La déstabilisation du zèbre / Défi confinement J21 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier, vingt-et-unième jour de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier. Quelque chose me tracasse. C’est l’occasion de vous parler de la déstabilisation du zèbre. En début de journée, je ne me sentais pas tout à fait bien. Et c’est en pratiquant une de mes activités préférées que j’ai débloqué la situation. En dansant, j’ai compris que je me sentais déstabilisé. En effet, mes gestes étaient mal coordonnés et je perdais l’équilibre. Quoi faire avec la déstabilisation du zèbre ? Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 5 à 10 minutes.

Aujourd’hui je me sens déstabilisé !

14h55

Ce n’est pas que je n’ai pas envie d’écrire un article aujourd’hui, au contraire. Et puis je dois le faire car je me suis lancé ce défi d’un article par jour. Mais je n’arrive pas à me décider sur le sujet à traiter. Aucun ne fait écho avec ce que je ressens maintenant. Peut-être parce que je me sens déstabilisé par plusieurs choses positives et négatives. Rien de grave.

15h10

Après avoir un peu cherché dans mes notes, je préfère ne pas me mettre à écrire et plutôt m’aérer l’esprit en faisant un peu de danse comme je le fais chaque jour.

16h00

J’ai dansé plusieurs chorégraphies avec les vidéos de “Just Dance” sur Youtube. Au bout de la cinquième choré, un déclic se produit. Je n’arrive pas à me concentrer et à suivre le rythme de la vidéo. Je manque des figures et des enchaînements. Alors, je me demande ce qui ne va pas en moi aujourd’hui. Et la réponse me vient clairement à l’esprit. Je me sens déstabilisé. Donc je vous parlerai dans cet article de la déstabilisation du zèbre. C’est drôle car je me rends compte qu’à 14h55, j’ai écrit cela : “je me sens déstabilisé”. Je connaissais inconsciemment mon sujet d’article mais je ne le voyais pas.

L’objet de ma déstabilisation du zèbre !

Je me sens actuellement déstabilisé par plusieurs choses. Des événements, des faits, des situations, des personnes, des comportements, des mots peuvent me déstabiliser.

  1. Pour l’heure et dans l’ordre d’importance, il s’agit en premier du commentaire ambigu d’une personne sur ma page Facebook. Suite à la parution d’un article de mon défi confinement d’un zèbre. Cela me déstabilise négativement.
  2. Ensuite, j’ai rencontré hier soir un artiste zèbre sur un site de rencontre. Et nous avons discuté de nos métiers passions par téléphone pour faire connaissance. Cela me déstabilise positivement.
  3. Puis, je n’ai toujours pas dit à cet ami dont j’ai parlé dans un article précédent que je trouvais incorrecte sa façon de communiquer avec moi. Il ne répond pas à mes messages et questions. Par exemple, je lui ai proposé “est-ce qu’on s’appelle ce soir comme tu me l’avais demandé ?” Aucune réponse. Et dans le cas où il y répond, il le fait plusieurs jours après, voire une semaine, et s’excuse rarement. J’avoue que je laisse traîner la situation car j’ai d’autres choses plus importantes à faire. Pourtant, cela me prend de l’espace de disque dur dans ma tête et me déstabilise négativement. Je sais aussi que discuter avec lui peut tourner à la dispute. Alors, je suis méfiant car je n’aime pas les disputes. Encore un truc de zèbre.

Fragilité et déstabilisation du zèbre !

C’est maintenant que je prends conscience d’une certaine fragilité de ma part. La personne qui a laissé un commentaire hier sur la page Facebook de mon blog n’est pas claire dans son propos. Cela ressemble à la fois à une attaque et à une affirmation sous forme d’une question. Et en même temps, elle s’excuse. D’un coup, je ne sais pas quoi penser. Je peux traduire son message de plusieurs façons, tant négative que positive. A mon avis, son intention est négative car je me suis senti attaqué et blessé. Je n’étais pas à l’aise et je repensais en boucle à ce qu’il entendait bien vouloir dire. Certaines personnes sont très fortes pour semer le doute dans l’esprit du zèbre. Un vrai piège pour le surdoué.

Avoir des “haters” est un bon signe !

Je me demande si cette personne va lire cet article. S’il s’agit d’une personne malveillante, il se peut bien que non. Qu’elle ait agi sur le coup. En tout cas, je la remercie pour son commentaire sans lequel je n’aurais pas parlé de la déstabilisation du zèbre. Il m’aura permis de faire un travail sur moi et mes émotions. En plus, il paraît qu’avoir des commentaires de “haters” est très bon signe pour un blogueur car cela signifie que son blog est intéressant. “Hater”, “haineux” en français, est un mot anglais qui désigne les personnes qui critiquent négativement sur les réseaux sociaux. Ils peuvent tenir des propos justement haineux, semer le trouble dans un groupe sur Internet dans le but de détruire. Je lui ai tout simplement demandé de développer son commentaire pour que je puisse comprendre. Sans rien dire de plus. Si cela dégénère, je le vire d’un clic.

Les déstabilisateurs de zèbre !

Si je fouille dans mon passé, je me souviens de situations, de paroles et de personnes. Dans plusieurs de mes relations amoureuses, dans mon dernier emploi dans un magasin bio (en plus, bonjour l’éthique et les valeurs). A l’école aussi. J’ai oublié de signaler une situation déstabilisante qui m’est arrivée il y a quelques jours sur une application de rencontre. Un homme sans photo et informations sur son profil me pose une question sans dire bonjour. Je ne veux pas répondre et lui demande de montrer sa photo. Il me menace. Je lui réponds et instantanément il disparaît du site. Je me suis senti un peu bête et piégé. Cela m’est déjà arrivé dans le même contexte. Et j’avais oublié. Je suis trop gentil et ne me méfie pas assez. Le qualificatif “naïf” m’a suivi toute ma vie.

Le zèbre attise la jalousie !

Tous mes vrais amis qui m’ont réconforté lors d’attaques de personnes malveillantes m’ont dit que ces gens étaient jaloux. Je l’ai remarqué pour moi, et d’autres zèbres me l’ont aussi confirmé. Le zèbre attise la jalousie d’un certain type de personne. Globalement, ce profil de personnalité est répertorié par la psychiatrie comme pervers narcissique. C’est une psychopathologie. Je suis d’ailleurs étonné de ne pas avoir encore écrit à ce sujet malgré les 170 articles de mon blog. C’est un sujet très à la mode depuis quelques années. Le message des thérapeutes spécialistes est clair. Une seule chose à faire en présence d’un pervers narcissique (PN). FUIR. Ces personnes sont des malades mentaux et sont incurables d’après la médecine. Les cas les plus graves de PN sont des meurtriers psychopathes. C’est dire le danger.

Hypersensibilité et déstabilisation du zèbre !

Je suis hypersensible. En ce moment, je pleure si je regarde des vidéos ou images de ce qui se passe dans le monde avec le Covid-19. Je me sens fragile. Pourtant, je sais que je suis très fort. Je vous dirai peut-être un jour pourquoi. Un rien déclenche chez moi une émotion qui peut être vive et violente. J’ai l’impression de réagir au quart de tour et ne pas pouvoir me contrôler. La plupart du temps, je vis ces émotions de l’intérieur. J’ai appris à les dissimuler car cela pourrait me déranger en présence d’autres gens. Mais quand je suis chez moi, je peux me laisser aller quelques secondes en extériorisant les émotions qui me viennent tout au long de la journée. Comme quand j’entends une chanson qui me touche ou quand je vois le beau ciel bleu dehors. Cette hypersensibilité est aussi source d’émerveillement.

Susceptibilité et déstabilisation du zèbre !

Mon hypersensibilité entraîne une grande susceptibilité qui pourrait être qualifiée de paranoïa. Par exemple, quand une critique est envoyée en l’air dans un groupe, je me sens concerné alors que je ne le suis pas du tout. Je prends les choses, les paroles et les critiques trop à coeur. J’ai impérieusement besoin de bienveillance ou de neutralité. Je supporte difficilement les critiques négatives. Pourtant, j’ai appris à les écouter et à détecter le message qu’elle comportent, dans le but de m’améliorer. A condition que ce soit justifié par des explications logiques et justes. En tout cas, mon hypersensibilité et ma grande susceptibilité font que je suis facilement déstabilisable. Heureusement que j’ai un cerveau pour comprendre et apprendre à modifier mon comportement pour mieux réagir, sans pour autant renier ma personnalité.

Procrastination et déstabilisation du zèbre !

Quand je me sens déstabilisé comme Aujourd’hui, je suis bon à rien. Je procrastine à fond. Alors je tourne en rond, ne sais pas quoi faire. Si, je sais que je dois travailler ou faire telle chose programmée. Mais je n’en ai pas le courage et l’envie. Alors je fais n’importe quoi ou rien du tout. Avant, j’attendais que ça passe et de me sentir mieux sans rien faire. Aujourd’hui, j’ai plusieurs stratégies pour me sortir de la procrastination.

La déstabilisation du zèbre sape son moral !

Maintenant, je comprends mieux pourquoi je me suis senti aussi souvent mal par le passé. Je n’étais pas à l’aise avec les gens, leur comportement et les situations. Ils me déstabilisaient. Peut-être parce que je ne comprenais pas les relations humaines et que je ne m’y étais pas assez confronté. Mon manque d’expérience faisait que mon développement relationnel était retardé par rapport à celui de la majorité des gens. Je parle de cela dans un article sur la dyssynchronie sociale du zèbre. Sur le décalage social du surdoué par rapport à la société. En tout cas, je ne me sentais pas bien et me sentais paralysé ne sachant que faire pour améliorer ma situation. Car j’avais peur des autres et de leurs réactions. Je vous parle aussi de la paralysie du zèbre dans un autre article.

Que faire en cas de déstabilisation du zèbre ?

En tout cas, la fuite n’est pas la meilleure chose à faire quand je me sens déstabilisé. Mais elle reste une solution tout de même en fonction des cas. Je m’interdis désormais de me confronter instantanément et violemment à la situation où à la personne. Je préfère agir autrement.

Prendre du recul !

J’ai remarqué depuis quelques années que la première chose à faire est de prendre du recul. Reporter à plus tard la réponse, réagir plus tard. Cela peut paraître un peu masochiste car pendant ce temps mon esprit peut se sentir bloqué et ne penser qu’au problème. Mais quand je réagissais spontanément, la situation empirait car je réagissais violemment et je ne recevais ensuite que de la violence en retour. Pendant ce temps, je réfléchis aux différentes options que j’ai. Si j’ai des émotions bouillonnante, je m’allonge et respire profondément. Et je pratique une activité qui me détend. Franchement il n’y a rien de grave. Heureusement que je ne travaille plus en entreprise, je peux ainsi faire cela tranquillement. Quand cela m’arrivait au travail, je me sentais un peu coincé.

Ecrire !

Je reprends. Ne pas réagir dans la foulée car je sais d’expérience que la personne attend que je réagisse. Et ce serait entrer dans son jeu. Je laisse retomber la pression, je l’ignore et je tire des leçons pour éviter que ces situations se reproduisent par la suite. Toujours pendant ce temps, j’écris dans mon journal intime à ce propos pour y voir plus clair. Je trouve thérapeutique le fait d’écrire. J’en parle dans un article intitulé le pouvoir de l’écriture. J’apparente cela à un dialogue avec la sagesse de mon inconscient. C’est ce que je suis en train de faire en rédigeant cet article.

Retourner vers la personne !

Voilà ce que je commence à faire. Ne pas répondre mais demander des éclaircissements pour ne toujours pas rentrer dans le jeu déstabilisateur. Pour discerner le message sous-jacent à la critique. Je me dis que ce n’est pas moi qui suis concerné mais que la personne s’en prend à moi pour des raisons qui lui appartiennent. C’est elle qui a un problème, pas moi et je ne dois surtout pas l’aider. Sinon elle aura gagné. Ce n’est pas de la résistance. C’est plus de la stabilité de ma part face à une tentative de déstabilisation.

Attitude face à la personne déstabilisatrice !

Faire comme si je n’étais pas concerné ou touché. Parfois, avoir l’air étonné ou jouer à l’idiot. Faire comme si je ne savais pas. Quand la rencontre est physique je reste droit, écarte légèrement les jambes pour avoir une bonne stabilité. Et je regarde la personne droit dans les yeux sans aucune expression. Je noie la personne de questions, je feins mon intérêt et mon incompréhension. Je demande plus d’explications. Et qu’elle me fasse une demande claire, que je puisse reformuler afin d’éviter toute ambiguïté. Je lui parle avec un ton détaché sans émotion. Quand elle parle, j’écoute vaguement et pense à autre chose. A sa vie privée, ses difficultés personnelles, ses problèmes de couplé… en me disant “la pauvre, c’est à cause de tout ça qu’elle est mal et s’en prend à moi. Je n’ai donc rien fait puisque c’est elle qui a un problème”.

Bien contrôler ma respiration !

Tout au long de l’entretien, je respire mécaniquement en contrôlant ma respiration comme si j’étais sous respirateur artificiel. En faisant en sorte que ça ne se remarque pas. Cela me permet de me concentrer en me focalisant sur ma respiration. Et de bien oxygéner mon cerveau. De conserver un rythme cardiaque convenable et régulier pour éviter que mon coeur s’emballe. Je contrôle ainsi mon émotivité.

Déstabiliser le déstabilisateur !

Le déstabilisateur s’attend à ce que j’entre dans son jeu, que je réponde, que je ressente des émotions de peur, d’angoisse, de colère. Que je réagisse, pleure et me soumette. Mais je décide de ne pas réagir du tout. Je m’amuse à le déstabiliser en contre-jouant. En faisant ce qu’il n’attend pas. Par exemple ne pas répondre, lui raccrocher au nez, le prendre pour un idiot, repousser une échéance. Créer des mensonges, des rumeurs et attendre qu’elles reviennent à soi pour lui dire que je l’ai fait exprès, ou mentir. Ne pas réagir ou faire n’importe quoi. Ou encore l’inverse de ce qu’il attend. Tout est permis avec un manipulateur. Cela m’est arrivé au travail. Au départ, je me laissais faire car je tenais à mon poste. Mais quand j’ai compris qui j’avais en face de moi, j’ai essayé beaucoup de tactiques. Jusqu’à la dernière ci-dessous.

Fuir est l’ultime option !

J’ai vu des PN sourire quand je tombais dans leur piège. Je me mettais dans tous mes états. Ils me consolaient ensuite en me disant que c’était pour mon bien et que j’étais sensible et naïf. Qu’ils étaient là pour moi, pour me protéger. Oui, quelle naïveté ! Cependant la revanche du zèbre peut être grandiose. Le jour où j’ai compris cela, j’ai coupé instantanément les ponts sans donner de raisons. Ne répondais plus au téléphone et n’appelais plus. Il n’est pas possible de discuter avec certaines personnes malades mentales. Elles vivent dans leur monde et ne veulent rien entendre. Le mieux est de fuir, partir, les quitter, tout abandonner sans aucun remords. Et le mieux du mieux est de les détecter dès les premières rencontres et de partir aussitôt sans explication.

Écrire pour exorciser !

L’art du blogging et du zèbre, c’est de faire feu de tout bois. Le zèbre a l’art de rebondir. Mieux il se connaît, mieux il réagira et mieux il rebondira. Je suis vraiment content d’avoir écrit cet article. En ce moment, je suis en train de lire le livre “Adultes surdoués, s’épanouir dans son milieu professionnel” du Dr Valérie Foussier, médecin endocrinologue. Ce livre m’aide à revisiter la période où j’ai travaillé pendant quatre ans dans une entreprise au management pseudo humaniste mené par des gens pervers et toxiques. C’est malheureusement la situation de plus en plus de salariés dans ce monde du travail et du commerce où règne une compétition grandissante. Je pense devoir écrire des articles sur le monde du travail et la souffrance au travail. Un sujet tabou. J’en ressens le besoin pour exorciser quatre ans de ma vie il n’y a pas si longtemps que ça.

Merci d’avoir lu mon article. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 22 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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