Je me juge / Défi confinement J35-42 !

Photo-blog-surdoue-zebre-defi-confinement-jour-35-42-je-me-juge

Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier, quarante-deuxième jour de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier après huit jours sans avoir écrit d’article. En ce moment, je remarque que je me juge négativement et beaucoup. Je juge aussi les autres. Cela m’insupporte et je ne peux pas m’en empêcher. Même si ce sujet n’est pas très joyeux, j’ai trouvé important d’écrire un témoignage de zèbre à ce propos. Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 3 à 6 minutes

Je me juge !

Mon dernier article publié pendant le confinement remonte à huit jours. J’ai eu besoin de ralentir le rythme que j’avais pris d’écrire un article par jour. Je ne me sentais plus en phase avec le fait d’écrire chaque jour. Cela me maintenait trop dans le mental et j’avais besoin de m’enraciner avec des activités plus manuelles et de sortir prendre l’air. Depuis quelque temps, j’ai beau lutter contre, je ne peux pas m’empêcher d’être pensif, de ressasser mon passé et mes échecs. Je confirme que je suis toujours pris dans des oscillations émotionnelles. Une des particularités de mon état est que je me juge beaucoup, à longueur de temps. Ce qui fait que je n’arrive plus à me sentir bien. A croire qu’une partie autodestructrice en moi souhaite que je me sente mal. J’ai juste le courage de faire le minimum et des choses faciles et ludiques.

Je me juge même quand je fais quelque chose de bien !

Heureusement qu’il me reste l’art. Je me réfugie dans le dessin, la peinture et la broderie quand je ne me sens pas bien. Cette semaine, j’ai eu le temps de finir ma série de 96 dessins peints au brou de noix et brodés au fil marron. De quoi me féliciter d’être allé jusqu’au bout de quelque chose. J’ai abouti ce projet en deux semaines. Ça n’a pas l’air important car ce ne sont que des dessins mais c’est important pour un artiste d’aller au bout d’un projet artistique. Je me juge pourtant négativement et n’arrive pas à reconnaître mon travail. J’ai l’impression de n’être bon qu’à dessiner malgré mon cerveau de zèbre. Je ne me satisfais pas de ma seule activité artistique. J’aurais envie de faire un autre métier plus important aux yeux des autres. Je me juge nul en ce moment.

Je me juge nul dans mes propres projets !

J’avais pour autre objectif de finaliser le bonus gratuit de mon blog en le mettant en page et en l’illustrant un peu. Je ne l’ai toujours pas fait. Discuter avec une personne qui ne connaissait pas la surdouance m’a fait douter de mon blog et de ce que j’y fait. Il m’a parlé d’exhibitionnisme de ma part. J’ai dû lui expliquer alors qu’il semble être une personne atypique ayant réussi sa vie. Je me suis senti nul par rapport à lui. Cela m’arrive souvent et c’est une sensation horrible. Je ne sais pas si ça arrive à beaucoup de gens. J’aimerais que ça ne m’arrive plus. Pour l’instant, je ne me sens pas assez fort professionnellement. Je n’ai encore rien construit qui rapporte assez d’argent. Peut-être que quand j’aurai un revenu suffisant des mes activités à mon compte, je me jugerai convenablement. Ce n’est même pas sûr.

Je me juge incompatible avec le monde du travail !

J’ai l’impression que je ne pourrai plus jamais reprendre un emploi normal à temps complet. Je me juge incompatible, incompétent, nul. Depuis que j’ai commencé à lâcher mon ancien métier d’architecte qui ne me satisfaisait plus, je consulte les annonces d’emploi. Je me juge nul à chaque lecture de fiche de poste. L’intitulé me fait envie mais quand je lis la liste des tâches à accomplir, je me dis que ce que les employeurs demandent est inhumain pour un salaire minable. Cela correspond à ce que j’ai lu dans le livre “Adultes surdoués, s’épanouir dans son univers professionnel” du Dr Valérie Foussier. Elle décrit un monde du travail pervers qui exploite les humains dans une double contrainte et un double message contradictoire humaniste et esclavagiste. Oui je me juge nul par rapport aux emplois proposés. Mais je ne le devrais pas car le monde du travail est malveillant.

Je me juge par rapport aux autres !

Comme je l’ai dit plus haut, je me sens souvent nul quand je suis face à une personne qui a réussi sa vie. Mais qu’est-ce que réussir sa vie, me direz-vous ? C’est trois dernières années, j’ai beaucoup moins ressenti cela face aux autres. Car c’était nouveau et je m’étais donné l’autorisation de me lancer dans de nouveaux métiers. Mais je me rends compte que d’autres qui ont commencé en même temps arrivent aujourd’hui à avoir plus de succès que moi sur Internet. Cela rejoint ma jalousie du zèbre. Quand je me sens mal, je ressens de la jalousie car je vois que les autres arrivent à obtenir ce que je n’arrive pas ou difficilement. En même temps, je ne vois pas que ça a pu aussi être difficile pour eux et qu’ils ont dû travailler d’arrache-pied.

Mon éternelle insatisfaction de zèbre !

Je me juge tellement négativement que j’ai l’impression que je serai un éternel insatisfait. Dans cet article, je laisse exploser ce que je ressens car je pense que c’est important que vous voyiez que je ne suis pas parfait. Mon blog est en fait un immense recueil du témoignage d’une seule personne. J’y ai pensé en me lamentant. Je me suis dit que j’avais sûrement écrit le plus gros témoignage de zèbre. De quoi faire des études sur mon cas. Voilà quelque chose de positif. Mais en quoi ? Positif pour les lecteurs. Mais est-ce pour autant que ça me fait vivre ? Car j’y passe beaucoup de temps, parfois un temps complet ou un mi-temps. Il va bien falloir que tout ce que je fais débouche sur quelque chose d’intéressant pour moi. Si, j’apprends à mieux me connaître, ce qui est déjà pas mal. Et écrire me fait du bien.

Je me juge tout le temps !

Je me suis observé ces derniers jours où je n’étais pas en forme et où je n’avais pas le moral. Voici une liste de tout ce que je me reprochais. Pas courageux, pas assez sportif en voyant les gens faire du jogging. Pas créatif car je n’arrive pas à trouver une autre idée de blog. Nul car malgré mon diplôme d’architecte et mes idées, je n’ai pas su réussir dans ce métier. Pas vendeur, je ne sais pas vendre mes idées, je les brade. En plus, j’ai mal à un coude et ça m’empêche de faire des pompes et des tractions depuis un mois. Je suis un fils décevant pour mes parents car je ne suis pas heureux, je n’ai pas fondé de famille et n’ai pas un métier qui me rapporte de l’argent. Je me juge incapable de trouver quelqu’un en amour … Interminable. Je me juge trop sévèrement.

Je me juge et je juge les autres !

En plus d’avoir l’impression de passer mon temps à me juger, je juge aussi beaucoup trop les autres en ce moment. Cela m’énerve car j’en ai marre d’avoir des pensées occupées à ça. Et puis, c’est injuste pour les autres personnes que je juge dans ma tête sans le leur dire. Je juge tout et n’importe quoi, tout m’énerve. En ce moment je me trouve très intolérant, susceptible, nerveux. Je n’arrive plus à prendre les gens comme ils sont. Et je les trouve trop ou pas assez ceci ou cela. Tout comme je me juge aussi sévèrement, je les juge de façon impitoyable. J’étais comme ça il y a de nombreuses années. Je ne pensais pas que je pouvais à nouveau être ainsi. Ou alors n’aurais-je pas changé et ne m’en rendais-je plus compte ? Et comme je me sentais bien, je n’y accordais plus d’importance. C’est peut-être ça.

Effets secondaires du confinement sur moi !

Est-ce l’effet du confinement sur moi ? Pourtant je sors de temps en temps pour faire un tour et m’aérer l’esprit. Est-ce le fait de ne pas avoir de relations sociales physiques ? Je n’ai plus envie de faire d’effort et de rester en contact avec mon entourage. Je crois que je suis en train de me renfermer, de me transformer en ermite. Alors, je serais un ermite artiste. Intéressant. J’ai même envie de continuer tout seul le confinement pendant plusieurs mois. En pensant que quelque chose de bien pourrait finalement en sortir. Une super idée pour un blog qui pourrait me rapporter de l’argent. Un livre, un roman. Des oeuvres d’art magistrales que plusieurs galeries voudraient s’arracher. J’ai envie de rêver.

Pourquoi je me juge ?

L’humain est psychologiquement construit ainsi. L’éducation et l’envie de bien faire font que nous intégrons les règles de notre société. Nous intégrons aussi la vision que les autres ont du monde. Le point de vue de nos parents et éducateurs. Mais aussi leurs mode de vie, façon de penser, goûts et dégoûts. Un enfant est une éponge et absorbe toutes les informations. En plus avec sa capacité de prise de recul et de réflexion, le zèbre compare, déchiffre, décortique, valide ou non, catégorise … par rapport à ce qu’il connaît. Comme un ordinateur qui contrôle, vérifie. Le zèbre juge sans cesse et ne peut s’empêcher de le faire. Son cerveau a l’air d’être conçu pour faire ce travail, voir ce qui ne fonctionne pas, qui n’est pas conforme, ce qui est cassé. Il voit heureusement les raisons et les solutions. Et ça prend la tête.

Pourtant je rêve d’un monde sans jugement !

Je ne comprends pas bien. Je passe mon temps à me juger et juger les autres. Et je veux un monde sans jugement. J’aimerais tout simplement arrêter de me juger négativement comme un parent qui gronde un enfant qui ne fait pas correctement les choses. Comme un gendarme qui rappelle les règles et la loi. J’ai intégré et me répète ces injonctions dans un but inconscient de me conformer à un modèle. Alors que je recherche ma liberté. Je comprends finalement pourquoi je souhaite un monde sans jugement ou être avec des personnes qui ne me jugent pas. C’est pour que j’arrête de me juger. Je peux dans un premier temps me dire intérieurement “ je suis en train de me juger négativement” et en prendre conscience chaque fois que je me juge. Avec bienveillance. Je verrais ensuite.

Voir mon article comme un témoignage !

Bon, j’ai trouvé intéressant d’écrire un article sur l’autoévaluation du zèbre alors que je ressens en ce moment même tout cela. Même si ce n’est pas très joyeux. Mais il permet de vous apporter un témoignage détaillé sur ce que peut vivre un zèbre. Je sais que je peux rebondir et aller mieux bientôt. C’est important de reconnaître et traverser ces moments plutôt que de vouloir les éviter et me voiler la face. Une forme d’authenticité. Sans vouloir m’y complaire, en toute franchise vis-à-vis de mes lecteurs et de moi. Certes, je ne vais pas super bien mais heureusement je ne vis plus un enfer comme avant. Pendant ce temps, j’ai réussi à créer une belle série de dessins, j’ai continué à faire mon ménage, mon sport et ma danse. Je m’aperçois que je ne sombre plus complètement. Il y a du progrès.

Merci d’avoir lu cet article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A bientôt pour la suite de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.