise j’ai dû dire non petit à petit. J’ai même été capable de dire non après avoir dit oui. C’est un exploit pour moi. Parfois je savoure le fait de pouvoir dire non, c’est comme un luxe. En effet en disant non à une personnes je m’accorde du temps pour moi, ce que je recherche de plus en plus ayant trouvé ma voie (peinture, blogs, architecture et surdouance).

S’entourer de personnes positives !

Personnellement je sais que je ne veux plus me retrouver dans le triangle dramatique (bourreau / victime / sauveur ou “Le bon, la brute et le truand ?”) où j’ai joué chacun des rôles. Désormais j’ai un guide pour moi. Je souhaite être bienveillant, accompagnant, dynamisant, écoutant, motivant, constructif, positif. Et je cherche à m’entourer du même type de profil de personnes. En fait j’ai défini mon cadre. Je ne suis pas contre les autres gens. J’écoute des personnes qui se sentent mal. Mais j’aime sentir qu’elles ont envie d’avancer dans leur vie et qu’elles le font. Il y a des personnes qui sont douées pour aider les gens à voir la vie d’une autre façon. Je pense à ma conseillère de l’APEC qui a su voir en chacun de mes échecs professionnels une extraordinaire capacité à rebondir et une nouvelle réussite à chaque fois. Ma confiance en moi s’est considérablement accrue.

La juste confiance en soi du surdoué
La juste confiance en soi du surdoué !

F- Cinq règles importantes pour acquérir de la confiance en soi !

Prendre des risques !

Pendant ma jeunesse j’étais peureux. Tout me faisait peur. J’étais très fort pour voir tout ce qui pouvait m’arriver de mal et j’étais incapable d’imaginer qu’il puisse m’arriver de bonnes choses. Alors je ne prenais pas de risques. Forcément j’obtenais des résultats moyens voire nuls à la hauteur des risques que je prenais. Je pense que désormais je cultive un certain goût du risque. Bien sûr je le mesure bien, je vois ce que je risque et j’évalue mes chances. Mais globalement je prends des risques car je sais que je peux perdre quelque chose si ça ne fonctionne pas. Depuis un an j’ai des activités qui ne me rémunèrent pas encore. Je me concentre sur ma formation de blogging, mes deux blogs, mon activité d’artiste plasticien, les relations humaines et le sport. Bon d’accord, je m’éparpille. Mais je vous assure que je me recentre régulièrement dessus.

Juste se lancer la première minute dans une activité !

Voici un petit risque qui ne dure pas longtemps. Un exemple de ce que je fais plusieurs fois par jour pour avancer dans mes projets. Je me lance la première minute dans une action ou une activité sans vraiment avoir d’idée précise pour me mettre en route et voir émerger des idées et l’envie de continuer. Adieu le syndrome de la page blanche.

Partir de quelque chose d’existant !

En rapport avec le syndrome de la page blanche, il est plus facile de commencer à partir de quelque chose d’existant que de rien du tout. C’est valable pour toutes les créations (artistiques et autres) et les innovations. Par exemple je crée mes dessins à partir de documents déjà imprimés (pages de livres, affiches, emballages). Ces documents m’inspirent des idées que je mets en application. Je ne me pose même plus la question de la confiance en soi.

Savoir traduire la peur comme étant de l’envie et de l’excitation !

Il y a quelques jours YouTube m’a proposé des vidéos de Mel Robbins et j’ai saisi quelque chose. La peur que j’ai ressenti toute ma vie face à quelqu’un ou à une situation n’en était pas. En fait c’était de l’envie et de l’excitation. Si j’avais su détecter cela j’aurais pu transformer ma vie et avoir une vie totalement différente. Je vis réellement cela depuis deux ans après avoir entendu qu’il fallait aller là où on a peur d’aller pour progresser dans la vie et avoir ce qu’on veut. Je me suis fixé une nouvelle règle. Si je ressentais de la peur envers quelqu’un ou quelque chose que j’avais envie de découvrir, alors j’allais à sa rencontre. Ce faisant j’ai vécu des moments intenses et riches. Et j’ai surtout progressé à pas de géant en brisant mes carapaces et mes masques.

Chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCk2U-Oqn7RXf-ydPqfSxG5g

La plus grande règle est :

La confiance en soi se construit et se nourrit !

C’est exactement ce que j’ai fait sans le savoir depuis environ deux ans, juste en appréciant le positif qui m’arrivait dans ma vie. C’est à double tranchant car la confiance en soi peut aussi se détruire. Je peux la saboter en ayant des comportements en contradiction avec mes principes. Tiens ça ressemble à l’amour et à l’amitié ou encore à l’apprentissage de quelque chose. La confiance en soi, ça se construit et ça se nourrit avec amour comme un enfant.

Cet article est un exemple de confiance en soi !

Voilà donc mon troisième article d’une série de trois sur la confiance en soi du surdoué, le manque de confiance en soi, l’excès de confiance en soi et la juste confiance en soi du surdoué. Finalement voilà ce que j’ai pu analyser pendant mes six heures et 4600 mots d’écriture sur ce sujet alors que je n’en avais plus envie. Je suis plutôt satisfait car j’ai pris le risque de me lancer dans le vide sans faire de plan. Et j’ai l’impression que l’enchaînement des idées est bon. De plus tout cela m’est venu de façon très fluide sans forcer. Ce qui démontre la capacité de synthèse que peuvent avoir les surdoués. Je pense que je développerai plus tard chaque point. Evidemment ça peut sembler partir dans tous les sens mais tout est complexe, il n’existe pas de solution miracle. Cet article est un exemple de confiance en soi.

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Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous. A la semaine prochaine dans un nouvel article.

Surdoué.e.s ou pas surdoué.e.s, remettons nous au centre de notre vie !

Lire mon article précédent L’excès de confiance en soi du surdoué et mon article suivant Les angoisses du surdoué !

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Author: Raphael

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