Defi J16/100 Esprit critique et optimisme du surdoué !

Esprit critique du surdoué

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Bonjour, aujourd’hui je viens de regarder une vidéo sur YouTube où l’intervenant a parlé d’esprit critique et d’optimisme. J’ai voulu apporter mon témoignage pour illustrer un peu et explorer mon développement personnel. Désolé, je ne pourrai pas mettre la référence parce que j’ai regardé beaucoup de vidéos et je ne peux pas la retrouver. J’ai tout de suite pris conscience de ce lien, à l’écoute de cette vidéo, et j’ai pu mettre des mots sur mon vécu que je ne parvenais pas à identifier. Je vous invite à regarder des vidéos et écouter des podcasts au sujet de la surdouance. Car cela vous permettrait d’obtenir des éclairages sur ce que vous ressentez et qui peut paraître diffus sans pouvoir le nommer. C’est toujours intéressant de pouvoir mettre des mots sur un ressenti.

 

1- Le grand sens critique du surdoué !

Il est courant chez le surdoué, d’avoir un sens critique plus aiguisé que la moyenne. Et cela lui est souvent reproché. C’est exactement ce qui m’arrive quotidiennement. Ici, je vais seulement aborder mon sens critique sous l’angle du quotidien.

Le sens critique du surdoué mal perçu !

On me qualifie de rabat-joie, d’emmerdeur, de mèmère … on se moque de moi. Pourtant, tout ce que je fais, c’est expliquer aux autres pourquoi il y a ou il y aura un problème en agissant d’une façon. Et pourquoi il vaudrait mieux faire plutôt d’une autre manière, pour obtenir un meilleur résultat. Malheureusement, les gens le prennent mal. Pourtant, je suis assez diplomate en général. Sauf dans le quotidien, comme dans mon couple, où je deviens pénible quand je reviens sur les façons de faire. Ce n’est ni supportable pour les autres, ni pour moi.

Les autres m’énervent !

Car en effet, ne voyant pas de progrès, je finis par m’énerver. J’ai l’impression que je dois toujours repasser derrière les autres. Et ils ne le supportent pas non plus. Et la vie devient un enfer. J’ai d’ailleurs mis fin à plusieurs relations amoureuses pour cette raison. Je ne supportais plus l’autre. En fait, je pense que c’était en grande partie de ma faute, mais je ne le voyais pas ainsi. J’étais bien trop exigeant avec l’autre. Finalement, c’est moi que je ne supportais pas, en compagnie de ces personnes.

Maintenant, je suis moins exigeant avec les autres !

Depuis plusieurs mois, j’ai pris l’habitude de ne plus regarder faire les autres. Et de lâcher prise sur leur façon de faire les choses. Le climat s’est apaisé à la maison. Je laisse faire l’autre, comme il le souhaite. En effet, il y a plusieurs manières d’atteindre un objectif. J’apprends aussi beaucoup des autres en les laissant et les regardant faire sans les reprendre, ils y arrivent très bien sans moi. Donc, plus besoin de me mêler de ce qui ne me regarde pas.

Pas besoin d’être parfait !

A vrai dire, ce qui compte, c’est que les choses soient faites, pas la manière dont elles sont faites. Sauf que le chemin pris pour arriver au résultat est très important pour le surdoué. Doublé d’un souci d’efficacité, d’écologie, d’économie, de toutes vos valeurs. Le résultat non plus n’est pas impérativement parfait. Les gens en général ne s’attendent pas à ce que ce soit parfait, j’ai remarqué. Au travail, j’en faisais toujours plus et mieux que ce qui était attendu. Mais justement ce n’était pas attendu, donc inutile de ma part. Ça équivaut à de la perte de temps et d’énergie.

Je me suis fait remarquer en étant parfait !

Bon, je reconnais que j’ai progressé dans les postes que j’occupais grâce à cette puissance, et à la qualité de mon travail dans un temps record. Ma hiérarchie et mes patrons m’ont remarqué ainsi.

En étant imparfait, je fais plus !

Mais désormais, je n’ai plus besoin d’être parfait. Ni pour moi et surtout pas pour les autres qui reconnaissent rarement la qualité de mon travail. En faisant comme ça, je gagne vraiment beaucoup de temps. J’ai plus d’énergie pour moi et mes projets. Une bonne surprise, je peux en faire plus et je progresse plus vite dans mes projets.

Dans cette première partie, je n’ai parlé que d’un aspect de mon esprit critique, celui qui concerne mon quotidien et ma relation au matériel et aux autres personnes.

Quand l’esprit critique prend le dessus sur l’optimisme !

A une époque, j’étais tellement mal dans ma peau que je n’avais pas assez d’énergie pour les autres. Mais mon esprit critique était en pleine action, je ne me contrôlais pas forcément. Et parfois, je piquais des crises de colère et je cassais des objets. Depuis tout petit jusqu’à un âge adulte avancé. Mon esprit critique prenait tellement de place à cause de mon perfectionnisme que mon optimisme était complètement mis de côté. Je me sentais méchant, néfaste, aigri, malheureux. Voici donc le côté obscur du sens critique.

 

2- L’optimisme du surdoué

Dans cette deuxième partie, je veux mettre en parallèle un aspect de mon esprit critique avec une facette de mon optimisme.

Je veux apporter de la valeur aux autres !

En effet, si je reprends les gestes des autres, c’est parce que je veux améliorer les situations, leur apporter des solutions. Faire en sorte qu’ils s’améliorent, progressent, soient efficaces, montent en compétence si c’est dans le cadre du travail. Il y a un tel fossé entre moi et les autres. Je suis en général allé tellement plus loin qu’eux dans beaucoup de domaines à la fois, que j’ai trop de choses à leur dire en même temps. Du coup, ça fait trop d’un seul coup pour eux et ça va trop vite. Comme il vont moins vite que moi et que je m’attends à ce qu’ils avancent à ma vitesse, je m’impatiente et je peux m’énerver. Tout dépend du type de relation.

Je veux absolument m’adapter aux autres !

Dans une relation de travail, par exemple à mon dernier poste de manager dans un magasin bio, j’étais très diplomate. Car je voulais conserver le personnel. Par contre, j’étais trop gentil et je me suis fait bouffer par certains, qui ont bien compris comment je fonctionnais. Chaque fois ils m’en demandaient encore plus, jusqu’au moment où je n’arrivais plus à satisfaire leurs demandes et encore moins les miennes, que bien entendu je faisais passer en dernier. Je n’arrivais pas à mettre de limites, de cadre. Voilà je me suis éloigné de mon sujet. J’y reviens.

J’arrive plus vite aux solutions que les autres !

Oui, malgré mon esprit critique très aiguisé comme un couteau et ma grande lucidité (je me place par rapport aux autres, quand je dis ça), je ne suis pas si pessimiste que j’en ai l’air. Sauf quand je ne vais pas très bien. En général, je suis d’un grand optimisme, plus que la moyenne. Dans toute situation problématique, je vois tout immédiatement, la source du problème, les solutions. Et je vois la marge de progression possible, de manoeuvre, ce qui est permis … Je pense plus vite que les autres qui en sont encore à se plaindre, à estimer l’ampleur des dégâts. Comme j’ai tout vu, je n’ai pas besoin de m’attarder sur la source du problème, je me focalise très vite sur les solutions. Les autres ne voyant pas, je suis obligé de leur expliquer, mais ça m’énerve.

Je ne supporte pas les gens se plaindre !

C’est peut-être pour cette raison que je ne supporte pas les gens se plaindre. J’en ai horreur. J’ai encore du travail à faire sur moi encore pour être plus tolérant. Et Dieu sait si j’ai déjà beaucoup travaillé sur moi, je passe la moitié de mon temps à le faire. Mais non, je ne vais pas encore passer ma vie à aider les autres. Je m’énerve quand j’entends une personne se plaindre trop souvent à propos de la même chose.

J’ai le syndrome du sauveur !

Si la personne se plaint une fois par hasard, je me précipite à son secours pour lui faire part de mon analyse et lui apporter sur un plateau en argent mes solutions. Elle n’a plus besoin de réfléchir, puisque quelqu’un d’autre le fait à sa place. Des personnes ont très bien compris mon fonctionnement. Et elle se sont servi de moi. C’est l’impression que j’ai aujourd’hui, avec cette prise de recul. Eh oui j’ai une âme de sauveur. Et si je continue, ca va me perdre. Vouloir sauver les autres arrive à presque tous les surdoués, d’après ce que j’ai lu et entendu.

L’optimisme du surdoué !

Je me suis encore éloigné de mon sujet. Oui je suis très optimiste, je crois en la bonne volonté de chacun, j’ai espoir que les choses peuvent changer si tout le monde s’y met. Mais en effet, j’oublie sûrement la nature humaine, ses difficultés à avancer, progresser, s’améliorer. Tout est trop lent pour moi, dans la société, dans les entreprises, les administrations … dans la tête des gens. Malgré ma lucidité, je suis tellement optimiste, qu’inconsciemment, j’oublie de nombreuses données en croyant que toutes les personnes sont comme moi. Je suis dépité quand je me rends compte que je me trompe. Si le monde était peuplé de surdoués, je pense qu’il n’y aurait pas de guerre, de problème, de faim dans le monde, d’extermination des espèces, d’environnement au bord de l’extinction.

Tout va très vite quand je suis seul !

Dans les activités où je suis seul et où je n’ai pas d’interactions avec des gens dont j’ai besoin ou qui sont inclus dans le projet, je peux clairement aller très vite. Au point de surprendre. Certains me qualifient de fonceur, ce que je ne suis pas à mes yeux. Je dis ça aujourd’hui. Autrefois, ce n’était pas le cas pour moi, tout me prenait plus de temps et souvent je bloquais aussi dès le départ ou je n’aboutissais pas.

Tout est ralenti quand je suis avec d’autres personnes !

Je crois qu’il est normal qu’un projet, par exemple, avance moins vite quand plusieurs personnes y sont impliquées. Mais j’ai remarqué, tout prend des proportions gigantesques, des temps à rallonge, des décisions interminables, des pourparlers alors qu’en fait une fois que c’est décidé et fait, tout le monde s’en fout. Là, j’ai l’impression que ce n’est plus moi qui me complique la vie, mais les autres, les normo-pensants. Et pour de simples choses. Mais avec la peur de froisser qui que ce soit et devoir le payer pour les absents.

Je suis clairement et volontairement optimiste, pour la joie et l’énergie que ça m’apporte !

Je l’ai dit dans le titre juste au dessus. Maintenant que je prends conscience de cela, je décide que je ne changerai pas. Et je garderai mon optimisme, car il fait partie de mon moi profond. Il fait partie de mon fonctionnement de surdoué. Et il m’apporte toute l’énergie, la volonté, la persévérance dont j’ai besoin dans ma vie, mes projets, mes relations aux autres. Et rebondir, me sortir gagnant de toutes les situations. C’est un atout à conserver absolument, je n’ai pas à m’en séparer parce que cela dérange ou fait des jaloux.

Trop d’optimisme me nuit !

Mon trop grand optimisme me joue des tours. A vouloir forcer les choses, le destin, les rencontres, je ne veux pas reconnaître les aspects négatifs des situations. Et à cause de cela, je me lance trop vite, je m’engage trop vite. Je finis toujours par le regretter quand je vois le manque d’implication des autres.

Esprit critique du surdoué
Esprit critique du surdoué

3- Trouver l’équilibre entre esprit critique et optimisme !

Mon plus gros travail est de me modérer ou de mieux me gérer. Et cela passe par mieux me connaître. Ce n’est pas en restant chez moi que je me connaîtrai mieux, mais c’est en sortant de mes zones de confort que j’expérimenterai le mieux la vie. Je suis quelqu’un qui a un grand besoin de s’exprimer, de parler entre autres.

Modérer, analyser mon esprit critique !

Depuis quelques mois, au lieu de parler spontanément, plutôt dans mon couple et surtout pour faire une critique, je ne parle pas et j’analyse ma pensée. Pourquoi est-ce que je pense à ça ? Qu’est-ce qui résonne en moi ? Qu’est-ce qui se joue ou se rejoue ? Ai-je besoin de le dire ? Que se passe-t-il si je ne dis rien ? Et plein d’autres questions de ce genre. Voilà je ne veux plus revivre les situations difficiles avec les personnes autour de moi. J’en ai trop souffert. Mais je ne me laisserais plus faire non plus. Je vais devoir m’entourer des bonnes personnes pour moi.

Modérer mon optimisme !

Ainsi, j’apprends à moduler mon optimisme. Si je considère que j’ai une réserve d’optimisme, bien plus grande que quiconque, elle reste limitée. Donc au lieu de me lancer à fond dans un projet, une relation, une action, je peux seulement mettre juste ce qu’il faut d’optimisme pour avancer dans mon projet et conserver le reste en moi, comme mon trésor précieux à l’intérieur de moi. En en utilisant juste assez pour m’amuser et prendre plaisir et me passionner.

Trouver l’équilibre entre esprit critique et optimisme !

Si j’arrive à trouver cet équilibre, j’imagine clairement que je pourrai persévérer beaucoup plus dans tout ce que j’entreprends. Car je vois bien qu’il s’agit en fait d’énergie. Tout est énergie. Que ce soit ma réserve de volonté, ma réserve de joie, ma réserve d’optimisme, c’est de l’énergie pure qui me vient de mon intérieur, mon intériorité. Si je suis riche à l’intérieur, j’aurai plein d’énergie. Si je me disperse à l’extérieur et que je n’ai pas le temps de m’occuper de mon intériorité et de la remplir, je vais épuiser ma réserve, je vais épuiser mon énergie. Au bout d’un moment, je n’en aurai plus et je ferai un nouveau burn-out.

 

Qu’avez-vous fait de votre optimisme ?

Et vous ? Qu’avez-vous fait de votre optimisme ? Est-ce que votre esprit critique a pris le dessus sur votre optimisme ? A quel niveau est votre réserve d’énergie ? De mon côté, je n’estime pas être arrivé au bout de ce chemin, je n’y arriverai peut-être jamais. Quant à cet article, je l’ai écrit comme c’est venu, j’ai même l’impression qu’on me l’a dicté. Je le trouve un peu fouillis, mais je ne veux plus être parfait comme avant, en le modifiant ou en le ré-écrivant. Et de toute façon, je ne peux pas tout dire. J’espère qu’il vous aura parlé. Laissez-moi un commentaire pour me dire ce qui vous a touché. Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

C’était Raphaël du blog surdoué ou pas surdoué, je vous souhaite une journée équilibrillantissime, comme tout surdoué bien dans sa peau !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, révélez-vous !

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Author: Raphael

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