Défi J59/100 Je fais au dernier moment, et vous ?

Quand je fais au dernier moment

Temps de lecture estimé : entre 5 et 8 minutes.

Pour l’article de ce soir, je vais vous parler d’un problème pour moi, mais que j’essaie maintenant de tourner à mon avantage. Parler du fait que je fais au dernier moment ce que j’ai à faire. Quand j’étais étudiant je m’y prenais au dernier moment pour tout et je stressais beaucoup. Aujourd’hui j’arrive à lâcher prise et cela me permet de me sentir mieux. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué. Je m’appelle Raphaël et je témoigne sur mon parcours de surdoué. Chaque jour je revisite ma vie à la lumière de la surdouance et j’apprends un peu plus sur moi et mon fonctionnement. Pour les personnes qui trouvent mes articles trop longs, je conçois la mise en page de mes articles pour vous. Il vous suffit de scanner le texte en lisant les titres et les groupes de mots en gras.

 

Donc les trois points positifs aujourd’hui !

  1. Hier j’ai bien travaillé mon business plan pour mon blog sur l’architecture d’intérieur et ce matin j’ai eu mon rendez-vous avec mon conseiller pour le faire.  Il a été surpris que je l’aie fait au dernier moment et l’aie avancé autant.
  2. J’ai fait une bonne séance de sport ce midi. Je remarque que j’ai pris de la masse musculaire au niveau des pectoraux et des bras. Je suis content car j’ai l’impression de gagner en confiance en moi et que je me rapproche de mon but d’être un homme, façon de parler. Car je me sens encore comme un gamin à 43 ans.
  3. Ce soir j’ai rencontré des zèbres lyonnais dans un bar à Lyon. C’est la deuxième fois que je vois autant de surdoués simultanément. Chacun-e peut enfin être lui-elle-même.

 

Je fais dans l’urgence !

Je fais au tout dernier moment et je fais tout au dernier moment. Les deux sont valables pour moi depuis toujours. Non que je prenne les choses à la légère, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas la peine de m’y prendre à l’avance et que je suis plus efficace en faisant ainsi. Quand je fais un travail en avance, il ne vaut rien.

Pourquoi ne pas m’y prendre à l’avance ?

J’ai essayé de m’organiser mais je ne suis pas motivé. Je n’ai tout simplement pas envie et je procrastine. Donc si je fais à l’avance, je passe plus de temps qu’il n’en faut, je tourne en rond. Je perds vraiment du temps. Moi qui trouve que je n’en ai pas assez, je préfère faire au dernier moment et passer moins de temps. Comme ça je peux faire quelque chose de plus urgent qui doit être rendu plus tôt. Mais alors, je vois que tout ce que je fais est au dernier moment.

Pour éviter des déconvenues !

Je me suis aussi rendu compte que quand je fais quelque chose en relation avec des personnes dont je suis tributaire, très souvent ces personnes décommandent ou se désengagent. Du coup si j’ai fait à l’avance, j’ai travaillé pour rien. Donc finalement je gagne du temps en faisant au dernier moment. Je ne cherche plus à faire en avance.

J’ai passé ma vie à attendre !

Je ressens le besoin d’être plus spontané, vivant. Pour moi faire de grands projets équivaut à une mort lente. Oui tout est trop lent dans ce monde. Et je suis désormais très impatient. Car pendant plus de 40 ans, j’ai passé toute ma vie à attendre les autres. Les amis, les projets, les collègues, les contrats, les revenus, que ceci, que cela. Je n’en peux plus d’attendre, je veux faire tout seul ce que je veux. Je me sens capable de faire des petites choses très régulièrement, comme écrire des articles dans mon blog ou faire un dessin, un tableau puis un autre et encore un autre. Ça ne demande pas beaucoup et c’est à chaque fois différent. Ou alors il faudrait que je découpe mes grands projets en petits morceaux.

 

J’ai envie de vivre dans le moment présent !

Mon job idéal serait de pouvoir être moi-même, de pouvoir aider les personnes immédiatement et de passer à autre chose ensuite. Surtout ne pas ramener de devoirs ou de travail à la maison. Ou alors le faire avec d’autres personnes pour s’amuser et être en relation.

Je travaille au dernier moment !

Donc je fais beaucoup de choses au dernier moment. Ces dernières semaines, j’ai écrit au moins la moitié de mes articles de blog en soirée pour le jour même, après plusieurs activités dans la journée et parfois en soirée. Mon business plan, je l’ai fait dimanche pour ce lundi. Pour mon exposition de peinture à Paris prévue en avril mais qui ne se fera pas, je comptais la préparer et peindre les tableaux seulement un mois avant.

Heureusement que je ne fais pas les choses en avance !

La preuve avec cette exposition qui est tombée à l’eau à cause d’un menteur. En fait il n’y a jamais eu de sélection, ni de jury, ni d’organisation. La direction avait laissé tombé le projet d’exposition mais une personne de l’entreprise a tout présenté comme si l’expo allait avoir lieu et me l’a fait croire. Heureusement que je l’ai démasqué. Finalement, j’ai bien fait de ne pas me lancer dans la production de nouveaux très grands tableaux. J’ai d’autres exemples comme celui-là. Combien de fois j’avais prévu d’aider des amis et au dernier moment, ils n’étaient plus disponibles alors que je me proposais de les aider.

 

Quand j’étais au collège, je révisais au dernier moment !

Je le faisais déjà au collègeréviser mes cours au dernier moment. Mais tout était relativement simple, il me suffisait de lire mes cours et voir les exercices la veille. Le rythme n’était pas soutenu, ça allait encore. La quantité et la taille des cours était mineure. Mes notes allaient en général de 14/20 à 20/20. J’étais dans les trois premiers. Je me rappelle très bien avoir révisé mes cours pour le brevet des collèges quinze jours avant et j’ai eu plus de 15/20. Pourtant j’avais très peur d’échouer.

J’ai eu des problèmes au lycée, à tout faire au dernier moment !

Travailler au dernier moment a commencé à me poser problème à partir du lycée. La quantité de travail et le niveau des cours ayant augmenté, ça a coincé. Si je faisais mes devoirs en avance, je n’y arrivais pas, je sentais en moi un dégoût, un malaise au point d’être malade. Car j’allais contre ma nature. Et l’échéance arrivant, je sentais en moi une énergie qui me poussait à me mettre au travail pour de bon presque sans m’arrêter. Je travaillais ensuite comme un malade, j’avais besoin d’une complète immersion, d’une concentration et non d’une dilution. En seconde, mes notes étaient encore bonnes, mais en première elles étaient devenues moyennes, puis en terminale beaucoup d’entre elles étaient négatives. J’ai bienheureusement eu mon bac de justesse à 10/20 et sans doubler de classe.

Pendant mes études supérieures, je travaillais sur mes projets au dernier moment !

Pendant mes sept années (au lieu de cinq car par démotivation, j’avais laissé tombé des cours que j’ai dû rattraper les années suivantes) d’étude à l’Ecole Normale Supérieure d’Architecture de Lyon, globalement nous avions des cours magistraux et nous travaillions sur des projets d’architecture ou d’urbanisme. Pour les évaluations sur les cours, je révisais toujours la veille ou quelques jours avant. Alors que d’autres collègues avaient tout un programme de révision et de travail.

Et ça m’énervait !

Ils m’énervaient car je n’arrivais pas à faire comme eux et cela m’engendrait beaucoup de stress. Ah, si j’avais connu mon fonctionnement, j’aurais eu une belle vie d’étudiant à me sentir à l’aise, sans me comparer aux autres. Donc à cause du stress que j’avais, je me plaignais, je râlais et ça énervait certains collègues. Du coup je réussissais quand même à me mettre au travail quelques jours avant de rendre une étape de projet alors qu’un projet se travaille sur plusieurs semaines ou mois. En architecture il existe un terme qui symbolise le fait de travailler jusqu’au dernier moment, “faire charrette”. J’ai eu mon diplôme d’architecte DPLG en travaillant un mois avant de rendre le mémoire et les planches de dessin. Et mon diplôme en Qualité Environnementale, la semaine avant la soutenance.

Je pouvais paniquer !

Et quand je ressentais vraiment beaucoup de pression, je paniquais au point de faire n’importe quoi, de saboter tout mon travail, en me lamentant sur moi-même. Je pense que je ne supporte pas quand il y a trop de pression. C’est ce qui m’est arrivé à la fin de mon précédent poste, j’ai disjoncté. Un jour en arrivant au magasin, l’alarme s’est mise en route et je ne pouvais pas l’arrêter, alors j’ai coupé le câble. Mais comme il y avait une batterie intégrée, la sirène a continué de hurler. Je l’avais coupé pour rien. Je suis de nature impulsive. Par énervement, j’ai aussi claqué trop fort une porte et ça a déglingué un appareil.

Quand je fais au dernier moment
Quand je fais au dernier moment !

Pourquoi je m’y prends au dernier moment ?

Je crois que c’est parce que si je fais à l’avance, j’ai l’impression que des informations vont me manquer. Non ce n’est pas comme ça que je le ressens, en fait j’ai plutôt l’impression que je ne suis pas prêt et que je ne sais rien. Et puis à un moment donné, je sens que c’est bon, que j’en sais assez pour produire quelque chose, ou que je me sens prêt pour travailler. Peut-être que j’ai besoin de me sentir en confiance avec moi et à l’aise avec le sujet. Il paraît que le cerveau du surdoué a besoin d’un certain temps pour réunir toutes les informations, les données et que d’un seul coup tout prend forme. Bon c’est un peu dit à la louche, mais ça me parle.

 

Dans ma vie quotidienne, c’est différent !

C’est quand même très curieux, car dans ma vie de tous les jours, je suis plutôt une personne très prévoyante, j’anticipe trop, je programme tout, je pense à tout. Je suis à jour du classement de mes papiers administratifs et du paiement de mes factures, rien ne traîne. Je suis dans l’hyper contrôle de ce côté-là ou dit positivement, j’en ai la maîtrise. Mais pourquoi ne suis-je pas aussi dans la maîtrise de certaines tâches que je dois accomplir, dans le travail ou un projet professionnel ? Je me demande si ce n’est pas parce que ça me rappelle l’école et les devoirs, des choses qu’on me demande de faire ou des contraintes, des obligations, des choses que je m’impose et que je n’ai finalement plus envie de faire.

Je préfère m’y prendre au dernier moment !

Maintenant j’ai envie de spontanéité, d’immédiateté, de vivre dans le présent et intensément. Je veux faire des choses parce que c’est le bon moment et que c’est tout de suite qu’il faut le faire, parce qu’après ce sera trop tard. Le bon/meilleur moment, c’est juste avant que ce soit trop tard. Donc désormais, quand je dois avoir fait un truc pour un date précise, je le fais juste avant, généralement la veille. Bien sûr tout dépend du temps que la tâche doit me prendre. Du coup, j’ai tout de suite plus de mal quand la tâche est complexe et qu’elle me demande beaucoup de temps. Je n’arrive pas à évaluer le temps que cela me prendra. Comme en plus, j’ai tendance à m’éparpiller, à déborder du sujet, à procrastiner, à vouloir tout comprendre et être parfait 

Je ne veux plus m’engager dans des projets longs et complexes !

Je sais que je n’aurais pas la force et la motivation d’aller jusqu’au bout. Surtout si c’est pour aider des gens dans des projets qui ne sont pas les miens, alors que j’en ai plein en tête à développer et concrétiser.

 

Qu’est-ce que je ressens quand je fais les choses dans l’urgence ?

Je ressens un certain dynamisme, une énergie m’habiter qui fait que je prends les choses en main, le taureau par les cornes. Dans ces conditions, je suis capable de remuer ciel et terre, de faire des prouesses, choses incroyables aux yeux des autres, mais banales et normales à mes yeux. Je ne peux pas dire que je ressens du stress, ce n’est pas cela, ni une pression ou une angoisse. Je parle d’aujourd’hui et pas du temps où j’étais étudiant, car à cette époque, ça me rendait malade.

Ça engendre un rythme de vie soutenu !

Si voilà ce que ça me fait, bien que je ne veuille pas ce résultat. En fait, ça crée un rythme de vie soutenu, intense, certes riche mais bougeant, dynamique. Puis fatigant, épuisant. Donc si, finalement je me sens sous pression. Une pression que je suis le seul à me mettre. Par exemple, avec mon blog, mes rencontres professionnelles, mon sport … je suis toujours en train de courir à droite et à gauche. Les seuls moments où je souffle sont dans mon lit la nuit. Et en plus, je me couche à minuit passé plusieurs fois par semaine juste après avoir eu une activité intellectuelle, en écrivant un article dans mon blog. Alors je peux dire que je me sens sous pression. Mais le plus drôle est que je n’ai pas de patron ou de chef pour le faire car je le fais tout seul.

 

J’arrive à faire des choses en avance !

Oui je suis capable de faire des choses en avance, mais ce n’est pas facile. Il faut vraiment que ça me passionne. Et l’idéal pour moi est quand je suis passionné, que je n’ai pas d’objectifs et de buts, ni de date butoir. Ainsi je peux explorer le domaine comme bon me semble, dans mon monde intérieur, ma bulle. Comme quand j’étais enfant et adolescent, en train de jouer des heures et des heures aux LEGO, à trier mes timbres, m’occuper de mes aquariums, refaire la décoration de ma chambre, dessiner des plans de maisons, de bâtiments. Ou à observer la nature.

 

Je ne sais jamais quoi mettre comme dernier titre, alors je mets celui-là !

Voilà, une fois n’est pas coutume, je fais au dernier moment le plus important, c’est-à-dire mon article du jour. J’imagine qu’il vous parle. Et j’aimerais bien en savoir plus sur votre expérience sur ce sujet dans les commentaires. Si vous avez aimé cet article, merci de liker et de le partager. Demain, j’en serai à mon 60ème jour sur mes 100 jours de mon défi, au rythme d’un article par jour. Vous avez dû remarquer que j’ai manqué deux ou trois jours. Ne vous en faites pas, j’irais bien jusqu’à cent articles. Par contre je ne serai pas parfait au point de rattraper mon retard.

Je vous souhaite une journée comme vous êtes ! Je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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