Dépendance affective chez le zèbre / Défi confinement J2 !

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Bonjour les zèbres ! Aujourd’hui mardi 18 mars 2020, deuxième jour de confinement chez moi pour empêcher la progression du Coronavirus Covid-19. J’ai commencé à écrire sans avoir trouvé de sujet puis le thème de la dépendance affective est ressorti naturellement. Comme chez beaucoup la dépendance affective est en rapport avec l’estime de soi et la confiance en soi. Mais pas que. La dépendance affective est très présente chez les zèbres. Je le sais de mes discussions avec un grand nombre d’entre eux. Je raconte dans cet article comment j’ai augmenté mon estime de moi et ma confiance en moi. Ce qui a eu pour conséquence de diminuer ma dépendance affective. 

Temps de lecture estimé : de 6 à 10 minutes.

Déboussolé, désoeuvré !

Hier je me suis bêtement lancé le défi confinement d’un zèbre en écrivant un article par jour pendant cette période de crise sanitaire. Je ne sais pas et plus quoi penser de tout ça. La guerre sanitaire, la vérité, mon défi. Je me sentais très bien ce matin et cet après-midi je ressens un malaise. Peut-être de la folie. Bref difficile de trouver des repères en étant seul et enfermé chez moi. Je me disais que je pourrais écrire des choses super intéressantes et finalement je me dis que c’est de la crotte et que tout le monde s’en fout. Je vois sur Facebook que chacun se dévoile avec un texte et une photo ou une vidéo. En attendant d’être vu ? Suivi et lu par ses amis Facebook. Je regarde aussi et je m’exhibe à ma façon dans mes articles sur mon blog.

Je suis dépendant des pensées des autres !

En fait je me sens influencé par les informations qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux, le soleil et toutes ces personnes que je vois dehors dans ma rue. Inconscientes, bêtes, indisciplinées, ininfluençables, sages. Peut-être que je n’arrive toujours pas à croire, admettre ce qui se passe dans le monde entier et en France en ce moment. C’est dingue. J’ai toujours été influençable, “naïf” comme me disaient mes amis et amants. Ils aimaient mon côté “naïf”, “enfantin”. Je les faisais rire. Et moi ça me mettait en colère, je ne voulais qu’on me voit comme ça. Ce qui voulait dire qu’ils étaient avec moi parce que c’était facile de me manipuler, de m’utiliser ? 

La séduction est le jeu de la dépendance affective !

Maintenant je trouve cela blessant. Peut-être qu’ils m’appréciaient sincèrement ainsi. Je le suis encore un peu, enfant, joyeux, je donne envie, de l’énergie, je suis sympa. J’ai parfois l’impression d’être l’objet de convoitises. D’être de la marchandise. Le pire est que je joue le jeu de la séduction. Je peux aller très loin dans la séduction et me laisser piéger. Si la personne est très joueuse je me sens mal à l’aise, manipulé. J’apprends à repousser les avances et à dire non. Parfois c’est facile et d’autres fois je n’y arrive pas. Et je m’en veux de m’être fait avoir aussi facilement.

Je ne m’aimais pas !

Je suis tellement content quand quelqu’un s’intéresse à moi, daigne m’adresser la parole. Et je ne me sens souvent pas digne et me demande ce qui m’arrive et que me veut cette personne. En deuxième année d’étude d’architecture une fille de l’école m’a dit qu’elle me trouvait sympa. Je crois que j’ai paniqué et je lui ai répondu que je me trouvais plutôt con. C’est atroce ce que j’ai pu penser de moi à cette époque, ce que je m’infligeais. C’était il y a 25 ans et ce comportement envers moi-même a duré environ trente ans. A ne pas m’aimer. A attendre que quelqu’un m’aime pour avoir le droit de m’aimer parce que quelqu’un d’autre me trouvait aimable. Mais quand quelqu’un m’aimait je gâchais tout et cassais la relation naissante.

Des réunions pour les Dépendants Affectifs et Sexuels !

En 2008 et pendant environ deux ans je suis allé à des réunions de DASA Lyon. Un groupe de paroles sur la Dépendance Affective et Sexuelle. Et la semaine dernière je suis allé de nouveau à des réunions de ce genre à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Un groupe de parole DAS pour les Dépendants Affectifs et Sexuels. Vu la tournure des événements actuels les réunions suivantes sont annulées jusqu’à nouvel ordre. Dommage je vais devoir me débrouiller seul. 

Pourquoi je m’accroche à des situations amoureuses impossibles ?

Comme avec des hommes mariés à des hommes je précise. Cela m’arrive trop souvent. Plus la relation est compliquée et plus je suis accro. Je n’ose pas dire amoureux car je me méfis de la réalité de mes sentiments. A vrai dire il s’agirait plus de romance et de fantasmes. Avant je tombais dans le panneau du coup de foudre et me donnais entièrement. En m’oubliant complètement au profit de la relation et surtout de l’autre. Chaque rencontre chamboulait littéralement ma vie. Voilà ce que me faisait vivre ma dépendance affective.

Je ne vois pas l’amour autour de moi !

Parallèlement je ne veux pas voir l’amour des autres pour moi. Sans doute trop facile. Combien de personnes hommes et femmes sont tombés amoureux de moi, ont été séduits ? Encore plus maintenant que j’ai confiance en moi. J’ai l’air de me jeter des fleurs en disant cela. Mais j’ose le dire car il le faut. Je refuse les avances, je ne veux pas m’engager. Je m’excuse mais en fait je n’ai pas de sentiment amoureux pour ces personnes qui m’aiment, c’est comme ça. Peut-être que je passe à côté de quelqu’un de bien dans ma vie à cause de ma dépendance affective.

Suis-je trop compliqué ?

Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Le physique, l’appartement, le niveau d’intelligence, le niveau social, l’emploi, les amis, la famille, le mauvais goût … Avant j’essayais tout de même car je ne connaissais pas ma valeur. Alors je me mettais avec le premier venu sans le connaître. Et au bout d’un certain temps je me rendais compte que ça ne me convenait pas du tout. Alors je rompais la relation avec difficulté et culpabilité. Au fil des ans j’ai accumulé beaucoup de culpabilité minant mon estime de moi. Au début je rompais au bout d’un mois puis d’une semaine, d’un jour. Le cycle était de plus en plus court. Avec l’expérience je vois tout de suite ce qui n’ira pas en posant des questions pour apprendre à connaître la personne.

Je me méfie de ma dépendance affective !

Désormais par principe je ne veux plus m’engager dans une relation car je sais que je vais quitter la personne et que cela va la faire souffrir. J’en suis même arrivé au point ou je ne veux plus de relations sexuelles juste pour m’amuser. J’ai trop peur que le mec s’accroche à moi alors que je sais que ça ne peut pas aller entre nous.

Le sujet de la dépendance affective est venu de lui-même !

Je ne savais pas sur quel sujet écrire aujourd’hui et j’ai commencé à écrire spontanément. Finalement je vois bien que le sujet de cet article est ma dépendance affective dans un premier temps. Ma dépendance sexuelle conséquence de ma dépendance affective n’en est que la partie visible de l’iceberg. Le gros de mon problème est ma dépendance affective.

Le confinement difficile pour un dépendant affectif !

Pour une personne comme moi qui a besoin de relations de toutes sortes quotidiennement et de relations très proches, le confinement peut conduire à la folie. Que ce soit en vivant seul en n’ayant personne “sous la main”. Ou que ce soit en colocation, en couple, en famille sous un même toit. Je suis dans le première situation. Je me sens fort mais je sais que je peux craquer.

Dépendance affective et estime de moi et confiance en moi !

Je sais que ma dépendance affective est en lien direct avec mon estime de moi et ma confiance en moi. C’est à peu près la même chose pour moi. Jusqu’à environ 40 ans je n’avais pas confiance en moi. Je ne connaissais pas ma valeur. Et même une femme zèbre névrosée avec qui je me suis disputée disait que je n’avais aucune valeur. Je me suis posé la question et je n’arrivais pas à savoir ce qu’elle voulait dire. Pour moi tout le monde avait les mêmes valeurs. Et j’étais incapable de faire une liste de mes valeurs. Oui j’ai fait ça pour voir si elle avait raison, elle m’avait donc influencé, mis le doute dans ma tête.

J’ai fait semblant d’avoir confiance en moi !

A partir de 40 ans j’ai consciemment appris à faire semblant d’avoir confiance en moi quand je me suis reconverti professionnellement. Pour avoir un emploi mieux rémunéré. J’avais l’impression d’être un imposteur. Pourtant ça fonctionnait plutôt bien. Mes supérieurs hiérarchiques ont vu ce que j’étais capable d’évoluer et d’avoir des responsabilités. J’ai monté les échelons de l’entreprise rapidement. Au bout d’un an je suis passé de simple vendeur à responsable de magasin bio. Cela m’a prouvé que j’étais capable et que je n’étais pas bon à rien. Mais je me suis mis beaucoup trop de pression en faisant semblant ce qui fait que j’ai fini par craquer et être licencié. J’ai continué à gagner de la confiance en moi en faisant du sport. Ma nouvelle silhouette musclée m’a réellement donné plus de confiance en moi.

J’ai observé et imité les gens qui avaient confiance en eux !

Au sport j’ai bien observé les personnes qui avaient confiance en elles. Et je les ai imitées. C’est par mimétisme que j’apprends. Est-ce cela être autodidacte ? Autodidacte en partie. J’apprends à l’insu des autres en les observant. Pendant ma scolarité mes professeurs ont souvent noté mon côté observateur. Je suis comme ça de nature comme beaucoup de zèbres.

Construire mon estime de moi !

Mes petites réussites successives ont construit mon estime de moi actuelle. Petit à petit je me sentais capable d’aller un peu plus loin. Je prends l’exemple de ce blog. Pouvoir écrire un article puis d’autres, avoir des commentaires de mes lecteurs, avoir même des remerciements pour ce que je leur ai apporté en écrivant mes articles. Et aujourd’hui je compte plus de 150 articles sur mon blog.

Mon estime de moi me donne confiance en moi !

Et mon estime de moi grandissante fait que j’ai de plus en plus confiance en moi. C’est rigolo car je viens de prendre conscience de la différence entre estime de moi et confiance en moi. Pour moi c’était du pareil au même. En fait j’ai confiance en moi parce que j’ai de l’estime pour moi.

Beaucoup de persévérance est nécessaire !

Depuis que je ne travaille plus et que je suis à mon compte, depuis que j’ai décidé de construire des entreprises de mes propres mains. Depuis que j’ai fait une psychanalyse en rêve éveillé je change intérieurement. Ca ne se fait pas tout seul. J’y mets beaucoup de temps, d’énergie, de moi. Je gagne en estime de moi et en confiance en moi. Cela a sûrement des conséquences dans les autres domaines de ma vie comme la dépendance affective. Je pense que j’ai une grande réserve de persévérance en moi quand ça me touche vraiment.

Ma dépendance affective s’affaiblit !

Je remarque aussi que ma dépendance affective est beaucoup moins active. Que je suis moins accro aux relations, aux personnes. Je ne ressens plus le besoin de les contrôler. Que je me sens beaucoup mieux qu’avant avec moi-même que je sois seul comme maintenant avec le confinement ou en groupe. Je me sens bien moins seul qu’avant. Ce n’est pas parfait car je sens parfois une solitude. Mais elle me pèse moins et je ressens moins le besoin d’être avec des gens ou d’avoir quelqu’un dans ma vie. Mes relations sont aussi bien plus aisées qu’avant. Elles se passent mieux et je sens rarement des malaises comme autrefois.

Je dépends moins du regard des autres !

J’ai l’impression que je dépends moins du regard des autres, de ce qu’ils peuvent penser. C’est aussi ça la dépendance affective. Je vois encore que je fais des choses pour être apprécié pour que les autres pensent du bien de moi ou m’aiment. Serais-je un séducteur né ? Cela me plaît. Surtout je me sens plus à l’aise et j’agis spontanément. Je veux dire que je calcule de moins en moins mes actions. Mon comportement social semble naturel. Je m’appuie sur les retours de mes amis nombreux à me dire qu’ils me trouvent sympathique et qu’ils aiment tel ou tel aspect de ma personnalité. Cela n’a pas l’air quand j’écris mes articles. Vous pourriez me trouver un peu perdu comme mec. Oui avant je l’étais. D’ailleurs je trouve que j’ai de plus en plus d’amis et je ne cesse de commencer de nouvelles relations amicales.

Où se trouve la limite de la dépendance affective ?

Il paraît que la dépendance affective ne se guérit pas. Je resterai toute ma vie dépendant affectif. En tout cas je suis conscient d’avoir un problème de dépendance affective. Je suis aussi conscient que j’ai besoin de relations en amitié, en famille, au travail. Besoin de contacts physiques, de câlins, d’embrasser, de faire l’amour. J’aime toutes ces joies de la vie. Nous vivons tous en société ensemble. Et nous sommes tous différents. Je ne me considère plus comme malade. Je l’ai pu être quand je ne pouvais pas me passer de relations amoureuses ou amicale. Penser à l’autre me bouffait ma vie. J’ai beaucoup souffert tout comme j’ai fait aussi souffrir. Maintenant je vis ma vie seul et je me fais à l’idée de le rester. Peu importe je veux me sentir bien en étant seul et je ne cherche plus frénétiquement un amoureux. J’ai gagné ma liberté.

Ce qui fait la différence avec mon blog !

Et là je prends aussi conscience de ce qui fait la différence de mon blog par rapport aux autres que je n’ai pas beaucoup lu, sorry les amis zèbres blogueurs. Dans mon blog ce n’est pas de la théorie, c’est du vécu. Je progresse dans ma croissance individuelle grâce à mon vécu, mon expérience. Ainsi qu’avec la prise de recul, l’observation et l’analyse que je suis capable d’avoir sur mon expérience. Décidément je n’arrête pas d’avoir des prises conscience. En effet je me rends aussi compte que je fais maintenant la différence entre mon expérience et mon vécu. Cela peut vous paraître évident ou trop subtil. C’est à la fois évident et subtil. Mon expérience est ce que je vis de façon cumulative. Et mon vécu est la façon dont je vis mes expériences. Good for me. Peut-être que ça ne vous fait ni chaud ni froid.

Des règles de référencement des articles ennuyeuses ! 

Comme d’habitude mes articles sont tellement complexes que je ne vais pas pouvoir le faire référencer facilement sur Google. Il faut en effet répéter souvent un mot clé ou un groupe de mots. Je vais devoir faire une croix dessus si je veux rester naturel. J’ai horreur de devoir marteler bêtement un groupe de mot comme j’ai pu le faire dans mes premier articles. Pour pallier à cette difficulté de référencer mes articles j’aimerais que vous puissiez s’il vous plaît largement les partager sur les réseaux sociaux et auprès de vos amis zèbres. Je vous en remercie beaucoup d’avance.

Je m’appelle Raphaël, je suis surdoué non testé et j’enquête à propos de la surdouance car je veux tout comprendre par moi-même et m’épanouir. Mon sujet d’étude est moi-même et mon entourage.

Merci de partager cet article pour aider d’autres personnes et faire connaître mon blog pour les zèbres. Et pour ne manquer aucun article, abonnez-vous à mon blog.

Je vous souhaite une excellente journée ou nuit, prenez bien soin de vous en cette période de guerre sanitaire. A demain pour le jour 3 de mon défi confinement d’un zèbre.

Zèbre, surdoué-e, slasheur-se, multipotentiel-le, reste et éclate toi chez toi !

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Author: Raphael

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