Faire le vide matériel / Défi confinement J27 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier, vingt-septième jour de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier. Je fais du tri chez moi quand je ne sais pas quoi faire, que je me sens mal ou que je suis bloqué. J’ai découvert que faire le vide matériel m’aide à clarifier autant mon intérieur que mes pensées. Hyper pratique pour un zèbre au mental envahissant à cause de sa pensée arborescente. Un intérieur zen m’aide à me concentrer sur mon travail et mes passions. Sur l’essentiel dans ma vie. Alors, je fais cela régulièrement et ne me laisse pas envahir par le matériel inutile. Je vous fais découvrir mes sources, mon expérience et tous les bienfaits que je retire de cette discipline. Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 6 à 12 minutes.

Faire le vide matériel !

Avec le confinement actuel imposé dans nos lieux de vie, nous sommes obligés de trouver des occupations pour ne pas déprimer. Il y a les personnes qui télétravaillent, et celles qui sont au chômage partiel leur profession étant à l’arrêt complet. Celles qui travaillent peuvent avoir une activité fonctionnant au ralenti. Certaines vivent en couple, d’autres en famille avec des enfants. Peu importe, il faut trouver des activités et être très créatif pour ne pas tomber dans la routine et l’ennui qui feraient le jeu de la solitude, l’angoisse et la déprime. Bientôt un mois et il se peut que vous ayez déjà tout exploré. Mais au cas où vous n’y auriez pas pensé, je vous propose de profiter de ce temps pour faire le vide matériel si ce n’est pas déjà fait.

Grand ménage de printemps !

Dans toutes les cultures et traditions, le changement de saison du moment s’accompagne d’un grand ménage de printemps. Dans l’hémisphère nord au mois d’avril bien sûr. A coup de grand dépoussiérage, fenêtres grandes ouvertes et laissant entrer le soleil et l’air sec pour assainir votre habitat.

C’est le moment de faire le vide matériel !

C’est l’occasion d’en profiter pour faire le vide matériel. Tout en dépoussiérant et en déplaçant vos affaires, pourquoi ne pas entamer un tri de vos vêtements, objets, livres et bibelots … Il y en a certainement plusieurs dont vous n’avez plus besoin au fond de vos tiroirs, placards. Les caves, garages et greniers regorgent aussi de bidules, gadgets et objets démodés, usés ou cassés qui prennent la poussière et vous prennent une place folle.

Accumulation, la manie de tout garder !

Jusqu’à mes trente ans j’étais un accumulateur et un collectionneur compulsif. Jeter ou donner me faisait mal au coeur. Même pour des choses qui m’avaient été données. Je me retrouvais avec des placards, tiroirs, cartons et pièces remplis de choses qui ne me servaient pas et prenaient de la place. J’avais des collections que je ne regardais pas mais que je continuais à alimenter en récupérant ou en achetant. Puis j’avais des vêtements qui n’étaient ni à ma taille, ni à la mode. J’en avais pour une vie entière tout en continuant d’accumuler. Comment avoir confiance en moi en m’habillant n’importe comment ? C’est le piège de garder “au cas où”. Je connais des personnes et des zèbres qui ne peuvent pas se séparer des affaires qu’elles conservent depuis leur enfance. A chaque déménagement, une multitude de cartons les suivent sans que leur contenu soit ouvert.

Toujours une bonne raison de garder !

Voilà ce que j’entends des autres et ce que je pensais quand je faisais le choix de conserver quelque chose au lieu de jeter ou donner. “Ce papier ou ce ticket me rappellera un bon souvenir de nos vacances ou de cette visite. Je tiens à ce T-shirt qui m’a été offert par Untel. J’aime bien mes vieilles affaires. Ça peut encore servir. Je le garde au cas où, ça peut servir à quelqu’un. Ce n’est pas usé. Tu te rends compte de la valeur que ça a ? C’est sentimental. C’est un objet de collection, ça peut avoir de la valeur. Je les garde pour mes enfants.” Et pourtant ce sont des objets inutilisés depuis des années, et/ou sans valeur.

Autrefois je gardais tout !

Je sais de quoi je vous parle puisque jusqu’à mes trente ans, j’étais très attaché à toutes mes affaires et les conservais précieusement bien qu’elles n’aient pas de valeur pécuniaire. Parfois je me disais quand même que ça aurait de la valeur un jour. J’avais deux pièces réservées à mon stockage, soit 20 m2 sur un appartement de 80 m2. Je n’allais presque jamais dans ces pièces et n’utilisais quasiment pas les affaires qui y étaient. Je ne vous parle pas des déménagements volumineux pour rien. J’associe le fait de garder à l’indécision du zèbre, sa procrastination et paradoxalement à son perfectionnisme.

Mon ancien sentiment de pauvreté !

Je gardais peut-être par tradition de pauvreté. J’avais l’impression de ne pas avoir eu la chance d’avoir été dans une famille avec plus de moyens financiers. Le fait de ne jamais avoir eu ma propre chambre. J’ai en effet toujours partagé 10 à 12 m2 avec ma soeur jusqu’à l’âge adulte. Nous n’avions presque pas d’affaires neuves car des cousins nous en donnaient pas mal. Enfin, je ne vais pas dresser la liste complète des choses qui m’ont manqué pendant mon enfance. Parce que cela n’a plus d’importance maintenant et que mes parents nous ont élevés à la hauteur de leurs moyens. Je voyais le verre à moitié vide et n’étais pas heureux. Et je porte aujourd’hui un regard plus bienveillant et compréhensif sur mes parents et leur façon de nous élever.

J’ai reproduit le schéma parental !

Par le biais de mon ex, j’ai moi-même eu un peu un rôle de pseudo parent à temps partiel, avec ses deux enfants. Et notre situation financière n’était pas idéale et a eu un impact sur notre relation qui s’est dégradée. Je regrette de n’avoir pu leur offrir le meilleur et de leur avoir fait subir cette situation. En écrivant cela, je prends conscience que j’ai reproduit le schéma éducatif parental. Alors même que je l’avais reproché à mes propres parents. S’il était possible de recommencer les choses, c’est ma vie entière que je recommencerais. En apprenant en premier à me connaître, m’accepter, me faire confiance, être autonome, explorer la vie et m’épanouir. Mais pourquoi le système éducatif n’apprend-il pas cela aux jeunes ? Je pense que le système éducatif et le gouvernement ne souhaitent pas des gens autonomes et assurés.

Le côté compulsif et rassurant de tout garder !

J’imagine très bien le côté rassurant d’être entouré de possessions, de pouvoir en disposer quand bon me semble. De les avoir sous la main et d’en faire ce que je veux, d’en avoir de plus en plus. Puis les montrer avec fierté. Il y a aussi le côté compulsif d’accumuler, d’acheter, de garder des choses, d’acquérir ce qui manque.

Garder pour remplir le vide de notre vie !

Acquérir ce qui manque pour remplir physiquement le vide. Le vide symbolisant le vide de notre vie, sa pauvreté, notre pauvreté intérieure ainsi que la solitude profonde que ressent le zèbre. Cette solitude du zèbre et sa soif d’apprendre et découvrir avec passion exacerbent ce besoin de se remplir pour combler ce vide intérieur, cette solitude. Facile de penser que si je n’ai rien alors je ne suis rien, et de me sentir vide. Encore plus si ma vie est remplie d’échecs ou si je n’ai fait rien de bien. Et si je n’ai pas de vraies passions qui perdurent et que je ne finis rien de ce que je commence à faire. Même si je suis nul, un rien du tout, au moins j’aurai, en accumulant, des objets rien qu’à moi.

Je n’ai plus besoin de me remplir matériellement !

Une des solutions est de se remplir de choses immatérielles, comme du savoir, des passions, des relations. D’avoir trouvé sa voie, son chemin, un sens à sa vie. En créant et en construisant, en vivant plutôt qu’en étant simple consommateur. Depuis que je crée, je consomme et n’achète presque plus rien. Si j’ai besoin de quelque chose, je patiente. Quelquefois au bout de quelque temps, je me rends compte que je n’en avais pas besoin et que c’était un besoin compulsif. Si j’en ai vraiment besoin, j’achète d’abord d’occasion ou je vois si je peux me le fabriquer. Il n’y a que les objets technologiques que je préfère acheter neufs. J’en ai quand même acheté quelques-uns d’occasion.

J’ai presque tout donné !

C’est à la suite d’une puissante déception sentimentale à l’âge de trente ans que je me suis séparé de presque toutes mes affaires. La souffrance était si grande que je pensais changer de vie. J’avais dans l’idée d’avoir le minimum d’affaires possible pour partir voyager à travers le monde. Et dans cette folie j’ai fait un tri drastique, donné à des recycleries, à des connaissances, jeté des choses que personne n’aurait voulu. Cela m’a aidé à passer le cap, à me soulager. Je me sentais plus léger. Depuis ce temps, ma soeur a l’image de moi qu’il ne faut rien me donner ou m’offrir au risque que je le donne ensuite.

Adepte de faire le vide matériel !

Depuis cet événement, je suis un grand adepte de faire du vide matériel. Je pratique cette discipline plusieurs fois par an. Ça m’est d’autant plus important que j’ai une tendance à conserver des choses dans l’intention de les utiliser mais que je n’utilise pas forcément. Donc un an après les avoir stockées, je m’en débarrasse en les jetant ou en les donnant à des recycleries. Je sais aussi qu’il me sera facile d’en trouver à nouveau à un prix modique car je me fournis maintenant dans les recycleries.

L’espace est un luxe aujourd’hui !

J’ai un appartement que je trouve magnifique avec son parquet et son plafond en bois, ses murs en pierres. La conception des volumes est atypique et libère un grand espace de vie lui procurant une zénitude. Après tous les efforts que j’ai faits pour le construire et l’aménager, il serait dommage de l’encombrer de meubles et de bibelots. J’ai besoin d’un intérieur minimaliste, spacieux et beau pour me sentir bien et me concentrer. C’est mon luxe à moi. Et faire le vide matériel est indispensable pour maintenir l’équilibre que j’ai enfin trouvé. Tous mes invités se sentent bien chez moi. Pour moi, le vrai luxe est l’espace vide, la beauté, l’authenticité des matériaux nobles. Encore plus de nos jours avec les prix élevés des logements dans les grandes villes, que ce soit tant à l’achat qu’à la location.

Tout ce que m’apporte de faire le vide matériel !

J’ai maintenant quinze ans d’expérience à faire le vide matériel, ne garder que l’essentiel, le minimum. Je n’ai que des affaires dont j’ai besoin. Dernièrement mon ex que j’hébergeais encore est parti vivre dans son propre appartement. Ça a été l’occasion pour moi et lui de faire un énorme tri dans nos affaires. Il est en effet plus difficile de se séparer de choses quand on est en couple car quand l’un veut jeter l’autre le récupère… du coup ça reste à la maison. Nous avions suffisamment d’affaires à partager lors de la séparation pour ne rien avoir à racheter ensuite.

Faire le vide matériel m’aide à passer les caps !

La vie est faite d’événements difficiles et heureux, qu’ils soient dépendants ou indépendants de notre volonté. Une de mes thérapies personnelles préférées pour passer ces caps est de faire le vide matériel. Je ne passe plus mon temps au lit à ressasser mes problèmes comme avant. Je prends le taureau par les cornes et m’attaque à faire du tri chez moi ou dans mon atelier de peinture. Dès que je me sens mal, je choisis un placard, un tiroir ou une pièce dans laquelle je pourrai me défouler en bazardant ce qui m’embarrasse.

Faire le vide matériel me fait du bien !

Quand je ne me sens pas bien et que je fais le vide dans mes objets, j’ai l’impression de me libérer d’un poids lourd. Peut-être que je personnalise mes problèmes dans ces choses que je décide de ne plus garder. Je tranche franchement, j’aiguise mon pouvoir de décision. C’est ma façon de rebondir. Je me sens toujours mieux après une bonne séance à faire du vide matériel. C’est comme si mentalement cela m’avait aidé à réfléchir à une situation difficile. Et ensuite je sais quoi faire.

Me débarrasser des affaires chargées de souvenirs négatifs !

Une des choses les plus importantes à faire est de se débarrasser des affaires qui sont chargées de souvenirs négatifs ou ambigus. Car chaque fois qu’on tombe dessus, on repense à un souvenir, une personne, un événement ambigu, triste ou difficile qui sèment le trouble dans nos pensées. Et pèsent finalement sur notre moral, notre bien-être, notre dynamisme. Cela pompe de l’énergie de les voir chaque jour. Le pire est que c’est un mécanisme inconscient. J’ai donc pour habitude de me séparer systématiquement des choses qui me rappellent des mauvais souvenirs. A mes trente ans, je me suis rendu compte que toutes mes affaires me rappelaient des souvenirs malheureux. Je vivais dans le passé. J’ai décidé de m’en séparer et de ne plus m’y attacher.

Faire le vide matériel m’aide à voir clair !

Lorsque nous vivons dans notre habitat encombré d’objets nous rappelant des souvenirs plus ou moins bons, nous vivons dans le passé. Quelle est alors la place pour le présent et l’avenir ? Tout devient figé par le passé qu’il ne faut pas toucher ou déplacer. Nous vivons dans un musée qui devient de plus en plus rempli, les souvenirs s’accumulant. Les souvenirs peuvent aussi être sympas. “J’aime bien repenser à tous mes souvenirs.” Je vivais à la fois dans la nostalgie du temps passé et ressassais mes regrets. Ressasser mon passé, mes échecs, mes manquements, mon malheur. Chaque objet me rappelait mes problèmes. J’ai eu besoin de voir clair dans ma vie, en jetant tout ça. “Si je ne vois pas ces objets, je ne repenserai pas à mes mauvais souvenirs. J’y verrais alors plus clair ” me suis-je dit. En tout cas, ils n’étaient plus là pour m’y faire penser.

Faire le vide matériel m’aide à me concentrer !

Dans un lieu de vie épuré, décoré avec peu d’objets non chargés d’émotions négatives, j’arrive mieux à me concentrer sur moi, mes activités professionnelles et mes passions. J’en ai d’autant plus besoin que je travaille chez moi et dans mon atelier de peinture. J’y passe beaucoup plus de temps que les personnes qui travaillent en entreprise, en magasin ou en extérieur. Je ne suis plus pris par la nostalgie et les regrets.

Gain de temps et de place !

De façon plus pragmatique, je gagne beaucoup de temps quand je fais le ménage. N’ayant que très peu de meubles et d’objets à déplacer et nettoyer. Je peux aussi inviter autant de personnes que je veux sans avoir peur que l’une d’entre elles casse un objet. Car j’ai vraiment de la place. Je peux aussi danser et faire mon sport chaque jour sans déplacer de meubles.

Références sur “faire le vide matériel” !

Je me suis intéressé au feng shui pendant une quinzaine d’années. J’ai lu une quarantaine de livres sur le sujet. Et la base du feng shui est de faire le vide matériel régulièrement pour éviter la stagnation des énergies, à cause de l’encombrement par des affaires inutiles et chargées d’énergie négative. L’énergie doit pouvoir circuler facilement. D’autres livres d’auteurs occidentaux s’inspirant des sagesses orientales m’ont aussi aidé. Comme “L’art de la simplicité, simplifier sa vie, c’est l’enrichir” de Dominique Loreau qui s’inspire du mode de vie zen japonais. Les premiers occidentaux à s’y être intéressés sont les Américains dans les années 70 et 80. Ils ont importé le feng shui aux USA et la mode est ensuite apparue en Europe dans les années 1990 et 2000. Le feng shui est un peu tombé en désuétude vers 2015. C’était un effet de mode. J’en garde l’essentiel.

Par quoi allez-vous commencer ?

Je connais bien le zèbre. Il s’enflamme, voit grand et se laisse emporter par son enthousiasme. Puis il s’investit trop et s’épuise pour finalement tout laisser tomber. Ne soyez plus ce zèbre. Contrôlez et économisez votre énergie et votre motivation. Et si vous avez l’impression d’avoir une montagne devant vous, commencez tout petit et faites au fur et à mesure. Par exemple, commencez à faire le vide matériel dans un seul tiroir ou un seul casier d’un meuble. Gardez-en pour le lendemain et le surlendemain. Vous verrez, cela peut prendre du temps pour un seul tiroir car pour chaque objet on se pose une ou plusieurs questions. Nous avons encore le temps car la fin du confinement n’est pas prévue pour demain. Bon courage.

Questions à se poser pour chaque objet !

  • Ai-je utilisé cet objet l’année qui vient de s’écouler ? Les années passées ?
    • Oui = je garde.
    • Non = vais-je franchement en avoir besoin ? En général, la réponse est non si on est sincère.
  • Est-ce en bon état d’usage ?
    • Oui =  je garde.
    • Non = je recycle ou jette.
  • Pour les objets dont on se débarrasse, répondre aux questions suivantes.
    • Jeter dans la poubelle de choses recyclables, dans les ordures ménagères ou à apporter à la déchetterie ?
    • Donner à quelqu’un que je connais et qui en a besoin ? 
    • Faire un cadeau ? 
    • Ou objet à donner dans une recyclerie ?

Merci d’avoir lu cet article. J’espère qu’il aura pu vous aider un peu. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 28 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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