Le flow du zèbre / Défi confinement J33-34 !

Photo-blog-surdoue-zebre-defi-confinement-jour-33-34-Flow-du-zebre

Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Avant-hier et hier, trente-troisième et trente-quatrième jours de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier. Je parlerai dans cet article du flow et du flow du zèbre. En cette période trouble et angoissante, il est bon d’éprouver des sensations de sérénité, de satisfaction et de contrôle de situation. C’est ce que permet le flow à condition de réunir les bonnes composantes. Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 3 à 5 minutes

Mon flow du zèbre change d’activité !

En fait, je n’ai plus autant envie qu’au début de mon défi d’écrire dans mon blog. J’ai bien plus envie de peindre, coudre et dessiner. Je pense qu’au début du confinement, je vivais une expérience de flow avec mon blog. Nous ne faisions plus qu’un. Maintenant, je ressens le flow pendant que je peins et écrire m’est difficile. Je sens que mon flow bascule du blogging à la création artistique. Ayant fini de coudre mes pages de livres sur des feuilles blanches, je suis en train de faire le traçage au crayon avant de peindre les motifs. D’ailleurs, le jour où je n’ai pas écrit d’article, j’en ai profité pour fabriquer mon brou de noix. Après cinq mois de macération, je vais enfin pouvoir l’utiliser sur ma nouvelle série de 96 dessins. J’ai attendu ce moment avec patience. Mais parlons un peu de ce qu’est le flow.

Qu’est-ce que le flow ?

J’ai fait un résumé de la définition de “flow”, trouvée sur Wikipédia. “En psychologie positive, le flow (flux anglais) est un état mental atteint par une personne complètement plongée dans une activité. Dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction pendant l’accomplissement. Le flux se caractérise par l’absorption totale de la personne par son occupation. C’est un concept qui existe depuis toujours surtout dans les religions orientales comme le bouddhisme. Vers 1975, le psychologue Mihály Csíkszentmihályi le conceptualise et le nomme flow. Il est en fait utilisé dans de nombreux domaines (sport, musique, spiritualité, éducation, séduction).” Voici le lien Internet duquel j’ai tiré les informations sur le flow, si vous souhaitez en savoir plus. https://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)

Les 6 composantes du flow !

D’après Jeanne Nakamura et Mihàly Csíkszentmihályi, six aspects entourent une expérience de flow. Une véritable expérience de flow en combine obligatoirement plusieurs.

  1. Une concentration intense focalisée pendant le moment présent.
  2. La disparition de la distance entre le sujet et l’objet, l’impression de ne former qu’un avec l’objet.
  3. Une perte de la conscience de soi, l’impression d’être noyé dans un tout ou d’être plus que soi.
  4. La sensation de contrôle et de puissance sur l’activité ou la situation.
  5. La distorsion de la perception du temps qui peut passer très vite sans s’en apercevoir ou passer lentement avec l’impression d’avoir fait beaucoup de choses.
  6. L’activité est en soi source de satisfaction, sensation de plénitude pendant l’activité.

3 autres composantes du flow !

La psychologue Kendra Cherry mentionne trois autres composantes pouvant être indépendantes.

  1. La rétroaction immédiate, réussites et difficultés pendant le flow sont repérées et rectifiées.
  2. Le sentiment de réussite potentielle, d’un potentiel, avoir l’impression de découvrir quelque chose d’important.
  3. Le sentiment d’une expérience si passionnante que les autres besoins sont négligés (hygiène corporelle, alimentation, relations sociales, travail).

Quatre sous-échelles du flow !

Heutte & Fenouillet construisent l’échelle Flow4D16 (2010) par l’ajout de quatre sous- échelles dans un ordre croissant :

  1. Flow D1 : Sentiment de maîtrise de l’activité. Absorption cognitive. L’activité est faisable, les compétences sont en adéquation. Ni anxiété ni ennui ressentis.
  2. Flow D2 : Perception altérée du temps. Sensation d’être hors de temps. Concentration totale sur le moment présent. On ne voit pas le temps passer.
  3. Le flow D3 : Absence de préoccupation à propos de soi. Dilatation du moi. Perte de la conscience de soi. Sentiment de sérénité. Dépassement de l’ego, de soi.
  4. Et le flow D4 : Sentiment de bien-être. Activité autotélique (qui s’accomplit par elle-même, activité entreprise sans autre but qu’elle-même). Motivation intrinsèque. Le “flow” devient une récompense en soi. Sentiment d’extase. Impression d’être en dehors de la réalité quotidienne, à l’écart du monde et de ses soucis.

Un article sur le flow du zèbre !

J’ai parlé plusieurs fois du flow du zèbre dans mes articles. Je pense que c’est le moment d’en parler pour moi. Comme un prétexte pour écrire moins et peindre plus. C’est apparemment très courant et caractéristique chez le zèbre. Cela est souvent relaté dans la littérature “zébrique”. Et remarqué très tôt chez les enfants précoces qui peuvent jouer seuls pendant des heures entières. Absorbés dans leurs jeux, leur monde et amis imaginaires. A condition qu’ils aient trouvé une activité qui les passionne. Une fois adulte, cela leur arrive aussi dans leurs passions faisant même penser à de grands enfants.

Mon flow du zèbre me fait me sentir bien !

Je me souviens avoir passé des jours et des nuits entiers à être complètement absorbé par mes créations artistiques. A jouer aux Lego, ou plongé dans ma collection de timbres, ou à dessiner des plans de maison. De m’être senti serein même en période difficile professionnellement et financièrement. Je me sentais hors du temps et de la vie en société. Plus rien ne comptait à part l’activité sur laquelle j’avais jeté mon dévolu. C’était mon échappatoire où je retournais le plus rapidement possible.

Je dois suivre mon flow du zèbre !

Ces derniers jours et après avoir écrit un article par jour pendant trente jours, je sens mon énergie changer. Est-ce de l’essoufflement du zèbre ? J’étais plutôt dynamique au début du confinement. Bloguer, danser, chanter, faire du sport correspondaient bien à cette énergie. Je vivais dans le flow du zèbre. Depuis quelques jours, mon énergie change. J’ai moins d’énergie. Elle est différente et a besoin de douceur. Je me sens mal quand je force. Mais quand j’ai une activité douce et méditative comme la peinture, je ressens de la plénitude. J’écoutais de la musique et regardais des films à longueur de journée et de soirée. Désormais, j’ai besoin de calme autour de moi. Je passe du tout au rien. Mais je reste pourtant le même. Je suis un drogué du flow du zèbre, je me sens tellement bien pendant ce temps. C’est puissant quand je sens l’art m’appeler ainsi.

Moins écrire dans mon blog !

Je décide donc d’écrire moins dans mon blog et de passer plus de temps avec ma peinture. Je suis ce que me dicte mon flow du zèbre. Et je verrai bien comment la situation évoluera. C’est peut-être un besoin d’introversion pour me régénérer, me ressourcer. Il se peut aussi que l’excitation du confinement et de mon défi s’en soit allée, laissant place à une nouvelle routine ou à l’ennui. J’ai besoin de varier mes activités ou de les équilibrer autrement. Je préfère suivre mon rythme intérieur et mon intuition plutôt que de forcer et me fatiguer. La fatigue se faisait ressentir. Je prévois d’écrire un ou deux articles par semaine pour garder le contact avec vous. Et de me consacrer plus à la peinture et à mon bonus pour mon blog. Ce sont des amis et mon galeriste qui seront content de voir mes nouveaux dessins.

Avez-vous vécu le flow du zèbre ?

Vous souvenez-vous lorsque vous étiez petits et que vous jouiez bien sagement dans votre chambre ? Et que vos parents s’inquiétaient. Arrivez-vous une fois devenus adultes à vivre des expériences de flow ? Peut-être avec l’une de vos passions. Vous pouvez nous le partager dans les commentaires ci-dessous.

Le flow du zèbre recommandé pendant le confinement !

Si vous êtes zèbres, je vous recommande de vivre l’expérience du flow du zèbre. Car c’est hautement générateur de bien-être. Et c’est d’autant plus recommandé pour votre santé physique et morale dans une période comme celle que nous vivons en ce moment. Pendant cette époque d’enfermement, d’angoisse par rapport à la maladie, d’incertitude de l’avenir. J’espère que vous allez bien, que vous êtes en bonne santé et pas trop angoissés par la situation. Je vous embrasse bien fort et vous dis à bientôt.

Merci d’avoir lu cet article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A bientôt pour mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

2 thoughts on “Le flow du zèbre / Défi confinement J33-34 !

  1. Merci pour ce super article… qui me fait penser que le rapport au Flow est certainement un des problèmes centraux. Est-ce la corde qui aide à remonter du puits, au moins pour un temps, où celle qui nous pendra ? Je ne sais pas. C’est à la fois la meilleure et la pire expérience de vie ; j’ai l’impression que le flow c’est comme une drogue dure :
    – pour l’avoir il faut faire des démarches très inconfortables,
    – puis sur le moment c’est bien
    – mais la descente est terrible.
    La phase précédant le flow, celle durant laquelle les questions sans réponse s’accumulent, fait monter l’angoisse et le dénigrement (bon sang mais je suis bête ou quoi ? Bon sang les autres avancent sur ce problème et moi je tergiverse encore ?).
    Un beau jour, ou plutôt un bel instant (pour moi le plus souvent sous la douche ou dans mon lit la nuit) sans que je sache pourquoi ni comment, et pas de façon systématique, il y a un flash. Tout est là, une image nette et complète. Vite se lever, tout noter, le plus vite possible, car on sent que l’image s’efface et que tout va être perdu (un peu comme la photo de famille de Marty McFly dans Retour vers le futur). Plus rien n’existe autour, plus besoin de manger, plus besoin de dormir, toutes les solutions arrivent au fur et à mesure. La confiance monte, un super-pouvoir nous est tombé du ciel. On arrive au bout, il faut absolument finir car l’énergie diminue… Bon allez on balance à la face du monde. Il faut aller dormir, un repos bien mérité. Vivement demain, c’était trop génial ; ça y est on est guéri, ça y est la lassitude et l’aquoibonisme se sont éteints, ça y est on ne procrastinera plus ! Le lendemain plus aucune énergie, plus d’envie, on est vidé, le super-pouvoir est parti. L’entourage fait la gueule car on a été égoïste, absent pendant un moment, il faudrait un jour “revenir à la réalité’, être moins dans l’excès, plus régulier et mature Parfois ceux pour qui vous avez bossé vous disent que c’est super ce que vous avez fait, mais dans tous les cas passent vite à autre chose et demandent encore plus. On relit le travail et on a l’impression que c’est quelqu’un d’autre qui l’a fait. On se dit qu’on a eu de la chance, qu’on ne pourra pas refaire la même chose car le super-pouvoir est parti, on est un imposteur. Et finalement notre travail n’a pas changé la face du monde. Donc à quoi bon ?
    A la lecture de vos écrits je comprends que, ne sachant pas bien gérer ce flow dont vous parlez, j’ai tout fait pour l’éviter et avoir une vie « normale ». Je ne suis pas malheureux mais en contrepartie j’ai quand même l’impression de m’étioler peu à peu et de me noyer dans un flot de procrastination.

    1. Bonjour ou bonsoir Nico. Merci et surtout bravo pour ce beau partage sur le flow. Vous avez très bien su décrire ce que j’ai maintes fois ressenti, dans le mille. Ce qui est dommage à chaque fois c’est cette impression d’à quoi bon, d’imposture, cette dévalorisation, cette impression que ça ne change rien. J’ai remarqué que les choses se construisent pour moi comme une construction, pierre après pierre. C’est long et ça demande du travail, de la persévérance, de croire en mes rêves. J’ai essayé de voir au-delà de l’étincelle du départ pour enfin allumer le feu intérieur qui finit par me réchauffer le coeur jour après jour, mois après mois et j’espère année après année. J’ai aussi eu cette impression horrible de m’étioler dans le magasin où je travaillais, de mourrir de l’intérieur comme si mon corps s’effondrait de l’intérieur sur mon coeur éteint. J’avais peur de devenir une coquille vide. D’ailleurs je me sentais vide et sans personnalité, à force de correspondre au moule. Et quand j’ai été licencié, j’ai vu ma chance sous les yeux et j’ai décidé de croire en moi et de ne plus laisser les autres me définir. Rôle dans lequel ils étaient mauvais en plus. J’ai voulu croire en mes idées et qu’elles trouveraient leur public. Si je tiens mon blog c’est aussi pour les personnes qui étaient comme moi, perdues, malheureuses ou ne sachant que faire de leur “super-pouvoir”. Je trouve tellement triste de laisser s’étioler ce don, une vie. C’est aussi pour ça que je m’entoure maintenant de zèbres, car on s’encourage mutuellement, on se soutient dans nos projets, nos réflexions et nos périodes de doutes. Je crois que j’ai le droit d’être égoïste parce que ça en vaut la peine. Si je préfère voir des gens heureux, je préfère aussi me voir heureux. Et une personne heureuse et épanouie rayonne et donne de l’énergie sans s’épuiser, inspire. Elle peut aussi rendre jaloux mais il faut accepter la règle du jeu. Et je me rends compte que ce n’est finalement pas au détriment des autres. Ce bien rejaillit sur l’entourage. Vous n’êtes pas malheureux, c’est un bon point d’appui pour découvrir petit à petit vos dons, les mettre en pratique simplement et vous épanouir. On a aussi le droit de s’épanouir et d’être nous-mêmes. Quoi de plus normal alors que les autres non zèbres s’autorisent bien le droit d’être eux-mêmes, pour ceux qui y pensent. Merci pour la lecture de mon blog et à bientôt peut-être.
      Raphael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.