L’indécision du zèbre / Défi confinement J10 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Dixième jour de confinement en France face au coronavirus Covid-19. Au menu d’aujourd’hui, l’indécision du zèbre. Bien que j’aie plein de choses à faire et de projets en cours ou en tête, je procrastine et ne sais pas quoi faire. Je me pose plein de questions sans réponse et risque de déprimer. Ce que je traverse est un excellent exemple de ce que je vis trop souvent. J’ai envie de trouver mes solutions. Essayons de dénouer cette situation bloquante en écrivant pour pouvoir me mettre au travail et avancer. Je compte sur le pouvoir de l’écriture.

Temps de lecture estimé : de 4 à 8 minutes. 

Je ressens l’indécision du zèbre !

Aujourd’hui je me pose plein de questions, trop. Bloqué, je ressens de la frustration. Le confinement subi accentue mon problème. “C’est pareil pour tout le monde” me disent mes parents, croyant que cela va m’aider à me sentir mieux. Pourtant, je me sentais très bien ces jours. Concernant mon blog, je n’arrive pas à me décider sur le sujet de l’article d’aujourd’hui. Ni finaliser mon bonus pour mon blog. Et me concentrer sur la lecture du livre de Chloé Romengas pour vous en parler dans un prochain article. Elle est l’auteure du blog https://www.rayuresetratures.fr/

A une époque, j’ai acheté plein de livres sur les surdoués et je n’ai presque rien lu. La lecture me manque. Je n’avais pas ou ne prenais pas le temps de lire jusqu’à ces jours. Avec le confinement, j’ai retrouvé le plaisir de lire. Je suis en plein dans l’indécision du zèbre.

Je n’arrive pas à prioriser !

Par où commencer face à tous mes projets motivants et peut-être bien démesurés ? Mon indécision du zèbre vient du fait que j’ai du mal à hiérarchiser mes nombreux projets et choses que j’ai à faire. Tout me semble important et beaucoup me tient à coeur. “Il suffit pourtant de taper dans le tas, ce n’est pas le travail qui me manque” (injonction). Un de mes problèmes est que ce n’est pas du travail qui va être immédiatement rémunérateur. Il se peut que ce travail ne me rapporte rien, que des dessins et tableaux ne soient pas vendus. J’en suis même certain. Alors pourquoi y passer autant de temps et d’énergie ? Parce que c’est au milieu de toutes mes créations que se trouvera une pépite, une véritable oeuvre d’art. Alors, il faut que je crée, que je m’exerce pour progresser et faire évoluer mon travail.

Mettre fin à mon indécision de zèbre en priorisant !

Quel est concrètement le plus important ? Et le plus urgent ? Il n’y a pas d’urgence mais les choses doivent être faites dans l’ordre si je veux bien les faire. Et cet ordre m’est dicté par ma formation de blogging. Quelle est ma priorité en considération de mon avancement dans cette formation ? Je dois finaliser mon bonus, que j’ai presque fini d’écrire, et le mettre en ligne sur mon blog. Youpi je m’en suis sorti. Si, finalement il y a urgence. J’aurai passé un an sur cette phase de création de bonus alors qu’une seule semaine eût été suffisante. Sacré moi.

Indécision du zèbre et perfectionnisme !

Un mélange explosif pour ne rien faire. Si je veux être sûr de ne pas faire aboutir mes projets, j’ajoute une couche de perfectionnisme après avoir pris une décision. Un obstacle de plus à ma réussite. Pourtant, j’ai les capacités d’après mes professeurs et parents. Alors, pourquoi je ne vais pas au bout de ce que j’entreprends ? Je le comprends de plus en plus au fur et à mesure que je découvre tous les obstacles mis sur le chemin du zèbre. Chaque caractéristique du zèbre, si elle n’est pas équilibrée, a la capacité soit de lui mettre des bâtons dans les roues soit de le mener au succès. Mais comment savoir et comment faire ? C’est en fonction de chaque zèbre car j’ai découvert qu’ils avaient chacun leurs qualités et leurs défauts malgré leur super cerveau. J’ai écrit un article sur les avantages et inconvénients d’être surdoué.

Mon indécision du zèbre me fait replonger dans la dépendance !

La frustration du zèbre que je ressens dans cette indécision du zèbre me fait replonger dans mes dépendances du zèbre. Me sentant mal, heureusement pas au point de déprimer, je cherche des compensations que je vais chercher dans mes dépendances. Nourriture, reprendre le contrôle excessif de ma vie, procrastination, dispersion du zèbre, onanisme (terme que je choisis pour ne pas trop choquer). Le fait de voir mes dépendances redevenir actives est le signe que je dois agir, procéder à un changement. Tout comme je crois qu’une maladie est le signe que je dois changer quelque chose dans ma vie. Dans ma situation, il s’agit de hiérarchiser mes projets et commencer à travailler sur celui qui est prioritaire.

Mon indécision du zèbre face à trop de choix !

Je remarque que c’est souvent dans cette situation de devoir faire des choix pour avancer que je me retrouve dans une phase d’indécision du zèbre. Et je ne m’en rends pas forcément compte. Même jamais. Et je vois qu’à chaque fois, ma réponse face à mon indécision de zèbre est de fuir en retombant dans mes dépendances et dans la procrastination. Tomber dans ma dépendance affective et sexuelle en recherchant un partenaire sur les sites de rencontre (et dans les bars, en situation non confinée). Je comprends aussi que je me fourvoie car ce n’est pas chez quelqu’un d’autre que je trouverai ce que je trouve finalement en moi en écrivant.

Mon indécision du zèbre me fait délirer !

Quand je pense que je commençais à me plaindre de tous les maux et que je ne savais pas comment m’en sortir. N’arrivais pas à voir clair sur ce qui se passait en moi et me sentais de plus en plus perdu. Je vous mets tout de même ci-dessous ce que j’avais commencé à écrire avant de penser au sujet de l’indécision du zèbre.

“Je suis déçu car rien ne semble avancer dans ma vie en ce moment. Pas seulement à cause du confinement mais aussi parce que je ne finis pas ce que je commence. Alors, je me sens de plus en plus frustré. Ce qui me bloque encore plus. Si j’en parle à mon entourage, mes parents, je risque d’avoir encore les mêmes discours de réconfort qui me font me sentir encore plus mal. Et je ne veux pas les entendre. Ils me donnent l’impression que je suis un encore un enfant, que je suis nul, que je n’arriverai à rien, que je me plains tout le temps.”

“Je n’ai pas envie qu’on me dise ce que je dois faire non plus. Et je n’aimerais pas être à la place de ceux qui m’entendent gémir car je n’aime pas quand les gens se plaignent. Du coup, j’ai envie d’être seul dans mon coin. Je me retire, je ne donne plus de nouvelles. Jusqu’à ce que je me sente mieux pour revenir auprès des autres. Mais est-ce que je me sens si mal que ça ? Ou est-ce que je ne veux pas me l’avouer ? Je n’arrive pas à savoir. Je n’ai pas envie de donner aux gens de moi l’image de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut, qui se plaint, qui est malheureux, un loser. STOP. C’est interminable et insupportable.”

Mon indécision du zèbre contamine tous les domaines de ma vie !

Je vois bien que si j’avais continué à écrire dans mon état de délire, je vous aurais déballé tous mes problèmes. En fait, j’aurais trouvé des problèmes là où il n’y en a pas. Au lieu de voir positivement tous les aspects de ma vie, je les aurais vus d’un oeil pessimiste. C’est tout ou rien, tout noir ou tout blanc avec moi. Pauvres de vous. Je me serais mis en situation de victime pour trouver inconsciemment un sauveur, un Prince Charmant sur les sites de rencontre. Et vous m’auriez consolé en m’écrivant des messages de réconfort dans les commentaires. Mais ce n’est pas l’image que je veux que vous reteniez de moi. Je veux vous montrer le meilleur de moi. Je ne suis pas parfait, mais j’essaie de progresser.

J’aurais continué à délirer !

En parlant de “ma solitude, mon besoin d’avoir un partenaire et des raisons pour lesquelles je n’en ai pas. J’aurais aussi parlé du fait que j’ai l’impression que je ne sais rien faire, que j’ai plein d’idées mais qu’elles ne valent rien. A quoi me sert le fait d’être surdoué ? Quel gâchis, je pourris mon potentiel. Et je vais finir ma vie et mourir seul. Bouhouh. Pauvre petit Caliméro.” J’adorais ce personnage du dessin animé éponyme lorsque j’étais enfant. Pour un gamin, j’éprouvais déjà beaucoup d’empathie.

J’arrive enfin à me raisonner !

Mon père me dit souvent que je dois apprendre à me raisonner comme lui le fait. Il me fait enrager quand il me dit ça. Pourquoi ? J’ai l’impression que je n’arrive pas à me raisonner, c’est-à-dire discuter avec moi-même pour trouver une issue positive et raisonnable à ma situation. Dit ainsi avec mes mots, je l’accepte plus facilement. Mais dans la bouche de mon père, cela ressemble à une obligation de faire des choses que je ne veux pas faire.

Mon sentiment de honte et de compétition !

C’est comme si je n’étais pas assez fort aux yeux de mon père et que je lui faisais honte. J’ai toujours vu de la honte pour moi dans les yeux de mon père. Rarement de la fierté comme je le vois maintenant. Depuis tout petit, j’ai l’impression de le décevoir. Et certains de mes choix sont faits pour qu’il soit fier de moi comme un enfant pourrait le vouloir. Alors que je suis adulte. Je n’ai alors pas toujours vécu pour moi, mais pour faire plaisir à mon père. Qu’il pense que je suis bon. Je ne faisais rien de ce qu’il aurait voulu que je fasse. Et si je le faisais, pas aussi bien qu’il l’aurait voulu. J’ai grandi dans un climat de compétition, de rivalité sous-jacentes.

Ce sont des impressions que j’ai en décryptant ses paroles, ses actes et le non verbal de son corps. C’est dur pour un enfant de grandir en pensant cela de son père. C’est aussi dur de le penser et le vivre en étant adulte. J’avais aussi honte de moi à mes yeux. D’être petit, chétif, à la santé fragile, pas sportif, pas bricoleur, pas sociable et pas populaire à l’école, de ne pas avoir confiance en moi. Sans oublier que je suis gay. La liste est longue et chargée. Heureusement que j’étais un bon élève et que je n’était pas un voyou. Mais depuis, j’ai appris et changé des aspects de ma personnalité et de ma vie. Heureusement. Ça sert à ça, la vie et les expériences. Je suis devenu sportif, musclé et bricoleur. J’ai gagné en estime de moi et en confiance en moi.

Mon indécision du zèbre est résolue !

J’ai bien fait d’être persévérant aujourd’hui en écrivant cet article. Enfin, j’arrive à voir plus clair dans ma situation, mes projets, mes priorités. Je sais que c’est provisoire et que j’aurai besoin plus tard de prendre à nouveau du recul, prioriser et trancher. Cela me démontre encore le pouvoir de l’écriture. Un certain pouvoir d’autopersuasion, de découverte de soi, d’analyse. En plus, cet article dont je trouve le sujet important ne m’aura pas pris trop de temps. Encore plein de prises de conscience. J’avance, un jour à la fois.

Merci d’avoir lu mon article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé, j’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 11 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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