Défi J60/100 Je pense tout le temps !

Je pense tout le temps

Temps de lecture estimé : entre 4 et 7 minutes.

Une question me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. Est-ce que les normo-pensants, les non surdoués pensent tout le temps ou pas tout le temps ? J’essaie de me comparer en tant que surdoué, à eux, pour voir la différence. J’aimerais bien être dans la tête et la peau d’un normo-pensant pour sentir, voir ce que ça fait d’avoir un cerveau normal. En tout cas, moi, je pense tout le temps. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je suis donc surdoué mais non testé. Et j’aimerais bien trouver un livre sur le fonctionnement du cerveau et la façon de penser d’une personne au QI de 100.

 

Mes trois points positifs aujourd’hui !

  1. Couché à 2h du matin pour écrire mon article d’hier, levé à 8h pour la réunion de chantier pour les travaux de l’immeuble où j’habite, je me sens bien. Pas de souffrance physique ou mentale. J’ai fait une sieste ce matin.
  2. Ce soir j’ai un meet-up sur le thème de l’entrepreneuriat et de la “semaine de 4h”, le livre de Tim Ferriss.
  3. Et j’ai lancé sur Facebook une rencontre entre surdoués chez moi dimanche soir. Trop cool. Super content.
  4. Bonus, c’est aujourd’hui mon 60ème jour de mon défi de 100 jours. J’en suis donc au 60ème article. Plus qu’un mois et 10 jours avant la fin et je pense déjà à la suite. Peut-être un nouveau défi. Si vous avez des suggestions, envoyez-les moi dans les commentaires. Merci 😉

 

Je suis très observateur et j’analyse tout !

Je suis en mode observateur de moi-même et je m’analyse depuis plus de vingt ans. Mais depuis que je m’intéresse au surdon et que j’ai commencé à écrire des articles sur mon blog pour les surdoués, je le suis encore plus. Et cela rajoute de nouvelles questions à tous mes sujets d’intérêt intérieurs.

Je pense tout le temps !

J’ai remarqué que je pense absolument tout le temps. Mon cerveau ne fait aucune pause. J’ai aussi l’impression de penser la nuit, par le biais de mes rêves dont je me souviens et parfois des idées que je peux avoir dans mon sommeil. Ou quand je me lève au milieu de la nuit pour aller aux toilettes. Je ne sais pas pourquoi.

C’est pratique de penser tout le temps !

Ca m’arrange bien de penser tout le temps quand je fais quelque chose. Je gagne du temps. Quoi que je fasse je pense, ce qui me permet d’analyser ce que je fais, d’anticiper, d’améliorer.

 

Les normo-pensants ne pensent pas tout le temps ?

Une question plus particulièrement me revient plusieurs fois par jour. J’ai envie de connaître le fonctionnement du cerveau des personnes non surdouées. Je voudrais être dans leur tête et à leur place pour savoir ce qu’elles pensent, comment elles réfléchissent. Sont-elle submergées par leurs pensées au point de vouloir ne plus penser ? Ont-elles vraiment des moments où elle n’ont pas de pensées ?

Quelques exemples !

J’ai plusieurs fois demandé à des amis et à mon amour du moment à quoi ils pensaient à l’instant où je posais la question. J’ai toujours été étonné par la réponse. “À rien”. Je ne les croyais pas. Je me suis même disputé plusieurs fois parce que je pensais que c’était impossible de ne pas penser. J’en avais la preuve puisque moi, je n’y arrivais jamais.

Les situations dans lesquelles j’ai posé la question, “à quoi tu penses, là ?”

Pendant la douche, le brossage des dents, une méditation, devant un beau paysage, en marchant … quand elles travaillent. Les personnes arrivent à se concentrer sur ce qu’elles font et ne pensent à rien d’autre. Trop bizarre, je n’arrive pas à y croire. Est-ce que ça se passe réellement comme ça ?

 

Je pense tout le temps !

A quoi ressemble ma nuit ?

Déjà la nuit, je rêve beaucoup et je me souviens de nombreux rêves. Toujours durant la nuit, je me lève plusieurs fois à cause de mes rêves qui me commandent de me lever et je vais aux toilettes. Et pendant que je vais aux wc et que je suis sur le trône, je pense à tout plein de trucs du passé, à des gens, des choses à faire plus tard, un projet en cours, des idées pour ceci ou cela, penser à appeler untel … Puis je mets du temps à me rendormir car évidemment je pense encore. En gros je crois que je dors une fois que mon cerveau s’est calmé.

Le matin !

Le réveil sonne et je suis debout d’un seul coup quand je suis en forme. Les idées coulent à grand flot, je pense à ce que je vais faire pendant la journée. Ce que je vais aimer et ce que je n’aime pas faire. Pareil pendant ma toilette.

 

Interruption pendant l’écriture de mon article !

Tiens j’ai oublié de me raser. C’est plus urgent que mon article, j’ai peur d’oublier de me raser avant d’aller au meet-up ce soir. Je reviens … Me revoilà. Je me suis rasé, mis de l’huile de carotte bio sur le visage (c’est mon secret beauté), épilé un ou deux poils mal placés et j’ai sorti de quoi manger pour le goûter. Bonjour la concentration ! C’est ma pause procrastination. Je reprends la suite de mon article.

 

Donc, le matin, je pense tout le temps !

Pendant la préparation et la prise du petit déjeuner. Puis le fameux brossage de dents. Je pense et repense et rerepense tout le temps. Parfois plusieurs fois aux mêmes choses. Je n’ai aucun répit.

Pensées positives = tout va bien !

Mais tout va bien tant que j’ai des pensées neutres, factuelles ou positives.

Pensées négatives = tout va mal !

Mais si par malheur j’ai mal dormi et que je me sens fatigué, que j’ai fait de mauvais rêves, que je dois faire des choses qui ne me plaisent pas. Alors catastrophe, tout va empirer à cause de mon flux de pensées incessant. Dans ce cas là je dois vraiment faire de gros efforts comme pour redresser la barre ou le gouvernail à contre courant, pour me reprendre et penser à nouveau positivement.

Durant toute la journée, je pense tout le temps !

Quand je suis sur mon vélo pour faire un trajet, quand je parle avec quelqu’un, dans une conférence, je suis ce que dit l’auditeur et mon multilogue intérieur. Je pense à des choses qui n’ont rien à voir ou qui ont un rapport direct ou indirect avec le sujet. Quand je travaille, que j’écris un article, je pense à des trucs à faire …

Mes pensées se bousculent !

Je dois être vif pour choper les bonnes idées. Elles s’enchaînent trop rapidement pour que je puisse les écrire ou en parler lors d’une conversation. Avec une autre personne et d’autant plus si elle est surdouée, nous partons dans toutes les directions en très peu de temps. Et il n’est pas rare pour l’un et l’autre de dire “je ne sais plus ce que je voulais dire, mince j’ai oublié, ça va me revenir”. Plusieurs fois dans la conversation et pour chacun. Quand je rédige un article et que j’ai une idée qui me vient de nulle part, je la note et la développe même pour ne pas la perdre, puis je reviens à mon idée précédente. Les joies de la pensée arborescente.

Je ne sais plus ce que je voulais faire !

Plusieurs fois par jour, alors que je fais une chose, je pense à une seconde chose et je me lève pour la faire. Mais en route je pense à d’autres choses. Alors quand j’arrive quelques secondes après là où je voulais être, je ne sais plus du tout ce que je voulais faire.

Mon astuce pour me rappeler ce que je voulais dire ou faire !

Du coup pour me rappeler ce que je voulais faire, je rembobine, je fais marche arrière. Je refais mes gestes, je retourne sur mes pas, ou redis ce que j’ai dit. Et ça finit par revenir. Bon je crois qu’on fait tous un peu ça en fait. Mais moi je le fais au moins une fois par jour ou plus. Il fait juste qu’entre temps je n’ai pas de nouvelles idées qui s’intercalent. Mais ma peur est de bloquer mon processus de pensée et de perdre le fil de l’inspiration. Je devrais être rassuré puisqu’au final tout se passe bien. Mes idées reviennent même si elles jouent à cache-cache avec moi. Autre astuce, quand je veux faire une chose, pendant mon déplacement de quelques mètres, je me concentre dessus en me la répétant. J’espère que ce n’est pas déjà la maladie d’Alzheimer.

Et le soir je pense tout le temps !

Je connais la règle qui consiste à réduire les activités intellectuelles deux heures avant d’aller dormir. Mais ça m’ennuie de perdre du temps. Donc une fois au lit, le petit vélo tourne encore tout seul dans la tête. J’ai beau dire stop, respirer, méditer. Ça continue. Mais je ne l’alimente plus, j’essaie de ne plus rebondir sur les sujets. Et finalement, le flot de pensées s’arrête tout seul.

Cliquez ici pour lire mes articles sur le sommeil du surdoué.

Je bascule dans le rêve !

Oui les pensées que j’ai en journée, au sujet de choses de ma vie quotidienne, laissent la place à des pensées qui ne semblent plus cohérentes. Elles ressemblent à des rêves nocturnes. Des associations d’idées improbables, incroyables, irréelles.

Un soubresaut avant de dormir !

Je ne sais pas si ça arrive à tout le monde, je rêve en m’endormant que je glisse ou tombe et en même temps j’ai un soubresaut, physiquement dans mon lit. Et ensuite je crois que je m’endors très vite. Et la boucle est bouclée !

 

Penser tout le temps me ralentit !

Je suis souvent plus lent que les autres dans certaines tâches. Par exemple, au travail en magasin pour mettre en rayon. Mais en fait ça dépend. Quand je fais des choses que je sais faire depuis longtemps, je suis plus rapide que les autres. Mais quand j’apprends à faire quelque chose de nouveau, je suis rapide pour comprendre mais lent à le faire. Grrr, ça ne colle pas mon truc. Surtout parce que je me pose et je pose aux autres plein de questions car je veux bien faire. Et que je réfléchis aux conséquences de ce que je fais, aux améliorations que je peux apporter. Je trouve finalement ce qu’on me dit de faire complétement idiot, après réflexion. Et alors là je peux soit faire mieux en proposant des idées, soit saboter mon intervention, surtout si la personne refuse mon analyse et mes solutions.

De la pensée arborescente à l’action arborescente !

Je peux aussi être plus lent dans les tâches que je connais déjà. Par exemple, pour faire le ménage, je passe plus de temps. En fait je suis perfectionniste, alors je pense à plein de choses annexes à ce que je fais et que je fais en même temps que ma tâche principale. Donc si untel met une heure pour passer l’aspirateur et la serpillière, moi je mettrai une heure et demie ou deux heures, parce que j’aurais nettoyé les plinthes, radiateurs, poignées de portes, rangé des affaires, trié des papiers … de la pensée arborescente à l’action arborescente.

Je pense tout le temps
Je pense tout le temps !

Ça me fatigue rien que d’y penser !

Je me dis, mais ce n’est pas possible d’être comme ça, aussi compliqué, toujours à fond, autant réfléchi, je veux dire à toujours être dans le mental. A tout décortiquer, c’est de la maniaquerie. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il y a de bon là-dedans à avoir un cerveau qui tourne sans arrêt. Quel est le sens de cela ? Pourquoi les surdoués comme moi existent ? Ok pour les petits génies comme Einstein, Léonard de Vinci … Ils ont apporté quelque chose à l’humanité. Mais les autres surdoués comme vous et moi, on est là sur terre pour quoi faire ? Rien que pour notre plaisir ? Ou pour nous faire braire ou pour se faire pourrir la vie par les autres parce qu’on est différent ?

Je vous souhaite une journée reposante ! Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

9 thoughts on “Défi J60/100 Je pense tout le temps !

  1. Hello,
    Content d’avoir fait ta connaissance au Meetup hier soir, je découvre ton blog et ce premier billet que je lis résonne carrément en moi ! Il va falloir que je m’attaque aux 59 autres 😉

    1. Bonjour Franck, c’est avec plaisir que je te retrouve sur mon blog. Je t’y souhaite la bienvenue et te remercie pour ton commentaire. J’écris dans ce blog car je pense que ça peut parler à beaucoup de personnes surdouées. C’est une façon pour moi et pour d’autres personnes de se reconnaître et de mieux se connaître, en espérant aller plus loin sur le chemin de la surdouance. En tout cas, bon courage pour la suite de la lecture 😉

  2. Bravo Raphaël pour avoir atteint pratiquement les 2/3 de ton défi! Le dynamisme est présent et bien palpable dans ton style d’écriture. La rencontre Facebook dont tu parles, comment peut-on s’y inscrire ? Merci.

    1. Bonsoir Romain, je te remercie pour tes encouragements et ton commentaire. Pour la rencontre Facebook, recherche le groupe des “Zèbres lyonnais”, rejoins le groupe en répondant bien à la question et va voir dans les événements du groupe ou sinon tu recherches dans le fil d’actualités. Et appuie sur le bouton “participe”. A bientôt. Raphaël

  3. re Bonsoir

    Quand je pense et me parle souvent à moi même j’ai souvent cette phrase qui me revient en boucle : “Qui se souviendra que j’ai existé ??” pour me rappeler tout est vain et voué au néant et ça me rend triste.

    1. C’est tellement juste. Je pense la même chose et je m’y fais. Je me demande si ce n’est pas aussi pour cela que je déploie autant d’énergie dans mes projets tourné vers l’extérieur (blogs et art), pour laisser une trace, pour marquer le temps que je traverse. Peut-être que je me trompe et aurais fait tout ça en vain en effet. Tant de gens finissent leur vie seuls, oubliés de tous avant même de trépasser. Ce n’est pas réjouissant toutes ces pensées. Et malgré leurs efforts de nombreux artistes finissent dans l’oubli, même après avoir laissé leur trace. Firmus que faire pour qu’on se souvienne de nous ? Est-ce à nous de lâcher cette pensée et retourner au néant ? Où est-ce notre rage de vivre qui nous fait penser cela, comme une envie de vivre au-delà de la mort ? C’est pour ça qu’il faut vivre sa propre vie, faire ses propres choix, ce que j’essaie de faire.

  4. Vous aurez eu au moins le mérite d’avoir essayer,de trouver votre voie. Vous pourrez dire avant de retourner au néant : “j’ai essayé en faisant ce que j’ai pu” pour moi je cherche toujours ma voie mais me demander pas de la trouver car je ne sais pas pour l’instant.

    Peut être inconsciemment nous portons en nous l’envie de surpasser la mort et ce dire :”je t’ai vaincu”.

  5. Bonsoir Raphaël

    je vous livre ma deuxième pensées que je me répète inconsciemment en boucle :”Je ne suis pas venu sur Terre pour plaire mais pour y faire mon tour”

    1. Bonjour Firmus, suite à votre pensée : votre tour sur terre sera à l’image de ce que vous en ferez et de vos choix. C’est à vous de jouer en tant qu’acteur principal.
      Bonne journée.
      Raphael

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